Molly Stewart à tiré un trait sur son passé de prostituée, terminé les bIowjob dans les rues malfamées d’Hollywood Boulevard et les passes dans les hôtels miteux, elle est désormais étudiante en droit. Mais lorsqu’elle apprend le meurtre du Lt. Andrews, elle décide de revenir sur le trottoir, non pas pour se faire tringler mais pour traquer son meurtrier.
Après le succès affolant rencontré par le premier opus (1M$ de budget, il en rapportera… 17 fois plus !), Angel est de retour, enfin… sur le papier seulement. En effet, Donna Wilkes n’a pas été reconduite (elle réclamait, à juste titre, un meilleur cachet) et a été remplacée par Betsy Russell, il en est de même avec Cliff Gorman (qui incarnait le Lt. Andrews), remplacé par Robert F. Lyons. Bref, si le casting n’a aucun sens, rassurez-vous, il en sera de même avec le reste du film.
Angel II : La Vengeance (1985) est l’exemple même de la suite opportuniste, lancée en production en urgence et de façon catastrophique, quelques mois seulement à peine après la sortie du premier opus (cette suite est sortie un an jour pour jour, ne laissant que très peu de temps pour élaborer un scénario qui en vaille la peine). D’une édition à une autre, le titre varie et se fait appeler "La Vengeance de l’ange", à ne pas confondre avec L'Ange de la vengeance (1982) d'Abel Ferrara.
Le film de Robert Vincent O'Neill à les mêmes défauts que le précédent, à savoir des protagonistes caricaturés à la truelle et foncièrement ridicule (le cowboy et le trans, au secours), ainsi que d’énormes fautes de goût, ne sachant jamais sur quel pied danser, la comédie ou le drame. Enfin, pour la petite anecdote, la scène finale
(avec la grotesque et risible chute dans le vide du nourrisson)
a été tournée dans le Bradbury Building, là même où bon nombre de films y ont été tournés, notamment Blade Runner (1982).
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