Titre original traduit, La Fée des dents, c’est quand même plus logique que le titre français très quelconque ! Le film est un petit métrage d’horreur quasi-téléfilmique sur la forme. C’est sans doute le principal défaut de ce métrage qui souffre clairement d’une réalisation beaucoup trop fade, d’une photographie neutre au possible et de décors des plus quelconques. On se croirait franchement dans un téléfilm M6 de la grande époque, vous savez, ceux du milieu d’après-midi le dimanche ! La présence d’acteurs de secondes zones, comme Lochlyn Munro ou Steve Bacic renforce d’ailleurs cette impression, même si le casting n’est pas forcément antipathique ici. Evidemment, il n’a pas grand-chose à défendre, mais l’interprétation est passable dans ce qui n’est, au fond, qu’un slasher assez basique. Reste que la gamine, Nicole Munoz, s’en sort pas si mal.
Le métrage est formellement fade, mais il s’en tire quand même un peu grâce à une certaine méchanceté que l’on ne retrouve même plus dans les grosses prods horrifiques de cinéma de nos jours ! C’était pas encore l’époque Blumhouse, aussi, même si le film ne propose pas beaucoup de meurtres, ceux-ci sont bien violents, faits à l’ancienne pour notre plus grand plaisir, et le tout est servi également avec une petite pointe d’érotisme pas déplaisante d’autant qu’elle vient avec une dimension humour noir pleinement assumée. La Fée des dents se veut film d’horreur, certes, mais semble également un peu conscient de ses limites et introduit parfois un second degré grinçant des mieux venus.
Le scénario, justement, ne casse pas trois pattes à un canard, mais il est efficace. Plutôt bien rythmé, le film évite d’être trop bavard, et c’est déjà bien. Ok, il y a des facilités, des trucs assez invraisemblables, et on ne peut pas dire que la relation entre les personnages soit bien bossée, mais je dirais que sur le plan du simple divertissement horrifique sans prise de tête, ça fonctionne honorablement.
Dommage encore une fois que le film soit si fade sur la forme, si fade également dans sa bande son, car avec une réalisation plus affutée, une meilleure ambiance, ça aurait vraiment pu être sympa. Là, si on ajoute aux défauts une créature franchement grotesque avec un maquillage bidon et un costume de carnaval, on reste sur sa faim. 2