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Cyril J.
33 abonnés
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3,5
Publiée le 1 février 2018
Un malheureux surveillant de prison stagiaire, en repérage préalable dans le pénitencier la veille de sa prise de service, se retrouve aspiré dans une mutinerie sanglante et généralisée des détenus qui prennent le contrôle du bâtiment. N’ayant d’autre choix que de se faire passer pour l’un d’eux pour survivre, il gagne la complicité du leader, dangereux psychopathe en apparence, qui se servira de lui pour jouer les médiateurs avec les autorités. Clairement violent, la force de ce film espagnol est pourtant bien plus profonde dans les véritables enjeux et mécanismes des brutalités réciproques, et dans les implications souterraines des actes, conditions, négociations et douleurs, tant pour les inhumaines et déplorables conditions des gardiens que celles des prisonniers, issues d’un système carcéral corrompu et inadapté. Au-delà de l’hémoglobine, le cadre extrême du microcosme carcéral est idéal pour les messages radicaux de dénonciation, tout en sachant montrer les rares vertus de courage et d’intelligence des deux bords, la plupart du temps étouffés dans l’océan de médiocrité. D’abord axé sur les sauvageries des détenus, le film accuse brillamment les enjeux mesquins, les petites obsessions politiques et économiques, les fourberies, lâchetés et incompétences qui caractérisent la nouvelle caste au pouvoir aujourd’hui, la médiocratie.
La scène d'ouverture glaçante de Cellule 211 n'est heureusement qu'un coup unique dans un thriller carcéral grand public où l'esthétisation de la violence est conforme aux standard hollywoodiens. Le film est une montée en tension permanente très maîtrisée dont le huit clos oppressant souffre toutefois de la prolifération des flashbacks. Je comprend qu'on ai besoin de s'attacher à notre couple mais les séquences filtres insta/jaune pastel avaient ils pour autant besoin d'être aussi niaises ? A l'exception de celles expliquant les choix de Juan (l'absence de slip par exemple) je m'en serai bien passé. Les jeux de pouvoirs, le basculement du personnage principal, le traitement des prisonniers, tous ces thèmes sont néanmoins bien traités et l'interprétation est excellente. Dommage que le scénario bascule parfois dans des incohérences embarrassantes. spoiler: L'émeute en dehors de la prison est au mieux improbables, je n'ai pas compris le moyen de pression sur Apache de Juan et lorsque l'identité de ce dernier est découverte, Apache doit être mis en pièce par Maladre puisqu'il l'a couvert . Des erreurs facheuses qui ne gâchent néanmoins pas un thriller efficace.
l idée de début est bonne et le thème carcéral est toujours propice à de jolie surprise mais ce film est en dessous de certaines productions que nous avons pu avoir récemment des films comme le prophète d audiard lui est mille fois supérieure par exemple. j ai un peu une impression de Serie b sur ce film les acteurs ne me convaincs pas et la mise en scéne est un peu confuse nerveuse et le scénario n apporte pas vraiment son lot de surprise. l univers carcérale n est pas bien utilisé on n y apprend pas grand chose. l idée du matin pris au piège est aussi une bonne idée mais il y avait sûrement bien mieux à faire pour le coup.
Un thriller convaincant avec de bons acteurs, Luis Tosar et Alberto Ammann en tête, chacun dans leur registre. On rentre complètement dans cet univers carcéral et dans la descente aux enfers de ce jeune maton. Le scénario est vraiment original et bien mené jusqu'a la fin carrément noire : Amateur de happy end, passez votre chemin....
Le début était très prometteur... la suite a été malheureusement en dessous de mes attentes, à cause d plusieurs invraisemblances scénaristiques. Cependant, dans l'ensemble, c'est un film plutôt pas mal, qui exploite bien ses atouts, notamment l'ambiance carcérale et le suspense. spoiler: En outre, il arrive à bouleverser la perception naïve de la dualité du bien et du mal, en montrant que le gouvernement et ceux qui le représentent sont parfois plus barbares et dénudés de valeurs humaines que les criminels.
Action menée tambour battant jusqu'à la fin, rebondissements à chaque minute et suspens prenant, voilà qui caractérise bien Cellule 211, excellent film espagnol qui mériterait d'être diffusé dans les facs pour les cours d'espagnol à la place des éternels Almodóvar (non que ce ne soit pas bien, mais c'est le seul nom que connaissent les professeurs...). Très inventif dans sa construction, original dans son scénario, et des acteurs très attachants, que demander de plus ? Peut-être une ou deux longueurs de moins, et cela aurait été parfait. L'histoire de ce gardien de prison qui se retrouve à jouer le prisonnier car il est enfermé dès le premier jour parmi eux lors d'une rébellion... Incroyable. Et vous verserez peut-être même une larme à la fin, mais pas forcément pour les raisons auxquelles vous pensez... Un film qui surprend par sa vérité émotionnelle, bestiale à souhait (jusqu'où est-on prêt à aller pour se sauver et ceux qu'on aime ?). Très loin, d'après ce film aux parfums d'histoire vraie... Ne manquez pas la bataille.
Quelle bonne surprise que ce Cellule 211, on est plongé immédiatement dans l'univers carcéral. Tout est très bien maîtrisé de la part de Daniel Monzón qui nous sort un scénario assez déstabilisant mais bien rythmé et captivant. En matière de film sur la prison c'est vraiment original,il est à voir.
Un bon film sur la prison, au scénario extrêmement efficace. Pas de temps mort durant les 100 minutes du film, où l'on suit un gardien pénitentiaire abandonné au coeur d'une émeute de prison. Loin de la caricature, l'ensemble est joué avec justesse et talent. La réalisation est soignée, mais surtout le scénario ne laisse pas de repos au spectateur. Les nombreux rebondissements maintiennent un suspens haletant, tandis que l'émeute tourne peu à peu à l'horreur. Le personnage principal, le gardien infiltré à son corps défendant, est particulièrement intéressant à suivre au gré des évènements et des retournements de situation. Surtout, on ne s'attend pas à ce que le film aille à ce point jusqu'au bout de l'horreur. Les événements s'enchaînent de manière très mécanique et fluide, pour arriver à une fin digne des meilleurs thrillers. Cependant, le film n'échappe pas aux stéréotypes habituels sur la prison. Gardiens cruels, prisonniers tous violents et ultra costauds, mais victimes du sévère régime carcéral, administration ultra cynique et mensongère etc etc. Autant de topos du discours sur les prisons, où l'on oublie généralement de nous expliquer pourquoi ces pauvres gens se retrouvent enfermés dans cette prison, pourquoi il existe des quartiers d'isolement et pourquoi la vie des gardiens est tout aussi dangereuse que celle des détenus. Il est toujours stupéfiant de voir que les films sur les prisons passent pudiquement sur les crimes des prisonniers (ou mieux, mettent en scène un innocent) pour ne se concentrer que sur les misères carcérales. Passé ce cliché, qui n'est pas neutre vu le débat récurrent sur la prison, Cellule 211 reste passionnant à voir et restera un des meilleurs films du genre.
Bon film de prison qui tire son épingle du jeu grâce à son ambiance oppressante qui ne se dément pas durant toute la durée de l'histoire. En effet, la situation précaire du garde coincé au milieu des prisonniers créée une tension palpable et stimulante pour le spectateur. Le reste est assez conventionnel malgré une volonté visible du cinéaste d'éviter tout manichéisme et de proposer une vision sociale des conditions de vie en prison. Il serait pourtant exagéré de parler de subtilités scénaristiques. Primé plusieurs fois aux Goyas, "Cellule 211" nous présente aussi des acteurs de talent, investis dans leurs rôles. Ils rattrapent une mise en scène un peu trop sobre et sans prises de risque. Bon film espagnol qui ravira les amateurs du genre.
De bons acteurs, un bon rythme, un scénario qui comporte du suspense ainsi que pas mal de rebondissements. Cette réalisation espagnole signée Daniel Monzón vaut le coup d’œil même si la mise en scène est un peu simpliste.
Vous passerez définitivement un bon moment devant Cellule 211, pour peu que la violence ne vous effraie, et que vous soyez indulgent avec les largesses que s'offre le scénario...
Une bonne surprise comme le cinéma espagnol sait nous en offrir depuis des années.Daniel Monzón nous plonge au cœur d'une émeute dans une prison. Bien réalisé, on assiste à un huis-clos particulièrement stressant en se mettant à la place du protagoniste (un futur maton pris au piège). Le scénario s’essouffle quelque peu mais un film qui vaut le détour notamment grâce au talent des acteurs.