146 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
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Claude DL
122 abonnés
1 914 critiques
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1,0
Publiée le 29 septembre 2014
Je n'aime pas du tout. Au début, cette approche du sado masochisme peut sembler drôle. Ensuite, cette insistance lourdingue sur des scènes voyeuristes devient vite insupportable par son côté obsessionnel. Dommage, car les acteurs sont attachants. Franchement évitable : ne démontre rien et n'est même pas distrayant.
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1,0
Publiée le 4 juin 2021
Il est évident que pour les scènes S&M les plus sérieuses une doublure a été utilisée pour Bulle Ogier. Une doublure qui a des mains qui semblent avoir 20 ans de plus que celles d'Ogier et elle était probablement une dominatrice professionnelle. Par conséquent le film ressemble davantage à un documentaire tourné dans un donjon. Si l'on ajoute à cela les images réelles et graphiques de l'abattoir on a l'impression que tout cela est gratuit et qu'on l'a ajouté juste pour donner un peu de sexe à l'ensemble pour le rendre intéressant. Je regarde beaucoup de films d'art et d'essai souvent des années 60 et 70 et avec une régularité déprimante les personnages féminins se font gifler par leur petit ami. Quand Olivier essaie de le faire avec Bulle Ogier elle lui donne un coup de tête. Je ne me souviens pas d'avoir vu une actrice principale donner un coup de tête à quelqu'un en dehors que dans film d'arts martiaux. Gérard Depardieu est un tel bouffon que malgré ses accès de brutalité occasionnels il n'est pas du tout menaçant. Ce que j'ai trouvé de mieux dans ce film ce sont les costumes de Karl Largerfeld...
Plongée dans le monde du sado-machisme sans enthousiasme mais sans non plus un excès de voyeurisme malsain. Gérard Depardieu en jeune fougueux était l’acteur parfait pour cela. Un film qui va forcément diviser par sa simplicité d’apparence mais au final assez stylé, un vrai exercice de style qui ne passerait pas aujourd’hui.
"Maitresse" raconte la liaison amoureuse entre un jeune homme et une prostituée, grande prêtresse du sadomasochisme. Et c'est une relation compliquée entre le candide Olivier, d'abord curieux, et Ariane et ses lucratives activités. Sans bruit ni fureur, au point que l'histoire du couple parait un peu terne, les deux amants tentent de conjuguer leurs sentiments en dépit d'une certaine incompréhension. Gérard Depardieu, encore débutant, s'impose par son aisance étonnante et sa désinvolture, sa présence indéniable; Bulle Ogier, que sa blondeur et ses airs d'innocence n'empêchent pas d'être experte en perversité, est utilisée un peu à la façon de Catherine Deneuve dans la "Belle de jour" de Bunuel, dont l'apparente fragilité romantique masquait d'inattendus fantasmes masochistes. Mais ce qui caractérise et singularise le plus le film de Barbet Schroeder, c'est bien sa fonction quasi documentaire, par laquelle, au moyen de scènes à la limite de la pornographie, le cinéaste présente un catalogue non exhaustif de pratiques sado-maso. Cette introduction audacieuse à des moeurs sexuelles insoupçonnées (par le profane) n'a qu'un intérêt relatif mais, nécessairement, crée le climat troublant et délétère où s'exerce et se développe la relation entre les deux amants.
Un jeune provincial débarqué depuis peu à Paris se trouve mêlé à un cambriolage, se fait surprendre par la propriétaire des lieux, et les deux tombent sous le charme l'un de l'autre, malgré leurs différences évidentes (âge, intellect, raffinement) Notre jeune curieux (Gérard Depardieu époque Valseuses, la force tranquille et toujours aussi pur dans son jeu) n'est pas au bout de ses surprises quand il découvre le métier de la dame en question... Barbet Schroeder nous invite à découvrir un monde bien particulier: le sadomasochisme à travers cette chronique d'une prostituée dominatrice, ses mœurs et ses méthodes (nous serons d'ailleurs conviés à assister à des scènes limite insupportables que je tairai ici). Le tout se laisse suivre sans ennui: en effet l'efficacité de la mise en scène, la curiosité d'en savoir plus et l'interprétation sans faille des deux acteurs principaux laissent le spectateur scotché à l'écran.
16 164 abonnés
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3,0
Publiée le 25 avril 2012
Avec "Maîtresse", Barbet Schroeder va loin en mettant en scène de façon quasi documentaire les fantasmes les plus èprouvants pour la sensibilitè du spectateur! On sait qu'il enquêta beaucoup auprès de vèritables dominatrices avant de fixer son scènario et que plusieurs de ses personnages sont des adeptes bien rèels de pratiques filmèes sans trucage aucun! Là où tout tâcheron eût utilisè avec complaisance une imagerie passablement terrifiante, l'auteur filme avec une retenue la double vie et la double personnalitè d'Ariane (formidable Bulle Ogier): èpouse modèle le jour, elle est "maîtresse" la nuit! Sans se donner à ses clients, elle paraît èprouver un plaisir ètrange aux troubles relations qu'elle entretient avec eux! En abordant comme pour les comprendre les contrèes les plus noires de la sexualitè, Schroeder signe un film quasi unique pour la rigueur de son approche...
Barbet Schroerder défend toujours ses personnages et les univers qu'il filme mais là c'est un peu dur pour le spectateur lambda. une histoire d'amour tendre et folle mais repoussante parfois. Il perdure toutefois après la vision, un sentiment assez doux tant Bulle Ogier et "Gégé" restent attachants.
un curieux film sur le sado masochisme. Depardieu est imperial dans ce rôle. Il faut le voir prendre une ceinture et la glisser dans l'entrejambe de l'actrice. Une vraie curiosité.
J'étais assez impatient de découvrir cette oeuvre pensant y retrouver des thèmes communs avec certains auteurs(Bataille, Mishima...) ; c'est plutôt une vision théâtrale d'une relation sado-masochiste. Depardieu est par contre tout en justesse dans son personnage de jeune provincial monté à Paris, y découvrant l'amour et la violence.
Maîtresse, de Barbet Schroder, m’a permis de renouer avec le beau Gérard Depardieu d’il y a cinquante ans et de découvrir Bulle Ogier dans un rôle très fort de femme libérée et tout à la fois soumise. Les deux laissent libre cours à leurs fantasmes, frôlent la catastrophe. On leur souhaite de retomber sur leurs pieds. Un tel film trouverait-il son public dans la société monomaniaque de 2025 ? La question ne se poserait sans doute pas car aucune maison ne voudrait le produire.
une très belle et juste représentation d'une certaine réalité des pratiques masochistes, destinée à briser les inévitables préjugés du profane sur ces questions. cependant je ne partage pas l'enthousiasme général sur la prestation des deux acteurs et la qualité de la mise en scène sur ce qui est finalement le vrai sujet du film : la rencontre explosive, l'amour dévorant entre ces deux personnages, deux marginaux, à la psychologie de fait perturbée par leur situation. mise en scène trop théâtrale, trop dramatisée, trop abrégée aussi pour être vraiment crédible à première vue... on s'attache pas vraiment,spoiler: le personnage de depardieu en devient même agaçant par moments et la fin peut paraître ratée... cela reste malgré tout un très bel essai sur la nature bipolaire de chacun de ses personnages et leurs recherches d'équilibre. sans doute l'un des films les plus intéressant sur ce sujet si mal compris, encore tabou, habituellement condamné sans procès par la plupart.
C'est une fable minable, simple prétexte à un voyeurisme malsain. Qu'allaient faire Depardieu et Ogier dans cette galère ? C'est l'histoire grotesque d'un petit voyou qui devient l'amant et le proxénète d'une prostituée, laquelle est de surcroit une domina professionnelle. (A ce sujet, les regards et attitudes de Depardieu en disent long sur ce qu'il pense de cette fumisterie). Les soumis sont réels et ne sont pas des comédiens. Ils donnent le triste spectacle de leurs déchéances et de ce qui se pratique réellement dans des donjons professionnels. On se marre franchement en voyant la pseudo domina tomber dans les vap' au cours d'une scéance et encore plus lorsque son compagnon décide de la baiser devant les loques soumises. Bref, l'image du Bdsm vehiculée dans ce film (et je m'y connais... sourires...) est totalement déprimante et à mille lieues de la réalité d'un couple qui s'aime et partage cela dans l'amour réel, sincère, exclusif et la confiance mutuelle. Une étoile pour deux raisons : la premiere c'est qu'au second degré c'est un film fort distrayant et la seconde car ce film explique bien qu'une domina est forcément une femme vénale tandis qu'un Maitre est animé par l'amour sincère de sa compagne.
Une chose est sûre: ce film est extrêmement audacieux . Les nombreuses séquences sadomasochistes ont une puissance documentaire. Rien ne nous est épargné, parfois jusqu'au malaise. Bulle Ogier (compagne du réalisateur) est formidable. Son personnage n'est absolument pas vulgaire, mais se présente comme une amie de ses victimes consentantes. Chaque protagoniste, dominant ou dominé, donne et reçoit du plaisir. Depardieu, qui n'a alors que 25 ans, crève déjà l'écran. Manquant de véritable enjeu scénaristique, le film reste cependant bancal, oscillant entre documentaire glacial et théatral, histoire d'amour mélodramatique, et délire grotesque.