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Raphaël O
187 abonnés
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5,0
Publiée le 11 juin 2014
Basé sur une histoire vraie, ce biopic est superbement écrit, excellemment mis en scène et interprété par un casting de choix, dont Matthew McConaughey, exceptionnel. Un chef-d'œuvre de tolérance et de vérité.
Excellent, comment le pequenaud du Texas devint un opposant majeur à la 1ere puissance mondiale et son lobby médical pour se sauver. .. montre également les clichés sur les porteurs du VIH.
Belle performance de Mathew, je ne connaissais pas l'histoire vrai de cet homme. Jared Leto est epoustouflant et la métamorphose est crédible : 2 grands acteurs dans un film à voir.
Les 2 acteurs principaux sont bons mais le personnage vide et inutile de Jennifer Garner est insupportable, et j'aurais aimé une mise en scène un peu plus riche. Et puis je n'ai pas vraiment réussi à m'intéresser à l'histoire, peu être parce que je n'ai pas su m'attacher aux personnages...
Ron Woodroof, électricien texan, a deux hobbys : le rodéo et courir les filles (ce célibataire mène une vie de patachon, alcoolique, adepte du sexe sans lendemain avec des partenaires pas très "clean", droguées comme lui - coke en ce qui le concerne - peu portées sur l'hygiène, quelle qu'elle soit, et pratiquant aussi le "vagabondage sexuel"). Il est diagnostiqué séropositif en 1985 - il a 35 ans. On lui donne 1 mois de vie. Il s'accroche, d'abord de manière brouillonne (en se procurant illégalement de l'AZT, alors en expérimentation à haut niveau de dosage), puis de façon de plus en plus sensée, après la rencontre au Mexique voisin d'un médecin américain, interdit d'exercice aux E-U parce qu'il refuse les diktats des labos et de la FDA. Il va doubler une connaissance de plus en plus pointue des traitements alternatifs au Sida (qu'il teste sur lui, avec un certain succès - il survivra 7 ans durant !) avec l'astuce juridique (laquelle explique le titre). Cependant, DEA et IRS vont se liguer contre son "club" très particulier. Fallait-il 1 h 57 pour faire de cette histoire vraie un "biopic" ? Le résultat est un délayage édifiant (avec exposé platement chronologique des faits). Le film est un des grands favoris des Oscars cette année - réponse le 2 mars prochain. Pour moi, de manière totalement imméritée. Mais hautement compréhensible, car "aventure humaine" (la lutte contre un fléau de santé publique), avec performance physique (l'amaigrissement spectaculaire de McConaughey/Ron et Leto) et une bonne dose de "politiquement correct" - ici, sur l'évolution attendue, via la doxa ambiante, du personnage principal (Ron, macho de base, est persuadé que seuls les homos mâles peuvent être touchés par le Sida ; en fréquentant Raymond/"Rayon", un travesti de bonne famille, tombé dans l'addiction, il sera touché par la grâce homosexualiste et deviendra homophile). Trois raisons pour estampiller "Dallas Buyers Club" film à récompenser. Une évidence. Un "must". C'est en fait d'un intérêt cinématographique pur proche du néant. La seule vertu du film (par le Québécois Jean-Marc Vallée) est de (ré)entonner l'air (salutaire) du "les labos pharmaceutiques sont des bandits qui ne pensent qu'à s'en mettre plein les fouilles", amplifié par l'air secondaire du (toujours salutaire aussi) "les pouvoirs publics sont des complices zélés de ces fripouilles". Reste la performance d'acteurs de McConaughey et Leto ("Rayon"). Indéniable. Mais pour un jeu à une corde seulement. DiCaprio est 100 coudées au-dessus dans "Le Loup de Wall St" pour moi (indépendamment du jugement à porter sur le film de Scorsese). Hélas, je ne parierai pas sur ses chances, par rapport à MMcC. Pour les raisons évoquées plus haut, tenant au film-même, tellement dans le sens de la bien-pensance de l'Académie (AMPAS) attribuant les Oscars.
J'ai été très déçu que Leonardo DiCaprio n'ait pas obtenu un Oscar totalement mérité pour sa performance hallucinante dans "Le Loup de Wall Street" mais je ne pouvais pas légitimement critiquer l'Honorable Académie du fait que je n'avais pas encore vu l'interprétation de Matthew McConaughey... Bon ben maintenant que je l'ai vue, je peux la critiquer en toute légitimité... L'acteur a perdu un nombre considérable de kilos et on a l'impression que c'est juste pour cela qu'il a obtenu la statuette. Son jeu est plus-que-convenable mais pas mémorable non plus. Celui de Jared Leto en prostitué travesti pareil, les acteurs ayant incarné des travestis il y en a eu pas mal et là on est juste dans la moyenne sans plus, d'ailleurs même j'ai trouvé son personnage assez transparent... Il faut bien dire aussi que le sujet pourtant très fort, appelant un potentiel intensité énorme, n'est guère bien servi par une mise en scène qui a force de vouloir à tout prix faire dans la sobriété tombe dans une très grande platitude et une certaine pauvreté technique comme si le réalisateur ne comptait uniquement que sur ses comédiens pour porter l'ensemble... La seule chose que l'on retiendra de ce film, c'est que Leonardo DiCaprio a perdu face à Matthew McConaughey...
epatant poignant criant de vérité bravo à tous ces acteurs et à la performance à tous les niveaux du personnage principal j'ai passé un excellent moment et j'ai par la meme occasion appris plein de choses merci
6 nominations aux Oscars, dont meilleur film, deux Golden Globe, voila un film qui va marquer. Deux acteurs qui ont su se remettre en question. Une réalisation de Jean Marc Vallée pleine de talent et des images imprégnées de sa patte (C.R.A.Z.Y, Café de Flore). Un sujet grave qui nous replonge dans une époque ou l'inconnu faisait peur et ou la détresse était grande (1985). Un combat raconté sans tomber dans le pathos à aucun moment, avec une intensité rare et prenante. Un vrai film à voir, parce qu'on s'en souviendra tous simplement.
Après "C.R.A.Z.Y." (2005), "Victoria, les jeunes années d'une reine" (2009) et "Café de Flore" (2010) le réalisateur canadien s'offre, à l'instar de son compatriote Denis Villeneuve avec son "Prisoners" (2013), une entrée fracassante à Hollywood en adaptant l'histoire vraie de Ron Woodroof, un cow boy toxico et homophobe qui va ouvrir de nouvelles perspectives à l'aube du SIDA... Un biopic traité de manière assez classique dans la forme mais qui offre un fond plus complexe qu'il en a l'air. On suit donc un homme antipathique, un bouseux texan égoïste et homophobe qui n'a plus que 30 jours à vivre qui va aller chercher des traitements à l'étranger, pour sa survie d'abord et pour le business ensuite. Woodroof va alors s'associer avec un gay ce qui va ouvrir évidemment le lien vers l'amitié, la tolérance... etc... Emotion sans pathos et dénonciation d'un système pharnaceutique corrompu en filigrane. Mais c'est évidemment la performance des acteurs qui font de ce film le meilleur de ce début d'année. Matthew McConaughey confirme une nouvelle fois son retour tonitruand, perdant 22kg pour ce rôle, il signe là un jeu éblouissant. Jared Leto n'est pas en reste, après ses 28kg pris pour "Chapitre 27" (2007) de J.P. Schaefer, il perd 25kg pour le rôle de Rayon volant presque la vedette à McConaughey. Le duo McConaughey-Leto est absolument remarquable et impressionnant. Un drame prenant, intelligent et en prime une performance d'acteur qui vaut le détour.
Voici un nouveau biopic comme on peut en voir sortir assez "régulièrement" en ce moment sur nos écrans. LE jeu des acteurs et la souplesse à laquelle ils font fasse est stupéfiante! LE mode caméra à l'épaule, là ou certains donnerait plus la nausée qu'autre chose. Apporte ici, un petit plus. Le coté, histoire vraie... Nous rappelons que la réalité dépasse parfois la fiction! Cette production nous apprend la compassion, la tolérance... Tout ça, avec une certaine forme d'instruction aussi instructive que déchirante. Jared L. nous épate en transexuelle séropo... et nous montre qu'il sait interpréter différent jeu de rôle quant cela lui est demander. Et pour le coup, il s'en sort remarquablement! On sent une légère touche d'humour, faisant passer un peu mieux la délicatesse de l'ensemble du sujet traité et pour une fois dans ce type de production (très loin d'égaler pas mal de biopic ou de ce qui peut ce faire chez nous^^). LE réalisateur arrive à ne pas mettre en avant le sentimentalisme malgrè l'envie se faisant parfois sentir. Et pour une fois, le réalisateur se moque des codes qui font recettes et raconte ; certes ; parfois crument ; mais avec authenticité un film à l'existence hors du commun (et ou, là ; la véracité de l'histoire n'est pas un coup de promo comme dans pas mal de film). Bref, une réussite totale ; ou l'on oppose les ficelles de ce que l'on voit habituellement. Rendant le film encore plus percutant, saisissant... Doté de plus, d'acteurs à leur maximum! Certains penseront que le film sombrera dans le pathos, le mélo et j'en passe. Mais c'est loin d'être le cas. Et ceux, en utilisant ; à contrario de ce qui est utilisé généralement. Ajoutant un peu de légèreté et d'humour (et ses deux points sont amplement nécessaire pour la réussite du film). On pourra donc passer outre les quelques ellipses, et la légère bancalité du scénario sur certains points. Rien ne peut être parfait, mais pour avoir traité un sujet aussi délicat et pourtant déjà traité. Celui-ci, s'avère être celui le plus aboutit et réussi à tout niveau! Une excellente surprise dont je n'attendais même pas le quart! A voir sans hésiter, pendant qu'il est sur les écrans (espérons que le bouche à oreille lui fasse gagner des salles, car bon nombre de cinéma ; ne le diffuse pas pour le moment...^^ A bon entendeur).