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Un visiteur
5,0
Publiée le 31 mai 2014
Super film , qui nous apprend beaucoup sur le pouvoir des industries du médicament , mais aussi une belle leçon de tolérance , ça casse cette sorte de légende urbaine qui voudrait que le sida ce ne sont que les homos qui attrapent ça , les acteurs et actrices sont très bons , mais chapeau à Matthew McConaughey et à Jared Leto d'avoir accepté de maigrir autant pour le besoin du film , quand on sait que c'est très mauvais pour la santé , je me demande si le cinéma pour etre fidèle à la réalité doit vraiment pousser les acteurs et actrices à ses extrémités ??
Ce genre de film n'est pas ma tasse de thé avec le côté histoire vraie bien larmoyante. Mais là, les acteurs sont incroyables et surtout, le film est plein d'énergie. Ce qui compense un scénario pas toujours passionnant et un peu manichéen.
Basé sur des faits réels, on assiste dans ce film aux transformations physiques de Matthew McConaughey et de Jared Leto en malades du sida, qui ont du perdre chacun une vingtaine de kilos pour assumer leurs rôles . C'est l'attrait principal de cette œuvre, qui hormis les excellentes performances des deux acteurs principaux, ne présente qu'un intérêt mesuré d'un sujet qui semble manqué de vigueur, mais le tout est très bien fait et Jean-Marc Vallée prouve dans sa réalisation, sa montée en puissance . Surprenant !
1986 au fin fonds du Texas, les ploucs du coin dont l’amateur de rodeo Ron claironnent, lorsque la télé annonce la séropositivité de Rock Hudson, « ce pédé de Rock Hudson ». 1986, une autre époque, le SIDA est « une maladie de tapettes », « le cancer des pédés » ; çà a bien évolué, heureusement. Et voilà que Ron, homophobe affiché marchant à la testostérone, apprend qu’il est séropositif et qu’il ne lui reste que 30 jours à vivre. Si ce n’était pas un biopic, on n’y croirait pas ; car le bestiaux va vivre 7 ans avec la maladie. L’abattement passé, le couillu va reprendre le pouvoir, se battre contre les labos, rechercher d’autres solutions pour sauver sa peau que les traitements en vigueur à l’époque. Il devient un véritable expert sur le SIDA et va explorer des voix nouvelles qui seront validées par la suite et entraîner avec lui tout un courant alternatif. Ce film est un bel instantané de la maladie et montre bien les changements sur cette période charnière. Cette maladie peut toucher les hétéros. Les labos vendent à prix d’or des traitements qu’ils savent truffés de contrindications. Encore une fois, l’industrie pharmaceutiques en prend pour son grade ; tout ce lobbying pour rendre inaccessible des médicaments alternatifs, non autorisés mais efficaces afin de préserver leur chiffre d’affaire et garder leurs cobayes infectés dociles sous le coude. Ce film est aussi une histoire de rédemption, parfois un peu trop appuyé. Ron, l’hétéro XXL, va côtoyer toute une faune LGBT et même se prendre d’amitié pour Rayon le trans. Pas de larmoyant ici, Ron, le personnage central, est tellement détestable qu’aucune identification n’est possible, et la compassion difficile. Ensuite la mise en scène n’a rien de bien enthousiasmant : passe partout et des ellipses assez convenues. L’apport majeur du metteur en scène est sur la direction d’acteur. McConaughey et Letto offrent tous deux une performance corporelle hors du commun. Des corps décharnés, des visages méconnaissables ; maigreur et flétrissement souvent à la limite du supportable ; ces transformations physiques extrêmes des comédiens est une spécialité du cinéma US. Et là une réussite. A voir pour un rappel historique des premières années du SIDA mais surtout pour un duo d’acteur formidable dans ce film.
Une véritable réussite. L'histoire vraie de Ron Woodroof était un excellent sujet à choisir, poignante et humaine. Et Jean-Marc Vallée en a fait un très bel hommage. Entre totale dépravation, désespoir, révolte et espérance, on est plongés dans ce dur parcours du combattant avec ce Ron, incarné par un Matthew McConaughey plus bluffant que jamais, charismatique et saisissant. Accompagné d'un Jared Leto à la prestation aussi inattendue qu'incroyablement réussie (suis-je la seule à avoir été convaincue qu'il apparaitrait plus tard, que ça ne devait pas être lui ?) ! Dallas Buyers Club est le miroir d'une évolution authentique de la représentation du SIDA, et Woodroof incarne le symbole qui a su renverser tous ces préjugés surprenants qu'on apprend tout le long du film, et qui pourtant ont bel et bien existé. Ce film nous touche autant à travers l'authenticité des personnages que par celle de cette triste période d'histoire sociétale. Et il réunit tout pour le faire. Il vous offrira même des petites touches d'humour pour détendre une atmosphère bien tendue. Bref, ce film est une vraie perle, et rien que pour connaitre cette histoire frappante, il mérite largement, très largement, d'être vu, et beaucoup d'être revu.
Oscarisé à trois reprises certes, mais également fustigé de film bien-pensant par certains détracteurs, Dallas Buyers Club, drame américain réalisé par le canadien Jean-Marc Vallée, a donc fait couler beaucoup d’encre. Mais si avant sa sortie le film nous envoyait des promesses plutôt alléchantes en termes de performance d’acteurs et de mise en scène, on était sûrement loin d’imaginer l’écho que ce film allait provoquer. Dans tous les cas, l’hommage à Ronald Woodroof aura fait parler de lui, et plutôt en bien qu’en mal d’ailleurs.
Même s’il est dans un premier temps assez difficile de mettre des mots sur ce film tant la dimension de l’œuvre semble immense, je vais m’y atteler avec la plus grande précaution. On doit bien ça à Jean-Marc Vallée, lui qui a si bien su mettre en scène un tel drame, adaptation du parcours rocambolesque de Ron Woodroof, cow-boy texan dont les plaisirs de la vie n’ont plus de limites. Argent, sexe, drogue, alcool, tout y passe, et avec beaucoup d’adrénaline. Et c’est justement ce mode de vie décadent et peu prudent qui va être la cause de la descente aux enfers de cet homme, à qui la vie semblait être plein de plaisir.
Car oui, Ron va un beau jour être diagnostiqué séropositif. Les médecins lui expliquent alors qu’ils sont même surpris de le voir toujours en vie tellement ses analyses médicales ne semblent pas plaider en sa faveur, et remuent même le couteau dans la plaie en lui annonçant qu’ils ne lui donnent plus que trente jours à vivre. S’en suit donc un compte à rebours plutôt flippant où notre personnage principal passe par différents états d’esprit : de la volonté de profiter à fond de ces derniers instants sur Terre, à ce besoin de faire des recherches sur le pourquoi du comment il a chopé cette saloperie, Ron prend conscience de ses erreurs et essaye tant bien que mal de prendre du recul sur les évènements pour essayer de s’en sortir à sa manière.
Et c’est à ce moment précis que Dallas Buyers Club prend son envol. Là où le spectateur a l’impression qu’il va assister aux trente derniers jours de combat contre la maladie d’un homme condamné à ne pas s’en sortir, le film aborde enfin son vrai sujet : le monopole des compagnies pharmaceutiques prêtes à se servir des malades comme de cobayes afin de tester leurs nouveaux médicaments, d’ailleurs largement propulsés sur le devant de la scène dans les hôpitaux, suite à des campagnes marketing peu scrupuleuses où le profit seul semble prendre le pas sur toute question éthique.
Se lançant donc dans la contrebande de médicaments alternatifs pour permettre aux malades atteints du virus VIH de mieux vivre, le parcours de Ron n’est plus celui du malade condamné à s’éteindre petit à petit, mais celui d’un combattant politique et idéologique qui essaye d’ouvrir les yeux des personnages qu’il côtoie, trouvant même refuge chez les homosexuels, plus largement contaminés que les hétérosexuels, qu’il haïssait avant de devenir, quelque part, compréhensif de leur choix. Et c’est d’ailleurs ça aussi qui renforce la beauté du film : le personnage en question n’est lui-même pas homosexuel (pire ; il est homophobe), ce qui aurait été vraiment convenu, et va ensuite devenir l’un des leaders de ces mouvements parallèles visant à survivre autrement qu’en étant des souris de laboratoire.
A la fin, on ressort véritablement secoué et ému, car non seulement on a vu un grand film, mais en plus de cela une mise en scène parfaitement équilibré, et une performance d’acteur absolument incroyable de Matthew McConaughey. Alors effectivement, c’est un acteur qui a explosé en très peu de temps, mais il n’a absolument pas à rougir de son Oscar pour ce film, tant il porte le film sur ses épaules, certes tombantes suite au régime imposé pour endosser le rôle. Ce que proposent Jared Leto, et dans une moindre mesure Jennifer Garner, est tout aussi louable, tant l’évolution et l’impact des deux personnages qu’ils campent auront une influence sur le parcours de Ron. Bref, je n’en attendais vraiment pas grand-chose de plus qu’un bon film, et je me suis finalement retrouvé avec une œuvre puissante et marquante.
Après un premier quart d'heure pénible par ses excès et le cabotinage de Matthew McConaughey, ce biopic médical finit par imposer son rythme. Une curiosité à défaut d'être un grand film.
mc conaughey est époustouflant ! il interprete ce role a merveille dans son allure méconnaissable. une histoire forte, non sans quelques touches d'humour. malgré quelques légères longueurs, Dallas Buyer Club est un tres beau film, dramatique mais qui ne s' appitoie jamais sur lui meme !
Matthew McConaughey et Jared Leto sont méconnaissables. C'est un film qui est d'autant plus émouvant qu'il est tiré d'une histoire vraie. Les acteurs sont très bons et le film bien réalisé. A voir absolument.
Très bon film et une interprétation de Mc conaughey qui méritait l'oscar ! Le personnage pourtant détestable finit par trouver de l'humanité et de la tolérance, un rappel face à notre égalité devant la maladie !