Neil Jordan revient dans son pays natal et du même coup à un cinéma plus confidentiel, loin des sirènes hollywoodiennes et signe un joli conte fort attachant, abordant le fantastique sous un angle réaliste, à moins que ce ne soit l'inverse, la frontière entre réalité et merveilleux étant des plus ténus. Si l'on peu reprocher quelques longueurs et un dernier acte trop explicatif, cassant tout le mystère qui a précédé, les superbes paysages d'Irlande, la modestie de l'ensemble et une interprétation pleine de justesse (Colin Farrell prouve une fois de plus qu'il n'est jamais aussi bon que loin des blockbusters) compensent ces menus défauts.
Ondine est un excellent film, une sorte d'ovni, de croisement improbable entre le cinéma fantastique façon M. Night Shyamalan et le drame social à la Ken Loach. La réalisation de Neil Jordan est inspirée, les décors irlandaix somptueux, le scénario emprunt de folklore et d'onirisme. Les acteurs sont tous très bons et le BO de Sigur Ros est une merveille. Seul bémol des longueurs dans la mise en place du film mais franchement ce film méconnu mérite que l'on s'y attarde. Du très bon cinéma atypique et créatif.
Très bon film... des amis à moi l'avaient vu il y a quelques années mais ils n'avaient pas trop aimé ça mais hier soir, avec des amis (une qui aime l'eau et l'autre qui aime l'Irlande) nous avons eu envie de le tenter et franchement grand bien nous a pris.. et oui c'est original – certes un peu lent – mais c'est plaisant et la fin prend complètement à contre pied et c'est bon. Un beau conte pas si féerique que ça finalement -_-
Neil Jordan mise tout sur l'esthétique et l'émotion. Le pari est plutôt réussi tant "Ondine" est agréable à regarder, et pas seulement grâce aux formes plantureuses de la douce Alicja Bachleda-Curus. Car cette actrice au nom imprononçable mais à la taille de mannequin passe son temps à se baigner en p'tite culotte. Je vous laisse imaginer le résultat. Les autres vues paysagères ne sont pas mal non plus, à condition bien sûr d'aimer la rocaille et la mer. La musique accompagnant le tout est certes passe-partout mais agréable. Seulement, les vrais cinéphiles seront déçus par l'indigence du scénario. Mieux travaillé, il aurait pu être excellent. Seulement le suspense est presque nul, on ne nous livre aucun indice sur la vraie identité de la demoiselle. Et quand on découvre le pot aux roses, il n'y a aucune surprise. Autre problème majeur, la tronche de Colin Farrell. Le voir traîner sa gueule de chien battu devient de plus en plus pénible. Ce sera bien quand même de changer un peu de mimiques, parce que ça commence à être franchement insupportable.
Autant le dire de suite, ce fut une bonne surprise. J'étais septique au départ, et pas spécialement emballé à voir "Ondine", mais fort de constaté que c'est agréable à regarder, et pas seulement grâce aux formes de la douce Alicja Bachleda-Curus. (un nom plus facile à écrire qu'à dire, tellement celui-ci est difficile à prononcer...) qui passe son temps à se baigner en petite culotte. Et déjà juste pour ça, on se dit que l'on ne perd pas notre temps. Mais le reste du casting n'est pas en reste. Colin farrell est impeccable. Et la jeune Alison Barry qui joue sa fille, est extrêmement touchante, mais si celle-ci est un peu crédule sur certains points. Reste que l'on peut être déçus par l'indigence du scénario. Mieux travaillé, il aurait pu être excellent. Seulement le suspense est presque nul, on ne nous livre aucun indice sur la vraie identité de la demoiselle. Et quand on découvre le pot aux roses, il n'y a aucune surprise, car on ce douté déjà d'une fin comme ça des le départ. Mais dans tout les cas "Ondine" se rattrapent par une mise en scène astucieuse avec quelques plans fort sympathiques et une musique qui accompagne les moments clés de bien belle manière. Au final, loin d'être inoubliable, ça reste un bon petit film plein de poésies qui fait passer une bonne soirée.
Si l’on passe outre le manque de rythme évident du début du film, on rentre dans une histoire d’amour sympa, poétique, fraîche, un brin naïve qui donnerait presque envie de tout laisser pour aller travailler comme pécheur en Irlande. Personnellement, j’étais sous le charme comme le héros du film et sa fille.
Joli petit conte, avec un atmosphère irlandais particulière qu'il faut savoir apprécier. Les acteurs sont bons dans l'ensemble, en particulier Alicja Bachleda-Curus, qui sait entretenir le mystère. L'identité de son personnage intrigue pendant tout le film, puisqu'elle se prend au jeu et apparaît de plus en plus mystérieuse au fur et à mesure que le film avance. Sa relation avec les différents personnages (le père et la fille) est précieuse et la romance est très bien amenée. Il est dommage, cependant, que le film manque un peu de rythme, on s'ennuie franchement par moments. La fin est bien trouvée, même si elle est mal amenée et un peu précipitée.
la mise en scène est un peu molle et on peut s'ennuyer mais on peu aussi se laisser bercer par cette fable très connue retranscrit dans le monde moderne ! Farell y joue très bien quand a la sirène... elle est magnifique!
C'est donc un conte de fées, Ondine. Irlandais et maritime, quelque part du côté de Cork. Avec une sirène prise dans la nasse d'un pêcheur à la masse. Joli et pas trop sirupeux, le conte en question, avec une musique douce et un Colin Farrell sobre. Bien sûr, ça se gâte par la suite, et on perd un peu le fil(m) avec des méchants pas gentils (!) et qui font remonter les clichés à la surface : héros ancien alcoolique, petite fille trop mûre pour son âge, prêtre confident, trafiquants de drogue, vilains de l'est ... Aïe, ça vire au drame, et la sirène donne la larme. Toutes les péripéties de mi-film rendent le récit un peu bancal avant que Neil Jordan ne donne un coup de barre salutaire. Conte de fées, on a dit ! Jordan n'est pas né de la dernière ondée irlandaise et son parcours, entre oeuvres fortes (The crying game, Michael Collins) et concessions à la loi du marché (Nous ne sommes pas des anges, Prémonitions), ne lui a pas fait perdre son âme pour autant. Un peu de candeur dans ce monde de brutes, de fantaisie dans cet univers impitoyable, ne font pas de mal. Avec cet état d'esprit là, le film se voit sans déplaisir aucun et il n'est aucunement besoin de se demander à quelle heure Ondine.
Un trés beau film trés simple mais vraiment magnifique avec une trés bonne interprétation notamment de Colin Farrell sublimé par la musique de Sigur Ros.
Le sujet des ondines est, je pense mal exploité par rapport à l'attente que l'on pouvait avoir de ce film... On a alors l'impression de "tourner autour du pot". Mais les splendides paysages irlandais comblent le manque de révélation et le duo Alicja Bachleda-Curus - Colin Farrell fonctionne très bien! Finalement, Ondine reste de nature à distraire les amateurs de romance teintées de thriller, et les adolescentes romantiques qui accepteraient de ne pas être entièrement dévolues aux épisodes de Twilight.