J'ai beaucoup aimé. Nouveau genre très réussi de fatih akin, même si le film reste bien manichéen. Grecs, turcs, allemands, chinois .... se retrouvent pour notre plus plaisir avec de la musique qui donne envie de se lever de nos sièges pour danser.
Akın, toujours gardien tragicomique des âmes malgré sa popularité grandissante. Des âmes, de la soul donc. Il a toujours fait de la « soul cinématographique » et ce n’était qu’une question de temps avant qu’il ne décroche le pompon musical de ses tours de manège.
Son procédé est toujours le même : un expatrié, un Grec en l’occurrence, qui va préparer et servir ses salades lui-même puisqu’Adam Bousdoukos joue le jeu et met la main à la pâte scénaristique. « Adam », c’est « homme » en turc, et il est celui de la situation. Les métaphores culinaires sont là pour rappeler le thème, réchauffé de Solino (2002), autre preuve qu’Akın reste fidèle à lui-même.
Touillant le conflictuel comme s’il n’existait pas de menu épicé qui ne le soit trop, le réalisateur prouve une fois de plus que l’on peut concilier le feel bad avec le feel bad usant de juste le zeste de z’humour qu’il faut pour se prendre au sérieux mais pas la tête. Pourtant, c’est une manière de totalement s’ouvrir sur le raccourci des résolutions. Chaque partie dramatique est traitée sans être traitée, passée à la moulinette de la figure de style d’une façon récurrente qui est loin d’être orthodoxe.
Alors qu’importe le côté grec, et autemps pour Akın dont la Turquie de cœur ressurgit au moment où l’on s’y attend le moins dans les mains d’un praticien tortionnaire dont les méthodes vont être le doigt surréaliste qui règle le leitmotiv lombalgique affectant Bousdoukos – doigt trouvé aussi de façon très tranchée dans une audace orgiaque qui diversifie encore les types de sourires soulevés par Soul Kitchen. Une niche de crédibilité pour le chef de garde Birol Ünel.
Cette cuisine de l’âme est une éviscération cathartique, un désentripaillement émotionnel, une purée de bras cassés qui est remise au vain mari qu’est ce boyfriend oublieux, cet échoué, poêle à la main, qui joue l’impertinent en terre étrangère, tandis que son frère, poil sur la main, amène ce condiment de conflictuel-réconciliatoire à la Bleibtreu – il y a du tartinesque, pardon, du tarantinesque dans l’air, et ce n’est peut-être pas un hasard si l’acteur a annulé un rôle avec Quentin pour starrer chez Fatih. Il ne devrait rien en regretter.
Qui aurait cru qu'un jour de sortie scolaire, j'eu découvris que les Allemands faisaient du cinéma et même plutôt bien d'ailleurs ! Derrière une bande annonce plus ou moins banale, ce cache "Soul Kitchen" qui nous parle d'un jeune Allemand d'origine Grec de Hambourg, qui lutte pour survivre et faire de la cuisine.
Derrière cette histoire, ce cache un film d'une excellence rare !
Le point fort du film est d'arriver à parler de plusieurs sujets (L'amour à distance, la réinsertion ) sans en faire trop ou pas assez comme c'est trop souvent le cas ! Vous ajoutez un casting d'une justesse rare ( Adam Bousdoukos,le héros, mais surtout Birol Unel qui éclabousse le film de son talent d'acteur
Au final, on ressort de film le sourire aux lèvres grâce à des scènes très bien joué ou des blagues qui font mouches ! Mais aussi un peu de tristesse pour cette jolie bande.
Vous sublimez le tout par une bande son d'une tonnerre de Dieu ( Soul Kitchen mais aussi Soul Musique
Et vous obtenez le meilleur film Allemand à mon sens !
Feel good movie irrésistible de bonne humeur. Tout n'est pas parfait ni crédible mais ce resto de potes à Hambourg irradie de joie et de musique ( le titre est emprunté aux Doors). Les deux frangins ont des tronches pas possible et leurs mésaventures de pieds nickelés sont très sympathiques. Sans doute le meilleur film de Fatih Akin.
je dois avouer que je me suis totalement immergé dans cette comédie urbaine germano turque...Le film est assez tendance et d'un humour que j'ai adopté très vite pour mon plus grand bonheur...C'est une comédie qui s'appuie sur des sujets, le sexe, la marginalité, l'argent, la vie urbaine, la musique, en empruntant un regard ironique et plutot juste qui nous fait rire de cette société interlope mais tellement vivante...Les acteurs sont instinctifs au sens noble du terme, sans arrière pensée, avec une franchise scélérate qui nous rend au fond un peu de notre fraicheur....En plus le scénario bifurque habilement d'une histoire d'amour à l'autre, de la restauration aux coups foireux de voyous ou de bandits sentimentaux à des clients bourrés d'aphrodisiaques...On retrouve bien l'univers déchiré de fatih Akin sauf que c'est ici une comedie et qu'elle met parfois les pieds dans le plat (Ames prudes s'abstenir)....Une comédie plutot inhabituelle certes mais que j'aurais du plaisir à revoir...Je conseille.
Très bon film. Cela révèle la condition des immigrés en Allemagne, plus précisément à Hambourg. Le scénario tient bien la route, et le début nous fais réfléchir sur les prétendus plats "faits maison". Entre un simple immigré grec ayant un frère taulard, amoureux d'une belle allemande blonde spoiler: partie en Chine , ayant comme ami un riche agent immobilier et un vieux raciste comme voisin... Film intéressant, même si le scénario tourne quelque fois en rond, mais ce n'est pas dérangeant.
Pas de chance le Zinos. Une succession invraisemblable de tuiles, entourés d'abrutis et de névrosés, devrait changer de quartier le garçon. Ceci dit, j'ai eu un peu de mal à retrouver la patte Akin là-dedans. Moyen.
Je suis sûr que vous connaissez Fatih Akin, ne serait-ce que grâce aux 2 excellents films que sont "Head On" et "De l'autre côté". Autant dire qu'un nouveau film de lui est attendu avec une certaine impatience . Et bien, ce coup ci, c'est plutôt la déception ! Certes, je connais des gens très bien qui ont aimé ce film, mais, pour ma part, bof, bof ! On y fait la connaissance de Zinos, un jeune allemand d'origine grecque qui a ouvert un restaurant à Hambourg. Ce pauvre bougre voit tous les malheurs du monde s'abattre sur ses épaules : sa copine qui file en Chine, un problème de dos récurrent, l'obligation d'engager un nouveau chef qui se révèle talentueux mais aussi colérique, et qui fait fuir les clients habituels, le fisc et les services de l'hygiène qui le harcèlent, ... Le pire survient lorsqu'il a le malheur de confier les clés de son restau à son frère Illias, fraîchement sorti de prison. Ce scénario conduit Akin sur les chemins, nouveaux pour lui, de la comédie. Une comédie plutôt lourde, plutôt grasse. Le problème, c'est qu'il n'est pas doué pour ça ! Il y a certes quelques moments qui peuvent échapper à la critique mais, globalement, la mayonnaise ne prend pas. Dans la distribution, on retrouve Adam Bousdoukos, qui joue le rôle de Zinos, qui a écrit le scénario avec Fatih Akin et qui jouait un petit rôle dans "Head On". Il y a aussi Birol Unel qui jouait le rôle principal dans "Head On". Comme d'habitude, Fatih Akin a apporté un soin particulier à la musique, ce qui nous permet d'entendre, entre autres, The Isley Brothers, Ruth Brown, Curtis Mayfield et, surtout, la chanson magnifique "(Ain't That) Good News" de Sam Cooke. Et puis, n'oublions pas que le titre du film est en provenance directe d'une chanson des Doors !
Une comédie qui ne fera pas briller l'émail de vos dents... Malheureusement trop ennuyeux malgré le synopsis intéressant mais qui s'oubliera vite lorsqu'il est sorti d'une cuisine...