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3,0
Publiée le 24 décembre 2010
Le quatrième film d'Abdellatif Kechiche est une oeuvre impressionnante de rèalisme, en un mot, dèrangeante. Eprouvant et sordide, "Vènus noire" raconte le destin cruel de Saartjie Baartman, jeune Hottentote callipyge importèe du Cap par son "maître" boer pour être exhibèe dans une cage telle une bête sauvage, à Londres puis à Paris, dans les salons bourgeois de la Restauration, revendue à un montreur d'ours (Olivier Gourmet ètonnant). La camèra de Kechiche plonge dans une patiente, minutieuse archèologie de la violence! il faut souligner l'admiration sans retenue que suscite l'interprètation exemplaire de Yahima Torres (une nomination aux Cèsars 2011 serait vraiment le minimum syndical), jeune cubaine de Belle-ville, qui a tout instant prèserve le mystère de Saartjie, son opacitè, sa profonde dignitè face aux pires des humiliations, et la lassitude que provoque l'accumulation de ses tourments, le spectacle voulu de tant de laideur humaine! S'il y avait une seule bonne raison de voir "Vènus noire", ce serait pour apprècier son interprètation ou Kechiche ètire sa galerie de spectacle jusqu'à la limite du supportable! A noter la prèsence inattendue de Jean-Jacques Moreau, acteur comique des annèes 70, qu'on avait pas revu au cinèma depuis fort longtemps...
Voilà un film qui laisse perplexe... La dénonciation du racisme ambiant à Paris comme à Londres il y a (déjà?) deux cent ans envers les peuples colonisés est un bon sujet, et faire pour cela la biographie d'une jeune africaine considérée tour à tour comme une bête de cirque et une curiosité scientifique, une sorte d'"Eléphant man" que la perversion humaine ira jusqu'à transformer en un objet sexuel, était intéressant. Mais les scènes trop longues et surtout déplaisantes de viols ou d'humiliations diverses allant crescendo (allant jusqu’à rappeler Salo de Pasolini) que subit cette jeune femme jusqu’à la mort, et même au delà, rendent insoutenable la vision de cette reconstitution de l'Europe du 19ème siècle qu'Abdellatif Kechiche veut nous présenter comme un lieu de débauche. La bonne prestation de son actrice comme l’utilisation des points de vue subjectifs ne font eux aussi qu'augmenter le sentiment de mal à l'aise du public jusqu’à l’épuisement : Le fait de voir des spectateurs fuir la salle au fur et à mesure des horreurs que traverse cette pauvre fille est-il la preuve de la réussite ou de l’échec du réalisateur?
Bof bof, sans doute que je n'ai vraiment apprécié Vénus Noire car je lui ai fait trop subir la comparaison avec Elephant Man; en même temps tout y est, un être humain différend des ptits blancs européens qui attise les curiosités morbides; les foires anglaises et leurs lots d'horreurs; un être persécuté bien qu'intelligent. Mais je n'ai pas trouvé une force dans la narration ou dans la mise en scène comme pour Elephant Man. Je n'ai jamais était vraiment ému, ni touché, bien sûr ce qui arrive à cette Hottentote est horrible et on peut que ce dire que l'homme peu être con et affreux, mais Abdellatif Kechiche à du mal à exposer au grand jour cette horreur. La mise en scène tourne en rond, la progression est assez mal foutu. La prestation de Yahima Torres est bonne cependant, convaincante pour son premier rôle. Mais le reste moyen moyen, alors qu'il y avait matière à faire un film du même acabit qu'Elephant Man.
Un format documentaire eut été mieux adapté alors que là on est tiraillé entre fidélité aux faits historiques et fiction. Saartjie aurait elle été manipulée ou amenée de force en Europe? Son "gardien" ne serait-il pas plutôt son maître? Violée prostituée rabaissée, ce film nous bouscule, met mal à l'aise. On a atteint la limite du supportable.
Veritable chez d'oeuvre ! Tous le mecanisme du racisme institutionnel de l'europe est brillamment exposé dans ce film émouvant qui montre la lente descente aux enfers d'une artiste noire avili par les exploiteurs blancs et spectateur blanc et privé de sa dignité humaine à cause de la couleur de sa peau. Les scènes ou de pseudos-scientifiques expose l'infériorité des races africaines sont magistrales. Un seul regret : le paralèle avec l'exploitation actuelle des africains et musulman d'europe n'est pas assez souligné.
Je ne sais pas comment décrire le choc que j'ai eu en visionnant ce film de Kéchiche ! Violent, éprouvant, sublime, malsain, réaliste, triste...tout ça à la fois et on ne relève pas la tête pendant 2h30 ! Les acteurs sont époustouflants (mention spéciale à Olivier Gourmet qui est décidément un très grand !) et vraiment j'ai adoré ce film !! J'ai eu beaucoup de mal à dormir après tant il m'a remué et le visage et le corps de cette femme ne sont pas près de me quitter ! Quelle prestation et quel jeu pour cette actrice inconnue ! Vraiment chapeau car cela n'a pas du être facile ! Je le recommande vraiment à tous !!
Saartjie vient d'Afrique et accepte d'être amenée à Londres dans l'optique d'une meilleure vie, elle donne des représentations dans une cage et danse, le public se moque et la touche. Les spectacles font polémique...Personnellement, j'en suis rester environs à la moitié du film. Tout simplement irregardable, tant c'est mal filmé: des gros plans sur les visages (comme dans taken), des acteurs nul qui gardent les mêmes mimiques, des scènes répétitives, interminables et inutiles, des plans très rapprochés sur les visages inutiles (tout ça pour faire moins de travail sur le décor derrière), on est pas du tout plongé dans l'époque racontée, la mise en scène est film aurait été moins long et mieux réalisé si les scènes inutiles avaient été enlevé suis bien contente de m'être arrêté à ce stade du film, car il paraît que le suite est choquante: humiliation banalisée, pornographie...Un film qui tourne en rond, creux, sans intérêt.
Je ne sais pas trop quoi penser de ce film,il remplit bien son rôle de retranscrire des faits pour le moins ignobles.Mais le réalisateur joue trop dessus en multipliant les scènes choquantes du coup on passe à coté de choses plus importantes,puis le film dure 3heures moins quart,la moitié aurait suffi pour éviter les lenteurs
il y a des films mauvais, nombreux. il ya des navets, tout aussi nombreux. Rares sont les films abjects, immondes qui écoeurent le spectateur et avilissent leurs personnages. C'est le cas de Vénus Noire. Sortir avant la fin du film n'a pas réussi à m'enlever ces images atroces de la tête. pouah, je me sens tout aussi crasseux que ce film rien qu'en y pensant...
C'est magnifique, et à la fois c'est un peu raté. Chaque plan est une merveille, et pourtant le film gagnerait à perdre vingt-cinq minutes... Mais peut-être fallait-il aller jusque-là, souligner encore et encore, pour dire l'insoutenable de cette histoire vraie...
"Le mieux est l'ennemi du bien": voilà qui se vérifie avec ce film. A vouloir rester à la hauteur des précédentes réalisations, son auteur répond aux écueuils courant: trop travaillé, il accumulle les longeurs qui n'apportent pas beaucoup au film. Résultat, on ne compatit pas vraiment au personnage tout en étant au bord de l'écoeurement.
Plus qu'en cinéaste, c'est surtout en scientifique que se présente Abdellatif Kechiche. En effet, il détaille toutes les atrocités subies par Sarah Baartman, jusqu'à tomber dans un piège qui fait couler le film: il prend le point de vue des "assassins" (involontairement). S'il compatit avec la jeune femme dans la première partie, il la délaisse lentement mais surement, et alors, tout devient insoutenable. Kechiche ne respecte même pas sa pudeur, en montrant ses larmes qui attendrissent subitement, comme s'il s'agissait d'un animal. "Vénus noire" est une dénonciation de la différence physique pour le moins maladroite, un pur instrument de torture pour le spectateur.
Un film choc qui n'hésite pas une seule seconde à montrer tout le spectacle de la déchéance de Saartjie Baartman, alias la Vénus Hottentote. Et justement, à vouloir trop montrer, le film exhibe quelques lourdeurs et beaucoup de longueurs qui l'empêche ainsi d'être parfait. C'est dommage car il s'agit là d'une description réaliste, monstrueuse, fataliste et édifiante. Beaucoup trop même. Le parallèle entre "récit" et réalité lors du générique (où la dépouille de Saartjie Baartman est restituée à l'Afrique du Sud et couronnée d'honneurs) consitue également une frontière entre science(en Europe) et art (modèle pour les Sud-Africains); où elle recevra la gloire intemporelle qui lui est incombée, mais, après des années de souffrance, et après une mort effoyable.
c'est la première fois que j'ai eu envie de sortir de la salle,avant la fin..mal à l'aise tout le long du film.Certes,la vie au 19e siècle était rude,mais suivre l'histoire de cette femme,transformée en bête de foire,puis son "parcours"dans la prostitution,pour enfin,finir disséquée au nom de la science,avec tous les détails qui s'y rapportent,non,vraiment,je n'ai pas passé un bon moment.certainement pas pour tous publics....