Vénus noire
Note moyenne
3,1
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289 critiques spectateurs

5
42 critiques
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58 critiques
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65 critiques
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40 critiques
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36 critiques
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48 critiques
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JCOSCAR
JCOSCAR

132 abonnés 1 100 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 octobre 2010
Vénus noire est un drame historique réalisé avec maestria par A. Kechiche. Le destin au XIX° siécle d'une jeune esclave, exhibée de cirques de foires et livrée à la prostitution. Ce film ne ménage pas le spectateur, puissant et hautement risqué , il va jusqu'au bout et naturellement est forcément dérangeant.
Anonyme M Ciné
Anonyme M Ciné

99 abonnés 1 712 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 22 mai 2021
nul nul. a peine démarré qu'un type nous fait un cours raciste sur les personne noirs et montre des parties intimes parce que pffftt..... la scène d'après un homme visiblement aux temps des esclaves est mit en spectacle dans sa cage parce que pffft..... sa n'a aucun sens en plus d'être totalement raciste. au bout de 10 minutes de n'importe quoi, j'ai simplement arrêté ce film pour ne pas exposer mon cerveau a ça une minute de plus.
toka59
toka59

31 abonnés 275 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 novembre 2010
Film difficile qui aurait pu s'abstenir d'aussi longues scénes montrant les "shows" à moins que ce ne soit volontaire pour nous mettre dans la position de voyeur et nous imprégner du malaise d'être dans ce rôle. On voit la lente déchéance de cette femme qui voulait malgré tout garder sa dignité et rêvait d'être une vraie artiste montrant ses talents de musicienne et de danseuse. J'ai une profonde admiration pour cette actrice qui n'est pas une actrice à la base. Ce doit être très difficile de tourner un film aussi long avec des scènes aussi humiliantes et aussi intimes. Interprétation vraiment admirable. Le générique de fin vous tombe dessus et vous écrase avec ses premières secondes sans musique puis on voit les images du rapatriement en Afrique du sud de ce qui restait de la "princesse". Histoire de bien nous remettre les pieds sur terre dans le cas ou nous aurions pu nous dire que ce n'était que du cinéma.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 7 novembre 2010
Excellent film sur le racisme et le destin tragique d'une jeune sud-africaine, réalisé par Abdellatif Kechiche. Un film peut-être un peu trop long, mais il était important de montrer au public, ce que Saartjie Baartman a réellement vécu pour se faire une idée de la vie cauchemardesque qu'elle a mené... Mention spéciale a Yahina Torres actrice non professionnelle qui réalise une performance incroyable, tout ce lot de souffrance qu'elle a dû enmagasiner durant le tournage est juste phénoménal. BRAVO !...
tixou0

788 abonnés 2 046 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 octobre 2010
Saartjie Baartman, la "Vénus hottentote" (issue du peuple "khoï-khoï" qui s'exprimant en langue "à clics" était surnommé "bégayant" - "hottentot" - en afrikaans), est la première et la plus connue des "Vénus" noires exhibées comme elle au 19° siècle (et début du 20°), à l'époque où se popularisent les "zoos humains".
Abdellatif Kechiche choisit de la mettre en scène, sans préambule, à l'aide de morceaux choisis de sa (courte) vie d'"artiste", entre 1810 et 1815, à Londres et Paris, des monstrations populaires aux représentations de plus en plus "privées", pour en arriver à la rapide déchéance et à la mort misérable, poitrinaire et syphilitique, à (peut-être) 25 ans. Georges Cuvier, en moulant puis disséquant sa dépouille et prélevant son squelette et certains de ses organes (elle devait sa renommée à sa stéatopygie et à sa macronymphie - fessier et organes génitaux externes surdimensionnés), en en faisant la matière et le soutien de ses théories sur la classification des races humaines, lui assurera une durable célébrité. Ce "biopic" (partiel donc, et dont tous les épisodes ne sont pas avérés - celui du passage en maison close par exemple) est très long (2 h 44, qui paraissent d'ailleurs plus longues encore, eu égard aux réitérations nombreuses, marque de fabrique de Kechiche - les "spectacles" en particulier). Le cinéaste, qui disposait pourtant d'un matériau à forte dimension "tire - larmes", n'a pas voulu jouer sur le pathos. Cependant, en optant pour un exposé naturaliste et brutal, il a aussi gommé toute lecture empathique, et la précision descriptive des scènes d'ensemble devient gênante en transformant le spectateur en quasi-voyeur - on est même tout près du franchement malsain.
Mes trois étoiles ne sont finalement là que pour l'esthétique, remarquable (costumes, éclairages..), et aussi pour la solide distribution. Le message - dénoncer l'encouragement du racisme populaire d'une époque friande de "freaks" (voir par exemple l'un des plus célèbres phénomènes de foire, à l'époque victorienne : le malheureux Joseph Merrick, l'"Elephant man" de David Lynch) par la science elle-même (le film s'ouvre et se conclut par la communication de Cuvier à l'Académie de médecine) - est brouillé en effet par le style dangereusement complaisant.
annereporter94
annereporter94

57 abonnés 1 006 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 octobre 2010
Une oeuvre magnifique, non dénuée de défauts (la longueur de certaines scènes notamment), mais une oeuvre qui vous marque pour longtemps. Un film qui vous prend aux tripes et ne vous lâche plus... dire que vous en sortez bouleversée est un euphémisme... décidément, les films de kechiche ne laissent pas indifférents et c'est tant mieux!
PhilippeToile
PhilippeToile

53 abonnés 740 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 octobre 2010
Si David Lynch avait déjà abordé la question de l'exploitation malsaine de la difformité dans Elephant Man, Kechiche va plus loin en y ajoutant celle du racisme rampant colonialiste, que les anthropologues du 19è siècle ont largement favorisé. Il en résulte un film très fort et dérangeant qui multiplie les scènes d'humiliations, auxquelles participent aussi bien la bourgeoisie canaille que les scientifiques de l'époque. Mais c'est justement cette multiplication jusqu'à la nausée qui est très contestable et provoque une redondance du message. On était capable de comprendre et de s'émouvoir en moins de deux heures trois quarts. La dernière partie du film flirte dangereusement avec un voyeurisme sado-porno complaisant. Restent des moments d'une intensité exceptionnelle, interprétés avec une douleur intérieure et une sobriété frisant le mutisme par la surprenante Yahima Torres.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 31 octobre 2010
Après nous avoir offert un film respirant la vie par tous les pores, riche et foisonnant, Kechiche nous plonge dans le destin sombre de Saartjie Baartman, tour à tour objet de foire, objet de science et toujours objet de convoitise. Nous plaçant d'emblée avec ceux qui regardent, dans le malaise constant de devoir observer ceux qui observent, mais aussi celle qui est placée au centre de tous les regards, Kechiche nous place à côté de lui dans la volonté qu'il a de filmer le destin tragique de son héroïne. Il ne s'agit pas, comme on l'a lu ici et là, de nous culpabiliser. Il ne s'agit pas non plus de nous faire pleurer. Il s'agit de nous faire réfléchir sur la manière dont le regard des hommes doit encore évoluer. Ainsi, ceux qui se pressent au premier "spectacle" londonien, entre monstres en tous genres et dresseurs d'ours, ne sont pas jugés. Certains même, d'abord curieux puis mal à l'aise, s'insurgent à leur manière. Il faut se replacer en 1810 et imaginer la perception que la majorité doit avoir du peuple africain, imaginer que les mêmes courent voir femmes à barbe et nains minuscules. Cette négresse au fessier surdimensionnée n'est à leur yeux qu'une attraction parmi les autres. Dans de très longues scènes réglées au millimètre (sa marque de fabrique), le réalisateur fait progresser l'humiliation subie par Saartjie. Des bas-fonds londoniens au club libertin parisien, il construit la prison dans laquelle Saartjie se laisse enfermée par les deux hommes qui la soumettent. Se conduisant l'un comme l'autre comme des pères abusifs, adoptant les mêmes comportements que tous les tyrans domestiques, cajolant puis maltraitant celle qui les fait vivre, ils se montrent prêts à tous. Le pire est atteint lorsque Saartjie est "confiée" au Musée de l'Homme. Totalement dénuée d'émotion, glaciale et terriblement dégradante, l'humiliation subie pousse l'héroïne dans l'une de ses rares rébellions. Jamais voyeur, mais ne s'épargnant rien, Kechiche construit pas à pas le destin perdu d'une femme jamais considérée. L'angle est juste, le malaise tangible, notre position inconfortable, et notre émotion prégnante. On peut reprocher au film une certaine longueur, notamment dans les scènes du bordel (là où un peu d'humanité existe enfin), mais on ne peut que saluer la maîtrise d'un sujet ô combien délicat. Kechiche ne lâche rien, ne cherche aucune facilité et nous propose un film édifiant à plus d'un titre.
La_Mort_Dans_L_Oeil
La_Mort_Dans_L_Oeil

38 abonnés 248 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 2 novembre 2010
Comment ne pas éprouver beaucoup de tendresse pour les films qui n'épargnent pas les spectateurs que nous sommes...
DestroyGunner
DestroyGunner

27 abonnés 922 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 octobre 2010
Film remarquable à plus d'un titre. L'actrice principale est stupéfiante dans son rôle, les autres acteurs sont tout à fait à la hauteur. Excellente réalisation. Il reste que les scènes principales sont trop longues ou un peu trop répétitives, même si on comprend la volonté du metteur en scène. Et la qualité numérique de l'image fait un peu vidéo télé à l'ancienne (problème de projecteur ? pourtant tout neuf dans ce cité-ciné parisien du 12ème arrondissement). Les faits historiques sont en eux-mêmes un scénario extraordinaire, potenteillement risqué sur le plan politique mais le film est neutre, sans parti-pris, y compris au regard des faiblesses de la Vénus, non sans émotion. Une dimension psychologique très juste.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 octobre 2010
une oeuvre forte, éprouvante, qui mettra au bout d'un long moment, TOUT LE PUBLIC mal à l'aise.

Un film dont va résulter de nombreux débat sur le spectacle, l'art, et tellement d'autres choses. Le cinéma de Kechiche c'est ça aussi. Sans compter un visuel maintenant plein de moyens, certains plans font penser à des natures mortes ou autres tableaux très jolis.

Kechiche ne s'impose plus comme le maître du cinéma français, non, il s'impose maintenant comme LE plus grand cinéaste français d'aujourd'hui, osant, transgressant, et révolutionnant le paysage cinématographique français.
cylon86

2 839 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 novembre 2010
C'est une histoire intéressante et il faut avouer que malgré la durée de film, il y a relativement peu de longueurs. La qualité et le défaut du film réside dans son traitement réaliste sans aucune concessions. Le réalisme est là, froid, cruel et sans pitié avec cette pauvre Vénus Hottentote qui subit les pires humiliations. Et c'est cette manière de s'y prendre avec en plus un scénario bien écrit mais sans surprises qui empêche de profiter du film.
Le cinéphile

795 abonnés 2 797 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 janvier 2015
Kechiche est réellement un réalisateur étonnant dont les conceptions et les fondements sont compliqués à définir! On a parlé des scènes tres dures à interprétées pour les actrices de "La vie d'Adele" mais les scene de la "Venus noire" sont tout aussi détestable! Le réalisateur met en scene l'horreur sans nom de cet être différent! Un "Éléphant man" plus réalisme mais aussi nettement plus abordable par une relativisation perpétuelle des faits pour un message bien plus puissant! Ce qu'a subit Sarah est complètement insupportable! Un film dur, violent, détestable mais aussi par moment tres plat et mou! Kechiche oscille constamment entre perversité et liberté d'expression!
softy76
softy76

40 abonnés 339 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 novembre 2010
Une accumulation de scènes choc et une mise en scène assez faible,en résumé un film pas très cinématographique,ça aurait plutôt mériter un documentaire tellement ça manque d'émotions et de rebondissements,je n'ai éprouvé aucun attachement pour l'héroine malgrè ce qu'elle subit donc il y a un sérieux problème relatif au manque de profondeur que kechiche donne à ses personnages.
Auto
Auto

32 abonnés 76 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 mars 2011
Je ne connaissais pas l’histoire de Saartjie et même si j’avais déjà lu moult récits similaires, je suis comme le cherchait le réalisateur sortit bouleversé de ce portrait de femme, abandonnant peu à peu son humanité, et capitulant face à un destin inéluctable. Bordel ! C’est fou comme du simple regard Yahima Torres nous fait comprendre l’état d’esprit de son personnage ! Dans la veine de Man to man mais en bien plus pessimiste, Venus noire est une œuvre éprouvante, d’une virulence rare mais nécessaire. D’ailleurs, je ne suis pas d’accord avec ceux qui trouvent l’interdiction au moins de 12 ans trop basse, les jeunes doivent aller voir le film. Abdellatif Kechiche après avoir triomphé avec l’Esquive et La graine et le mulet s’est vu cette fois boycotter par les césars. A croire que dans le beau monde du cinéma français, dès qu’on traite d’un sujet qui dérange ou qui ne renvoi pas une image positive de nos concitoyens, on préfère mettre les films à la trappe et solliciter des trucs comme Tout c’qui brille, Gainsbourg ou des hommes et des dieux qui même s’il n’est pas mauvais, met surtout en lumière la magnifique abnégation des moines français.
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