Vénus noire
Note moyenne
3,1
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289 critiques spectateurs

5
42 critiques
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58 critiques
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65 critiques
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40 critiques
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36 critiques
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48 critiques
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marseyopolis
marseyopolis

19 abonnés 259 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 2 novembre 2010
Où Abdellatif Kechiche prouve qu'il est un imposteur… Les images sont belles, le discours pue. Les deux films précédents etaient difficiles à supporter… là, les images sont belles, mais malheureusement…
traversay1

4 504 abonnés 5 402 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 octobre 2010
Quelqu'un pourrait-il dire à Abdellatif Kechiche que ses films gagneraient beaucoup à être moins longs ? Déjà, La graine et le mulet aurait été bien meilleur avec un scénario plus resserré. Mais que dire de Vénus noire, d'une durée de 2h40, dont certaines scènes répétitives auraient mérité d'être coupées.
Un film sur le voyeurisme, sur la curiosité malsaine vis à vis de la différence, davantage que sur le racisme ou le colonialisme, thèmes cependant bien présents. La meilleure part de Vénus noire est sa première heure, très prenante, en dépit de quelques longueurs. Place à la Vénus hottentote, livrée en pâture au public londonien, dans un spectacle destiné à flatter les bas instincts du peuple, entre fascination et répulsion. Une femme que Kechiche nous montre aussi hors de la scène et qui reste cependant mystérieuse. Pas question pour le metteur en scène de créer une forme d'empathie envers cette fausse monstresse. C'est son choix.
La suite est plus contestable, avec son exhibition dans les salons parisiens qui nous vaut des scènes insupportables, où le spectateur se retrouve malgré lui, à son tour, dans le rôle du voyeur. Désagréable. Hottentot à la pudeur ! La confrontation avec les scientifiques est, elle, cousue de fil blanc. Kechiche avait-il besoin d'en rajouter sur les préjugés des savants de l'époque, confits dans leur certitude quant à la suprématie de la race blanche ?
La Vénus prostituée intéresse beaucoup moins le réalisateur qui se contente de scènes cliniques et assez sordides, encore.
Le sujet de cette "Elephant Woman" était plus qu'intéressant. Il n'est hélas que traité à moitié, Kechiche privilégiant l'aspect social à l'humain. La grande absente du film, c'est bien la Vénus noire, Saartjie Baartman, dont Le moulage de plâtre et le squelette ont trôné au musée de l'Homme à Paris jusqu'en 1974. Ses restes ont été ensuite rendues à l'Afrique du Sud, qui leur a donné une sépulture. Ces moments sont montrés brièvement pendant le générique de fin. C'est, de loin, l'instant le plus émouvant de Vénus noire.
Cine vu
Cine vu

162 abonnés 580 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 septembre 2015
La cruauté des hommes et de la science

L’ignorance est un danger. De la Tribu Hottentote, Saartjie Baartman va être arrachée par son maître du Cap afin de l’exhiber à travers le monde comme une bête de foire, par appât du gain.

Considérée comme un semi-monstre, elle traîne son corps démesuré comme un fardeau, honteuse d’elle-même et pourtant si voluptueuse; la Venus noire est belle et désarmante.

Son désespoir et sa soumission nous renverse, parfois rebelle, elle tente de garder un peu de de pudeur mais l’alcool va la rattraper pour mieux lui faire oublier la misère de sa situation.

Maltraitée de Londres à Paris et d’un maître à l’autre, elle n’a de cesse d’être humiliée, on veut la toucher, on veut la chevaucher et apprivoiser l’animal. De théâtre miteux aux salons bourgeois, puis aux salons grivois et jusqu’aux maisons closes, elle doit faire son numéro de sauvage et ses yeux débordent de tristesse. Elle n’est plus que l’ombre d’elle-même, livrée en pâture aux bêtes sauvages que sont les hommes. La maladie va s’en emparer jusqu’à la mort puis la science va prendre le relais et chercher à comprendre sa morphologie, l’observer, la décortiquer, la disséquer pour finalement ne rien comprendre et nous démontrer le racisme latent de l’Académie de la science en 1817, comparant La Vénus aux peuples des singes.

Une histoire vraie qui prend aux tripes, un destin dérangeant et bouleversant. La cruauté des hommes peut-être sans limite.

Abdellatif Kechiche donne le meilleur de lui même pour l’adaptation de cette tragédie historique, avec un casting de haut vol. Yahima Torres est sublime de tristesse et de lâcher prise. André Jacobs est odieux mais avec un soupçon de tendresse, Olivier Gourmet est encore au sommet de son art, tour à tour manipulateur, gougnafier, libidineux et vénal mais sans l’ombre d’un regret. Belle ambiguité de la comédienne Elina Löwensohn.
Une réalisation haute et en couleurs crues, imprégnée de souffrance et de réalisme. Un film à voir le coeur bien accroché.
Pascal I

910 abonnés 4 256 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 mars 2011
Enfin un film Français qui "ose" montrer les cruautés, les errements et les préjugés Français sur une époque. Beaucoup d'autre pays l'on fait, nous, nous commençons à l'oser et çà dérange, et c'est tant mieux !
Pas encore parvenu à "montrer" Vichy, l'Algérie, l'Indochine etc. avec véracité et comme il se doit mais ... çà viendra ! (ne me parlez surtout pas de "La rafle" svp !).
Du même thème que "Man to Man", "Racines" ou "Amistad" mais d'une teneur autre, bien plus "affichée" et moins subjective. Le film dérange car c'est un miroir d'une époque (et encore aujourd'hui) bien peu glorieuse pour notre orgueil en dénonçant (s'il était utile : hé oui !) la cupidité, les croyances, les différences, la servitude. Film sublime et éprouvant magistralement interprété par cette merveilleuse Saartjie. Celui-ci rend abjecte les convictions des créationnistes (sous-jacent : la religion) et ces pseudo hommes de science (de l'époque) qui ne peuvent accepter l'évolution même avec une couleur de peau différente. Quelques longueurs évitables mais excusables : 4.5/5 !!!
Paulo W
Paulo W

48 abonnés 293 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 8 novembre 2010
C'est la première fois que je quitte un film avant la fin...
c'est en fait un téléfilm... et c'est ennuyeux...
il y a quelque chose de genant dans ce film... certaines scenes sont répétitives, le rythme est lent... l'actrice principale qui n'a pourtant pas l'air mauvaise est plate, sans relief.
On connais des le départ comment va etre traité le sujet, pas d'intrigue, même si cette femme a connu la souffrance ( comme tant d'autres malheureusement ) je ne vois pas d'interet dnas ce film.
Typi35
Typi35

61 abonnés 483 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 octobre 2010
Aucune concession n'a été faite par le réalisateur et c'est tant mieux! On peut être choqué par les images et les répétitions qui nous sont présentées car ce film n'a rien à voire avec le mimesis aristotélicien, et pour cause: les quatre cinquièmes des spectateurs ont quitté la salle avant la fin...
Le moment le plus agréable du film est probablement l'après-film, mais cela n'en fait pas un mauvais film, au contraire.
Très cru mais intéressant, âmes sensibles s'abstenir.
Gabith_Whyborn
Gabith_Whyborn

45 abonnés 842 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 août 2014
Un film très dur ou on retrouve Olivier Gourmet dans un rôle monstrueux, quant à l'actrice principale elle a un rôle très difficile a jouer, niveau performance c'est authentique et on y crois a fond.L'ambiance du 19ème siècle est très bien retranscrite, la seule chose que je peux reproché a ce film, c'est qu'il a quelques scènes vraiment trop longues et c'est parfois répétitif (quelques parties du film n'étaient pas indispensable).En tout cas l'interdiction aux moins de 12 ans est une grosse erreur, il devrait être interdit aux moins de 16 ans, minimum! Ca va assez loin et croyez moi on passe pas un bon moment devant ce film...
Ykarpathakis157

6 214 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 juin 2021
Je ne pourrais pas être plus en désaccord avec ceux qui disent avoir été abusés pendant trois heures. Le film est difficile à avaler un certain nombre de scènes sont dégradantes pour l'actrice principale. Mais l'intrigue n'est pas aussi simple que certains le disent. En fait certains des personnages deviennent plus complexes qu'ils ne semblent l'être à première vue et il y a une gradation distincte dans la façon dont les gens c'est-à-dire les personnages qui regardent le spectacle et non les spectateurs au cinéma qui réagissent à l'exhibition de cette femme. On pourrait même dire que plus on s'élève dans la société plus leurs réactions deviennent désagréables et de mauvais goût pour culminer avec l'insensibilité absolue des grands scientifiques de l'époque. Mais discuter du contenu du film pourrait nous faire oublier sa qualité essentielle c'est une œuvre cinématographique époustouflante surtout dans les scènes les plus déplaisantes. On peut ajouter que outre la performance de l'actrice principale qui irréprochable un autre interprète pourrait bien mériter un Oscar ou un prix partout où ce film sera projeté c'est Olivier Gourmet habituellement un excellent acteur qui livre ici une performance de classe mondiale et en trois langues d'ailleurs...
cinette1ère
cinette1ère

6 abonnés 70 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 février 2011
C'est le genre de film à libération prolongée, donc une réussite !
C'est un film cru et éprouvant où l'on assiste au supplice de la Vénus sur laquelle tous s'acharnent, hommes, femmes, médecins.. Ses exhibitions répétées et toujours plus poussées donnent un sentiment d'horreur et de dégoût face à la curiosité malsaine de l'être humain quelque soit sa catégorie sociale (les plus riches, les libertins, étant certainement les plus vicieux.. et la meilleure clientèle)
La laideur et le sadisme de la nature humaine se retrouvent en chacun des protagonistes et peut être même en nous, spectateurs qui regardons cette énorme Vénus qui n'en finit pas de subir, jusqu'à sa mort.
On peut aimer ou détester mais c'est hors du commun et saisissant ! Pas de pathos ni d'empathie, c'est sobre et d'autant plus réaliste. Génial !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 31 octobre 2010
Un film incroyable parfois à la limite du soutenable, mais d'une grande force. Silence impressionné de la salle en fin de séance.
nicolas t.
nicolas t.

61 abonnés 239 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 1 novembre 2010
Quelle déception ! Je n'ai pas dû voir le même film que les critiques. Ce film est interminable, pénible, répétitif et essaie de nous culpabiliser en nous mettant en permanence du point des vue des voyeurs.
Clément H
Clément H

30 abonnés 95 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 octobre 2010
Une dénonciation crue et assez remarquable de l'idéologie coloniale.
Voyeurisme, décadence et arrogance : on étouffe sous la laideur de la nature humaine (celle de l'Homme dit "civilisé")

Kechiche ou pas chiche d'aller voir ?
(Pensez à rester après les crédits)
Mephiless s.
Mephiless s.

72 abonnés 697 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 avril 2015
Il est difficile de rester de marbre devant Vénus Noire... Abdellatif Kechiche a approximativement la même démarche que Freaks et Elephant Man, montrer que le monstre n'est pas celui que l'on croit. Devant les horreurs subies par Saartjie Baartman, brillamment interprétée par Yahima Torres dégoûte, horrifie et choque le spectateur. Avec de beaux décors et de une musique rare mais magnifique, l'histoire de Saartjie Baartman nous est conté sans aucun temps mort, avec une mise en scène excellente.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 novembre 2010
J'ai mis le temps à me décider pour aller le voir. Énorme ! Pas la vénus. Le film. Chacun essaye de garder intact l'intégrité de sa propre identité, que ce soit la vénus qui veut gagner des sous avant de retourner au pays, ceux qui l'accompagnent, ou l'entourent. Personne n'y parvient. Tous y perdent un peu d'eux-mêmes, sans s'en apercevoir vraiment, comme une arnaque parfaite. Il y a des réalisateurs qui mettent les pieds dans le plat, des courageux ou des provocateurs, des maladroits parfois, Kéchiche y met en plus les mains d'un artisan, doigts d'artiste talentueux. Ça pourrait parler de racisme, de l'autre, de soi-même. Le sujet est l'angoisse, brute, collante à chaque existence, un peu, beaucoup, à la folie, ou passionnément. Quant à ceux qui croient que pas du tout, ce film anxiogène non identifié nous y plonge. La sortie n'est pas l'issue de secours avant le générique de fin, ce sont les dernières images, du rapatriement du corps dans les années 90. Car là on obtient la vérité, une parmi tant d'autres, peut-être, mais qui dit mieux que Kéchiche? Avant ce film sur la vérité belle toute nue qui se suffit à elle-même, le réalisateur avec "la graine et le mulet" avait réussi un film merveilleux, peut-être chef-d'oeuvre, sur la connerie humaine. Ici, il relève encore l'ambition d'un cran. Cela ouvre des perspectives angoissantes, celles qui sont déjà en nous, sans chercher à en créer de fausses fascinantes et sauvages. Ainsi en montrant son actrice, notre vénus, sous toutes les coutures, il est bel et bien à l'opposé exact, comme dans un duel, d'un montreur d'ours. Y. Torres nous livre une formidable composition, pas parce qu'on voit son popotin en zoom caméra, mais parce qu'elle sait rendre les yeux abrutis d'une alcoolique, à des années lumières de son joli regard dans les interviews télévisées. Olivier Gourmet, l'un des plus grands acteurs francophones, fait mieux encore une fois qu'un gérard depardieu n'aurait pu faire, c'est à peine un salaud, un enfant du peuple qui a su déceler la soif de mise en scène qu'a la société, pour ranger tout dans des cases, sous certaines conditions politiquement correctes, qu'il ne maîtrise pas, aveuglé par son mépris pour cette absurde humanité dont il désire être à la marge sans réussir plus que d'en être à la marge socio-économique. Elle finit disséquée, sans échappatoire, libre d'être avilie. La faute n'en revient 100% à personne, ni à celui qui tient le scalpel, ni à ceux qui lui ont conduit une femme devenue corps jusque cette situation, ni à elle-même. Car la faute, même désignée, ne donne pas le pardon. La vérité encore moins. Bravo Kéchiche, t'es un grand, Dieu t'a donné ça, alors ce qu'il te reste à faire c'est de ne pas prendre la grosse tête et de continuer ce qui peut devenir une oeuvre majeure de l'art français, certes, mais maintenant international. T'es un killer. Laisse les parler, ce qui est fait n'est plus à faire.
TOS
TOS

10 abonnés 37 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 29 octobre 2010
Après le magnifique La Graine et le Mulet, Kechiche réalise un film grossier caricatural et sans aucune subtilité, dont on ne retient finalement rien. Pire, le cinéaste humilie son actrice de bout en bout et se rend coupable de ce qu'il voulait dénoncer;
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