Vénus noire
Note moyenne
3,1
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289 critiques spectateurs

5
42 critiques
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58 critiques
3
65 critiques
2
40 critiques
1
36 critiques
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48 critiques
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nicolas t.
nicolas t.

61 abonnés 239 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 1 novembre 2010
Quelle déception ! Je n'ai pas dû voir le même film que les critiques. Ce film est interminable, pénible, répétitif et essaie de nous culpabiliser en nous mettant en permanence du point des vue des voyeurs.
Fabrice G
Fabrice G

137 abonnés 389 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 novembre 2010
Avec Vénus Noire, Abdellatif Kechiche quitte la France des années 2000 pour l'Europe du XIXème siècle. En se penchant sur l'histoire de la Vénus Hottentote, le réalisateur dissèque les fondements du racisme et propose au spectateur une réflexion importante sur la dignité se soi. Saartjie Baatman est une femme affectée de stéatophygie (hypertrophie des fesses) et de macronymphie (organes sexuels protubérants), elle va être exploitée et exhibée lors de spectacles populaires, d'abord à Londres puis au près de l'aristocratie parisienne avant d'attirer la curiosité des scientifiques. La force du cinéma de Kechiche est d'en dire beaucoup sans jamais être didactique ou moralisateur. Dans Vénus Noire, il nous raconte l'histoire tragique d'une femme seule face à l'acharnement de tous, qui a, toute sa vie durant, et même après sa mort, été déshumanisée, considérée soit comme une bête de foire, soit comme un rat de laboratoire. Cinéaste humaniste, Kechiche bouscule le spectateur, lui proposant des scènes aussi dérangeantes que puissantes. Sa mise scène est classique voire neutre, comme l'est le jeu de son héroïne, l'actrice Yahima Torrès dont le regard est vide, désincarné. A ses côtés, Olivier Gourmet campe un horrible personnage à la perfection. Le réalisateur ne cherche pas à séduire à tout prix, en s'attaquant à un tel sujet, au film d'époque, au biopic, il est facile d'imaginer ce que d'autres auraient fait. Lui, fait le choix de nous faire réfléchir sans nous ménager à travers un film noir, froid, éprouvant mais également somptueux et essentiel.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 1 novembre 2010
Malsain, exhibitionniste, complaisant ... à fuir tant le trait est grossier. Le spectateur est pris pour un imbécile. La dernière heure tourne au grotesque avec cette scène interminable dans une partie fine bourgeoise, puis le bordel et pour finir la dissection du cadavre. Insupportable et le pire c'est qu'à la fin on ne ressent aucune émotion. Tout au long du film qui n'est qu'une succession de scènes répétitives, l'actrice ne dit rien (seul intérêt du film, la scène du procès, seul moment de réflexion). Elle subit comme le spectateur à qui il n'est pas dénié le pouvoir de réfléchir et de réagir. Film abêtissant qui devrait être interdit aux moins de 16 ans pour son obscénité et son voyeurisme
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 31 octobre 2010
Je sors d'un film encensé par une critique unanime. Désolé, je suis sorti avant la fin.

J'avais plutôt aimé La graine et le mulet, malgré un rythme parfois très, très lent. Le sujet de Vénus noire, le nouveau film d'Abdelatif Kechiche, est intéressant, l'histoire de cette femme qu'on a exhibé en Europe au début du XIX° siècle parce que les scientifiques de l'époque ne savaient où la classer dans l'arbre généalogique des espèces - il paraît qu'on pouvait la voir encore il y a trente ans au Musée de l'Homme, et qu'il a fallu attendre le XXI° siècle pour que sa dépouille soit rendue à ses ancêtres, en terre sud-africaine.

Ça commence dans un cirque de Piccadilly. Sara est en cage, exhibée comme une bête de foire par son maître. C'est dur, et en plus, c'est long. On découvre ensuite qu'il ne s'agit que d'un spectacle, accordé aux mœurs de l'époque : la dame, qui a un penchant pour l'alcool et le tabac, n'est pas si maltraitée que cela par son patron. Plutôt moins, même, que les prostituées londoniennes qu'elle croise dans les bars où elle s'arsouille.

Le spectacle se répète plusieurs fois, à la fin on finit par le connaître par cœur et on serait envahi par l'ennui si on n'était pas aussi profondément écœuré. Il faut dire qu'il n'y a pas grand-chose à raconter dans la vie de cette malheureuse, à part le procès intenté dans un tribunal crasseux par une ligue de protection des Africains, finalement déboutée par des juges au perruques de traviole. Heureusement, la petite équipe décide de partir pour Paris ; on quitte les bas-fonds londoniens pour les petits salons privés des bordels de la fin de l'Empire. Ça se renouvelle un peu, mais toujours pas dans le genre léger. Une fois, deux fois. La deuxième est de trop : c'est un viol, ma parole, perpétré par une vingtaine de personnes curieuses de découvrir les particularités anatomiques de Sara. Pendant ce temps, son nouveau maître lui tape copieusement dessus. Ensuite, nouvelle scène de bordel, qui commence par l'épilation intime d'une des pensionnaires de la maison et se poursuit par un plan à trois. C'est là que je suis sorti, dégoûté mais plus encore affreusement mal à l'aise : il y avait derrière moi un monsieur qui avait emmené son petit garçon voir une histoire qu'il pensait édifiante. Car rien ne prévient le spectateur qu'il va être affrontée pendant plus de deux heures à autant de violence crue.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 31 octobre 2010
Très bon film. J'ai accroché du début jusqu'à la fin. Tout est parfait. Les décors, la mise en scène, les dialogues. De l'art pur et grandiose.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 24 février 2011
On ne sort pas indemne de ce film. A la fin de la séance, la salle s'est vidé sans un bruit, sans commentaire, encore assommé par le film. Le sujet traité est très intéressant et l'approche du film met bien en avant l'imbécilité des personnages vis à vis du peuple africain à cette époque. Le seul personnage qui évolue est Saartjie, les autres protagonistes stagnent, la voyant uniquement comme un monstre de foire qui leur apportera de l'argent. Sa condition de femme n'est remis en cause dans le film à aucun moment, allant même à des attouchements collectifs sans retenues (scène particulièrement dérangeante!), pour d'autres, il s'agit uniquement d'un cobbaye pour la science.
Le jeu de Yahima est sublime et je me demandais, au fur et à mesure du film, pourquoi elle a accepté de participer à ce film, tant les scènes peuvent être humiliante. On ne la voie pas sourire, même pas un esquisse durant les 2h du film. La seule réponse que j'ai pu trouver est qu'elle a voulu participer à cette dénonciation du sort que l'Europe a réservé à Saartjie Baartman et de lui rendre hommage.
Je remet cependant en doute l'interdiction au moins de 12 ans, moins de 16 ans aurait surement été plus adapté.
tixou0

783 abonnés 2 045 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 octobre 2010
Saartjie Baartman, la "Vénus hottentote" (issue du peuple "khoï-khoï" qui s'exprimant en langue "à clics" était surnommé "bégayant" - "hottentot" - en afrikaans), est la première et la plus connue des "Vénus" noires exhibées comme elle au 19° siècle (et début du 20°), à l'époque où se popularisent les "zoos humains".
Abdellatif Kechiche choisit de la mettre en scène, sans préambule, à l'aide de morceaux choisis de sa (courte) vie d'"artiste", entre 1810 et 1815, à Londres et Paris, des monstrations populaires aux représentations de plus en plus "privées", pour en arriver à la rapide déchéance et à la mort misérable, poitrinaire et syphilitique, à (peut-être) 25 ans. Georges Cuvier, en moulant puis disséquant sa dépouille et prélevant son squelette et certains de ses organes (elle devait sa renommée à sa stéatopygie et à sa macronymphie - fessier et organes génitaux externes surdimensionnés), en en faisant la matière et le soutien de ses théories sur la classification des races humaines, lui assurera une durable célébrité. Ce "biopic" (partiel donc, et dont tous les épisodes ne sont pas avérés - celui du passage en maison close par exemple) est très long (2 h 44, qui paraissent d'ailleurs plus longues encore, eu égard aux réitérations nombreuses, marque de fabrique de Kechiche - les "spectacles" en particulier). Le cinéaste, qui disposait pourtant d'un matériau à forte dimension "tire - larmes", n'a pas voulu jouer sur le pathos. Cependant, en optant pour un exposé naturaliste et brutal, il a aussi gommé toute lecture empathique, et la précision descriptive des scènes d'ensemble devient gênante en transformant le spectateur en quasi-voyeur - on est même tout près du franchement malsain.
Mes trois étoiles ne sont finalement là que pour l'esthétique, remarquable (costumes, éclairages..), et aussi pour la solide distribution. Le message - dénoncer l'encouragement du racisme populaire d'une époque friande de "freaks" (voir par exemple l'un des plus célèbres phénomènes de foire, à l'époque victorienne : le malheureux Joseph Merrick, l'"Elephant man" de David Lynch) par la science elle-même (le film s'ouvre et se conclut par la communication de Cuvier à l'Académie de médecine) - est brouillé en effet par le style dangereusement complaisant.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 5 novembre 2010
Apparemment Vénus Noire est un film qu'on adore ou qu'on déteste. Nous faisons définitivement partie de la deuxième catégorie. Le film est juste une succession de longueurs et de répétitions perverses. Les scènes qui auraient pu être émouvantes sont fades. Le jeu d'acteurs est plus que médiocre et la mise en scène inexistante. Bref, Vénus Noire aurait dû être une histoire vraie qui prend aux tripes, malheureusement cette matière a été bien gâchée. Nous n'avons jamais vu autant de gens quitter la salle avant la fin...
Clément H
Clément H

30 abonnés 95 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 octobre 2010
Une dénonciation crue et assez remarquable de l'idéologie coloniale.
Voyeurisme, décadence et arrogance : on étouffe sous la laideur de la nature humaine (celle de l'Homme dit "civilisé")

Kechiche ou pas chiche d'aller voir ?
(Pensez à rester après les crédits)
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 31 octobre 2010
Est-ce bien normal que ce film soit autorisé à partir de 12 ans ? L’enfant peut y voir : des scènes sexuelles explicites, des scènes de voyeurisme humiliantes et violentes, de vieilles prostituées léchant un pénis artificiel ou encore le découpage de la vulve d’un cadavre et sa mise en bocal… Il est clair que tout ceci peut suffire amplement à créer un profond traumatisme psychique chez le jeune adolescent.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 31 octobre 2010
Un film incroyable parfois à la limite du soutenable, mais d'une grande force. Silence impressionné de la salle en fin de séance.
Alain S
Alain S

2 abonnés 44 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 31 octobre 2010
Que de longueurs inutiles. Une heure de moins aurait rendu ce film beaucoup plus digeste. Plusieurs personnes sortent de la salle lors de scènes interminables ou l'on se sent plus voyeur que spectateur. Vraiment déçu par ce film que les critiques encensent et qui me donne le sentiment d' avoir gâché mon après midi !!!!
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 31 octobre 2010
Après nous avoir offert un film respirant la vie par tous les pores, riche et foisonnant, Kechiche nous plonge dans le destin sombre de Saartjie Baartman, tour à tour objet de foire, objet de science et toujours objet de convoitise. Nous plaçant d'emblée avec ceux qui regardent, dans le malaise constant de devoir observer ceux qui observent, mais aussi celle qui est placée au centre de tous les regards, Kechiche nous place à côté de lui dans la volonté qu'il a de filmer le destin tragique de son héroïne. Il ne s'agit pas, comme on l'a lu ici et là, de nous culpabiliser. Il ne s'agit pas non plus de nous faire pleurer. Il s'agit de nous faire réfléchir sur la manière dont le regard des hommes doit encore évoluer. Ainsi, ceux qui se pressent au premier "spectacle" londonien, entre monstres en tous genres et dresseurs d'ours, ne sont pas jugés. Certains même, d'abord curieux puis mal à l'aise, s'insurgent à leur manière. Il faut se replacer en 1810 et imaginer la perception que la majorité doit avoir du peuple africain, imaginer que les mêmes courent voir femmes à barbe et nains minuscules. Cette négresse au fessier surdimensionnée n'est à leur yeux qu'une attraction parmi les autres. Dans de très longues scènes réglées au millimètre (sa marque de fabrique), le réalisateur fait progresser l'humiliation subie par Saartjie. Des bas-fonds londoniens au club libertin parisien, il construit la prison dans laquelle Saartjie se laisse enfermée par les deux hommes qui la soumettent. Se conduisant l'un comme l'autre comme des pères abusifs, adoptant les mêmes comportements que tous les tyrans domestiques, cajolant puis maltraitant celle qui les fait vivre, ils se montrent prêts à tous. Le pire est atteint lorsque Saartjie est "confiée" au Musée de l'Homme. Totalement dénuée d'émotion, glaciale et terriblement dégradante, l'humiliation subie pousse l'héroïne dans l'une de ses rares rébellions. Jamais voyeur, mais ne s'épargnant rien, Kechiche construit pas à pas le destin perdu d'une femme jamais considérée. L'angle est juste, le malaise tangible, notre position inconfortable, et notre émotion prégnante. On peut reprocher au film une certaine longueur, notamment dans les scènes du bordel (là où un peu d'humanité existe enfin), mais on ne peut que saluer la maîtrise d'un sujet ô combien délicat. Kechiche ne lâche rien, ne cherche aucune facilité et nous propose un film édifiant à plus d'un titre.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 31 octobre 2010
C'est un film dérangeant mais remarquable. Abdellatif Kechiche joue subtilement sur plusieurs registres : il y a à la fois l'histoire d'un asservissement volontaire, d'une exploitation inhumaine mais aussi d'une artiste piégée par son attrait du spectacle. Le passage d'une soumission consentie à un réel état d'esclave est à peine perceptible car Kechiche joue sur l'illusion.
Il offre une vision clinique d'une mécanique de déshumanisation. Ce que l'on peut lui reprocher c'est de dénoncer un spectacle tout en l'orchestrant. Nous, spectateurs, sommes sollicités pour regarder l'inacceptable. On peut se sentir piégé car on nous oblige à regarder ce qu'on espérait ne pas voir et ceci jusqu'à l'écoeurement. On se demande comment la comédienne a pu accepter un tel rôle. Même s'il est difficile et très exigeant, c'est un film à voir.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 1 novembre 2010
Poignant et effarée d'apprendre qu'elle a été enterrée seulement en 2002 dans son pays natal l'Afrique du sud.
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