5808 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
347 critiques spectateurs
5
124 critiques
4
113 critiques
3
39 critiques
2
32 critiques
1
20 critiques
0
19 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
mehdi2610
49 abonnés
925 critiques
Suivre son activité
1,0
Publiée le 2 août 2008
Un style bien particulier qu'est le style Jarmusch, la musique éléctrique présente tout au long du film peut agacer, les rôles sont vraiments atypiques et excellement joués, je n'ai ni aimé ni detesté car il y a autant de qualité que d'originalité dans ce film, mais ce n'est pas exactement ce que j'attends du cinéma.
Un film inclassable, qui joue avec les clichés du western pour mieux aller au delà par la suite. Une histoire qui joue sur l'existencialisme, transformant un comptable polissé en hors-la-loi tirant plus vite que son ombre. Et enfin une musique sublime de Neil Young, qui rythme le film avec talent.
Dead Man appartient à ces films particulièrement inclassables dont on ne sait pas trop ce qu'ils sont. Appelons-le un western. C'est simple, il n'y en a pas deux comme ça. Le scénario est assez mince pour un film plutôt long, mais on ne s'ennuie pas pour autant, Jarmusch parvenant à élaborer une atmosphère irréelle, flottante, presque comme un rêve, et qui est absolument fascinante (cela n'est que mon ressenti personnel, mais "Dead Man" fait partie de ce films qui me font un peu "planer"). Il est aidé en cela par une photographie en N&B irréprochable, ainsi que par le blues-rock d'un Neil Young très inspiré. Johnny Depp tient là (à mon avis) son meilleur rôle (à l'époque il choisissait un peu mieux ses films, mais c'est un autre sujet...) Probablement un des meilleurs films que j'ai vus.
Un espèce de road trip western très intéressant dans lequel le personnage principal très bien incarné par Johnny Depp va évoluer de manière conséquente aux côtés de Nobody un amérindien qui s'intéresse beaucoup à ce Blake.L'ensemble du film est une épopée magnifique et nihiliste qui nous fait voir du paysage et des personnages hauts en couleurs...malgré le noir et blanc.
Bon film ! L'interprétation de Johnny Deep est admirable, une de ses meilleurs. La photographie est très jolie et agréable, la mise en scène est réussite, le scénario se laisse facilement suivre (et il y a peu de longueurs dans l'ensemble du long-métrage)... Dead Man est un film que je conseillerais aux fans de cinéma et surtout aux fans de l'acteur.
Un voyage spirituel dans lequel Johnny Depp est des plus convaincant. De plus, la réalisation de Jim Jarmusch, en noir et blanc, renforce cette histoire fascinante. Un western étrange mais trés intéressant.
Avec "Down by law", mon Jarmusch préféré. Un film très barré, magnifiquement photographié par le chef-op de Wenders, et interprété par une ribambelle de tronches plus marquantes les unes que les autres (Mitchum dans son dernier grand rôle). Comme dans un rêve (ou plutôt un cauchemar) éveillé, on suit la descente aux enfers de ce comptable égaré dans l'Ouest sauvage, ses rencontres avec le sexe, la brutalité, la fureur, la folie et la mort, bien entendu, qui l'accompagne dès son arrivée en ville. Vue à sa sortie, voici presque vingt ans, cette œuvre intemporelle reste d'une grande beauté et d'une liberté absolue, tel le personnage de l'Indien Nobody, parcourant des chemins semés d'embûches à la recherche d'une carotte de tabac.
un western étrange et envoutant. jim jarmusch nous transporte dans son univers avec un noir et blanc lisse et pure, et un fond noir et cynique avec un soupçon d'humour. une BO envoutante et des acteurs magnifiques qui laisse un drôle de sentiment sur la fin.
je ne suis pas un très bon critique et je ne sais pas bien argumenter... Mais ce qui est sûre, c'est que je sais reconnaitre un chef d'oeuvre quand j'en vois un. Et dans ce cas là, ça se remarque du premier coup d'oeil : un casting saisissant, un visuel noir et blanc somptueux, une histoire pas banale teinté d' humour noir solidement encré dans des dialogues époustouflant,un western pur et dure comme il se doit sans frôler une seule fois les stéréotypes du genre... Mention spéciale pour la musique de Neil Young (et pour Iggy Pop par la même occaz', dans son rôle de travesti ménagère complètement à l'ouest, j'adore :) )
En nommant le personnage de Johnny Depp, William Blake, Jim Jarmusch a voulu donné un côté poétique à son western. Poésie accentuée par les paroles et la philosophie de "Nobody", l'indien érudit qui accompagne Depp. On retrouve aussi de la poésie dans le parti pris de Jarmusch de faire son film en noir et blanc. Noir et blanc donnant de sublimes images.
Alors oui la lenteur du film et la musique électrique de Neil Young donnent un effet hypnotique et peut rebuter certains.
Mais en fin de compte, nous avons une belle oeuvre de la part de Jarmusch.
Un western incroyablement poétique signé par le maître de l'indé, Jim Jarmusch. Dead Man est étonnamment singulier, un film qui conte le récit original d'un homme qui se meurt lentement. On le voit progresser dans une sorte de purgatoire terrestre avant de "traverser la rivière"... Un voyage teinté de mélancolie, quasiment neurasthénique, et qui permet au réalisateur de dépeindre le monde peu reluisant des occidentaux (le monde des blancs). Le film est rythmé tout le long par des riffs de guitare transcendants (merci à l'énormissime Neil Young). Un périple burlesque intense et violent, un film qui marque les esprits !
Le "dead man", c'est à la fois le personnage principal qui se prend une balle au début du film, part déambuler dans le territoire des morts avant de trouver le passeur qui lui fera traverser le Styx, mais c'est aussi le western, genre qui n'en finit pas de mourir, c'est encore la Nation américaine qui ne s'en remet pas de son péché originel (le massacre des Indiens) et c'est enfin le monde civilisé qui s'est coupé du monde magique des origines. Mais, contrairement aux westerns d'Eastwood, pas question de donner une grandeur à ces figures crépusculaires : il s'agit bien ici d'un précis de décomposition. Evoquant à la fois le bestiaire de Bosch (la ville du début, les 3 chasseurs de prime) ou l'absurdité beckettienne qui ponctue le voyage du héros, semant inlassablement la mort autour de lui, rien ici n'échappe à la déliquescence. Et il faut bien le Noir et Blanc somptueux de Robby Muller ainsi que le visage d'ange de Deep pour faire passer la pilule ! Sans oublier l'humour goguenard, très pince sans rire, mais terriblement macabre de Jarmush. Jamais loin du formalisme distancié et un peu mécanique (son éternel travers), le cinéaste s'en sort ici par la somptuosité de l'écrin, le rythme magique des riffs de Neil Young et par un beau final élégiaque : Jarmush arrête alors de rire sous cape et l'émotion nous étreint. Enfin.
Visuellement le film est réussi en grande partie grâce à la somptueuse photographie en noir et blanc de Robby Müller, la musique de Neil Young ajoute un certain style à l'ensemble, Johnny Depp est excellent encore une fois, ça fait plaisir de voir Robert Mitchum avant que le vieux lion tire sa révérence et Jim Jarmusch arrive à insuffler de la poésie à tout cela. Mais si la lenteur de l'ensemble est voulue, il est pas pourtant difficile de trouver parfois le temps long et de décrocher souvent. Je pense que le film aurait un peu mieux fonctionné sans ses nombreuses longueurs surtout présentes dans le dernier quart du film. Le résultat est parfois remarquable mais il n'est pas difficile de penser qu'il aurait pu être meilleur.