Dead Man, 1995, de Jim Jarmusch, avec Johnny Depp et Gary Farmer (l’indien Nobody). Musique de Neil Young. Film troublant, envoûtant. Lent et long cheminement vers la mort du héros, le lumineux Johnny Depp, accompagné d’une sorte de passeur de l’âme. L’histoire débute pourtant de façon plutôt drôle (mais il est vrai que l’humour jusqu’à l’absurde cohabite fort bien avec le tragique chez Jarmusch), avec un jeune homme esseulé (et la solitude, c’est déjà la mort), qui traverse l’Amérique pour occuper un poste de comptable dans une entreprise délirante, qui rappelle un peu celle du Grand Saut des Coen, poste déjà occupé par un autre. A partir de là, la violence des situations et des personnages de western va toujours être en décalage avec la sérénité ambiante, la douceur du road movie initiatique, des paysages, de la musique, du visage d’ange de Depp et du caractère, à la fois tendre et bourru de l’indien initié et initiateur. Seul un cinéaste de très grand talent peut parvenir à nous captiver sur un sujet aussi surréaliste, métaphysique
Film culte pour beaucoup, "Dead Man" est l'exemple-type de ce que le cinéma indépendant américain est aujourd'hui capable de produire de mieux tant qu'il s'adresse encore à un public relativement large. Jim Jarmush a depuis une vingtaine d'années imposé une marque atypique et facilement reconnaissable. En 1995, il mettait en scène ce Western décalé, aux allures métaphysiques, aux échos surréalistes dans un noir et blanc nous emportant de la première à la dernière seconde dans son esprit, revisitant les mythes de l'Ouest avec un humour souvent à la limite de l'absurde auquel je suis personnellement assez sensible. Abandonnant presque entièrement ses dialogues, il narre une fable anti-conventionnelle, un conte moderne poétique se permettant à plusieurs reprises de superbes envolées lyriques. Les personnages très charismatiques confrontés à l'amour et la violence mais donnant tous l'impression de plus ou moins s'échapper d'un monde oppresseur dont ils ne veulent faire partie peuplent un monde inédit et non moins fascinant, passionnant. Chacun souhaite écrire sa légende, le tout sous les yeux reculés d'une caméra calme, sereine, offrant de très longs plans pour la plupart impeccablement construits. Johnny Depp s'en sort relativement bien, Robert Mitchum dans un second rôle est délirant, bien suppléé par une pléiade d'interprètes venus apporter leur petite touche personnelle (Gabriel Byrne, Iggy Pop...). La bande-son est (employons les adjectifs élogieux lorsqu'ils le méritent) fabuleuse, rythmant littéralement un long-métrage qui aurait été bancal sans son apport. On regrettera cependant un troisième acte hésitant, frôlant de temps à autres le vide, traînant en tout cas inlassablement en longueur de même que la distance trop souvent affichée par Jarmush à l'égard du spectateur. "Dead Man" n'en demeure pas moins un film très intéressant notamment dans la forme novatrice qu'il propose, bien loin des académismes pompeux trop souvent en vogue dans le cinéma actuel.
J'ai trouvé ce film assez compliqué. Après réflexion, on peut voir que Jarmush a très bien maîtrisé sont œuvre. En effet, les moult signe qui nous montre que le héros, ici Johnny Depp, est voué à la mort depuis le début du film sont très bien trouvés. La musique de Neil Young rend bien une ambiance western ainsi que les nombreuses fusillades, ou encore le comique du film.
Ce film est magnifique. Il est pour moi à part, loin du cinéma classique. L'histoire semble flotter hors du temps, entre la mort et la poésie, tout en mettant en scène quelques touches d'humour hilarantes. Je ne voudrais pas oublier le meilleur, la BO, qui donne tout son sens à ce film (merci encore, Neil Young) Je ne mets pas la note maximale pour une seule et unique raison qui est les scènes de contemplation. Malgré le fait que celles-ci soient totalement justifiées, leur lenteur extrème m'a parfois assommée. En résumé, ce film n'a pas pour moi la note maximale mais il en est très très proche...
Je ne voyais pas l'intérêt d'écrire une critique pour se film, quand on voit Jim Jarmusch et Johnny Depp en général, on peut voir, mais en lisant les critiques des 0 étoiles, je me suis dis qu'une explication s'impose :
- regardez ce film en VO sous titré est une obligation, sinon effectivement les paroles de l'indiens n'on aucun sens, c'est des poèmes de Witmann qu'il récite en parlant, puisqu'il accompagne un mourrant vers la mort. Quand au effet spéciaux: dans un film poétique, les explosions ne servent à rien, donc un conseil allez voir Rambo ou Je suis une légende, ça vous ira mieux
Je suis fan de Johnny Depp et pourtant j'ai trouvé ce film très ennuyeux.Déjà, je n'aime pas trop le noir et blanc et encore moins les western mais je trouvais que celui la n'avais pas l'air mal et j'ai eu tort...Premièrement, la musique est vraiment affreuse et c'est quasi toujours la même ( si pas tout le temps).De plus, entre chaque scène il y a un ecran noir qui devient assez agaçant a la longue.Le vocabulaire qu'emploie les personnages du film est vraiment chiant(surtout quand l'indien parle c'est vraiment ennuyeux) et les effets spéciaux sont vraiment pourri(surtout quand le méchant écrase la tête d'un type et que le cerveau sort comme de la purée et le sang comme un peux de ketchup).Le scénario aurait pu être accrocheur mais la mise en scène est vraiment nulle et ce n'est pas la bonne prestation des acteurs qui va y changer quelque chose.Bref j'ai vraiment été super déçu de ce film d'ou ma note de 0 étoile...
Une musique magnifique,des images d'une beauté éblouissante,un Johnny Depp émouvant.Le noir et blanc nous rend ce périple à travers l'ouest sauvage,très confus,absurde,mais c'est ce qu'on aime chez Jarmush.Nobody l'indien à la philosophie étrange amène William Blake jusqu'aux portes du paradis.C'est le passage d'une frontière à l'autre.Selon moi,cela ,est la plus belle interprétation de Johnny Depp,car après avoir pris la balle qui aurait du le tué,j'ai vite compris que seule l'âme de William Blake subsistait.A la fin lorsqu'il est dans le canoe 'esprit',il est délivré de l'insoutenable poids de l'éxistence.Cette vision de la quête entre la vie et la mort est très poétique.UN CHEF D'OEUVRE
Alors là j'avoue ne pas comprendre les critiques.Je suis allé le voir au cinema avec des classes de secondes en noir et blanc sous titré ben je vous dit que c'est la mort.On s'est tous ennuyés.Quelques scenes sympas mais tres mal faites (cerveau qui sort de la tête, meurtres par balle) tous cela est très mauvais.On se demande au début quand sa va demarrer.Bref un très très mauvais film de Jim Jarmusch c'est bien dommage...
Un film contemplatif, onirique, profondément poétique, dans la lignée des épopées absurdes de Jarmusch mais avec cette fois, selon moi, une touche de sens en plus... Sur l'exclusion, le rapport à la mort, le rapport entre imaginaire et pragmatisme. J'ai pu lire ici des critiques assez stupéfiantes, sur la lenteur du film, ou même sur la place importante qu'il accorde à la mort (enfin mince quoi, c'est dans le titre!)... C'est pourtant ce qui pour moi en fait toute la beauté: une fugue de plus en plus lente, représentant le chemin de plus en plus assumé d'un vivant vers la mort, au fur et à mesure que les "délires" des deux exclus se confondent.
normalement, j'aime les westerns, j'aime les films en noir et blanc, j'aime les films centrés sur l'esthétique plus que sur l'action. Donc ce film avait a priori tout pour me plaire. eh bien non: je me suis ennuyé à mort. on m'avait dit, regarde-le 2 fois, tu verras, la deuxième fois tu vas te rendre compte comme il est beau, la musique est super... la deuxième fois, même verdict en pire, parce qu'en plus je savais déjà la fin. Je crois que ce film, on aime ou on n'aime pas: soit on se laisse hypnotiser, soit on passe un mauvais moment. Moi ça été le mauvais moment. l'histoire (il y en a une quand même) se traîne, au point qu'on s'agite sur son canapé, avec une furieuse envie d'appuyer sur le bouton "accélerer" du lecteur DVD; la musique, excellente? moi je l'ai trouvée complètement inadaptée à un western, cette guitare électrique qui joue la même note pendant deux heures, ça crispe les nerfs. Quelques passages marrants quand même, mais trop peu pour sauver le film. Je conçois qu'on puisse aimer ce film, mais moi, en ce qui me concerne, je ne le conseillerais pas.
Bien qu'il y ait pas mal de bonne critique, personnellement je n'ai pas vraiment aprécié. D'abord, la musique qui pourrait être belle perd tout son charme avec les répétitions. Chaque scene semble répétitive ! De plus, comme c'est un western, on s'attend à une attaque de bank, de train,... Bah non ! Il n'y a qu'un seul vrai duel ! Le film est ennuyeux ! Cependant je mais quand même 1 étoile car je trouve le choix du Noir et Blanc parfait et les passage "gore" mettent du "peps" dans le film...
Bon petit film mais je ne suis pas un adepte du noir et blanc ce qui est dommage , une bonne histoire , mais une fin un peu trop généreuse a mon goût voila 2 étoiles suffisent amplement
Un très bon film de Jim Jarmusch sous forme de road movie à l'esthétique visuelle et musicale exceptionnelle. Une poèsie portée par la musique géniale de Neil Young et renforcée par l'image en noir et blanc. Ce film est un western atypique, étrange et fascinant. La photographie est surréaliste et accentue le côté mystique de cet univers shamanique. Le casting est pléthorique. Dans le rôle du comptable William Blake, Johnny Deep est excellent comme d'habitude. A la suite d'une série d'événements, il sera contraint à la fuite, puis, blessé, commence alors pour lui un long voyage initiatique au côté d'un indien "mémorable".
Curieusement le rythme peu enlevé du film n'entraine pas de longueurs excessives. Ce film ne ressemble à aucun autre. On peut se laisser entrainer dans ce mystère ou rester dehors mais la réalisation est splendide.