Zardoz
Note moyenne
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Tupois Blagueur
Tupois Blagueur

75 abonnés 1 162 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 juillet 2015
Les films de science-fiction des seventies ont une esthétique reconnaissable entre toutes : des couleurs flashies, des costumes et décors "futuristes" clinquants, et "Zardoz" en est un bon représentant. Cependant, contrairement à certains autres, il a (très) mal vieilli et apparaît aujourd'hui plus comme un nanar qu'un film conventionnel tant la tenue des personnages (inoubliable Sean Connery avec sa moustache et son slip magnifique et son espèce de salopette orange pétant) est ringarde. Heureusement pour nous, le film nous présente un univers construit et intéressant avec sa propre mythologie et quelques morceaux de bravoure spoiler: (le vol dans Zardoz et la transe collective par exemple)
. Et si le scénario paraît de temps à autre confus, ne sachant pas trop où il avance, on ne s'ennuie pas. Dommage que John Boorman se soit un peu noyé dans son ambition (car oui ce long-métrage est ambitieux) et dans le visuel trop kitsch, sinon le résultat aurait été fort sympathique. Pas terrible de la part du réalisateur de "Delivrance"...
7eme critique

625 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 avril 2017
Il est moins séduisant notre James Bond tout à coup...
Nom de Dieu, qu'est-ce que c'est que cet accoutrement ridicule à base de slip, de bretelles, de moustache, de rouflaquettes et de natte... C'est avant tout cette touche de mauvais goût quant au personnage principal qui rendra le film à la fois nanardesque mais aussi culte. Mais attention, le film en lui-même n'est pas qu'une coquille vide et renfermera au final quelques qualités, notamment dans sa mise en scène très originale flirtant avec la patte d'Alejandro Jodorowsky, proposant un peu de sexe, de violence, une certaine puissance énigmatique et une recherche de spiritualité, nous laissant découvrir cette histoire comme si nous étions sous l'emprise d'une drogue. De la science-fiction kitsch certes, mais plus travaillée qu'elle n'y paraît. Ce voyage au paradis plutôt osé deviendra pour certains spectateurs, un aller simple vers l'enfer, ou une belle découverte originale et mystérieuse pour d'autres.
ManoCornuta

360 abonnés 3 080 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 janvier 2020
On ne pourra pas reprocher à John Boorman d'avoir cherché à donner du fond à son sujet. En revanche, le délire de la forme fait éclater le sérieux de l’entreprise dans une farce qui sent l'hallucinogène à plein nez: des costumes aux décors en passant par le jeu des comédiens, Zardoz est kitschissime à souhait, de façon presque consternante. Assez étonnant de penser que le même bonhomme venait de sortir Délivrance peu avant... En tout cas, le résultat imprime ici plus la rétine que le cerveau, par son abus de couleurs criardes et sa réalisation aux mouvements de caméra parfois curieux. J'ai déjà vu plus innommable, mais ce film ne rend pas justice aux talents de ceux qui l'ont fait, et qui se sont bien rattrapés par la suite, heureusement pour eux. Restera l'image éternellement culte de Sean Connery en héros le plus ridiculement habillé du monde...
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

164 abonnés 2 041 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 juin 2020
BAZARDOZ : PARODIE OU PART ODIEUSE ?

Zardoz, c’était pour moi le souvenir d’un visionnage assommant, avec plusieurs images-clés qui flottaient dedans. Peut-être parce qu’il est à la fois étrange et répétitif, le film a imprimé dans ma mémoire différentes scènes visuellement épiques où Sean Connery est figé dans son costume abracadabrant et son expression expectative habituelle parce qu’on a oublié de lui construire un personnage.

“Je suis une parodie !”, clame le film haut et fort, dès l’introduction-prologue réclamée par la 20th Century Fox afin de “mieux faire comprendre le film au spectateur”. Yep, on le prenait pour un imbécile, et c’était peut-être un mal nécessaire, car le film n’est effectivement pas dénué de double fond pour la seule raison qu’il est médiocre – pire, sa médiocrité a caché son véritable intérêt au public. En revanche, les producteurs n’ont pas été capables (à l’inverse du spectateur, cette fois) de se rendre compte que Zardoz n’est pas parvenu à être une parodie.

C’est un des quelques films de l’époque où la SF montait en force à ne pas se situer dans son interprétation littérale, mais plutôt dans une lignée d’œuvres de pulp fiction qui a apparemment suivi La Machine à explorer le temps (George Pal, 1960), des films intemporels qui ont fait figure de fausses anomalies disparates sur trois décennies. Zardoz est un ovni, oui, mais il fait partie d’une famille de films dissonants qui hésitent à devenir cultes et mériteraient d’être remis en grâce.

BIZZARDOZ : PATAUGER DANS LA QUATRIÈME DIMENSION
Peu à peu, on va être placé entre des efforts artistiques localement démesurés (sur les décors notamment) et un barbouillage d’astuces cinématographiques quasi-amateures. Se trouver entre les deux, c’est vide, c’est malaisant. Mais (et contrairement, je crois, à l’opinion générale) non parce que le film est foncièrement mauvais : plutôt parce qu’il laisse trop d’espace entre son génie et ses ratés, ou bien entre Connery (avec son personnage de sauvage qu’il joue mal) et une espèce de communauté new age transhumaniste avant l’heure (tellement apathiques que leurs interprètes n’ont pas besoin de bien jouer).

Cet espace, on baigne longtemps dedans, à se demander si ce qu’on regarde est un navet ou juste un… truc bizarre. On est emporté dans la quatrième dimension avec les notes de la septième symphonie de Beethoven, qui portera une ambiance autrement plus oppressante chez Alex Proyas (Prédictions, 2009). Le voyage est lancinant, psychédélique bien sûr, mais plus éthéré que dérangeant malgré qu’il porte tout le drame de la privation de libertés sous différentes formes. Et c’est surtout un espace riche en possibilités qui sait convertir un kitsch ravageur en charme désuet.

– Ensemble, la compétence du cinéaste et la nullité de la direction artistique (ainsi que de la direction d’acteurs) rendent le film surnaturel, et… c’était un des buts recherchés.
– Les hippies ultra-civilisés immortels qu’on appelle “Éternels” et la “Brute” de Connery atteignent des niveaux d’inexpressivité similaires pour des raisons différentes, ce qui… les met sur la même longueur d’onde.

BEAUX-ARDOZ : UN UNIVERS PROPRE
Tout cela, ce n’est que le début du processus où Zardoz crée son propre univers, avec sa propre géographie, sa culture et sa politique – bien loin du Magicien d’Oz qui lui sert de base et que, grâce ou à cause de la route de briques jaunes, on traversait en ligne droite d’un chapitre à l’autre. Cette route, Boorman la détruit et en jette chaque brique sur la tête des censeurs : de la nudité, de la sexualité, de la bestialité, du racisme, autant de choses mises en scène sourdement, presque avec délicatesse, jamais de manière choquante mais avec une bonne dose d’avant-garde.

Pas seulement d’avant-garde, d’ailleurs : Boorman est carrément visionnaire. En évitant à la fois la SF et la contre-SF, il peint un univers futuriste qui, sans chercher à être juste, tombe par mégarde très près de la vérité.

Des hologrammes, des bips discrets (du moins largement davantage que dans le reste de la SF des 70s), des synthèses vocales propres (inspiration HAL 9000 ?), un monde où l’ennui est la plus grande peur et l’apathie métaphorisée sous forme de maladie ? Bien vu.

Avant de réaliser L’Exorciste 2 (1977) qui sera dans la même veine de “mauvaise réalisation charmante”, Boorman fait l’exorcisme d’un monde dont la seule liberté est de croire qu’il est vraiment libre – un mensonge nécessaire au maintien de la santé mentale des Éternels, mais qui scelle aussi leur destin.

HASARDOZ : RATER LE RATAGE VOLONTAIRE ET PAR CONSÉQUENT RÉUSSIR
Prévu et annoncé comme une œuvre de divertissement, Zardoz prend pourtant beaucoup de temps pour expliquer certains de ses éléments, et fait preuve d’une narration raffinée qui ne laisse pas voir ce qu’elle nous cache – du moins jusqu’à une partie finale qui, par contre, s’éternise, comme si le scénario prenait soudain conscience qu’il n’était pas qu’un simple délire. Telle une transe qui est lucide sans le savoir, l’œuvre fait planer mais le retour à l’action est chaotique.

Parodie ratée devenue bon film par accident, Zardoz est un gros “meh / 20” dans tous les genres qu’il a erratiquement essayés de remplir – mais dans le sien propre, c’est un ovni génial, même s’il est un navire condamné à couler dès son départ du port – et ce n’est peut-être pas un hasard si l’orchestre continue de jouer en plein massacre… comme sur le Titanic, à en croire la légende.

Pas étonnant que le film marque et ennuie à la fois : comme j’étais immature au moment de le visionner la première fois, l’audience en 1974 était immature pour le voir, d’où l’acquisition d’une fanbase tardive mais fidèle.

Si vous voulez voir Connery tenter de faire oublier qu’il est 007 et y arriver par la pure force d’un visuel cachant plusieurs messages politiques mal cousus ensemble, le tout sur fond de figurants qui tombent comme des mouches sous des centaines de balles à blanc, il est encore temps : il y aura toujours Zardoz.

→ https://septiemeartetdemi.com/
Oxymetal
Oxymetal

101 abonnés 688 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 mai 2014
Film concept d'une bizarrerie peu commune, "Zardoz" est un métrage de Science-Fiction rétro qui vire dans l'outrance et l'absurde qui lui confère aujourd'hui le statut de film "Culte" pour toute une génération de cinéphile. Entre le "Nanar" psychédélique et une réflexion pessimiste de l'évolution humaine, "Zardos" reste une curiosité à ranger au coté de l'étonnant "L'Age de Cristal" (Sortit en 1976). Les costumes ringards et les effets spéciaux très "Cheap" donne un certain cachet à l'ensemble, mais la véritable surprise vient clairement du coté du scénario plutôt alambiqué et bavard dont on ne peut reprocher le foisonnement d'idées pour le moins originales. Trop avant-gardiste pour l'époque, le film connu un échec cuisant lors de sa sortie en salle. Malgré l'apparition de "Sean Connery" et "Charlotte Rampling" au générique, "Zardoz" laisse une impression légèrement mitigé. Certains y verront un film complexe et subtil révolutionnaire, et d'autres n'y verront qu'un "Nanar" vide et pompeux sans réel grand intérêt. A vous de juger ?
Real C
Real C

123 abonnés 930 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 décembre 2014
Il existe des films connus que pour une seule image. Pour un seul visuel. L'image de César menaçant dans la planète des singes, Valérie Lemercier montrant son derrière dans...le Derrière. Celui là c'est pareil. On ne le connait que pour une seule chose : Sean Connery en slip rouge !

En 2293, Zed, un exterminateur, brave l'interdit en entrant dans Zardoz et se retrouve dans une cité utopique peuplée par des hommes et des femmes appelés les éternelles. Découvrant la cruelle vérité sur ce "paradis", il va employer de détruire les fondements de cette société.

Alors par où commencer. Difficile à dire. C'est un film comme Horns et Melancholia mais en pire. Un film qui est profond dans le fond et qui pose des questionnements existentielles sur la vie, la mort, la religion, la connaissance,... et de très bonnes questions. La mise en scène très subtile et John Boorman raconte le film de manière très intelligente en étant très visuel. En clair, dans le fond il s'agit d'un vrai chef d'oeuvre.

Par contre, il pêche vraiment dans la forme. Ce film a très mal vieilli mais même en tenant compte de ça. Il est profondément nanar !!! Il y a trop de scènes qui sont ridicules dans la forme, des erreurs monstres, des faux raccord trop visibles et une esthétique vraiment douteuse (c'est quoi tout ces nus ?).

Les acteurs, je n'en parle même pas. Sean Connery est sans conteste celui qui se ridiculise le moins et heureusement qu'il n'est en slip rouge uniquement dans 2/3 du film ( spoiler: il est même plus ridicule en marié qu'en slip rouge perso
). Les autres acteurs sont pires. Charlotte Rampling retourne sa veste à vitesse grand V, Les figurants sont d'un ridicule sans nom pendant une bonne partie du film et le gars qui joue le rôle d'Arthur Frayn, le grand méchant ( spoiler: il est méchant au faite ?
), est tordant rien qu'avec ces moustaches dessinés. C'est le meilleur perso de film. Tous l'univers est tellement barré que ça en est plus que drôles.

En conclusion, ce film est trop mauvais pour être un chef d'oeuvre et trop drôle pour être un navet. Mais trop bien conçu pour être un nanar. C'est juste un film qui raconte beaucoup de choses profondes, mais qui a une esthétique visuelle tellement bizarre et wtf qu'on ne parvient pas à prendre vraiment au sérieux une seule seconde. Je le recommande séance tenante à tous les fans du grands Sean. Par contre, la version française fait que ce film rentre allègrement dans la catégorie des nanars !
cylon86

2 838 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 mai 2010
John Boorman s'essaye à la science-fiction... et se plante. Le film se prend trop au sérieux (comment est-ce possible quand Sean Connery se trimballe en slip rouge le trois-quart du film ?) et à force de trop vouloir phillosopher, Boorman fait ce qu'on pourrait qualifier de masturbation psychique. Le fond du film est à l'image de sa forme : lourdingue. Reste quelques moments fascinants, de beaux décors et Sean Connery en slip.
djacno T.
djacno T.

43 abonnés 858 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 juin 2013
Au delà du ridicule, ce film est singulièrement singulier. Malgré un scénario bidon et de faibles moyens,
(costumes et décors en plastoc, trucages bidons), on est transporté par ce trip psychédélique où tout semble factice et irréaliste. On est hypnotisé par la voix qui martèle sans cesse Zardoz.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 3 octobre 2009
Ce film c'est le grand delirium! Boorman nous livre une véritable reflexion philosophique sur la vie, la mort, dieu, le sexe et l'existence même de l'homme. Cette reflexion prend la forme d'un conte psychadelique où des sortes de hippies se prêtent à des discutions et à des rythes qui surprendront les cinéphiles les plus ouverts. Quoi qu'il en soit si vous adhérez à cet univers vous ne pouvez qu'aimez ce film tant il se revelle juste de part son analyse philosophique et dans la façon dont il presente la nature humaine, peut de film peuvent se vanter d'avoir un scénario aussi travaillé et original.
Si le côté kitsh du film lui donne un certains charme il faut bien admetre que cet aspect du film à beaucoup vieilli et aujourd'hui il peut preter à a sourire. Comme autre défaut du film j'ai trouvé que la mise en scéne était aps moment un peu "bancal".
Quoi qu'il en soit si Zardoz n'est pas un chef d'oeuvre il en reste quand même un trés bon film d'anticipation qui pousse à la réflexion.
Redzing

1 455 abonnés 4 946 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 décembre 2011
"Zardoz" est une œuvre difficile à aborder, très loin des blockbusters commerciaux, considérée comme un nanar faussement intelligent et complètement kitsch pour certains, comme une fable philosophique pour d'autres. Il est clair que les couleurs, vêtements, le montage façon clip psychédélique, et surtout le look impayable de Sean Connery rendent l'ensemble assez désuet. Mais le fond est intéressant. Bien que le scénario soit extrêmement confus, on y retrouve dans un esprit typique des 70's des critiques du progrès excessif, des manipulations génétiques, de la religion, et de l'utopie qui dégénère tôt ou tard. Et avec ses nombreuses images et symboles, le décodage est parfois laborieux. Il n'empêche, à chacun de se faire son avis sur cet OVNI.
this is my movies

824 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 juillet 2016
Évacuons direct le côté kitsch de la chose et parlons cinéma : J. Boorman est un grand metteur en scène et il signe ici un film formellement rempli de trouvailles et de trucages étonnants, de plans sublimes et d'inventivité. Le scénario est par contre un espèce de trip mystique inspiré de "Le magicien d'Oz" et qui reflète bien le courant flower power en vogue à l'époque. Il a d'ailleurs sans aucun doute possible été écrit à la suite de plusieurs soirées fumettes et tourné dans des conditions idoines. Le rythme est donc assez lent, on s'ennuie beaucoup devant ses gens qui parlent (et qui racontent des trucs pas toujours très clairs) et si le message contestataire est assez limpide, la forme divise. Son échec à l'époque et son coté kitsch lui ont depuis ouvert la voie à un statut de film culte qui laissera de nombreuses personnes sur le carreau. Pas inintéressant mais pas indispensable non plus. D'autres critiques sur
Vador Mir

305 abonnés 999 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 novembre 2020
Alerte au film superculte. chef d'œuvre d'anticipation metaphysico politico spirituel. Avec le look improbable de Sean Connery en slip avec une moustache. Le film peut paraitre kitch, surjoué et ridicule mais ce film touche à des sujets d'une grande profondeur rarement exploités dans le cinéma.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 11 septembre 2012
Film de science-fiction typique de la fin des années 60 début 70. Avec ses côtés psychédéliques et kitsch, une histoire invraisemblable et en fait bancale car Boorman se perd souvent dans des scènes hallucinées mais pas très inspirées et lucides. Bref une curiosité mais pas ce que le cinéaste a fait de mieux.
totoro35
totoro35

122 abonnés 1 787 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 mars 2012
Pur produit de son époque, un film inclassable, baroque, outrancier, kitsch et instantanément culte, alternant sans cesse moments en état de grâce et délires arty frôlant le ridicule, mais fascinant dans son propos et dans son ambiance délicieusement païenne.
Pascal
Pascal

256 abonnés 2 477 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 avril 2021
J"ai vu "Zardoz " lors de sa sortie et le film m'avait alors beaucoup impressionné. Je le revois régulièrement et je pense l'avoir regardé pas loin d'une dizaine de fois, sans doute pour en saisir toutes ses subtilités. Presque 50 ans après sa sortie, "Zardoz " est toujours attrayant, même s'il a un peu vieilli. Le problème de "zardoz" c'est son scénario difficile à comprendre, qui nécessite une grande attention aux dialogues. Je pense que beaucoup de spectateurs passeront complètement à côté du film, car finalement pour un film de science-fiction, il y a peu d'actions. Volontairement embrouillée, la chronologie de l'histoire est pourtant très simple. En résumé, les élites ont décidé de devenir immortel et de comprendre le sens du monde, de l'univers et de la vie. Elles ont crée un "vortex" sorte de vaisseau spatial qui certes, leur a permis de voyager dans l'univers, mais qui ne leur a pas permis de résoudre la question des origines. Au sein du vortex, les élites se sont rendues compte que l'immortalité était un piège. L'une de ces élites qui se fait passer pour un Dieu (zardoz) auprès des humains qui n'ont pas été autorisés à vivre dans le vortex, décide de faire entrer l'un d'entre eux ( un tueur) dans le "vortex" afin d'en terminer avec l'immortalité qui y règne et de retrouver ainsi le déroulement de la vie ( naissance, vie et mort). Chronologie qui est la seule souhaitable. Le film se propose de nous montrer pourquoi. La mort n'est pas à craindre. On retrouvera Sean Connery qui a l'époque était james bond à l'écran et Charlotte Rampling qui fera la carrière cinématographique que l'on connait. Le réalisateur Anglais John Boorman signera plusieurs films de grande qualité dont peut-être le point d'orgue sera "Délivrance ". Son travail et notamment ce "zardoz" trouvera plus tard, quelques passerelles dans les thèmes abordés, avec celui de Terence Mallick. Zardoz est un film aujourd'hui un peu oublié , que les spectateurs exigeants ne devraient pas manquer. Un film faussement grand public.
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