560 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
82 critiques spectateurs
5
15 critiques
4
17 critiques
3
17 critiques
2
21 critiques
1
5 critiques
0
7 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
DreamyFramesSeeker
21 abonnés
138 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 3 février 2025
Une tête de pierre crache des armes, un homme en slip rouge danse sur les ruines d’un monde échoué. Zardoz n’est pas un film, c’est une hallucination celluloïdique, une prophétie prononcée en chant guttural par un oracle sous LSD.
Sean Connery, moustachu et enragé, traverse des paysages de verdure comme un fauve égaré dans un jardin dystopique. Il tue, il questionne, il embrasse l’absurde avec la vigueur d’un mythe grec réécrit par un enfant en transe. Les Éternels, ces dieux de pacotille, se meuvent en langueur, prisonniers d’une immortalité stérile. Ils sont beaux, mais ils sentent le moisi.
Puis il y a Charlotte Rampling, plus qu'une actrice : une silhouette d’éther. Très belle, d’une finesse qui défie la logique humaine, elle se déplace avec la grâce d’une apparition, une déesse éthérée que le temps semble oublier. Elle incarne une beauté froide, lumineuse et distante, comme une étoile morte flottant dans l’espace. Elle semble ne jamais être de ce monde, une présence qui réchauffe et glace à la fois.
La lumière s’effiloche sur des décors en carton-pâte où chaque pierre semble suintante de significations ésotériques. Le temps est une flaque où les reflets de la fin du monde se plissent. Zardoz est une folie déguisée en film, une blague cosmique murmurée à l’oreille d’un rêveur. Si vous tentez de le comprendre, vous l’avez déjà perdu.
Zardoz est un film au charme certain, si si. Il fait partie de ces productions SF à moyen budget des années 60 à 80 qui compensèrent leur manque relatif de moyens, et même le sublimèrent, par un sens très poétique de la cinématographie, que ne pourraient jamais restituer les giga-blockbusters FX de nos dernières années. Les effets spéciaux vieillisent, la narration n'est pas simple à suivre, mais le film n'en affirme que davantage sa propre identité : on n'est pas dans du divertissement de masse, et diviser le public semble être un effet recherché. J'aurais pu me limiter à 4 étoiles car j'avoue avoir un peu décroché sur la fin, mais les scènes bucoliques et futuristes du début sur fond de flûte m'ont tellement fait planer qu'un petit supplément s'impose.
Ma cinquième incursion dans la filmographie de John Boorman, réalisateur notamment du film culte "Delivrance" pour un long-métrage qui traite aussi bien de la lutte des classes que du rapport humain à la figure divine. De la science-fiction post-apocalyptique dans la lignée classique du genre en Angleterre dans les années 70, visuellement proche de séries comme "Le prisonnier" avec son côté psychédélique, onirique et franchement inventif en termes de mise en scène.Malgré la présence au casting de Sean Connery, alors en pleine gloire post-James Bond et Charlotte Rampling et riche de quelques ficelles scénaristiques, un ensemble au final assez confus, pas toujours facile d'accès, lent et qui, surtout, a plutôt mal vieilli. Un projet assurément ambitieux, massif mais qui ne m'a pas touché outre mesure. Globalement bien.
Je m’étais promis de voir un jour ce film... voilà qui est donc fait... Alors, euh, comment dire... y’a certes de la substance dans ce scénario mais, purée, y’a surtout tout le reste. C’est nanar, c’est culte, c’est « Zardoz » !
Dans ce film de John Boorman, Sean Connery est Zed, un exterminateur d'hommes au service de son dieu Zardoz sur une Terre livrée au carnage. Un étrange voyage lui fait découvrir une nouvelle communauté. Le sujet de Boorman est une fable sophistiquée et ésotérique que son verbiage et sa liturgie bizarre rendent particulièrement absconse. On comprend que la bulle où vivent des jeunes femmes et des jeunes gens au style néo baba-cool et éphèbe, suivant le formalisme seventies et hippie du film, est le sanctuaire de la beauté et du génie humain. La philosophie du film semble de dénoncer un paradis illusoire, spoiler: où la mort n'existe plus, pas plus que la procréation humaine , un éden qui uniformise, qui aseptise, dévirilise et qui, par conséquent, excerce une tyrannie feutrée et inhumaine. Zed et son interprète semblent égarés dans un univers profus dont le dessein et la dialectique ampoulée manquent de clarté. J'ai regardé le film de Boorman comme une curiosité intrigante à l'esthétique largement démodée, comme on peut en juger aux déambulations en spoiler: slip rouge du mâle Sean Connery (le pauvre!).
ZARDOZ fait partie de ces films “mythiques” des années 70, comme LA PLANETE DES SINGES ou BARBARELLA, qu'on rêve de voir un jour... et dès qu'on les a vu s'impose l'évidence : mais comment un truc aussi ridicule peut-il être devenu “culte” ?? Les premières scènes du film laissent pourtant présager du meilleur : des cavaliers aux masques de théâtre grec à deux visages reçoivent d'un vaisseau volant en forme de masque géant (à ben oui, on est pas dans un film réaliste...) des armes pour “purifier le monde” et chasser la vie qui n'est que dilapidation de la semence et de l'énergie. L'injonction de leur dieu Zardoz : “The gun is good - the penis is evil”, inversion des valeurs des plus excitante, annonce une suite prometteuse. Mais le film s'enlise bien vite dans des dialogues empreints d'une rhétorique mystique assez incompréhensible, et dans un plaidoyer passablement contradictoire contre les dérives de la civilisation. L'indigence de moyens dans laquelle Boorman semble se complaire apporte elle une certaine candeur naïve assez amusante aux artifices d'un style typique 70” devenu très kitsch : décors issus d'un magasin d'accessoires de théâtre, bulles et polyéthylène gonflables tenant lieu d'architectures futuristes, vêtures dignes d'une secte baba-cool. C'est pourtant au milieu de ce bazar de délire spiritualiste pseudo-écologique, entre grotesque et lamentable que s'épanouit le véritable trésor du film, l'incroyable présence de Charlotte Rampling, sa grâce et sa beauté de sirène qui magnétise chacune de ses apparitions. Car ici, le vrai mythe, c'est Elle.
Alors oui, ça a terriblement vieilli... Boorman aimait le symbolique et l'ostentatoire, et les maniait parfois avec mauvais gout... mais ce film a une vraie force, et il est d'une extréme intelligence. Sean Connery, grace à son charisme, parvient à ne pas ètre ridicule malgré le slip rouge...
Jamais Kitch n'aura été aussi grandiose, si en plus on a droit à Monshieu Shean en string à paillette pour cette leçon de cinéma, alors on se tais et on profite.
Bonjour tout le monde, Wizard of Oz ( le magicien d' Oz) donne pour le réalisateur John Boorman Zard' Oz donc Zardoz. Ce grand film est une sublime métaphore des sociétés humaines. La lucidité du message de ce cinéaste irlandais reste toujours d' actualité. Cordialement. Gérard Michel
A quoi sert le savoir ultime? Est-ce que l'immortalité apporte la vie éternelle? Est-ce que la vie doit être éternelle? Où allons nous? Zardoz est un film étonnant et culte.
ÉPIQUE !!! Une merveille ! Au début on rigole bien... et au fur et à mesure, on comprend que ce film nous fait voyager bien au-delà de ce qu'on pouvait imaginer !! Il apporte un vrai questionnement sur la réalité et notre état animal ! À vouloir en faire trop, ce film part un peu dans tous les sens (et certains le lui reprocheront sûrement) mais je trouve pourtant que ces ouvertures, même si non justifiées, ouvrent le film vers un Tout absolu ! Vive ZARDOZ !!!
J'ai vu ce film pour la première fois j'avais 16 ans! Il est très différent des autres films que j'avais pu voir auparavant. Je fus surpris par l'étrangeté du récit, des costumes, des décors. Revu plusieurs fois depuis, j'adore l'histoire et le héros Zed joué par un des meilleurs acteurs de l'histoire du cinéma. Sean Connery joue à merveille dans ce film de Science Fiction spirituel psychédélique ! J'adore cet acteur dans ce rôle et c'est pourquoi...depuis, j'ai adopté la moustache de Zed !
Un film vraiment bizarre, je dirai même déroutant, c'est kitsch comme c'est pas permis. Zardoz malgré tout est un film "culte" malgré ses nombreuses allures du nanar. En terme d'extravangance on a pas fait mieux (je parle bien sur de la tenue insolite de Sean Connery). Ce film est surement le fruit d'un trip particulier de Boorman. On a réellement du mal a rédiger une critique constructive sur ce film tant il est particulier.
Une fois passé le coté archi kitsch du film (Sean Connery en moule bite rouge, cartouchiere autour du torse velu, et grande botte noire) qui fait aussi son charme, on découvre un film étonnant. Le réalisateur y dévéloppe des idées interressantes sur l'immortalité, le savoir, l'imaginaire et la liberté. Une démocratie parfaite (les "vortex"), eternelle, cultivée, aux naissances controlées et en harmonie avec la nature peut elle etre viable? Après tout, l'immortalité, c'est long... surtout vers la fin !
Très bon film sur un scénario futuriste intéressant. Rappelant un peu les Eloïs de "La machine à explorer le temps". De plus, toujours très drôle de voir Sean Connery en slip rouge !