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antony Z.
83 abonnés
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2,5
Publiée le 22 septembre 2020
sentiment partagé... d'un côté un scénario léger, inintéressant et décousu avec des scènes improbable notamment dans les dialogues et les divers rapports des personnages. Et d'un autre, un esthétisme particulier qui capte l'attention tout comme ce personnage central singulier et naturel interprétté avec une belle énergie et beaucoup de charme
Une critique très sévère et même démesurée comme de considérer ce film original de P. Verhoven comme le pire film de l'histoire (razzie award etc) ou comme
Quitte à se payer un gros fantasme érotique à quelques dizaines de millions de dollars, autant investir un minimum dans le scénario pour s’assurer de la qualité des dialogues, du rythme, de la vraisemblance. Et puis tant qu’à faire, on aurait pu diriger un minimum l’actrice pour qu’elle ne se ridiculise pas dans un surjeu complet. Tout est tellement pauvre que le côté frontal du film (dans l’érotisme comme dans la satire ou la violence), qui aurait dû être une qualité, ressemble à du voyeurisme gratuit. Belle réalisation quand même.
Un film sulfureux qui dépeint un monde impitoyable et débridé où la danse est un moyen agressif et aguicheur de régler ses comptes. Brutale limite enragée, l'héroïne donne d'autant plus de caractère au scénario déjà impétueux. Du show chaud (héhé) !!!
Une belle déception de la part de Paul VERHOEVEN (Robocop, Total recall, Basic Instinct, etc...) que ce film sur un sujet intéressant (l'arrivisme et la vulgarité) mais qui comporte des scènes grotesques (la scène de la piscine, etc..) ou des scènes invraisemblables avec un scénario de roman photo.
En dépit des critiques négatives lors de sa sortie, je me suis décidé à visionner ce film, après avoir lu quelque part que ce serait un chef d'oeuvre méconnu. Bon Paul Verhoeven a peut-être tenté de dresser un tableau (sinistre) des Etats unis au travers de ce film qui se voudrait ainsi subversif, mais, si c'est le cas, il a franchement manqué son coup. Les interminables scènes de danse et de revues sont répétitives et terriblement ennuyeuses. Quant à la nudité, elle n'a plus grand chose de subversif aujourd'hui. La débauche de dialogues vulgaires correspond peut-être à la réalité de ce milieu, elle n'en est pas moins pénible au bout d'un moment. Cette nouvelle version d'un thème très classique, l'ascension dans le milieu du show bizz d'une jeune inconnue, n'est guère convaincante. Le scénario décolle un peu vers la fin, mais ça ne suffit pas à sauver l'ensemble. Sans doute l'un des plus mauvais films de Paul Verhoeven, dont je suis pourtant un fan.
Film suscitant des réactions complètement opposées (honni à sa sortie, il est aujourd'hui considéré comme un chef-d'oeuvre incompris), je suis relativement partagé par ce long-métrage de Paul Verhoeven qui m'a dans l'ensemble séduit même si je le considère comme un des moins bons films parmi ceux que j'ai vu du réalisateur. L'histoire de cette jeune femme recherchant la gloire (à tout prix) et découvrant la face cachée de l'industrie de l'entertainment aux États-Unis est racontée avec talent et on s'attache assez facilement au personnage principal de l'intrigue. Le décor de Las Vegas s'accorde parfaitement et constitue le paroxysme aux États-Unis de la proximité entre le monde des paillettes et celui du vice. La distribution est inégale. Elizabeth Berkeley n'est pas la plus convaincante des actrices (de là, à lui jeter l'opprobre au point d'enterrer sa potentielle carrière). Kyle MacLachlan est extrêmement charismatique en playboy dénué de moral. Gina Ravera et Gina Gershon sont correctes. Les scènes à caractères tabou (que ce soit celles de strip-tease, de lapdances, de sexe ou de viol) ne sont finalement pas si choquante que ça. Je suis un peu surpris qu'elles aient pu choquer le public puritain américain (le septième art a su nous habituer à bien plus trash). C'est plutôt un bon film, son échec critique et commercial me semble bien décalé.
Si je voulais donner le change, je pourrais dire que Showgirls est une œuvre mésestimée, dénonçant ouvertement les dérives du show-business. Oui, sûrement… mais je ne suis pas sûr que ce soit la raison principale de mon étrange attachement pour ce film. En réalité, ce qui me fascine, c’est le jusqu’auboutisme avec lequel Verhoeven s’enfonce dans la vulgarité et l’érotisme. Le pire c’est que toutes les situations scabreuses sont filmées avec la plus grande élégance par le hollandais violent. Showgirls raconte l’histoire tristement banale de Nomi, jeune danseuse prête à tout pour percer dans le milieu de la danse, quitte à y laisser des plumes (un choix de carrière aussi audacieux que casse gueule pour la jeune Elizabeth Berkley). On perçoit alors que ce film a une portée personnelle pour le réalisateur: l’héroïne ne serait-elle pas simplement le reflet de Verhoeven, obligé de se « prostituer » pour gravir les échelons d’Hollywood? Bref, Showgirls est un film provocateur et clinquant qui ne méritait aucunement ses nominations aux razzie awards.
Showgirls est un film sur Vegas, certes en dessous du chef d'oeuvre absolu qu'est Casino, mais également très réussi, décrivant l'univers impitoyable de la capitale mondiale du jeu, du strass et des paillettes, métaphore de l'Amérique moderne, où la réussite tend les bras à qui a du talent et travaille dur pour accomplir ses rêves. Le film est complexe, ambivalent, à la fois cynique et candide, enthousiaste et désenchanté mais finalement réaliste et révélateur de l'Amérique business des années Clinton, il aura certainement une grande valeur pour les historiens du futur. A noter enfin la performance d'Elisabeth Berkley, une étoile éteinte par le bide commercial et critique que fut Showgirls à sa sortie. Un grand Paul Verhoeven finalement.
Elevé au statut de film culte par certains, détesté par d'autres, Showgirls a fait couler beaucoup d'encre. Malgré un scénario assez bancal, ce film a une atmosphère unique: sexy, étincelant, provocant, sordide par moments, on se surprend à le regarder sans voir le temps passer.
De film détesté à film adulé, "Showgirls" de Paul Verhoeven a su conquérir le cœur des critiques au fil des années, les mêmes critiques qui criaient au navet trente ans plus tôt d'ailleurs, tout en ayant encore cette aura de film un peu "honteux", de plaisir coupable et d'OVNI du cinéma flirtant entre chef-d’œuvre absolu et nanar. Pour moi, il n'est ni l'un ni l'autre. Après l'avoir vu une premier fois, je l'avais apprécié mais sans plus et voulant raviver mes souvenirs, j'ai décidé de me le repasser une seconde fois. Et franchement quelle surprise ! En le revoyant aujourd'hui, je redécouvre complètement ce film ; un film trash, quelques-fois vulgaire, de mauvais goût, kitsch à souhait avec, par-dessus le marché, un jeu d'acteur bien trop excessif. Et nous sommes bel et bien devant la recette du parfait film camp. Le film fait en effet partie des plus emblématiques de ce style de la sous-culture gay que Susan Sontag a théorisé dans les années 60. Et effectivement, vu à travers ce prisme-là, le film est un pur régal, bien souvent involontaire, ce qui le rend d'autant plus savoureux (de la même manière qu'un nanar ; un véritable nanar involontaire est bien meilleur qu'un nanar qui cherche à l'être). Ainsi, les points négatifs du film en deviennent sa force mais sans pour autant l'élever au rang de chef-d’œuvre, disons, premier degré comme beaucoup de critiques ou même d'études universitaires ont pu le faire récemment. Certes, tout n'est objectivement pas mauvais, Verhoeven est connu pour son outrance, sa violence et sa mise en scène d'une sexualité franche et débridée ; il pousse simplement les limites ainsi un peu plus loin (notamment que "Basic Instinct", son précédent film déjà très sulfureux), flirtant ainsi bien souvent avec le mauvais goût car tout n'est pas très bien maîtrisé. D'un autre côté, cela va très bien avec le propos du film : dépeindre un Las Vegas criard, sale et rempli de dangers. Et dans tout cela, nous suivons Nomi qui rêve d'accéder à cet univers en rentrant dans un cabaret réputé. Alors, il y a un peu de "All About Eve", notamment dans le rapport à la notoriété, à la manière d'y accéder et puis dans le rapport entre les deux femmes rivales, mais, encore une fois, de manière bien plus trash. Alors un trash qui fait aujourd'hui bien-sûr beaucoup moins d'effet qu'au milieu des années 90 ; un film finalement bien trop en avance sur son temps. En réalité, le film est excellent dans son extravagance, notamment la première scène dans le club où Nomi croit qu'elle sait danser, la scène de la piscine évidemment et puis l'espèce de "danse fight" entre les deux rivales lors d'un spectacle, rappelant d'ailleurs encore une fois l'univers queer, en particulier ici avec le voguing qui repose sur le même principe : s'affronter lors de battle de dance où la performativité des genres est poussée au max. Et puis il y a bien-sûr le jeu d'Elizabeth Berkley qui en fait des tétra-caisses dans son jeu et dans ses mouvements particulièrement brusques. Mais en même temps, on ne peut pas vraiment dire qu'elle joue mal, elle est juste un peu trop à fond dans son personnage et puis elle dance quand même très bien ; les erreurs viennent, je pense, bien plus d'une direction d'acteur à l'image du film, c'est-à-dire extravagante et tape-à-l’œil. Car oui, c'est également une mise en scène tape-à-l’œil, tout est surbrillant en permanence, kitsch et tout sonne faux à la manière d'une publicité pour parfum. Mais d'un autre côté, c'est une mise en scène particulièrement soignée qui souligne justement cet aspect bling-bling de Las Vegas. "Showgirls" est-il alors maitrisé ou complètement raté ? Probablement qu'on ne connaîtra jamais la réponse mais il reste en tout cas un film parfois drôle, choquant, voire même touchant mais surtout excessivement camp !
Non ce film est loi d'être mauvais, alors qu'il avait été incendié à sa sortie. Réhabilité depuis, comme bon nombre des œuvres de Verhoeven, Showgirls suit le parcours d'une jeune femme désireuse de se faire un nom dans le monde du show erotique de Las Vegas. Une plongée dans les coulisses d'un monde parallèle, où l'hyperactivité et la compétition malsaine sont rois. L'ensemble m'a un peu agacé tout de même, avec cette héroïne hyperactive et incroyablement impulsive que j'ai du mal à apprécier.
Le film sulfureux de Paul Verhoeven avec la sublime Elisabeth Berkley de la série TV Sauvé par le gong et le talentueux Kyle MacLachlan de la série TV Twin Peaks !!! Mais tout grand réalisateur a droit à son film sulfureux , souvenez-vous du dernier film Eyes Wide Shut du regretté et légendaire Stanley Kubrick , puis la plupart des films de Lars von Trier comme Antichrist, Melancholia, et son prochain Nymphomaniac !!!
Verhoeven vise entre le nanar des années 90 bien ringard et la contemplation d'un univers à facette. Le charme, où plutôt l'attrape-désir qu'est sensé évoquer le personnage principal est déroutant. Sans véritable intérêt majeur, on est assez loin de l'implacable Basic Instinct, tout en restant néanmoins convaincu qu'on est face à un film charnel , qui tombe dans les limbes du désuet.
Difficile de parler de Showgirls sans revenir un minimum sur l'histoire de ce film et de son réalisateur. Réalisé en 1995 par le Néerlandais Paul Verhoeven, qui venait d'être auréolé des succès américains de Robocop, Total Recall et Basic Instinct, ce long-métrage fut démoli par la critique à sa sortie, et fit un four logique en salle. À l'époque il gagna même les Razzie Awards du pire film, du pire couple à l'écran, du pire réalisateur, du pire scénario, de la pire actrice et de la pire révélation pour Elizabeth Berley. La cause de tant de haine ? Un long-métrage qualifié de vulgaire, tapageur, outrancier et inepte. Pourtant, avec les années, Showgirls gagna ses galons d'œuvre culte. Ses ventes de VHS explosèrent puis des cinéastes tels que Quentin Tarantino et Jacques Rivette prirent la parole pour le défendre. Avant de connaître une réhabilitation totale par la presse lors de sa reprise en salles en 2016. À travers cette histoire sordide de filles prêtes à tout pour réussir à Las Vegas, Verhoeven - lui, l'Européen ! - aurait en fait signé une métaphore cynique, baroque et cinglante des États-Unis, pays où tout se monnaye, même (et surtout !) les corps et les âmes. Alors, entre l'accueil de 1995 et celui de 2016, où se situe la vérité ? Certainement quelque part entre les deux ; elle est en tout cas à réévaluer à l'aune de l'intéressant parcours du cinéaste hollandais. Une chose parait certaine : si Showgirls avait été l'œuvre d'un parfait inconnu, il est fort à parier que le film serait aujourd'hui tombé aux oubliettes.