Second long-métrage en tant que réalisateur pour Edward Norton, qui revient avec ce film noir reprenant efficacement les codes du genre. Son classicisme n'est pas dérangeant et l'ensemble est sans grand défaut si ce n'est celui de s'étirer beaucoup trop en longueur : le récit manque cruellement de rythme, particulièrement dans sa deuxième partie où l'intrigue patine violemment et ne parvient pas à trouver un second souffle plus que nécessaire, sans compter le dénouement en eau de boudin. Le syndrome Gilles de la Tourette n'apporte rien et dessert le personnage principal.
Une ambiance et un scénario à la James Ellroy, une photographie soignée et des acteurs intéressants on ne peut pas dire qu'on se moque du spectateur. Le petit défaut du film c'est que l'intrigue semble parfois passer au second plan avec un rythme un peu cassé par les effets de styles du réalisateur.
Ce film de Norton est excellent. Les décors, et la musique sont magiques, et le scénario plutôt bien écrit, nous emmène dans une histoire de gros sous et dans les dessous de la municipalité new-yorkaise dans les années 30. Avec Willis, Baldwin, et Dafoe, Norton est bien entouré et réalise au delà de sa performance d'acteur un très beau film. Il ne faut pas oublier de créditer la musique jazzy qui est elle aussi excellente.
Pour sa seconde réalisation, Edward Norton livre un film noir dans les règles de l'art très respectueux des codes du genre mais sans grande inventivité sur fond de scandale politico-immobilier dans le New York des années 50. Un long-métrage au rythme assez lent pas toujours suffisamment accrocheur pour vraiment captiver malgré une ambiance jazzy sympa. Une mise en scène très classique, plutôt réussie en dépit de faux raccords extrêmement grossiers. Une distribution impressionnante mais des acteurs qui ne livrent pas des prestations ébouriffantes, mémorables à l'exception peut-être d'Edward Norton qui, en détective privé souffrant du syndrome Gilles de la Tourette, est plutôt bon. Loin d'être désagréable mais pas franchement marquant.
Norton, Willis,Dafoe,Baldwin...sacré casting que voilà même si Willis a du faire une de ses plus courtes apparitions !lol Bon sinon ambiance année 50 et thriller qui mène bien sa barque. Voir ce détective avec son handicap (en gros il balance tout ce que ce qu'une partie de son cerveau contient en mode sans filtre et malgré l'intrigue ben c'est parfois bien drôle!!!) tenter de résoudre cette affaire qui se révèle de plus en plus compliqué au fur et à mesure de l'histoire. On sait qui sont les méchants ok mais on se demande qu'elle est dont cette révélation qui ferait tomber un grand ponte de la politique...bon perso hormis le fait qu'il aurait du ce faire refroidir bien avant certains le reste tourne bien, Norton gère bien l'handicap tout en gardant ce sérieux impératif pour ce genre de film. Bon petit thriller!^^
"Génial ! Excellent polar noir" Les décors et les costumes nous plongent dans l’ambiance des années 50 à la perfection. Certes, je n’étais pas née à cette époque mais tous les éléments dans le moindre détail sont présents. L’histoire est fluide, le scénario s’enchaîne et accroche dès le début ainsi que tout le long du film. Les acteur-trice-s jouent tellement bien que nous avons l’impression qu’ils-elles interprètent leur propre vie. Chapeau bas à tou-te-s et doublement bravo à Edward Norton qui jour le rôle de Lionel Essrog. Très bon casting. Ce film à sa sortie en décembre 2019 m’a filé entre les yeux et c’est regrettable qu’il n’a pas été mis davantage sur les devants de la scène. Je recommande +++
4,5* pour Jeux d'acteurs, musique et ambiance visuelle, mais on a eu du mal à être emportés. Quelques poncifs éculés qui appauvrissent un scénario pourtant bien balancé.
Il s’agit sûrement de l’oeuvre d’une vie pour Edward Norton, qui s’échine depuis vingt ans à adapter ce polar de Jonathan Lethem. Sans doute la transformation radicale et souvent brutale du cadre urbain new-yorkais au milieu du vingtième siècle résonnait-elle de façon particulière en lui, aujourd’hui que la gentrification galopante repousse les classes moyennes, pourtant bénéficiaires de cette première métamorphose, loin du centre. Peut-être même a-t-il songé à un autre promoteur mégalo, connu pour avoir récemment occupé un bâtiment public durant 4 ans à Washington, qui avait la sale habitude de traiter minorités et classes populaires comme autant de cafards à écraser sur la route du succès et de la frénésie immobilière ? Toujours est-il qu’on sent que Norton souhaitait à la fois bien faire les choses et se faire plaisir, tout d’abord en reconstituant le New York des années 50, celui des clubs de jazz, des détectives privés et des Plymouth Studebakers, ensuite en s’octroyant le rôle principal, celui d’un privé surdoué mais atteint d’une sorte de syndrome de La Tourette. L’enquête, elle, est bien ficelée, intéressante en ce qu’elle révèle de l’avidité et de l’obsession du pouvoir qui demeureront éternellement le négatif parfait du rêve américain, et qu’elle tente souvent de jeter des passerelles implicites avec l’époque actuelle. Les acteurs y croient juste ce qu’il faut, même Bruce Willis qui était pourtant juste venu toucher son chèque comme d’habitude. Le seul défaut de ce polar rétro est de toujours rester en mode mineur, sans climax mémorable, sans méchant d’envergure (confier un rôle de méchant plaqué or à Alec Baldwin, bon…), sans dégager d’atmosphère particulière malgré le joli de travail de reconstitution historique...bref, le ‘Brooklyn affairs’, c’est le genre de polar propre sur lui qu’on appréciera sur le moment mais dont on se demandera, quand on reverra passer son titre d’ici deux ans, de quoi il pouvait bien parler…
Depuis "Peur primale", Edward Norton n'as jamais fait faux pas tant dans l'interprétation que dans ses réalisations. La musique donne un côté jazzy à l'ensemble, et la maladie de la Tourette du personnage en pleine enquête sérieuse de détective donne un côté un peu fou. Il y a Bruce Willis, Alec Baldwin et Willem Dafoe. Souvent émouvant et touchant. Un bon petit polar.
Pour son premier long métrage, Edward Norton a l’envie de bien faire. Peut-être trop d’ailleurs. Et sa tendance à trop vouloir en faire, que ce soit devant ou derrière la caméra, finit par nuire au film qui semble mendier les récompenses.
Il faut s'accrocher dans les dix premières minutes, prendre le pli des dialogues et des personnages. L'effort est récompensé car "Brooklyn Affairs" se révèle être un solide film polar à l'ancienne (mise en scène posée et très soignée, photographie en subtils contrastes), mais avant tout un drame très émouvant (voire cette séquence touchante illustrant la terrible solitude de son personnage principal sur fond d'un sublime morceau de Thom Yorke).
Une très belle mise en scène soignée, classique et originale, une magnifique musique, de bons acteurs donc la performance exceptionnelle d'Edward Norton. Un très bon film noir.