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onsefaitunetoile
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4,0
Publiée le 9 juin 2021
Un film qui reprend les codes des films de gangsters avec une note moderne, presque contemporaine. Le casting est prestigieux, et chaque personnage est campé avec brio. Le personnage central, interprété par Edward Norton est attachant, dans sa quête de la vérité. Belle reconstitution, bonne histoire, et film noir qui nous offre une plongée dans le monde des détectives privés, certes, moins glamour qu'à la grande époque, on en vient à se demander si cette histoire est basé sur des faits réels, alors, un grand coup de chapeau pour cette nouvelle immersion, dans un New York que la corruption et la mégalomanie à construit.
Un polar à l’ancienne avec de grandes qualités : super prises de vue donnant une ambiance noire à souhait, bande son jazzy top nous replongeant dans les années 50 , lesquelles sont reconstituées avec un soin tout particulier, et jeu d’acteurs irréprochable, avec un Alec Baldwin véreux à souhait et un Edward Norton particulièrement réussi en privé futé atteint du syndrome de Tourette. Certes un poil long, mais l’ensemble est particulièrement réussi avec un scénario, tiré de roman, bien tortueux et bien construit et qui nous tient en haleine jusqu’au bout.
Belle reconstitution d'époque, distribution sympathique pour un polar d'époque plutôt réussi, malgré une intrigue faussement complexe et tirant en longueurs. Bonne nouvelle supplémentaire, Edward Norton est toujours un acteur!
L'hommage au film noir, la reconstitution d'un New York d'après guerre, et le personnage d'Ed Norton, seconde main atteint du syndrome Gilles de la Tourette à qui les responsabilités tombent sur le coin du nez sans avoir rien demander (même s'il les cherchent bien, dans les faits), tout cela donne à voir un métrage techniquement réussi, impeccablement incarné, avec une intrigue aussi dense que foutraque. La bande-son jazzy a son importance dans l'appréhension du personnage principal, qui subi l'improvisation de sa maladie tout en bénéficiant d'une rigueur mentale proche de l'autisme - deux qualités qui fondent le jazz - qui donne une couleur particulière au film. Pour autant, Brooklyn Affairs ne m'a jamais embarqué, jamais passionné, jamais ému, et ce malgré une évidente leçon de positivité et de défense des "opprimés".
Je suis pourtant fan de E. Norton, mais là je dis non. L'intrigue est faiblarde, le rythme est lent sans que le film ne le justifie réellement. Le personnage principal est énervant, il aurait pu être touchant mais pour le coup l'enjeu d acteur est vraiment mal dégrossi. Une réelle déception.
Film de détective à l'ancienne façon Dahlia Noir de De Palma avec une reconstitution de New York dans les 50s remarquable et une ambiance jazzy plaisante. Mais l'intrigue complexe s'avère finalement banale et le rythme trop lent plombe tout. Acteurs au top, Norton en détective chétif bourré de tics, Dafoe en loser, et surtout Baldwin en promoteur impitoyable.
Deuxième long-métrage réalisé par Edward Norton après Au nom d'Anna (2000), dont le scénario le démangeait depuis de nombreuses années, Brooklyn Affairs (titre français moins intéressant que le Motherless Brooklyn original) est un polar qui rend hommage aux films noirs des années 50 et 60. On notera d'ailleurs cette grande différence entre le livre éponyme de Jonathan Lethem qui situe l'intrigue dans les années 90 et l'adaptation qui a voulu accentuer le climat de racisme en remontant un peu le temps. Nous suivons donc un détective voulant venger son patron froidement descendu en bouclant son enquête sur les magouilles des dirigeants de la ville,spoiler: visant à construire des nouveaux bâtiments en plein sur les quartiers d'Afro-américains. Ces plans de constructions ne cacheraient-ils pas un brin de racisme, une histoire personnelle de l'un des élus envers cette communauté en particulier ? On a vite compris les trois quarts des révélations du scénario, et l'on espère qu'il nous surprenne un peu vers la fin, malheureusement à part une petite intrigue familiale (digne d'une telenovela), rien ne viendra retourner la table sur nos pieds, comme on l'attendait. Mais l'intérêt se trouve ailleurs, car Edward Norton a bien travaillé : ambiance des vieux polars réussie (avec sa typique voix-off du héros désabusé en premier-plan sonore, sur fond de musique lente jazzy), héros attachant (on sent qu'il a répété son syndrome de La Tourette) et guest-stars pas dégoutantes (Willem Dafoe, Alec Baldwin, Bobby Cannavale et la courte contribution de Bruce Willis). La longue durée (2h20) se fait parfois ressentir, notamment dans les intrigues amoureuses qui précèdent le final dynamique, on n'aurait pas boudé un montage de 1h50. A noter que le second-rôle féminin (Gugu Mbatha-Raw, inconnue au bataillon pour nous) est un personnage très plaisant à retrouver et forme un duo parfait avec le détective, un effort dans un genre qui est particulièrement masculin (on n'a pas laissé la dame se noyer dans le casting d'hommes). Brooklyn Affairs n'a peut-être pas un scénario révolutionnaire, mais il tire joliment son chapeau au genre du polar classique.
Porté par un Edward Norton omniprésent (acteur, réalisateur, scénariste et producteur), Brooklyn Affairs, est une vraie réussite! Le film a le mérite de prendre son temps et de nous emmener là où il le souhaite. Au coeur des années 50, dans un film noir qui a fier allure.
Edward Norton impressionne par son jeu d'acteur (ici atteint du Syndrome de Gilles de la Tourette) plus que par son scénario (qui est cependant loin d'être mauvais). Dommage car sinon on aurait vraiment eu droit à un chef-d'œuvre. On sent la tension monter progressivement pour une fin décevante qui tombe un peu à plat. Je pense néanmoins que ce film vaut la peine d'être vu une deuxième fois afin de pleinement comprendre toute l'enquête.
Film qui aurait pus être ennuyeux et simple. Il reste assez simple, mais le jeux d'acteur d'Edward Norton, qui nous rappelle sa prestation dans The Score, est très bien effectué et amène des scènes comiques ou même tristes. Bruce Willis vient monter la note d'une demi étoile juste par sa présence. Avec une bonne ambiance, un thème politiquement parfait, une bonne musique. Simple et efficace.
"Brooklyn Affairs" est un film qu'on ne fait (presque) plus, et ce style de polar-film noir a beau être hyper-référencé aujourd'hui, il est indéniable que sa prise en main par E.Norton est une très belle réussite du genre. Tous les codes sont respectés, la reconstitution 50's soigneuse comme le casting qui brille par la diversité de ses interprètes et leur investissement. "Brooklyn Affairs" est donc de très belle facture. Mais qu'est-ce qu'il est lent et monotone: à l'image de cette enquête qui avance doucement, où les indices se cachent miraculeusement dans un chapeau ou un casier de gare, le jeu de piste qui nous est proposé n'est pas d'une grande originalité, et les rebondissements sont peu nombreux et plutôt plats. E.Norton se montre en talentueux réalisateur et son film a de multiples qualités visuelles comme factuelles, mais n'échappe pas à l'ennui ambiant qui l'empêche de s'élever vers les modèles qu'ils copient bien, mais jamais de manière transcendante.
Norton a su parer son film d'atours séducteurs et propose un shoot nostalgique honorable des films noirs hollywoodiens des années 40-50 qui est vraiment agréable à voir. La musique jazzy lancinante, la photo sombre, les personnages torturés, tout y est... Et pourtant, on ne peut éviter le sentiment, une fois le générique de fin entamé, d'avoir assisté à une jolie narration dont l'intrigue est inutilement complexe alors que son propos est d'une grande simplicité. Sentiment tenace qui malheureusement évince tout le reste (tout ça pour ça??)! Mention spéciale à l'interprétation de Norton et au charisme de Baldwin!
Un bon petit polar des familles. Phrase autant conventionnelle que peut l'être ce film. Non, soyons réaliste, même si c'était un genre sur-exploité pendant un demi-siècle à Hollywood, il reste néanmoins implacable. Eux (les américains) seuls arrivent à porter des variations sur le genre, tandis que les sud-coréens sont en train de le muter. Brooklyn Affairs est une adaptation libre d'Ed Norton, qui s'offre un rôle que les cinéastes ne lui donnent plus. Car son interprétation est brillante, il semblerait que les thèmes centraux du film, et le syndrome Gilles de la Tourette entre autre, lui tenait à coeur. J'ai toujours validé le fait de se construire de beaux rôles pour les jouer, même si la limite de la mise en scène se fait sentir plus rapidement. Nous pouvons mettre en avant le travail remarquable sur la photo de Mr Richard "Dick" Pope. Dans des tons très neutres et froid, qui emmènent du réalisme à l'image. Cela permet d'évoquer les années 50 avec une authenticité supplémentaire, que ne procure pas le sépia par exemple. Enfin, pour revenir à l'histoire, une enquête par détective privé est l'essence même du polar réussit. Et dans un Brooklyn fantasmé, que dire d'autre?