J'ai regardé ce film sans savoir que c'était un Franco en voyant le nom de Jésus Franco au générique j'ai su de suite qu'il y avait peu de chance que j'ai droit à un bon thriller. On retrouve ici sa muse Lina Romay et l'insipide Jack Taylor (qui a joué dans plusieurs de ses films).
Jésus Franco dans une de ses œuvres ennuyeuses. Des frissons sous la peau ne convaincra malheureusement pas grand monde car il reste au milieu du gué à peu près dans tous les niveaux. Le film se veut une sorte de polar/thriller érotique, mais l’enquête est terriblement ennuyeuse, on ne frissonne guère et l’érotisme apparaît peut-être 3 minutes à tout casser. Le métrage n’arrive même pas à atteindre 80 mn de durée, et pourtant, comme souvent avec Franco on a l’impression que ça dure des plombes. Pour ma part ce sentiment est sûrement lié à la faiblesse de l’intrigue et au caractère répétitif de l’ensemble. Peu convaincant sur le fond, le film peinera à convaincre sur la forme, avec des décors au rabais, beaucoup d’intérieurs sans intérêt, une photographie assez laide et granuleuse, une mise en scène minimaliste et une bande son très quelconque. Le film n’a pas grand-chose pour lui. Il est fauché, il fait fauché à l’écran et peinera même à séduire en matière de violence graphique ou d’érotisme, Franco se montrant fort paresseux dans ce film. Le casting est lui aussi faiblard. Hormis peut-être le plaisir de curiosité de voir Lina Romay avec ses lunettes d’intello, le film ne propose pas grand-chose. Norma Castel n’est pas mauvaise, et je dirais même qu’elle est le principal intérêt du casting, mais pour le reste il y a bien beaucoup de personnages pour peu de choses. A noter que si l’héroïne s’appelle Barbara, elle a été renommée Emmanuelle dans le titre et le film pour surfer à postériori sur le succès du Emmanuelle avec Sylvia Kristel. Il en résulte une absurdité de plus avec une héroïne nommée tour à tour Barbara et Emmanuelle. Cette dernière anecdote dit à quel point on évolue dans la sphère du film d’exploitation bas de gamme et racoleur, impersonnel et foutraque. L’ensemble n’est vraiment pas mirobolant et confirme encore une fois que chez Franco il y a beaucoup de daubes, tant dans ses délires postérieurs que dans ses films plus classiques, comme ici, souffrant d’un manque généralisé d’engagement et d’application. 1
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0,5
Publiée le 19 novembre 2012
Encore un film fauchè où Jèsus Franco n'hèsite pas à utiliser un nom d'emprunt (ici, on n'a droit au pseudo J.P Johnson). "Des frissons sur la peau" où il est difficile de se passionner pour ce mèlange de polar Z et de drame passionnel auquel le père Franco distille son histoire d'une atmosphère faussement surrèaliste! Nul, en un mot, le spectateur peut dormir ferme sans avoir la moindre envie de regarder le film! Hormis une ou deux paires de loches qui pendouillent (plus particulièrement ceux de la sexy Lina Romay) et son twist final dans un palais de pierre, il n'y a pas grand chose à se mettre sous la dent! C'est mal jouè (tous les acteurs portent une moustache de gringo), mal filmè (les flashbacks très flous ressemblent à un porno soft des seventies) avec aucun moment d'intensitè! Seul l'air de piano retient quelque peu l'attention de ce film vide et dispensable...