Victime d’un viol collectif 5ans plus tôt, Chihiro a depuis fait table rase du passé au point d’être tombée amoureuse de son collègue de bureau. Tout semble aller à merveille pour elle jusqu’au jour où elle tombe nez à nez avec l’un des auteurs du viol, au pied de son immeuble…
Freeze Me (2000) フリーズ・ミー est un rape and revenge japonais qui laisse de marbre et ce, pour plusieurs raisons, notamment à cause de l’interprétation de son héroïne (qui surjoue constamment), des nombreux choix qu’elle prend et qui ne vont jamais dans son sens et ne font qu’accentuer le danger dans lequel elle se retrouve, sans oublier les nombreuses invraisemblances.
L’un des auteurs du viol parvient à la retrouver et s’invite chez elle, l’informant par la même occasion que ses deux autres compères sont en chemin. spoiler: A aucun moment Chihiro ne tente d’appeler à l’aide, aussi bien ses voisins de pallier que la police, préférant rester recluse dans son appartement avec son agresseur. Bien évidemment, le malaise ne fera que s’accentuer et on sait pertinemment que si elle ne fait rien, cette situation ne fera que s’aggraver. Autre moment qui prêche en termes de crédibilité, spoiler: lorsqu’elle assomme violemment Noboru avec… une bouteille d’eau en plastique ! Au fur et à mesure du film, on comprend rapidement pourquoi Chihiro ne fait absolument rien pour se dépêtrer de cette galère (sans quoi, le deuxième et le troisième auteur du viol n’aurait jamais pu venir la menacer à leur tour). D’ailleurs, il est assez surprenant qu’ils parviennent tous à retrouver aussi facilement son adresse alors que cette dernière change d’adresse à deux reprises. Enfin, il est assez surprenant que, pour quelqu’un qui est au chômage, elle puisse s’acheter 3 congélateurs flambants neufs. Mais bon… on chipote pour pas grand-chose.
Le film devient rapidement prévisible (spoiler: le premier violeur lui fait du chantage et abuse d’elle à nouveau avant qu’elle ne trouve la force de le tuer et bis repetita, il en sera exactement de même avec les suivants ). On ne comprend pas où a voulu en venir Takashi Ishii, tant son héroïne frôle le ridicule en ne prenant jamais de bonnes décisions, préférant s’enfoncer d’elle-même dans un chaos inextricable.
Un film vraiment atypique comme seuls les japonais sont capables d'en faire.Mélange de thriller horrifique, érotique, assorti d'une critique de la société nipponne envers la femme.Certes le film est dur voir parfois excessif mais il possède d'indéniable qualité artistique. Belle réalisation, photographie glacée (c'est le cas de le dire) et interprétation de bonne facture.Un film pas sorti en France mais qui mérite pour peu qu'on parle un peu anglais d'être découvert en DVD.
Freeze Me suit une femme en quête de vengeance contre ses anciens agresseurs, avec quelques moments tendus et un concept de revanche intrigant. Le film se distingue par une atmosphère sombre et une violence assumée.
Malheureusement, le scénario manque de profondeur, et le rythme est parfois trop lent ainsi que des scènes trop peu credible, ce qui ternie l’impact des scènes fortes. Certains passages violents semblent, mais reste un thriller correct sans être mémorable.
On assiste là à l’enfer vécu par cette femme Chihiro, une jeune japonaise tentant de survivre tant physiquement que mentalement aux innombrables violences dont elle sera encore et encore victime.. Jusqu’au jour où, elle ne pourra plus le supporter.
Aussi, je ne sais pas si c’est de la vengeance qu’il s’agit ici, je pense que c’est naturellement une tentative de survie. En effet, puisque ces hommes, qui n’ont d’ailleurs rien d’humain, ne veulent la laisser vivre, elle ne trouvera d’autre option que leur mort. L’espoir de vivre par la mort.
J’ajoute que les plans ont été soigneusement travaillés et l’esthétique froide contribue à une nette ambiance macabre.
Freeze me c’est la triste poésie d’une âme brisée qui tente d’exister, dans un monde dépravé où l’on ne lui permet pas ; c’est un choix porté sur le non choix.