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inspecteur morvandieu
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3,5
Publiée le 9 décembre 2023
D'une ville à l'autre, d'un avion à l'autre, Ryan Bingham (G Clooney) est un grand voyageur qui fait profession de licencier des personnels pour le compte d'entreprise clientes. Bingham n'a pour ainsi dire pas de chez lui, pas d'attache, et cette existence lui convient très bien. Jason Reitman signe une modeste et subtile comédie à partir d'un sujet qui ne paie pas de mine, vaguement sentimental, superficiellement philosophique, mais somme toute plaisant et plein d'esprit. La mise enscène n'y est pas étrangère, qui donne au scénario une véritable valeur ajoutée. "In the air" est un film sur la fragilité du lien ou l'absence de lien, à la fois professionnel, à travers la dialectique du licenciement parfaitement maîtrisée de Bingham, et personnel, suivant le refus de celui-ci de s'engager ou d'entretenir une relation affective. Sans moralisme ni pathos, le dessein de Reitman est de faire vaciller les principes bien établis de Bingham et sans doute de lui faire éprouver sa solitude d'homme plus tout à fait jeune. A cet égard, le duo qu'il forme avec une jeunette, cadre un peu arrogant qu'il doit former, et les rencontres sensuelles épisodiques, entre deux avions, avec une jolie quadragénaire seront peut-être déterminants. Les deux comédiennes et Clooney font de belles compositions.
In the Air offre à George Clooney la possibilité d'exposer tout son talent de comédien. Jason Reitman propose au spectateur une réflexion pertinente sur le bonheur. Pour chacun, cette perception diffère en fonction de ses goûts et de son éducation. Tout le monde est différent. Et cette différence se matérialise par le parcours de nos différents personnages : Ryan Bingham, un être solitaire dont aucune racine n'est rattachée à une destination précise mais qui va prendre conscience petit à petit que son bonheur reste qu'une croyance, une façade qu'il s'est construit pour se protéger de l'extérieur. Le discours philosophique est une belle leçon sur notre manière de mener son destin. Certes, In The Air n'est pas un chef d'oeuvre car ce dernier a de nombreux défauts : celui qui me revient principalement à l'esprit tourne autour du traitement : la vision classique de Reitman ne laisse aucune place au caractère imprévisible que l'intrigue peut aborder. Le spectateur n'est jamais surpris ; que ce soit au début comme sur la fin. Tout est prévisible et retondant au même titre que l'itinérance de notre personnage principal qui vogue de correspondance en correspondance. Anna Kendrick en joue des caisses lorsque cette dernière laisse exploser ses émotions. Les personnages secondaires sont insipides et si leurs rôles offrent un retour réflexif pour Bingham, ils n'apportent rien d'autre au récit. Finalement, In The Air est un récit sans turbulence et sans accroc. On se laisse guider simplement au gré des péripéties jusqu'à se poser cette question : cette oeuvre apporte-t-elle quelque chose dans ma construction intellectuelle ?
In the air de Jason Reitman avait la lourde tâche de me tenir éveillé après La Princesse et la Grenouille. Il réussi avec brio.
Ryan Bingham (George Clooney) fait un métier particulier. Il est engagé par des entreprises pour annoncer à leurs employés leur licenciement. Il voyage à travers les États-Unis d'entreprise en entreprise pour virer des gens. Il passe sa vie entre avion et hôtels de luxe, c'est un homme sans attache et ce mode de vie lui va à ravir. Au cours de ses voyage il rencontre Alex (Vera Farmiga) avec qui il entretient une relation purement sexuelle et ponctuelle. Suite à une restructuration de son mode de travail, il va être contraint de voyager avec Natalie (Anna Kendrick), sa jeune collègue très affutée mais débutante dans le métier.
On pourrais croire que In the air traite en premier lieu de la crise et de ses multiples licenciements, et on aurait pas tout a fait tort. Mais en toile de fond il traite des visions de l'amour qu'on peut avoir différentes selon les moments de sa vie. Natalie, 23 ans, représente la jeunesse, elle croit au grand amour et recherche la personne parfaite. Ryan et Alex, plus vieux, sont blasés et beaucoup moins exigeants. Le choc des génération peut commencer.
Georges Clooney est ici égal à lui-même, c'est à dire bon mais pas extraordinaire. Sa jeune acolyte Anna Kendrick est en revanche excellente, elle réussit à jouer un stéréotype sans tomber dans le ridicule ou dans le cliché, et va souvent nous faire mourir de rire. On se plait beaucoup à regarder ces personnages apprendre les uns des autres, on rigole beaucoup, et c'est assez amusant de voir le licenciement vu du côté "c'est pas mon problème".
Peu de choses à dire sur ce film, pas vraiment de mauvais points mais il est difficile de résumer vraiment ce qu'il s'y passe et la multitude de choses qui nous font l'apprécier, à commencer par l'excellente Anna Kendrick. J'ai seulement envie de conseiller d'aller le voir sans réfléchir car c'est un très bon film.
Jason Reitman signe ici un vrai film de constipé de la vie. Clooney en ambassadeur de la constipation classe domine le film avec son charme tellement What Else? Vera Farmiga est très classe est amène une plus valut au film. En faite, la seule a être plus ou moins vivante dans le film est Anna Kendrick (bizarre vu qu'elle joue dans Twilight). Enfin brer, la réalisation n'aidant absolument pas. On a du mal a se passionner pour le film. Dommage car le sujet du film, sur la perte de plus en plus rapide du contact humain est très intéressante dans le film. On analyse se manque de vie à travers les yeux de cette jeune recrue (Anna Kendrick) censé justement ramené le Constipé (Clooney) dans les rapports humains. Au final, le message est fort, le scénario très bon, mais comme toutes bonnes constipations, on a envie qu'elle s'arrête le plus vite possible !!!
À l'heure de la mondialisation, de l'effet de serre, se joue le sort de millions d'êtres humains sur la planète. Ce film met en exergue toute la " folie " de cette guerre économique ainsi que les conséquences sur notre environnement. Ainsi, le héros de ce film qui parcourt des millions de kilomètres en avion, de villes en villes, vient annoncer aux futurs licenciés les résultats de la politique de dégraissage mis en place par leur société. Sans ménagement, sans empathie, il distribue des phrases toutes prêtes censées faire passer la pilule. Oui mais tout ne fonctionne pas toujours comme prévu... Un film au regard acide et sans illusion sur la suite de cette guerre... domi...
Outre la gigantesque pub pour le programme de fidélité d'American Airlines, cet "In the Air" est surtout un bon produit sans trop de prétention. Mises à part quelques scènes franchement drôles sur le monde épatant des chasseurs de miles (dont je fais partie à ma modeste échelle) et les apparitions savoureuses de Zach Galifianakis, J.K. Simmons et Sam Elliott, le film ne réserve pas beaucoup de surprises. George Clooney est égal à lui-même, usant comme d'habitude de son sourire charmeur et de son gentil cynisme. Reconnaissons que la narration tente parfois d'être un peu originale, cherchant à éviter l'écueil de la comédie romantique ou du film de rédemption. Il n'y parvient pas tout à fait. Un divertissement efficace mais un peu convenu.
Superbe comédie cynique sur le capitalisme qui licencie impitoyablement et un cadre sup qui en vit. Clooney est impeccable en Cary Grant misanthrope et Anna Kendrick lui tient la dragée haute dans le boulot tout comme la sexy Vera Farmiga au lit. Excellente mise en scène. Dommage que le scénario faiblisse sur la fin.
Le fils d' Ivan Reitman est sans conteste au minimum au moins aussi doué que son cher papa, il le prouve encore avec ce "In the air". Véritable spécialiste de la satire des valeurs occidentales (en enrobant toujours l'histoire d'une légère romance), Jason Reitman vise juste avec ce film en décrivant le quotidien de cet homme qui a pour mission d' annoncer les licenciements à divers employés à travers les états unis, et qui se complaît dans une vie superficielle ( un rôle qui va comme un gant à Georges Clooney ). Si cette réalisation de Reitman n'arrive pas à la hauteur de certaines de ces œuvres ( Juno, Thank you for smoking) c'est probablement du au côté romance qui n'accroche pas, ne fonctionne pas, et à une conclusion qui fait un peu trop l'éloge de valeurs traditionnelles, mais malgré ces deux points faibles "In the air" mérite le détour sans aucune hésitation.
L'ombre de Lubitsch plane sur ce film subtil qui traite sans aucun cynisme, des licenciements sauvages dans les entreprises américaines. George Clooney, aussi élégant et charmeur que Cary Grant dans un film de Léo McCarey, survole l'Amérique en classe affaire, pour fondre en piquée, tel un oiseau de proie, sur les entreprises soumises à des plans sociaux. Sa mission est d'annoncer aux salariés qu'ils sont licenciés, travail de sous-traitant que les employeurs ne veulent plus faire eux-même, par crainte des réactions des employés à qui on annonce la mauvaise nouvelle. Le contraste entre l'art et la manière est saisissant, Clooney, sourire aux lèvres, costard impeccable, vient détruire en quelques minutes la vie entière d'un homme ou d'une femme, puis il remonte dans un avion pour une nouvelle mission dans un autre état. Sa jeune collègue est une psychorigide qui exécute la même tâche avec la froideur d'un tueur professionnel, payé pour exécuter un contrat sans état d'âme, toutefois les personnages sont déroulés sur plusieurs dimensions. On s'intéresse à leur humanité, à leur vie personnelle, aux conséquences qu'un tel travail peut avoir sur leur affect, aidé par des dialogues plein d'esprit et une mise en scène distinguée. La manière dont on traite l'adultère, sans le poids d'une morale, est également très rafraichissante. Le cinéma américain est tombé tellement bas que ces petites réussites en deviennent presque grandioses.
Très bonne comédie dramatique, bien écrite et qui se suit avec plaisir. Un voyage dans les airs autant que dans les méandres du cœur humain. George Clooney est déconcertant de naturel. À voir.
Pas grand-chose à reprocher si ce n’est que je n’ai pas accroché. J’ai trouvé ça trop prévisible malgré quelques scènes bien pensées. Petit plus tout de même sur le fond avec cette compagnie qui est la pour faire le sale boulot des entreprises, on ne sait pas si on doit en rire ou en pleurer, et pour l’interprétation d’Anna Kendrick que j’ai trouvé très juste.