10086 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
1 087 critiques spectateurs
5
92 critiques
4
357 critiques
3
276 critiques
2
235 critiques
1
62 critiques
0
65 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Dora M.
78 abonnés
546 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 10 février 2022
Ryan Bingham (George Clooney) est chargé par de grandes entreprises de procéder aux licenciements de leurs employés. Il est très reconnu professionnellement, toujours en déplacement et il adore ça. Personnellement parlant, il mène une vie sans attaches et sans engagement. Au même moment, deux événements surviennent remettant en cause sa vie professionnelle (on lui demande de travailler à distance, sans plus aucun déplacement) et personnelle (il fait la rencontre d’une femme comme lui). J’ai trouvé sympa la première partie du film, la présentation du personnage. Il y a un bon humour, des scènes rapides, c’est rythmé, George Clooney est parfait dans son rôle, la caricature qu’il fait de son personnage est amusante. Malheureusement, la seconde moitié du film est plus attendue, moins vive, moins drôle, on est limite dans le film de Noël, plein de bons sentiments, ni original, ni très intéressant. C’est dommage car ça partait bien.
Comme le répète Ryan Bingham (George Clooney) : "Les hommes et les femmes qui ont battu des empires ou qui ont changé le monde, se sont trouvés un jour dans votre situation. Et c'est parce qu'ils ont vécu ça qu'ils ont pu le faire." Belle réflexion sur la résilience. Dix ans avant la crise du Covid-19, le télétravail s'impose dans l'entreprise où Ryan travaille, avec ses avantages et ses inconvénients. Sur fond de recherche futile de dépasser dix millions de miles en avion, le personnage principal évolue au fil du film, de ses rencontres toutes aussi futiles, jusqu'à une prise de conscience intime sur sa solitude, tandis que le monde autour de lui semble ridicule dans son honnêteté et sa fragilité. Belle comédie à messages.
Un film intéressant, cynique et non sans humour sur le monde de l’entreprise. Malheureusement, In the Air a du mal a tenir sur la durée et j’ai vraiment ressenti un coup de mou sur la deuxième partie (notamment durant la romance entre Clooney et Vega). Agréable dans l’ensemble.
Un sujet étonnant, une bonne dose d'humour tout en traitant de plusieurs sujets importants. Une sorte de réflexion de quarantenaire sur le monde capitaliste qui nous entour. Un bon film d'après crise au message toujours incisif sous ses airs de niaiseries apparente. Bref: on aime !
Le réalisateur Jason Reitman signe une comédie dramatique suivant un cadre spécialiste dans le licenciement n’ayant aucune vie privée et passant son temps dans les avions. Le récit sert une double thématique, dénonçant les ravages de la déshumanisation du monde du travail tout en évoquant le besoin de chacun de communiquer et de vivre entouré par le biais de son personnage principal solitaire incarné par George Clooney dont le jeu tout en retenu est idéal. La romance du récit apparait tout de même encombrante et mal amenée et l’ensemble manque d’un poil de peps. C’est un film charmant qui reste au final trop sage.
Un Clooney attachant dont le personnage devient "plus humain" au fur et à mesure du film. "comédie" divertissante.De là à dire qu'il FAUT le voir... pas sûre.
Très original et très attachant, ce film est une vraie réussite avec un Georges Clooney au top (comme d'hab' en fait!!!). Une très belle histoire encore jamais vue dans un milieu très particulier. Du tout bon à ne pas rater pour se changer d'air!
Devenu incontournable en seulement 2 films (dont le génialissime "Thank you for smoking"), Jason Reitman marque une petite baisse de régime avec cet inégal "In the air" mais confirme malgré tout qu’il fait partie des réalisateurs avec lesquels il faut désormais compter. Sa patte est d’ailleurs immédiatement identifiable avec sa mise en scène stylée (notamment grâce à une BO bien choisie et un montage rythmé), le soin avec lequel est traité chaque personnage, ses dialogues souvent très drôles et l’originalité de son propos qui refuse d’emprunter les sentiers battus. Cependant, s’il fallait pointer un défaut, outre un dernier tiers franchement en-dessous, c’est le nombre trop important de thèmes abordés par le réalisateur qui traite, pêle-mêle, du job du héros qui vire les salariés en lieu et place de l’employeur, de l’importance qu’il accorde à ses petits privilèges, du refus de l’engagement, d’une réflexion sur l’âge, de la place de la famille, etc… Reitman aurait sans doute dû être moins ambitieux et se concentrer sur quelques uns de ces sujets, ce qui aurait rendu son film plus cohérent. Maintenant, il faut bien admettre que le film traite d’un sujet terriblement d’actualité (la crise économique) et nous réserve quelques pépites (l’argumentation de Ryan sur les bienfaits du licenciement, les réflexions maladroites de Natalie sur l’âge d’Alex, les photos avec le nain comme hommage inattendu à "Amélie Poulain"…) tout en soignant son casting avec un George Clooney évident dans ce rôle-miroir, une Vera Farmiga diablement sexy, une Anna Kendrick épatante (la révélation du film), un Jason Bateman sans scrupule sans oublier quelques fidèles du réalisateur (Sam Elliott, J.K. Simmons…). Et, comme toujours chez le réalisateur, la fin prend le spectateur à rebrousse-poil (point de happy-end aseptisé ici). En bref, même s’il s’est un peu laissé dépasser par son talent, Jason Reitman prouve une fois encore qu’il est l’un des réalisateurs les plus en phase avec son époque.
Un bon film signé Jason Reitman et un role taillé sur mesure pour George Clooney qui lui ressemble un peu aussi !!! J'ai zappé ce film lors de sa sortie en salles, un sujet traitant les licenciements, c'est un peu notre quotidien avec la crise économique. Il ya de ça mais le film traite aussi les milliers de miles dans le continent Américain pour notre héros et c'est une comédie romantique dans un sens et le thème de l'engagement. Jason Reitman nous offre un film touchant, drole et jovial bien maitrisé. George Clooney est excellent aux cotés de la belle Vera Farmiga et une mention pour Anna Kendrick, la jeune collègue drole, insouçiante joué impeccablement. Sympathique dans l'ensemble.
Jason Reitman s’inscrit définitivement comme un réalisateur à part entière à Hollywood. Réussissant à mélanger succès critiques et public sur un des films les plus cyniques de ces dernières années. Il fait planer son film avec comme co-pilote George Clooney parfait dans son rôle. Parfait de son jeu et également de l’aura que le comédien dégage depuis des années mais cette fois-ci à contre emploi, ouf ! C’est à contre courant que le métrage vol. Fin d’écriture et d’idées, c’est certes avec un narcissisme et une mauvaise foi cachées que Reitman développe son scénario, mais avec talent, originalité et brio. Ne parlons donc plus de l’homme mais du cinéaste. Comme dans ses précédents longs Reitman nous parle de sujets simples mais facteurs de dérisions mélangéés au cynisme que le réalisateur n’oublie jamais de mettre en relief. Reitman à mûri, sa mise en scène est beaucoup plus soignée, en adéquation avec son récit (art du découpage soutenant la vie précise et mesurée de son personnage principal). C’est donc avec un bonheur presque honteux que nous sommes surpris de savourer ce moment de cinéma, hélas si actuel de par son sujet, moment de bonheur par le simple atout du talent d’un réalisateur sachant autant diriger ses comédiens que sa caméra pour mettre en action sa critique incisive d’une société parfois vénale. Pas de happy end chez Reitman, un simple monologue résumant son discours et marquant encore plus le personnage de G.Clooney « The stars will wheel forth from their daytime hiding places; and one of those lights, slightly brighter than the rest, will be my wingtip passing over. » Il fallait oser, le faire et le réussir, chose faite. Vivement le suivant.
Ce film est tellement soporifique, il se passe rien dans ce film, malgré un sujet intéressant, le film manque cruellement de dynamisme, on ne s'attache pas aux personnages, à part peut être celui de George Clooney, à éviter!
In the air traite plusieurs sujets. Mener sa vie à sa manière sans s'engager. Le couple et les conventions sociales, l'amour, l'économie américaine et ses ressources humaines. En plus simple : l'etre humain moderne, de nos jours. Comment se passe la transition. La transition d'une activité professionnelle au chomage. Du couple au célibat , de la vie de célibataire à la vie à deux, de l'employé nomade condamné à la sédentarité. Le thème du film : le changement, la transition d'une posture choisie à une situation imposée ( que ce soit le personnage de Clooney, sa stagiaire ou les malheureux employés ). In the air traite tout ces sujets à travers le parcours de notre cher représentant de la vie active George Clooney. Ce dernier est charismatique dans un role taillé sur mesure, accompagné d'une bonne mise en scène, d'une écriture efficace et d'une fin assez réussie voir surprenante, in the air est une petite comédie dramatique qui joue avec les codes du genre.
Une comédie douce-amère dans la lignée des oeuvres satrico-décalées de Jason Reitman. Celle-ci prend la forme d'une comédie romantique plus convenue bien que le sujet soit original. Si la première partie est très plaisante et les acteurs excellents, George Clooney en tête en cadre cynique mais sexy, la 2e prend un peu trop la forme d'un mélo et s'achève de manière cruelle mais sans grande émotion.
Il aura fallu sept ans à Jason Reitman (fils d’Ivan Reitman, réalisateur de Jumeaux, Un Flic à la Maternelle, Sex Friends et bien évidemment les deux Ghostbusters) pour mettre en boîte In the Air, adaptation du roman de Walter Kirn. Sept ans pour peaufiner le scénario. Sept ans durant lesquels le cinéaste en profitera pour sortir les très acclamés Thank You for Smoking et Juno. Et surtout, sept ans où le paysage économique américain a changé de visage en un rien de temps !
Car en 2002, l’économie était au beau fixe ! Alors que ces dernières années, la récession due à la crise de 2008 a modifié sans demander son reste. Considéré à la base comme une comédie dramatique, le ton d’In the Air prend dès lors bien plus d’ampleur qu’il ne l’était prévu. Étant donné que le film suit le trajet d’un homme auquel on ne voudrait pas s’attacher. Un spécialiste du licenciement qui prend constamment l’avion, allant d’état en état, appelé par des patrons d’entreprises pour virer du personnel. Après avoir lu ce résumé de quelques lignes, vous comprenez pourquoi l’ambiance d’In the Air n’est pas aussi ancrée dans la comédie ?
Surtout le film se révèle être assez pervers, voire cruel, à certains moments. Mettant en avant ce personnage qui profite de ce job pour mener la grande vie (voyage, hôtel et restaurants tout frais payé, aventures sexuelles avec une séduisante jeune femme…). Avec pour seul ambition dans la vie d’atteindre les 10 millions de miles en avion. Pourquoi ? Pour obtenir des privilèges auprès de la société aérienne American Airlines (d’après son programme AAdvantage), ainsi qu’une plaquette avec son nom inscrit dessus. Une existence qui va pourtant basculer. Par l’action d’un ex-employé qu’il a licencié ? Même pas ! Juste par une collègue qui voudrait mettre en place un nouveau concept de licenciement, par vidéo-conférence, qui stopperait littéralement les voyages en avions. Voilà ce dont quoi le protagoniste se préoccupe au lieu de la vie de ses pauvres victimes.
Heureusement que In the Air possède des caractéristiques qui le rapprochent bien plus de la comédie que du drame, sinon, le film aurait vraiment des plus cruels à regarder. Déjà qu’il utilise à sa façon l’humour noir auquel il est parfois difficile d’accrocher. Surtout quand le montage, très réussi (ciselé comme il faut, aux bons moments) se permet livrer certaines séquences de manière clipesque, avec une bonne musique en fond sonore pour détendre l’atmosphère (l’exemple-type étant les préparatifs du personnage principal). D’ailleurs, la bande originale du film permet de donner un peu de légèreté, qui rend le film bien plus abordable qu’il n’y parait. On se surprend même à sourire par moment alors que le thème du long-métrage n’est pas sujet à la plaisanterie.
En même temps, comment est-il possible de résister à ces acteurs qui pétillent à chaque instant malgré leurs rôles de beaux salauds ? Notamment ce cher George Clooney, à qui l’on s’attache sans trop de difficulté. Vera Farmiga (Les Infiltrés, Esther) qui rayonne à chaque plan. Anna Kendrick qui sort le grand jeu après Twilight, allant jusqu’à être nominée à l’Oscar de la Meilleure actrice dans un second rôle. Difficile donc de jeter la pierre à des personnages charismatiques ! Même ceux à qui l’on aimerait donner des claques, comme Jason Bateman (que l’on retrouve après Juno dans un rôle de patron qui semble exprimé aucun sentiment hormis la satisfaction d’avoir une bonne place dans le monde du travail. Sans oublier les apparitions de quelques comédiens ayant déjà travaillés pour le réalisateur dans le passé (J.K. Simmons dans Juno, Sam Elliott dans Thank You for Smoking) et d’un certain Zach Galifianakis, tout juste sorti du succès de Very Bad Trip.
Cruelle mais assez plaisante à regarder, cette comédie dramatique perd malheureusement de son énergie en cours de route. Pour se focaliser sur une histoire d’amour qui plombe l’ensemble et surtout la fin. Comme s’il y avait deux films en un : une trame de mariage qui occupe une bonne demi-heure de l’ensemble, où l’on se préoccupe de la relation entre notre « héros » et sa conqête. Et plus particulièrement de ce qui lui ressent : est-il prêt à changer son mode de vie pour être avec quelqu’un ? Des questionnements à l’eau de rose qui, dans un sens, ne suivent pas à 100% les clichés hollywoodiens (ne vous attendez pas au happy end traditionnel), mais qui ne remontent pas vraiment le moral.
C’était la faute à ne pas faire dans ce film : perdre la bonne humeur établie dès le générique du début, monté sous forme de diapositives de voyages (paysages vus du ciel qui s’enchaînent dans le rythme de la musique). De ce fait, à partir de la moitié du film, on se sent gêné. Gêné par certains passages de licenciements qui brisent véritablement le cœur (d’autant plus que certains figurants sont des personnes ayant vraiment vécu cela). Gêné par une histoire d’amour dont on se fiche royalement alors que d’autres personnes méritent de vivre ce bonheur à cause de la lourdeur pesante de leur situation. Gêné par le film, tout simplement !
En somme, j’aurais sans doute apprécié pleinement In the Air s’il avait été réalisé comme prévu en 2002. Où le cadre économique n’était pas aussi grave qu’à l’heure actuelle. Mais ce n’est malheureusement pas le cas. Et donc, il est vraiment difficile de suivre avec enthousiasme un film qui se montre par moment cruel, malgré une ambiance bonne enfant qui tente de redonner du peps à l’ensemble. La faute n’est pas due au thème du film, au final. Mais plutôt à son traitement, qui ne se montre nullement critique envers ce système de licenciement et du monde du travail, préférant se focaliser une banale trame romantique. Vaut mieux revenir sur Juno, véritable bouffée d’oxygène !