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Carne
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5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Un film que j'ai découvert grâce à mon idole Gaspar Noé et je tiens à remercier la chaîne Ciné FX qui a diffusé ce film quasiment introuvable en VHS. Gérald Kargl, cinéaste autrichien qui n'a pas tourné de film depuis Schizophrénia en 1983, réalisait dès lors un film troublant et dérangeant comme on en a jamais revu aujourd'hui. Tout en privilégiant la voix-off aux dialogues, Kargl nous plonge dans la tête d'un tueur sadique s'amusant à exécuter des gens pour réaliser ses désirs, ses fantasmes, ses pulsions,... Avec cet exemple, on peut faire un lien avec Seul Contre Tous de Gaspar Noé où l'on suit un gars qui marche dans la rue en crachant sa haine de la société. Mais pour nous plonger dans la tête de son "Tueur de l'ombre", Kargl le génie va plus loin qu'une simple voix-off avec des mouvements de caméra très spéciaux simulant souvent les émotions du protagoniste... Sauf dans les scènes de tuerie où le montage très rapide ne privilégie ni le tueur ni la victime. Autre point intéressant, la durée très courte du film qui l'empêche donc de traîner en longueur, ce qui aurait été redoutable pour un film comme Schizophrénia. Il est aussi bien sur nécessaire de parler de Erwin Leder qui arrive à envouter le spectateur avec son visage incroyable et son jeu plutôt troublant et angoissant, notamment durant la scène du taxi où ses intentions sont peu claires. Un acteur culte et oublié malheureusement... En deux mots, disons tout simplement que je classe Schizophrénia dans la liste de mes dix films préferés car il est réellement incontournable sur biens des points. Fabuleux de bout en bout...
Dans son genre , il est excellent! Proche de "orange mécanique",on découvre la psychologie et l'instinct meurtrier d'un psychopathe tout juste sortie de prison.Le personnage fait froid dans le dos et rend mal à l'aise.Extremement bien réalisé, une atmosphere noire et glauque s'echappe du film, on a aucun mal à entrer dans le personnage tant il est rendu "profond" dans ses gestes. La folie meurtriere du dingue est vraiment bien rendu,à vous glacer le sang.brrrrrrrr!Par contre , j'appuie un bémole: le doublage des voix française,les bruitages et la musique du film sont nul , quel honte cette médiocrité !!
C'est vraiment un film d'horreur, surtout pour les séquences de meurtres très réalistes, et qui vraiment rendent mal à l'aise. Mais fallait-il les supprimer ? C'est d'abord un film d'horreur, et ce film aurait une importance moindre s'il n'y avait son aspect artistique et techniquement très réussi dans sa recherche esthétique au niveau de la réalisation : une mise en scène d'une grande inventivité, une réalisation technique d'un grand niveau.
Ce film nous laisse avec une étrange sensation, un malaise. Nous savons que nous allons assister à un film particulier, dès le début la voix off est présente pour nous inviter à quelques explications notamment sur ce qui chagrine notre personnage principal au plus profond de lui-même. On accroche bien au sens direct de la narration et aux intentions de ce psychopathe qui veut à tout prix mettre au point une idée qui lui trotte dans la tête depuis sa sortie, on en a pas vraiment l'explication et on se demande - malgré que l'on se doute qu'il veut faire du mal - ce qu'il veut faire exactement sans jamais connaître le fond de sa pensée jusqu'au moment où le film chavire, la folie monte crescendo jusqu'à ce passage intenable où les pires démons de la cruauté humaine se manifestent. C'est très dur ce que l'on découvre à l'écran et ça nous hante la mémoire. Purée la scène du début dans la station service est excellente et très Argentesque avec la musique qui va avec. On est déjà conquis.
Schizophrenia est un film étrange même dans sa mise en scène avec une caméra qui s'agite autant que l'esprit de notre malade mental. La caméra prend parfois la scène en hauteur pour nous offrir des détails comme la profondeur du jardin des victimes et elle se recentre progressivement vers le personnage principal. La bande son est très 80's, avec l'utilisation de up-tempo qui rend l'action du moment irréelle malgré le réalisme de la mise en scène. Tout est mis en place pour nous mettre dans un état second. Il y a des faits et gestes du psychopathe qui nous amènent à rire comme lorsqu'il rentre en collision avec un véhicule vers la fin, on ressent la tension et la nervosité du personnage entre peur et excitation. Schizophrenia est un film barge, dans le genre d'un Funny Games mais plus brut encore puis son acteur principal a vraiment un physique qui fait froid dans le dos. Âmes sensibles s'abstenir, un réel film de psychopathe, j'imagine l'état dans lequel devaient se retrouver les spectateurs de l'époque en salles. On ne peut plus retrouver pareil film à notre époque. Peut-être bien le film de psychopathe ultime !
Après, il est clair que le film hésite trop entre suggestion et démonstration, et ne parvient à tirer de l'analyse psychiatrique de son protagoniste qu'une pléthore de clichés. La voix-off est souvent de trop.
A défaut de réellement choquer, l'oeuvre parvient à garder sous tension, l'immersion étant clairement entachée lors de certaines scènes grotesques, c'est dommage.
Bilan plutôt mitigé pour Schizophrenia, un film qui a finalement peur de lui-même mais qui reste relativement sympathique.
Un film qui a décidément tout compris aux subtilités du statut de malade mental, et dont la mise en scène fait tout pour prendre ses distances avec les actes qui sont perpétrés (les très nombreux plans à la grue qui s'éloignent de l'action). Étonnant d'ailleurs de constater le nombre de plans impliquant du matériel spécial ou des cadrages particuliers, ce qui montre la volonté du réal à trouver des plans chiadés, mettant le mieux en valeur les personnages et leurs actions. L'absence total de parti pris nous permet de nous positionner nous même face à une telle situation. Aucun personnage n'est caricatural, les acteurs sont très bien dirigés, et, chose surprenante, on parvient même à rire malgré l'horreur de la situation. Un film beaucoup plus réfléchi qu'il n'y paraît, et qui prend le temps de filmer tout ce qu'il se passe, sans pour autant paraître lourd ou racoleur. Excellent.
Unique film de Gerard Kargl, et ayant fortement inspiré Gaspar Noé dans son oeuvre, "Schizophrenia" dresse le portrait angoissant d'un tueur en série qui, une fois sorti de prison ne peut s'empêcher d'aller tuer à nouveau. Après avoir échoué dans sa tantative d'étranglement d'une chauffeur de taxi, il s'enfui vers, ce qui lui semble être, une maison abandonnée. Il remarquera assez vite que la batisse est habitée par une vieille femme et ses deux enfants. Une nuit d'horreur va pouvoir commencer. Tout d'abord, de "Schizophrenia", je le connaissais malgré moi ayant vu tout jeune dans une certaine émission télévisée un extrait ou Erwin Leder avale gouluement une saucisse dans un café tout en observant avec avidité les deux jeunes femmes qui discutent devant lui. La parution de ce film rare en DVD m'a fais ruer dessus car, de un, j'affectionne les thrillers et de deux, les films ayant une pointe de psychologie. Pourtant on constate que ce "Schizophrenia" est à 90% composé de psychologie, à savoir celle du tueur en série, chose rare pour un thriller horrifique. Certes, la mise en scène est parfois brouillonne, mais le faible budget et les quelques maladresses disséminés ici et là dans l'oeuvre de Kargl apporte un plus à l'ambiance malsaine qui y règne. A l'image de "Massacre à la tronçonneuse" de Tobe Hooper, tout est dans l'ambiance et non dans la violence (quoi que la scène finale entre le tueur et la fille est tout de même assez cru et osé, surtout pour un film sorti dans les années 80). Disons qu'ici, la violence est omniprésente, mais non sous sa forme visuelle et physique. La violence est mentale. La grande originalité et qui fait tout l'intérêt de ce long-métrage est que le spectateur est plongé constament dans les pensées du tueur qui exprime ses craintes, ses désirs, sa triste vie, sa jeunesse, suivant le contexte dans lequel il se situe. Rare pour un film du genre. La réflexion est ainsi poussée et les questions qui s'y présentent, seul le spectateur est capable d'y répondre selon les dégrés de lecture dans lesquels il a regardé le film. Avec très peu de coupes et une caméra quasi non-stop en action qui suis seconde par seconde les mouvements du meurtrier, Kargl parvient à instaurer une atmosphère unique en son genre, qui dérange. Erwin Leder est particulièrement convainquant dans son rôle (surtout qu'il a le profil adéquat) et porte tout le film grâce à son jeu d'acteur étonnant. Ce qu'on ne peut pas dire pour les autres acteurs qui souvent surjouent et ne semblent pas s'investir entièrement dans leur rôle. Heureusement que le film dispose de très peu de dialogues live, le rythme étant constament bousculé par l'esprit malsain du sérial-killer. Malgré ses défauts, difficile de ne pas apprécier "Schizophrenia" tant, malgré son budget restreint, il parvient à déranger et à faire réflechir sur la violence et les origines de cette violence. Une oeuvre de dingue en apparence mais ô combien mature et réfléchie dans sa profondeur, réaliste et poignant.
J'ai bien aimé mais malheureusement ce n'est pas assez pour donner un chef d'oeuvre d'épouvante... Ça commençait pourtant vraiment bien avec un protagoniste à la personnalité instable et perverse mais ça continue en perpétuel massacre et tout ça pour ça... Voici seulement pour le scénario ou plutôt ce qu'on voit. Car l'ambiance est pesante et va vraiment haut. Grâce à la caméra, sans doute, qui permet de ressentir l'esprit démesuré de ce pauvre type et la bande-son qui est flippante à souhait. Malheureusement utilisé au mauvais endroit au mauvais moment... Pourquoi utilisé ces éléments en plein jour au milieu d'une baraque bourgeoise alors que dans un endroit plus confiné ç aurait donné meilleur effet? Enfin bref, ce film reste un petit classique même s'il m'a un peu déçu.
Il s'agit d'un de ces films dans lesquels le personnage principal est un véritable détraqué mais également le narrateur, créant immanquablement une certaine complicité avec le spectateur. D'ailleurs, en-dehors de la narration, le film ne comporte pratiquement pas de dialogues et le spectateur passe le plus clair de son temps avec pour seule compagnie le dangereux psychopathe. Très loin de se contenter d'une succession de scènes chocs sans réelle trame, le film invite le spectateur à entrer dans les méandres terrifiantes de la psychologie du personnage tandis que ce dernier commet ses méfaits carrément en temps réel, sans qu'il n'y ait d'ellipse. Le rythme n'est pourtant pas lourd et cette manière de nous faire vivre chaque minute de l'histoire renforce le sentiment de malaise et d'immersion. J'ai vraiment été captivé par ce film et par l'ambiance malsaine qu'il dégage. Il faut reconnaître que c'est très bien filmé, avec une caméra assez libre de ses mouvements, loin d'être rigide, sans pour autant nous donner la nausée. Il ne faut pas regarder ce film si vous cherchez uniquement du gore... Ce "Schizophrenia" est selon moi une vraie réussite, bien supérieur à d'autres films comme "Maniac" ou "Funny Games" ( dont je n'ai vu que le remake U.S. qui ne m'a pas plu du tout ! ). Sans aller jusqu'à dire que ce film est essentiel, je le range aisément dans la catégorie des très bons films à voir.
Le scénario, d'un extrême sobriété, raconte l'histoire d'un psychopathe qui sort de prison et se décide rapidement à tuer à nouveau. Il pénètre rapidement dans la demeure d'une vieille dame qui vit avec son fils handicapé et sa fille. Les décors comme les personnages étonnent. La maison est en effet quasiment vide, le lit est au milieu du salon, les personnages ne semblent étonnement pas émus ou effrayés, on dirait que leur sort ne les concernent pas. D'après un critique, c'est parce que ce monde nous est donné à voir à travers les yeux du psychopathe, rien n'y est réel. Mouais. Acteurs de merde, ai-je plutôt envie de dire. Seul l'acteur principal s'en sort bien, voire très bien, et incarne à merveille ce jeune fou complètement possédé. La réalisation, elle, est étonnante. La caméra virevolte, remue dans tous les sens, passe en plongée, en contre-plongée, et donne parfois le tournis. Les dialogues sont inexistants, seule la voix du narrateur, froide et désincarnée, nous accompagne afin d'expliquer les pensées et de dévoiler quelques souvenirs de ce terrifiant personnage.
En définitive, seulement un meurtre intéressant, et pour le reste, beaucoup d'ennui, malgré la petite heure un quart que dure le film. Un film tout à fait mineur. Bref: Grosse décéption.
sans doute un des meilleurs films de serials killer. Une réalisation à se pamer, des plans d'une rare complexité, un acteur en transe, une voix off oppressante, une psychologie aboutie et dévastatrice, une violence sèche. Une grosse claque. Une leçon.
Résumé à la con : Un enfant gâté et bougon qui a un léger problème avec l’autorité initie tout un tas de plans macabres pour soulager ses frustrations.
L’avis contexte : Aujourd’hui, c’est non seulement la journée mondiale de la Schizophrénie mais également le 200e billet d’humour sur Desflims. Il n’en fallait pas plus pour vous proposer enfin notre entichement pour le film culte de Gerard Kargl que nous avons eu le plaisir de revoir sur grand écran en 2022 grâce au PIFFF. Un film considéré comme l’un des plus dérangeants de l'histoire du cinéma: le glaçant SCHIZOPHRENIA.
L’avis cool : SCHIZOPHRENIA c’est 1h22 d’intense malaise rondement mené où le réalisateur va placer le spectateur dans la tête du psychopathe en temps réel. Autrement dit, toi qui crois aimer les histoires de tueur en série parce que tu regardes des documentaires Netflix sur le sujet mais qui n’a pas encore vu le film dont nous parlons aujourd’hui, deux options sans demi-mesure: ça confirme ta fascination morbide et ça t’en rajoute une autre pour les saucisses ou ça te dégoute à jamais des psychopathes et tu bascules doucement vers les chipolatas végétales.
L’avis cool x2: SCHIZOPHRENIA, c’est une oeuvre majeure dans le domaine de l’horreur. Un film d’un réalisme à ce point édifiant que vous sortez de là avec des troubles psychosomatiques en commençant par la sensation physique de vous être pris une immense tarte dans la tronche. Tout en économie de moyens mais aussi anxiogène qu’immersif, ce chef-d’œuvre du malsain est une pure expérience cinématographique et sensorielle que les amateurs de films de genre se doivent de découvrir au moins une fois.
Si tu veux continuer à t’aventurer dans le malaise : - CARNE, 1992 - Gaspar Noé (à voir d’abord) - SEUL CONTRE TOUS, 1999 - Gaspar Noé (à voir ensuite)
L'acteur principal, sa gueule de psychopathe et ses commentaires un peu loufoques, rehaussent ce film allemand court de 1983 sans grand intérêt. Attention ! : l'interdiction aux moins de 16 ans est un leurre, car très peu gore..
Un film très très noir, avec une violence ultra réaliste donc très choquante. Pour un public averti. Ce film à énormément inspiré Gaspard Noé pour Seul contre tous et Carne.