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alchimissste
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3,0
Publiée le 6 décembre 2025
Inspiré d'une histoire vraie, ce film mené par Nikolaj Coster-Waldau (game of throne) crédible dans le rôle d'un policier qui recherche la justice, il montre l'envers du décor des marginaux, des sectes et du marché de la drogue. J'ai trouvé le film plaisant, ma note
Plein de rebondissements. Malgré la violence dans laquelle il se retrouve, il y a de la tendresse. On se plonge dans l'histoire car bien interprété.
"Quand le détective Bob Hightower (Nikolaj Coster-Waldau) découvre que son ex-femme et son nouveau compagnon ont été sauvagement assassinés, et que sa fille a été kidnappée par une secte satanique, il décide de la retrouver avec l' aide de la jeune Case (Maika Monroe), une ancienne membre de la secte. Bob, par ailleurs très pieu, va pénétrer dans un monde où se mêle la lie de la société. Le titre français très racoleur, "LE PRIX DE LA VENGEANCE", ne m' inspirait aucunement. Toutefois, le fait que Nick Cassavetes, fils de son illustre père John, et réalisateur de "SHE'S SO LOVELY" (1997) soit à la baguette, acheva de me convaincre de franchir le pas, et de visionner ce "GOD IS A BULLETT". Bien m' en a pris... Quelle claque! Si la traque des kidnappeurs de la fille du héros constitue la trame principale du film, c' est avant tout une oeuvre sur la solitude qu' il nous est ici donnée de voir. Si le film est hyper violent, il nous parle de décadence, de remise en cause de nos certitudes, et de nos choix de vie. La réalisation est aux petits oignons, mêlant adroitement scènes violentes et intimistes où les personnages sont filmés à fleur de peau; Nick n' est pas le fils de John pour rien. Si l' acteur principal est très bon (Nikolaj Coster-Waldau), que dire de la prestation de Maika Monroe? Vue dans le très insipide "SONS OF PHILADELPHIA" (2020) dont j' ai réalisé la critique par ailleurs, elle crève ici l' écran grâce à une interprétation juste magistrale. Cette jeune femme-là a tout d' une grande, pour peu qu' elle soit sollicitée et sache choisir ses scripts. On suit dans "GOD IS A BULLETT" le parcours de ces deux êtres meurtris par la vie, à travers des épreuves où ils vont être confrontés à la condition humaine dans ce qu' elle a de pire. On retrouve au générique, et dans un rôle secondaire, Jamie Foxx pour une interprétation à contre emploi. La réalisation ainsi que la photographie sont parfaites, à l' instar du scenario. Quant à la bande originale, elle colle au film d' une manière magnifiquement "rageuse". "GOD IS A BULLETT" est un film à ne surtout pas manquer!"
Sur le thème bien convenu du justicier solitaire qui part sauver sa fille des griffes d’une secte, j’ai rarement vu quelque chose d’aussi instable et déséquilibré. Si vous avez décidé de l’aborder comme un thriller avec des idées et de la tenue (c’est du Nick Cassavetes quand même), vous serez souvent déçu. Si vous avez préféré privilégier une approché série B, vous serez parfois ébahi : ‘God is a bullet’ passe sans cesse de l’un à l’autre et l’amplitude du mouvement est sans doute trop importante pour le propre bien du film. Le résultat est en effet très fragile, et ce n’est pas dû uniquement à un montage et des raccords hasardeux. il alterne une certaine forme de beauté sordide et le trivial, des dialogues qui portent parfois très loin mais restent le plus souvent bêtement sentencieux, des personnages qu’on admire quand ils sont à leur meilleur niveau mais que leurs ruptures de ton hasardeuses rendent peu compréhensibles. C’est un western contemporain, parfois contemplatif et mystique mais qui ne répugne jamais à se livrer à un déferlement de violence aveugle et ludique digne de Tarantino, c’est tour à tour syncopé puis frénétique, rempli des bad guys aux trognes parmi les plus flippantes du cinéma américain récent mais qui virent parfois au ridicule quand ils dérapent du mauvais côté du cabotinage , le tout dans une sorte de no man’s land qui semble déjà post-apocalyptique sans l’être. C’est un film avec de très grands moments, malheureusement souvent noyés dans des ficelles prosaïques et une incapacité viscérale à atteindre une véritable unité de ton. Mine de rien, ce côté bancal et boiteux lui confère une personnalité que beaucoup d’autres productions du même genre pourraient lui envier.
Vraiment pas terrible. Il y avait matière mais le film n’exploite rien, les scènes se succèdent sans aucune logique, c’est long, c’est ennuyant, très dommage car Maika Monroe est excellente.
C’est pas la finesse qui l’étouffe, mais le dernier Cassavetes junior est plutôt une bonne surprise dans le genre thriller hardcore des bas-fonds! Y a bien quelques soucis de scénario (il se serait pas fait charcuter au montage?!?) et de cohérence, mais le couple vedette arrache bien la pellicule quand même! Et puis cet esprit de série B qui n’a pas peur de tout tâcher, à l’heure du formatage à tout va, me fait beaucoup de bien!
Sujet sensible de l’enlèvement d’enfants au sein de sectes, le film perd en crédibilité car très violent et cela devient le sujet du film. Dommage cela méritait mieux.
Il faut etre fan de cinéma américain pour apprécier ce film. Les scénario classique, bien qu’inspiré de faits réels, nous projette dans un monde d’ultra violence d’une beauté quasi surréaliste. Les acteurs sont bien dans leurs personnages et les dialogues, réduits par moments au strict minimum, se suffisent à eux mêmes. Les paysages arides du Nouveau Mexique ajoutent à la dramaturgie une touche western très XXIe siècle où la drogue, les tatouages et la mort sont le quotidien des adeptes du satanisme le plus sanglant. La bande son est exceptionnelle. Essentiellement composée de folk rock très électrique elle permet aussi d’entendre D Bowie et B Dylan. Un excellent moment de cinéma d’action mais réservé à un public adulte et averti.
Comme on pouvait s'y attendre, c'est bête et violent. Il y a certes une histoire construite, des personnages principaux qui existent, parfois des efforts de cadrage, mais ce film reste d'un intérêt limité.
Tout est bien américain, le bien qui va triompher du mal, et le bon père policier qui va sauver sa fille. Avec des méchants qui ont de vraies têtes terrifiantes. Des blessures qui guérissent comme par miracle d'une scène à l'autre. Tout se déroule parfaitement dans une dramaturgie bien mesurée au détail prêt. Bien américain … Mais cette fois-ci on va ranger ce pompeux côté puritain pour mettre l'accent sur cette sombre partie qui sommeille en chacun d'entre nous. La belle et grande Amérique est loin de l'image de carte postale qu'elle aime se donner. Action, violence, questionnement, en qui faut-il croire de nos jours? Ma note sera de 3.15 sur 5 aussi pour la bande son, bien choisie. Et si dieu n'était qu'une simple balle?
n voilà un film étrange. Pas par ce qu’il nous raconte, ni par son sujet plutôt trivial qui ne propose rien qui ne l’ait déjà été par le passé (malgré cette sempiternelle caution « inspiré de faits réels) ni même par son esthétique et sa facture visuelle ou par des zones d’ombres narratives ou morales... Non, ce ressenti est plus difficile à déterminer ici mais se vérifie de manière de plus en plus évidente plus les minutes passent. En effet, il se matérialise d’abord par les multiples ruptures de ton et par des choix de mise en scène plutôt hasardeux. Mais, surtout, ce qui rend « God is a bullet » particulier tient davantage à cette alternance, voire ce grand écart perpétuel, entre un suspense dramatique et romantique de belle tenue doté de séquences fortes avec d’autres complètement ratées ou réussie mais en décalage le faisant ressembler à une série B foireuse ou à une série Z bête mais jubilatoire.
Peut-être que cela correspond à la psyché de son réalisateur que l’on pourrait taxer de revenant. Nick Cassavetes, fils de, avait en effet débuté sa carrière d’une jolie façon à la fin des années 90 avec « She’s so lovely ». Puis il avait enchaîné avec un quartet d’œuvres dans les années 2000 entre le drame et le polar qui avaient plutôt bien fonctionné avec la critique ou le public selon le long-métrage : dans l’ordre de sortie, « John Q », le culte pour beaucoup « N’oublie jamais », « Alpha Dog » et « Ma vie pour la tienne ». Puis hormis la comédie ratée « Triple alliance » en 2014, rien. La traversée du désert. Avec « God is a bullet » il revient donc aux affaires dix ans après avec cet obscur objet sorti directement en VOD et tiré d’un bouquin, lui-même inspiré d’une historie vraie. Vu le résultat, on sent de nombreuses libertés prises avec la réalité. On sent clairement que beaucoup de choses ne fonctionnent pas dans le film ou, quand on est cinéphile, à des choix de toutes sortes quelques peu discutables d’où surnagent des moments de grâce.
Si le début commence comme un banal film de traque et de vengeance en milieu hostile (en l’occurrence ici un père qui recherche sa fille kidnappée par une secte gothique et violente), il se laisse regarder mais laisse déjà dubitatif sur pas mal de points. Le montage est très chaotique entre coupures de séquences au mauvais moment, ellipses foireuses et l’impression qu’il manque des scènes oubliées sur la table de montage. On a aussi le sentiment qu’il y a quelques invraisemblances parfois grossières (notamment concernant la quasi invincibilité de notre petit shérif de bureau qui devient un vengeur plein de ressources). Mais on hallucine un peu dans la seconde partie quand viennent les séquences violentes. Celles-ci sont à la fois très brutales et graphiques mais paradoxalement aussi bien faites et impressionnantes. Elles emmènent même le film ailleurs, rompant avec le sérieux du début pour nous plonger dans une sorte de vieille série B bourrine des années 80 ou dans un navet fou comme les affectionne Nicolas Cage depuis dix ans. Cassavetes se lâche mais semble changer de film.
Et ce n’est pas fini : dans cette seconde partie, on a le droit à des scènes de discussions philosophiques et morales pertinentes et passionnantes mais surtout à un virage romantique et passionnel entre les personnages principaux qui vaut à « God is a bullet » ses meilleurs moments. Magnétique et envoûtants, on dirait du Terrence Malick perdu dans un film anonyme. Dans ces instants, c’est la révélation de « It follows », Maïka Monroe, qui impressionne en junkie repentie : elle irradie le film et livre une composition pas facile mais incandescente qui tire le film vers le haut. Bref, un long-métrage inclassable et qui alterne l’excellence, la bizarrerie et la banalité avec un aplomb étonnant mais probablement involontaire.
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