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toxicbo!
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3,5
Publiée le 3 avril 2011
De facture très classique, "The Company Men" tente de dresser le portrait d'une société sous crise économique, l'impact familial et sentimental au 1er plan, privilégiant la sobriété tant dans le traitement du sujet, que dans le développement psychologique de ses personnages. Universel devient ce message où l'individu n'est rien face aux intérêts d'une société. Pourtant, alors qu'on admire l'approfondissement de portraits d'hommes, on regrette ce soupçon d'émotion échappé...
Enfin un film sur le début de la crise financière aux Etats Unis sans Méli Mélo. Le destin croisé de ces 3 hommes "au bord de la crise de nerf" est superbement relaté et interprété par des acteurs dont le talent n'est plus à démontrer. Mention spécial à messieurs Affleck et Cooper!
Ben Affleck n'est pas un comédien.. mais un réalisateur, qu'il se concentre sur la caméra. Sinon pour ce film rien à signaler, c'est plat, très plat, on ne ressent rien de tout le film, à part pour Tommy Lee Jones qui lui sait jouer. Vraiment pas intéressant.
Arfff ! Je suis vraiment déçu par ce "The Company men", film qui se fait l'apôtre du travail (Le travail, c'est la santé (physique comme mentale), c'est bien connu - dixit Henri Salvador (et c'était en 1965 ...)). En fait, il dépeint la crise financière de 2008 à travers 3 cadres sups licenciés parmi des milliers d'autres pour satisfaire au diktat de la loi du marché. Ces derniers doivent remettre en cause leur train de vie (adios le golf et la Porsche), leur autorité, leurs ambitions (ah oui, le retour chez papa maman à 37 ans, ça fait mal au postérieur ...). Ce genre d'évènement est à double tranchant : un plongeon vers les abimes ou une bonne opportunité pour faire le point sur sa vie et revenir à plus d'humilité (on peut d'ailleurs se rendre compte de l'importance d'un emploi en terme de vecteur social dans une société aussi matérialiste que celle dans laquelle nous vivons). A vrai dire, ça sentait bon le film critique sur le néolibéralisme, sur l'asservissement des entreprises par les spéculateurs avides de dividendes, sur la société américaine et sur la crise mondiale ; en conséquence, on aurait aimé un film ambitieux sur le retour aux valeurs fondamentales et sur la repentance d'un cadre dynamique qui aurait découvert qu'il y avait une autre voie pour s'accomplir que celle qu'il avait empruntée. Rien de tout ça en fait avec un scénario sans surprise, une mise en scène très académique, une fin décevante et surtout avec un tel casting (Ben Affleck, Tommy Lee Jones, Chris Cooper, Kevin Costner ...). Malgré tout on passe un moment pas désagréable à défaut d'être passionnant ...
Pas mal du tout ! Ça joue juste dans ce film qui se veut dramatique tout en restant glamour (la déprime de Ben Affleck ne change rien à sa beauté plastique)... Néanmoins, le film ne va peut être pas assez loin pour réellement marquer les esprits.
Très bon film politique qui s'attaque aux plans sociaux enchaînés par des grosses entreprises prêtes à mettre des milliers d'employés à la rue pour augmenter leur valeur boursière, à travers le destin de trois cadres . Ce n'est pas sans évoquer les grands films sociaux des années 70 . C'est juste, réaliste, humain, et porté par un casting haut de gamme, excellent . J'ai aimé le regard porté par John Wells sur ces cadres brusquement délogés par la crise de leur place dorée,l'humour noir de ses dialogues, la précision de ses portraits,son humanisme. Et quel bonheur de retrouver Kevin Costner !
Film choral de facture classique , Conpany Men explore le destin de cadres sup licenciés par leur boite suite à la crise . Le film choisit donc de nous montrer des victimes de la crise parmi ceux qui semblaient pourtant du bon côté du manche : gradés , bonnes situations , salaires confortables , ce qui accentue l' aspect sauvage , déréglé et imprévisibles de la loi du marché . Prenant le parti pris de la pudeur et de l' observation , le film n' assène aucune grande accusation et ne propose aucune solution non plus . En revanche , il n' échappe aux clichés offrant ainsi son lot de scènes caricaturales : la partie de basket entre le père et le fils , le chomeur qui retrouve le sens des valeurs vraies en retournant bosser sur les chantiers , les chomeurs copain comme cochon comme s'ils s' étaient toujours connus improvisant une partie de foot americain dans la joie comme une grande famille . Tout cela fait très cliché. Fatiguante également cette pietite musique omniprésente qui murmure que c' était mieux avant ( ha bon et quand au juste ? ) Mais Conpany Men vise aussi juste à certaines reprises
Le sujet est couru d'avance, mais il est magnifiquement porté a l'écran. L'histoire de être société qui d'un coté fait tous pour ses actionnaires au dépit de ses meilleurs éléments un intéressant. Les trois point de vue sont complémentaire. Le jeune en pleine carrière qui en veut, mais qui a du mal a accepter la vérité, le senior qui joue un rôle et sombre petit a petit et enfin l'associé, qui sans problème financier aborde le problème différemment. On aurait pu s'attendre a du happy ending et du larmoyant. Il n'en es rien. Bref un bon film sur fond de crise.
Film très bien traité mais je ne peux avoir de tristesse pour des gens qui perdent leurs emplois et quand ils sont dirigeants ils n'ont pas de pitié pour les autres !!! il serait bien de montrer un film sur les gens au chômage qui sont dans une complète impossibilité de vivre !!!
Wells réussit la où Klapisch vient de se planter lamentablement, dans la peinture des réalités économiques les plus récentes. Il y a du didactisme, un peu de colère, mais pas d'outrageuses simplifications, et le réalisateur ne se moque ni de ses personnages ni de ses spectateurs. Tommy Lee Jones notamment incarne un beau personnage, dont on sent bien les questionnements et qui échappe aux bons sentiments, malgré le chemin de rédemption qu'il emprunte. C'est propre, filmé consciencieusement, cela ne verse pas dans le pathos, et les rôles secondaires sont soignés. Jolie composition !
Le rêve américain qui se détruit, voilà un sujet bien ambitieux pour un film qui repose avant tout sur son scénario plutôt bien écrit même si on regrette que plusieurs personnages ne soient pas assez développés comme celui très touchant de Chris Cooper ou celui de Kevin Costner, acteur qui mériterait de nouveau un rôle à la hauteur de son talent. Ce sont les personnages de Ben Affleck et de Tommy Lee Jones qui sont très bien exploités même si le premier part avec le handicap d'être joué par Ben Affleck, un des acteurs les plus inexpressifs au monde mais qui est ici à sa place dans son personnage vraiment pas sympathique. C'est Tommy Lee Jones qui s'en sort le mieux, son visage buriné étant parfait pour montrer les émotions les plus discrètes. Mais le scénario ne va pas assez loin et la mise en scène est impersonnelle, dommage car le sujet et une partie du casting étaient à la hauteur.
Ce film est bien meilleur que le laisse supposer la bande-annonce. Je craignais du happy ending et du lacrymal à outrance. Certes on a des deux mais de façon mesurée et contrebalancée. Vu de France on pense que les licenciements tels qu'ils sont montrés, que la middle-class américaine telle qu'elle est montrée, que les desesperate housewives telles qu'elles sont montrées, que tout ça donc c'est de la grosse caricature. Mais non; c'est juste comme ça. Et le film rend assez bien compte de la violence de tout ça, de ce monde de cartes de crédit, de maisons trop pompeuses qu'on paie encore à 65 ans, de l'effondrement de l'univers quand on est viré. Certes le sauvetage par le bon charpentier bourru est un peu lourd comme métaphore de la vie réelle, palpable, physiquement fatigante vs la vie virtuelle psychiquement épuisante. Mais au final ça fonctionne plutôt pas mal, avec un Tommy Lee Jones excellent et un Kevin Costner qu'on retrouve avec plaisir et dont on se demande si lui aussi avait fait l'objet de redundancy précédemment.
Un bon social movie, bien différent de celui de Klapich mais qui a l'avantage d'être plus réaliste même si dans les personnages il y en a peu qui touche le salaire minimum. La VF est comme d'habitude à chier par rapport à ce qu'on voit en VO sur la bande annonce....
Bon film, bien interprété et mis en scène qui se regarde sans ennui, mais franchement, on a du mal à s'identifier à ces cadres sups américains licenciés et à compatir à leurs malheurs. Rien à voir avec les films de Ken Loach.
Une serie de clichés ridicules avec comédiens fades et mise en scène de télé. Ces personnages privés soudainement de leur voitures de sport et de leur parcours de golf ont du mal attirer l'empathie. Fuyez !