Il y a à boire comme à manger dans ce dernier opus d'Iron Man, enfin le dernier jusqu'à ce qu'Hollymood décide du contraire. Une chose qui est sûre, le film ne manque aucunement d'ambition, Shane Black a décidé de mettre les petits plats dans les grands pour cette fin de trilogie et ça se sent. Le film multiplie les bonnes idées de scénario (et quelques bonnes références aux événements d'Avengers) et les morceaux de bravoure très agréables à regarder, portés par une BO de qualité. L'armure inspire le réalisateur et c'est beau à voir, avec en prime des effets spéciaux au poil, mais il en fait un peu trop. Très loin d'être mauvais et sans vraiment vraiment accuser de problèmes de rythme ou de dosage (hormis une bataille finale qui s'étire un peu en longueur) Iron Man 3 souffre de son aspect fourre-tout où tous les éléments du scénario peinent à coexister. Le virus extremis par exemple, en plus d'être une aberration scientifique et pas la seule, il peine à trouver sa place dans l'univers d'Iron Man. L'idée est trop vague, incohérente et débarque de nul part. Et puis le méchant qui crache du feu, sérieux...D'ailleurs de manière générale le film a tendance à survoler trop d'aspects qui auraient pu être tellement mieux exploités. J'ai parlé d'Extremis mais c'est aussi le cas pour les 57 armures que Stark conçoit pendant ses insomnies ou même des motivations des antagonistes qui restent plutôt vagues.
Tiens le méchant, parlons-en. Le grand méchant officiel, le fameux « Mandarin » tant pointé du doigt par les fans pour être un immense doigt d'honneur au comics d'origine, je l'ai adoré. La scène où l'on le découvre sous son vrai jour (peut-être faut-il y voir un parallèle à la théorie du complot du 11 septembre, le message reste incertain) est vraiment marrante, et l'interprétation l'est tout autant, de Ben Kingsley mais des acteurs en général, lui et Robert Downey Jr. Toujours en tête, par ailleurs le héros Tony Stark est toujours aussi bien écrit, ses dialogues avec le gosse étant ceux qui le mettent le plus en valeur. Ce n'est malheureusement pas le cas du second méchant, unidimensionnel au possible
campé par un Guy Pearce qui fait avec ce qu'on lui donne.
Au final comme dit précédemment, il y a à boire comme à manger, mais malgré sa surcharge d'éléments scénaristiques, ce troisième opus doit être mon préféré de la trilogie. Infiniment meilleur que le second (loin d'être un challenge insurmontable) et bien moins radin en morceaux de bravoure et en idées astucieuses que le premier volet que j'ai toujours trouvé, malgré ses nombreuses qualités indiscutables, assez académique.