Après les deux mauvaises adaptations de l'Homme de Fer signés Jon Favreau, ma volonté masochiste m'a poussé à regarder cet "Iron Man 3". Quoi que, avant de voir le film, je dois avouer qu'il n'y avait aucune once de masochisme dans ma motivation. Il faut dire qu'"Avengers" était sympa et que l'arrivée de Shane Black à la réalisation et au scénario pouvait apporter un bon coup de fouet à la franchise. Pour Shane Black, j'accorde que, même si je n'ai pas trop apprécié "Kiss Kiss Bang Bang", le bonhomme a signé pas mal de scénarios sympas, à l'instar de "L'Arme Fatale" ou encore l'excellent "Last Action Hero". Bref, "Iron Man 3" n'augurait que de bonnes choses. Il faut croire que toutes ces bonnes choses sont passés à la trappe. Le film commence de manière surprenante. Il faut dire que, comme beaucoup de personnes certainement, j'ai été frappé par une certaine nostalgie du temps passé en entendant dans mes oreilles le hit de Eiffel 65, "I'm Blue". Mais bon, passé cette nostalgie (qui dure une minute en gros), les ennuis commencent. Je pensais que Shane Black allait livrer une adaptation quelque peu différente des précédentes, avec plus de réflexions, plus d'intensité, mais non. Il faut croire que Black s'est laissé porter par la simplicité et nous livre un film fade et sans réelle réflexion. C'est plat, c'est simple et bon dieu que ça ne marche pas. Le scénario est prévisible, et pue le déjà-vu. Black essaie d'insérer quelques passages de "Buddy movie" dans son film (exemple avec Stark qui fait équipe avec un gamin) mais ça ne passe pas vraiment. On a l'impression que ça arrive comme un cheveu dans la soupe, ou Stark est forcément obligé d'être en équipe avec quelqu'un. Toutefois, outre le scénario prévisible, le pire repose dans le traitement des méchants. Le Mandarin, alors l'un des plus grands ennemis d'Iron Man dans le comics, est ici une vulgaire bête de foire. Pour ainsi dire, et excusez mes propos un poil virulent, le personnage a subi un véritable v*ol en matière de traitement! Et ce n'est pas les cabotinages de Ben Kingsley qui viennent arranger le tout (quoi que les incursions vidéo du Mandarin soient sympathiques). Quant au vrai méchant, ce dernier est tout aussi prévisible que le scénario du film, mais surtout sa psychologie et son désir d'assouvir le monde sont incohérents. Dommage aussi que les liens avec "Avengers" soient si maladroits (Stark et ses crises d'angoisse plutôt ridicules) et qu'il n'y ait pas plus de liens avec les événements passés à New-York. "Iron Man 3" est donc une bien belle déception. Moi qui pensait que Shane Black allait livrer un bon film de super-héros, j'ai été roulé dans la farine. "Iron Man 3" est tout aussi mauvais que ses prédécesseurs. La phase 2 des Avengers commence tout aussi mal que la première...