Mary et Max.
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mx13
mx13

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5,0
Publiée le 14 novembre 2018
Mary et Max est le meilleur film d’animation de l’histoire je pense, et je pourrais affirmer ça de manière presque objective.
Shrek 4 et Cars 2, qui sont mes préférés vont bientôt être détrônés par le premier et (pour le moment) dernier long métrage d’Adam Elliot. Quel magnifique film, c’est bluffant, splendide. Ça n’a rien à voir à un classique film d’animation, non, c’est un film pouvant être considéré comme étant une comédie dramatique satirique et subversive. L’histoire est très profonde, parfaitement construit sur le fond et la forme, de belles images avec cette technique de stop motion et ses personnages en pâte à modeler. Deux personnages principaux charismatiques et très très intéressants, d’un côté Max, un juif de 44 ans, qui vit à New York, il est atteint de la maladie de l’asperger, il pèse 159 kilos alors qu’il ne fait qu’un mètre 84. De l’autre côté se trouve une petite australienne de 8 ans, malheureuse étant donné qu’elle entourée de parents mal aimants, de camarades qui la persécute, et que son style et son apparence ne l’aident en rien.
Mary et Max est peut être le film le plus triste de tous les temps, certain ne vont pas s’en remettre.
spoiler: Un film qu’il faut bien traiter : Bien lire entre les lignes. Il est excellent à déchiffrer et à l’heure où j’écris je l’étudie encore. Des dialogues merveilleux, qui rendent l’histoire encore plus mouvementée, un narrateur parfait qui nous raconte parfaitement les situations. Des voix originales et françaises qui rendent l’œuvre plus parfaite. Le film étudie de manière apocalyptique sous un angle enfantin de temps à autres le problème de la solitude, des dérèglements au sein de familles, et des traits psychologiques qui affectent la personnalité de certaines personnes. Le genre enfantin introduit, qui est malgré tout destiné aux majeurs, est assez marrant à voir pour ces majeurs, car lorsque l’on affirme le fait que les bébés sortent des chopes de bière, les adultes ne peuvent omettre de faire la comparaison entre la réalité, lorsque les enfants naissent suite à une relation sexuelle, et le fait que l’on affirme qu’ils sortent de ces chopes, ou encore de cannettes de coca. Les relations sexuelles sont donc décrites comme étant le pur fruit de la société de consommation, incompréhensibles pour les petites personnes (Mary qui a 8 ans), et les déficients mentaux (comme Max interné dans le passé). Le long métrage nous donne l’impression que les personnages sont en permanence au bord du décès, et que la dépression ne les fait que patienter, patienter en attente de l’instant crucial. Car derrière cette histoire de correspondance entre Mary et Max, se cachent de nombreux autres personnages en permanence au bord de la crise : Le père de Max, la mère de Max, le père de Mary, la mère de Mary, le coq de Mary, son institutrice, son grand père etc... et l’histoire va même concerner le clochard qui vit en bas de chez Max. On étudie les origines de la pathologie de Max, même si elles ne sont pas définies explicitement : Est ce le fait que son père les aient laissés (lui et sa mère) à sa naissance, le fait que sa mère se soit suicidée dans un kibboutz avec une arme de poing lorsqu’il avait 6 ans, les nombreuses victimes d’agressions antisémites qu’il a subi, ses différents emplois qui le rabaissent au niveau d’une machine (il occupait la fonction d’un distributeur, d’un robot nettoyeur ou encore celui d’un soldat robot impuissant qui fait les comptes de l’armée américaine). L’aigreur est au centre du film, il ne concernait que les personnes âgées, mais pas trop vieilles néanmoins. Les enfants, les déficients, les vieux, les pauvres et les animaux seraient les victimes de l’aigreur des adultes. A un moment Max gagne une grosse somme au loto, c’est le seul instant où l’on évoque explicitement la question de l’argent. Grâce à cet argent Max va pouvoir réaliser deux de ses trois objectifs, posséder une collection entières de figurines d’une série télévisée (les noblets), et posséder une quantité de chocolat incalculable. Le dernier était d’avoir un ami. L’argent est donc évoqué de manière méliorative, mais Max va faire un cadeau d’une énorme somme à sa voisine aveugle, elle va donc se permettre de faire des sports extrêmes qui vont la tuer peu de temps après. A sa mort, elle légua tout le reste de l’argent à un foyer pour animaux abandonnés, mais cet argent fut détourné, ce qui nous confronte à la réalité de la corruption. La question du sexe et de la beauté est mis en avant, et est décrit à la fois de manière romantique et chaleureuse mais aussi à la fois de manière ignoble et transgressive. Mary, moche aimerait avoir un copain, et économise beaucoup d’argent (un autre intéressant mais rare moment où on étudie cet argent) pour pouvoir se refaire faire certaines parties du corps. Le sexe est décrit comme étant le fruit de la société de consommation, alors que l’amour, lui serait pur et permettrait de relier deux personnes faibles ou caractérisées par un dysfonctionnement. L’homosexualité est évoqué et permet d’ouvrir les esprits. Dans l’œuvre il n’y a aucune possibilité aux jeunes de comprendre les relations sexuelles, Max est jeune mentalement, ce qui est marrant à voir, puisque cela nous offre des tons comiques de temps à autres. Mary finit par être enceinte à la fin du film à l’âge de 30 ans à peu près, et à un bel enfant. Elle tenta de se suicider alors qu’il n’était qu'a l’état d’embryon, ce qui met en scène un parallélisme entre vie et mort. La question de la société de consommation est présente dans Mary et Max, notamment de ses abus, et montre comment elle sauve et ravage des humains par milliers : Max mange constamment et consomme en permanence des hots dogs au chocolat, mais cette consommation par voie orale lui est nécessaire et le permet de s’en sortir, même si cela le rend obèse. La télé le soutient également. D’autre part il est forcé à consommer en allant chez le psychiatre, lui qui est atteint d’une pathologie mentale, de même il va être logé, nourri, blanchi dans un institut psychiatrique. Mary n’est pas en surpoids mais va devenir alcoolique à l’âge de 25 ans a peu près, lorsqu’elle va se disputer par correspondance avec Max. L’assimilation de nourriture ou d’alcool serait la suite logique d’un moment frustrant. Dans le long métrage les personnages sont exploités dans le domaine du travail, dans le but de développer cette société. Les relations amicales sont complexes dans ce film, elles peuvent se manifester sous plusieurs formes toutes aussi excentriques les unes que les autres. La relation amicale mais professionnalisée entre Max et son psychiatre le docteur Hazeloff, entre Max et monsieur « je ne sais quoi » une personne invisible qui vit dans son salon que Max inventa, ou encore entre Max et Mary par correspondance. La différence peut rendre des personnes proches, tel est le message de Mary et Max Les morts dans l’œuvre sont incroyables, et sont toutes dues à une faiblesse décrite comme étant pathétique, les voici : Le grand père de Mary mourut d’une pneumonie, par son stupide objectif de parvenir à se baigner dans des eaux glaciales. La mère de Mary est morte en buvant par accident une bouteille (d’on ne sait quoi) toxique, elle étant alcoolique, se trompa de bouteille, elle mourut intoxiquée. Le père de Mary, enfin à la retraite, préféra continuer de faire diverses activités qui pouvaient lui rapporter de l’argent, plutôt que de passer du temps avec sa famille. Il se noya en ratissant les bords de mer avec sa machine, une vague l’emporta. La voisine de Max, mourut comme je l’ai dit tout à l’heure, en faisant des sports extrêmes qui coûtaient chers et qu’elle avait pu se payer grâce à l’argent de Max. Max mourut le jour où Mary arriva à la fin du film, il n’eut donc jamais l’occasion de voir sa seule amie. Une fin éblouissante mais troublante.

Bref magnifique film d’animation. Chapeau à Adam Eliott un génie.
Je le déconseille aux moins de 10 ans. 5/5
Inglorious_Ben
Inglorious_Ben

94 abonnés 1 760 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 octobre 2017
Mélangez Wallace et Gromit avec un brin d'Amélie Poulain, ajoutez-y un esthétique en noir et blanc léché et poétique, vous obtiendrez Mary et Max, un film d'animation super original et remarquablement touchant. C'est drôle et triste à la fois, et les personnages sont ultra-attachants. Une réussite esthétique et scénaristique, à réserver à un public adulte, trop sombre pour les enfants.
Roub E.

1 335 abonnés 5 453 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 janvier 2018
Un film d’animation totalement dépressif soigné et surprenant. Surprenant car ses deux personnages qui correspondent pour tromper leur extrême solitude sont désarmant de sincérité pour des personnages de pâtes à modeler, il font plus vrais que nature et on croit à leur histoire (je ne sais d’ailleurs pas jusqu’où va la vérité car le film annonce être inspiré d’une histoire vraie). Malgré la noirceur de ce qu’il raconte il se dégage du film une certaine magie grâce à sa sincérité, son humour parfois noir et décalé et le soin apporté à l’environnement du film malgré les teintes très grisâtres. C’est donc un film à découvrir à condition de ne pas avoir à proximité une corde pour se pendre ou des anti dépresseurs et de l’alcool.
py314159
py314159

2 abonnés 145 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 mai 2017
L'amitié épistolaire d'une fillette australienne de 8 ans et d'un vieux new-yorkais autiste. Film d'animation original et émouvant qui s'essouffle en cours de route.
7eme critique

628 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 mars 2017
"Mary et Max." est une formidable histoire de correspondance entre une petite fille australienne et un quadragénaire new-yorkais évoluant sur de nombreuses années. Le spectateur se laisse pleinement envahir par cette relation à distance en découvrant toute la fraîcheur et la poésie dont regorge le film. Pour ces deux personnages très différents l'un de l'autre, cette nouvelle communication viendra rompre leur routine remplie de solitude, d'ennui, de manque de confiance en soi, de défaitisme etc... pour finalement se délivrer mutuellement et ainsi s'offrir une nouvelle joie de vivre. L'animation, la narration, les idées, la musique, tout se marie à merveille dans ce "Mary et Max." pour dégager une puissance émotionnelle et poétique inoubliable ! Un véritable coup de maître !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 11 janvier 2017
La poésie d'une histoire à travers deux sincérité : celle d'une enfant et celle d'une personne autiste. Deux réalités qui se confrontent et qui se questionnent, pour au final tout autant interroger notre rapport au monde.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 11 janvier 2017
Intelligent mais beaucoup trop sombre... Ça n'engage que moi mais même si je trouve que le film est très original, nous apprend beaucoup de chose et contient des scènes touchantes lorsque les deux amis s'écrivent et expriment leur affection l'un pour l'autre; Je le trouve vraiment triste et déprimant, je me suis sentie comme assommée par tous les malheurs du monde!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 7 novembre 2016
Histoire touchante pleine de poésie. Référence à la solitude humaine si subtilement décrite . Une relation transgénérationelle qui réchauffe le cœur .

C'est mon coup de cœur de ce mois-ci .
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 septembre 2016
Superbe ! Personnages attachants, histoire touchante..
Nous n'avons pas été déçus de ce film; au contraire, nous avons été encore plus surpris que nous pensions l'être..

Merci à Adam Elliot et son équipe pour se Merveilleux long-métrage.

Bonne soirée
Simon & Justine
Vinz1
Vinz1

280 abonnés 2 893 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 août 2016
Petit film d’animation avec des personnages faits de pâte à modeler, « Mary and Max » pourrait être le pendant australien de « Wallace et Gromit » car certaines scènes s’y prêteraient volontiers (cf. par exemple, les divers poissons Henry perdant la vie de manière différente ou bien les multiples variétés de chocolats que s’envoient les deux correspondants). Seulement la comparaison s’arrêtera là. « Mary and Max » est quasi exclusivement en noir et blanc, et surtout c’est triste au possible et ne sera pas destiné aux enfants, ou alors aux grands, ceux en âge de comprendre. Mais cela reste tout de même une très belle histoire, qui plus est, doublée dans sa version originale par des acteurs de renom (Toni Collette, Philip Seymour Hoffman et Eric Bana). A voir donc, mais il faut être prévenu avant !
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 4 juin 2016
Très beau et émouvant, rien à dire, ça marque et pose des questions sur notre vie. Ce film d'animation n'est pas pour autant pour les enfants, et c'est vrai que les quelques passages vulgaires sont-ils vraiment utiles pour un film d'animation, ce qui restreint le public ? Mais c'est pas méchant. A voir !
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 26 mai 2016
Mauvais ....
Tous simplement mauvais et sans intérêt ...
L'humour noir et la tristesse de ce dessins animé qui est tout, sauf pour les enfants laisse un goût amer qui me donne une indigestion....
Je le déconseille vivement et je ne voit pas comment il peut obtenir de tel critiques...
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 10 septembre 2016
Mary et max est un beau film d'animation qui a su saisir avec subtilité certains traits du syndrome d'Asperger et de l'autisme, sans jamais tomber dans les clichés. Malgré un sujet difficile et des rebondissements malheureux, le film ne sombre jamais dans la mélancolie. Il raconte, en revanche, cette amitié épistolaire avec poésie. Le film ne se limite pas à la tristesse d'un constat mais nous fait plutôt passer d'une émotion à l'autre avec légèreté. Au fil de l'histoire, nous suivons cette amitié improbable dans ses rebondissements, jusqu'à la voir devenir l'aventure de deux vies. Le fait qu'il s'agisse d'un film d'animation en noir et blanc participe enfin à son originalité. En conclusion, si le sujet intéresse et que la forme inhabituelle interroge plus qu elle ne rebute, c'est un bon moment de cinéma.
Michel1664
Michel1664

31 abonnés 842 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 mars 2016
Inclassable. Un bien joli film qui nous touche en étant à la fois drôle, très triste et humain. C'est clairement un dessin animé pour adulte. Le graphisme et est une grande réussite également.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 4 février 2016
Un bon film d'animation pour les petits, et surtout pour les grands. Le train de vie de Max et Mary est assez rigolo vu de l’extérieur, même si de l’intérieur on sait que la vie n'est pas très joyeux pour ces deux personnages. La lumière dans leur vie, viendra de leur amitié. Et c'est intéressant de voir que malgré l'amour qu'a Mary pour son compagnon, c'est bien c'est amitié avec Max qui est son point de repéré, lui permettant de ne pas perdre équilibre psychologiquement. Ce Max, qui n'aime pas trop l’imprévue, s'en accommode bien, lui pour qui l'amour est vraiment incompréhensible. Ce film amène a se poser quelques questions sur nos relations sociales, parle surtout du syndrome d'asperger dont est atteint Max, et des problemes psychologiques en générale mais dans une moindre mesure. Cette animation est touchante, du fait de cette amitié très spéciale.
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