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Noé
4 critiques
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0,5
Publiée le 8 août 2025
Avec un casting pareil je m’attendais à quelque chose d’exceptionnel. Je me trouvai fort dépourvu lorsque la bise fut venue. La bise que dis-je… La tornade ! Sachez que si vous avez des problèmes pour tomber dans les bras de Morphée, ce film peut assurément vous aider. Je ne le recommanderais pas à mon pire ennemi. Tenez vous loin de cette “oeuvre” et n’y allez même pas jeter un œil pour vous “faire votre propre avis”. À bon entendeur.
Une fresque ambitieuse signée Scorsese, maîtrisée et introspective. Le film captive par son récit lent mais profond, porté par un casting exceptionnel (De Niro, Pacino, Pesci). La technologie de rajeunissement fonctionne bien, même si l’ensemble aurait gagné à être un peu plus dynamique. Un grand film sur le temps, la mémoire et la violence.
Sérieusement, il n'y avait pas assez de jeunes acteurs talentueux pour jouer dans ce film, il a fallu nous sortir des vieux croulants du placard qui étaient au top niveau il y a 30-40 ans... Le maquillage numérique est naze, presque aussi nul que Harrison Ford dans Indiana Jones. On a voulu nous pondre un Le Parrain mais c'est raté, c'est long, c'est lourd, ça n'apporte rien, 3h30 de galère.....
Film testamentaire de Scorsese qui réunit toutes sa famille du cinéma italo-américain. On retrouve les thèmes chers au cinéaste. Une histoire de temps où les parcours ne mènent nulle part. La pègre y est montrée dans toute sa splendeur mais aussi et surtout dans toute sa décrépitude et inéluctable déchéance. On pense souvent aux classiques de Scorsese. Cependant peu de scènes d'hyper violence. La violence est même souvent hors champ. J'ai personnellement été gêné par le procédé de rajeunissement, spectaculaire mais visible comme après une séance de lifting un peu poussée. Le film traîne quelque peu ce côté poussif, 3ème age. On a beau suivre sans ennui les tribulations de tous ces types, 3h30 c'est tout de même longuet. A voir quoiqu'il en soit pour tout cela et plus encore.
Pour leur 9ème collaboration ensemble 25 ans après Casino, Martin Scorsese et Robert De Niro font de ce The Irishman, scellant également les retrouvailles entre De Niro, Joe Pesci et Harvey Keitel, ce qui pourrait presque ressembler à un film testament de leur part à tous les deux, s'il n'y avait eu d'autres projets par la suite.
Soyons néanmoins objectifs en préambule : même si les principaux interprètes vivent leurs personnages plus jeunes avec un talent verbal et des mimiques faciales aisément reconnaissables, la production a dû être ruinée par le cirage et la gomina, d'autant que les mouvements et le maintien de De Niro sont hélas ceux d'un presque octogénaire, certes bien portant, mais néanmoins fortement ralenti et ramassé sur lui-même. Le pari était sans aucun doute de ne pas céder à la facilité en engageant des copies plus jeunes mais reconnaissons que le résultat est plutôt médiocre.
Outre la maestria visuelle de Scorsese, ses travellings légendaires et ses gros plans en mouvement, il faudra pourtant souligner la perfection d'un scénario construit en trois parties mélangées et parfaitement imbriquées, entre la narration au présent, le fil rouge qui a lieu durant le milieu des années '70 et le biopic proprement dit de Frank "the Irishman" Sheeran.
Enfin, l'interprétation, si l'on passe outre la remarque préliminaire sur l'âge des acteurs, se montre à la hauteur du casting de rêve : De Niro tout en sobriété, Pacino extravagant et lumineux, Keitel, inquiétant à souhait, Pesci particulièrement impressionnant dans un rôle étrangement calme, auxquels s'ajoutent quelques seconds rôles de talent, l'excellent Stephen Graham, la trop rare Aleksa Palladino et Jack Huston, qui s'étaient déjà croisés sur le tournage de la série Boardwalk Empire (Terence Winter, 2010-2014, produite par... Scorsese), Jesse Plemons qui confirme ses prédispositions.
Au final, en retraçant l'histoire d'un tueur au service de la mafia, une bonne partie de la fin de vie de Jimmy Hoffa et, surtout, un climat de la manière la plus chirurgicale qui soit et non sans humour, The Irishman offre une rarissime parabole sur le conflit de loyauté. Une leçon de cinéma populaire. Un chef d'oeuvre.
A part le fait que nos 3 monstres du de l’histoires du cinema paraissent tout droit sortit de chatgpt c’est encore une fantastique oeuvre comme scorcese seul sait faire. L’essence de ces anciens films italo americain gangster est resté intacte. Bravo du grand art.
The Irishman, un grand film assez froid Malgré le casting, le réal et le sujet, je n’ai pas retrouvé la magie des grands films de gangsters que j’aime tant Une œuvre sur le temps qui passe qui m’a parfois ému et parfois laissé indifférent. Je retiendrai surtout le kiff absolu d’avoir retrouvé De Niro et Al Pacino réunis et toujours aussi iconiques
Martin Scorsese, maître incontesté du cinéma, nous livre avec The Irishman une fresque épique qui s'étend sur 3h29. Une durée qui pourrait sembler excessive pour certains, mais qui se révèle être parfaitement justifiée. Chaque minute de ce film est une leçon de cinéma, une immersion totale dans le monde impitoyable de la mafia américaine.
L'histoire, inspirée du livre "I Heard You Paint Houses" de Charles Brandt, nous plonge dans la vie de Frank Sheeran (Robert De Niro), spoiler: un tueur à gages lié à la famille Bufalino et à Jimmy Hoffa (Al Pacino) . Le scénario, d'une richesse inouïe, est une exploration minutieuse des thèmes de la loyauté, de la trahison, et de la vieillesse. Les transitions entre les différentes époques de la vie de Sheeran sont fluides, grâce à une narration bien pensée et à des effets spéciaux de rajeunissement saisissants.
Robert De Niro livre une performance magistrale, incarnant Frank Sheeran avec une subtilité et une profondeur rares. Son jeu, tout en nuances, nous permet de ressentir la complexité de son personnage, à la fois impitoyable et vulnérable. Al Pacino, en Jimmy Hoffa, est tout simplement phénoménal, apportant une énergie et une intensité qui électrisent l'écran. Joe Pesci, dans le rôle de Russell Bufalino, offre une performance tout en retenue, contrastant magnifiquement avec ses précédents rôles mafieux.
Scorsese démontre une fois de plus son génie avec une mise en scène impeccable. Chaque plan est soigneusement composé, chaque mouvement de caméra est précis. L'atmosphère du film, sombre et mélancolique, est magnifiquement rendue par la direction artistique et la photographie de Rodrigo Prieto. Les scènes de violence, bien que présentes, ne sont jamais gratuites ; elles servent toujours à approfondir les personnages et l'intrigue.
La bande sonore, composée de morceaux de l'époque, ajoute une couche supplémentaire d'authenticité. Elle nous transporte directement dans les années 50, 60 et 70, renforçant l'immersion. L'ambiance générale du film rappelle inévitablement celle de "The Godfather", mais avec une touche de modernité qui le rend unique.
The Irishman est une œuvre monumentale qui mérite pleinement ses 3h29. Scorsese nous offre un film complexe, riche en émotions et en réflexions. C'est une plongée vertigineuse dans l'univers de la mafia, portée par des acteurs au sommet de leur art. Une expérience cinématographique inoubliable que tout amateur de cinéma se doit de voir.
Scorsese sait nous raconter une histoire et il en fait une fois de plus la démonstration. Inspiré du livre de Charles Brandt « I Heard You Paint Houses » qui relate les confessions du syndicaliste et tueur à gages de la Mafia, Frank Sheeran, c est l histoire de l Amérique qui s écrit devant nous. De l influence de la Mafia dans la construction, sous le contrôle de Jimmy Hoffa, du plus puissant syndicat au monde, de l élection et l assassinat de Kennedy, de la Baie des cochons, du développement de Las Vegas, ce sont les turpitudes et les violences des années 50 aux années 2000 qui nous sont contées. Au-delà, c est une leçon de vie ou plutôt d instinct de survie. Franck cherchera, en fin de vie une sépulture qui ne soit pas trop « définitive »… Comment ce qui a pu sembler si indispensable, si important, s avéré si inconsistant arrivé au bout du chemin ? « The Irishman » sera fort probablement l ultime film qui réunit de telles étoiles du cinéma : Scorsese, Al Pacino, De Niro et Joe Pesci. Comme l histoire se déroule sur des dizaines d années, Scorsese a utilisé un nouveau procédé qui permet de rajeunir numériquement ses acteurs. Le documentaire « The Irishman : Conversation » est déjà très émouvant, en complément du film et perpétue la réflexion sur le vieillissement. Un très bon film, même s il n atteint pas le box office de Scorsese.
C'est le genre de film qu'il faut voir au cinéma ; étant dans le cas inverse je n'ai jamais réussi à rentrer pleinement dedans et j'ai trouvé le temps long.
"The Irishman" de Martin Scorsese, sorti en 2019, se présente comme une épopée sombre et minutieuse dans l'univers du crime organisé américain du XXe siècle. S'appuyant sur les performances intenses de Robert De Niro, Al Pacino, et Joe Pesci, le film dépeint avec une fidélité presque documentaire la vie de Frank Sheeran, un homme dont la loyauté et les actes répréhensibles définissent une ère marquée par la violence et la corruption.
Ce récit long de trois heures et demie est une fresque narrative dense qui bénéficie de la direction artistique méticuleuse et de la photographie stylisée de Rodrigo Prieto, créant une atmosphère immersive et authentique. La musique de Robbie Robertson complète cette ambiance, évoquant une nostalgie mélancolique qui sied parfaitement au ton du film.
Toutefois, "The Irishman" n'est pas sans défauts. Le rythme du film peut parfois sembler languissant, particulièrement dans sa première moitié, où le développement lent des personnages et des intrigues pourrait décourager certains spectateurs. De plus, l'usage des effets numériques pour rajeunir les acteurs est une prouesse technique impressionnante qui, cependant, ne convainc pas toujours totalement, laissant une impression d'artifice qui peut nuire à l'immersion.
Le scénario de Steven Zaillian, adapté du livre "I Heard You Paint Houses" de Charles Brandt, offre une plongée profonde dans les complexités morales de ses personnages. Cependant, malgré l'excellence de l'écriture, certaines longueurs narrative auraient pu être écourtées pour dynamiser l'ensemble. Les interactions entre les personnages sont intenses et les dialogues, tranchants, mais le film peine par moments à maintenir une tension constante, ce qui est crucial dans un récit de cette envergure.
En conclusion, "The Irishman" est un film impressionnant qui réussit à capturer l'essence tragique de ses personnages et de leur époque. Bien qu'il soit techniquement impeccable et brillamment interprété, le film n'échappe pas à certaines lenteurs qui en modèrent l'impact global. C'est une œuvre majeure qui enrichit le genre du film de gangsters tout en proposant une réflexion poignante sur la vieillesse, la loyauté et le regret.
Le scénario de ce film est à flanquer du label 0% tellement il est léger et incomplet. Les personnages sont vides, presque inhumains, même pas détestables. Les rebondissements sont rares et également très très light. Le sujet de la mafia US est du réchauffé et ce film n'apporte rien de neuf. Les acteurs font ce qu'ils peuvent mais c'est largement insuffisant. La durée de cet album photo animé est donc une insulte pour le spectateur.