"The Irishman" marque le retour de Scorsese aux films de gangsters, genre qui a forgé la réputation du cinéaste. Pour cela, il joue la carte de la nostalgie en incorporant dans son casting des acteurs qui ont incarné de grandes figures de mafieux au cinéma : De Niro (encore et toujours ! ), Al Pacino et Pesci. Cette nostalgie est omniprésente dans "The Irishman" que cela soit dans le scénario ou dans la manière de l'aborder. Car Scorsese nous a vraiment pondu un film de mafia à l'ancienne. Une longue fresque mafieuse, quasi-épique, qui en rappelle d'autres de sa propre filmographie ou de celles d'un Coppola ou encore d'un De Palma. Toujours un plaisir à visionner d'autant que le Scorsese n'est pas un manche. En revanche, on peut regretter le manque d'originalité du film qui recycle des thèmes et des ficelles narratives déjà abondamment traités au cinéma. Il y a donc une impression de déjà-vu qui n'empêche pas ce long métrage d'être divertissant. A cela, on peut lui reprocher un manque de scènes fortes et mémorables. Pas de pic d'intensité, de tension, de répliques incroyables,... On reste dans le basique, dans un simple divertissement. La durée est également excessive longue pour ce que le film a à proposer. On s'ennuie un peu par moment mais ça reste acceptable.
Scorsese retourne aux fondamentaux et à ce qu'il sait le mieux faire: le film mafieux. Quand on connaît son talent dans ce genre on en salive déjà. Par ailleurs, le casting est incroyable rien que De Niro, Joe Pesci, Al Pacino et Harvey Keitel. Ça promet du très bon, on salive encore plus! L'histoire se passe aux Etats Unis dans les années 50-60 à Little Italy, les mafieux fument des cigarettes dans des bars tout en buvant un scotch, le tout avec grande classe. Les dialogues concernent systématiquement la famille et l'importance du respect. bref, tous les ingrédients pour une bonne recette mafieuse sont présents. Tout de suite, on pense beaucoup à la ressemblance avec "Godfellas" de 1990. Mais il s'avère que c'est encore mieux que "Godellas"! Dans le scénario, on suit Franck Sheeran (Robert de Niro), un ex soldat de la seconde Guerre mondiale de nationalité irlandaise, bras droit de Jimmy Hoffa, syndicaliste dans une entreprise de chauffeur routier. Ce syndicat est bien sûr une couverture permettant toutes sortes de malversations (trafic, pots de vin, fraude) risquées amenant inévitablement des ennuis. Après "Godefellas", on comprend une nouvelle fois que le milieu de la pègre est sans pitié, celui qui manque de respect ou paraît dangereux est éliminé. C'est la loi du plus fort, du plus rusé. De plus, on apprend que ce Jimmy Hoffa avait des liens avec la politique de JFK notamment son frère Bobby qui lui a donné du fil à retordre. Dans ce film, tout y est excellent, rien à jeter. Du Scorsese en grande forme. CHEF D'OEUVRE
Un film magistral de Scorcese qui m'a laissé une étrange impression : celle d'un testament artistique sur fond d'histoire d'un gangster vieillissant qui finit, lui aussi, par attendre sa fin. La maîtrise du cinéaste dégouline de partout : dans le choix des prises de vue, alternance de plans serrés et avec quasiment zéro plan large ; celui des acteurs, absolument impeccables même s'il est clair que de Niro, Al Pacino, Harvey Keitel et Jo Pesci sont arrivés au terme de leur carrière ; de la musique ; des couleurs et éclairages ; du scénario et du "storytelling". C'est vraiment du très, très bon cinéma, avec cette touche de création "à l'ancienne" qui ravira les amateurs de cinéma classique, structuré, bien construit, fait avec amour et cherchant à plaire et à titiller plutôt qu'à émerveiller ou à surprendre. Mais vraiment, quelle impression d'assister au crépuscule d'une ère gigantesque du cinéma, celle de Scorcese...
Grand fan des Affranchis, j'appréhendais pas mal de voir The Irishman, car il y a les mêmes ingrédients : Scorsese, De Niro, Pesci, une histoire centrée sur la mafia italo-américaine, etc. J'avais donc peur de voir un peu la même histoire, du réchauffé en somme. D'autant plus que ce film dure 3h30 ! Et bien pas du tout, j'ai été happé par le parcours de Frank Sheeran, ce type simple, peu causant, peu scrupuleux et secrètement ambitieux, qui gravit patiemment les échelons du sulfureux syndicat des camionneurs. La mise en scène est excellente, les acteurs au top. Bien sûr, ils sont plus vieux que du temps des Affranchis. Mais Joe Pesci, même en donneur d'ordres âgé, reste impressionnant. De Niro est parfait également. Il faut l'entendre bredouiller ou bafouiller quand il s'adresse à Hoffa ou à sa veuve : irrésistible ! A travers le destin de ce type moyen qu'était Sheeran, c'est tout un pan de l'histoire politique et syndicaliste des États-Unis que brosse ce film abouti, fascinant et assez fataliste.
Si le de-aging de la première partie peut sembler déroutant, car aussi bluffant qu'imparfait, la 2nd gagne fortement en réalisme et en intensité. Une immersion complète dans le genre qui a couronné ce quatuor, toujours aussi plaisant à voir exceller dans leur domaine de prédilection.
Un casting 4 étoiles avec les "Rois" toujours fringuants de Hollywood. L'histoire est de qualité, les différents acteurs sont excellents (priorité à Joe Pesci et Al Pacino). Un seul bémol: la durée du film et en réalité la mise en scène qui manque quand même de peps par moment. Sans cela, j'aurais donné un 4/5.
"The Irishman" nécessite un peu de réflexion, d'analyse, après sa vision pour en percevoir toute la richesse. On réalise que l'une de ses thématiques principales en est la vieillesse et le bilan qu'on peut faire de sa vie quand la fin est proche, d'où une certaine mélancolie, un rythme et une tonalité très éloignés de films beaucoup plus nerveux et emballants de Scorsese. "The Irishman" est évidemment pétri de qualités, ce qui n'a rien de surprenant et en dehors d'une réalisation impeccable et des prestations d'acteurs à la hauteur de leurs réputations, on remarque que Scorsese arrive admirablement à faire passer énormément de sentiments et d'émotions juste par des silences ou de simples regards plutôt qu'en alignant les lignes de dialogues. Mais, je ne peux pas dire que j'ai été totalement conquis par ce film. La première partie n'est pas particulièrement bien construite, on a même du mal parfois à comprendre les enjeux, sans doute parce que Scorsese ne voulait pas refaire ce qu'il avait déjà montré dans un film comme "Les affranchis" et donner le sentiment de se répéter. L'histoire ne commence véritablement qu'avec l'entrée de Jimmy Hoffa, sans doute le personnage le plus fort et le plus marquant, l'impression est donc beaucoup plus mitigée sur toute la première partie. Ce qui est également un peu gênant, même si cela a permis de réunir des monstres sacrés du cinéma dans un même film, le procédé de rajeunissement n'est pas toujours très convaincant sur les visages et provoque une sensation étrange dès qu'on voit les acteurs en plans plus larges et qu'ils bougent dans leurs corps de vieillards. Donc pour moi "The Irishman" est à la hauteur de ce qu'on attend d'un Scorsese et même si ce n'est pas une claque, ça fait quand même très plaisir de voir un film de cette envergure (c'est quand même dingue et inquiétant pour le cinéma qu'aucun studio ne veuille financer une telle œuvre).
Dans l'Amérique d'après-guerre, The Irishman raconte l'histoire de Franck Sheeran, ancien soldat de la seconde guerre mondiale devenu escroc et tueur à gage pour la mafia.
Franck sera également proche du légendaire Jimmy Hoffa, dont le corps ne sera jamais retrouvé ...
Véritable oeuvre testamentaire à une certaine forme de cinéma, The Irishman rassemble la crème de la crème des films de mafieux : Robert De Niro, Al Pacino, Joe Pesci, Harvey Ketel et une flopée de seconds rôles savoureux.
Le tout sous la caméra du non moins légendaire Martin Scorsese.
Malgré sa durée (3h30), le temps passe incroyablement vite, plus qu'un énième chef d'oeuvre dans la filmographie du réalisateur, The Irishman est un requiem, l'adieu aux armes pour toute cette génération. Déchirant et beau ...
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Quel plaisir de voir un film avec un maximum de gens normaux...!! Martin Scorcese orchestre un incroyable retour apres une triste pause que l'on appellera la Dicaprio Mania... Ouf! On voit et comprend des faits et une periode historique qui n'avait jamais été montré auparavant de cette manière, on se rapproche de la vérité que Scorcese laisse à tout un chacun le luxe de comprendre...Du grand cinéma, du grand Art. Merci! ENFIN...
Ce qui me vient à l'esprit au moment de donner mon avis sur ce film, c'est un mélange de déception et d'amertume, mais surtout l'incompréhension devant les nombreuses critiques élogieuses... Ce film de Martin Scorsese relate le passé d'un mafieux irlandais dans l'Amérique d'après guerre, ainsi que les évènements historiques de l'époque. Je n'ai pas accroché au scénario, la narration est longue et ennuyeuse, et le rythme est plat. J'ai lutté pendant deux heures pour tenter désespérément de suivre l'histoire, mais en vain... Malgré le poids des années, les acteurs gardent tout de même leur charisme naturel mais perdent logiquement en prestance et en intensité, en témoigne la scène du règlement de compte devant l'épicerie. Je retiens tout de même la qualité de la mise en scène et l'atmosphère de l'Amérique de ces années là. C'est un film à la thématique intéressante, mais on peine à suivre l'histoire monotone et sans relief. C'est loin d'être mauvais mais c'est beaucoup trop long, l'histoire met une éternité à se mettre en place et l'ennui prend le dessus au final. On est loin de l'impact d'un film comme Les Affranchis ou Shutter Island et pas de besoin d'être un grand connaisseur pour s'en rendre compte.
On peut scinder le film de Scorsese en deux parties distinctes. Une première, style "Casino" avec une voix off explicative masquant dans ce film le manque d'action flagrante (environ 1h30), et puis une seconde partie bien plus convaincante style "Les Affranchis". La somme des deux aura été un succès car l'ordre chronologique des choses et l'excellence de De Niro et Pacino fait qu'on oublie l'ennui qu'on a subi pendant la première partie du film. Le rajeunissement des acteurs est bien fait mais perturbant car ils ne ressemblent pas vraiment aux acteurs qu'ils étaient autrefois.
Il fallait bien que Scorsese mette fin à son épopée mafiosi, commencée avec Mean Streets, puis avec Les Affranchis et Casino, avec un film comme celui là. Moins fantasque que Casino et les Affranchis, The Irishman est plus proche du film de Leone ou celui de Coppola.
Œuvre testamentaire, le meilleur hommage qui puisse être rendu à ce style de cinéma qui a fasciné pendant 80 ans. Virtuosité technique, tout est dosé avec une précision millimétrée. Merci Scorsese, pour tout ton travail.
Dans la lignée de tous les autres films parfaitement maîtrisé sur le sujet de la mafia . Des acteurs avec un tel niveau qu'il n'est même plus nécessaire de les nommer .. tout est bon , malgré la durée du film je ne me suis pas ennuyé une seul seconde ... a voir et revoir Et à posséder dans sa Dvdtheque.
dans la tradition des Scorcese avec ses acteurs fétiches, efficace du début à la fin, avec en plus un procédé de rajeunissement bluffant sur les acteurs.