Ce n'est pas vraiment grâce à ce film qu'on comprendra quelque chose au base-ball, ni pourquoi les Américains sont tellement dingues de ce sport. Passée cette barrière culturelle, le film mérite le coup d'œil et permet à Brad Pitt de faire son "Jerry Maguire". Il s'en sort d'ailleurs plutôt bien même s'il abuse de sa moue pensive.
Un film sur le baseball, toujours aussi incompréhensible par un public européen, doublé d’une réflexion de la place des mathématiques dans le sport, pouvait-il faire un divertissement accessible à tous ? "Le stratège" apporte une réponse somme toute très nuancée. En effet, au vu du sujet qui ne traite pas tant du baseball que des désillusions d’un sportif raté reconverti en coach qui s’accroche à ses rêves envers et contre tous (sujet ô combien porteur), le film aurait pu être bien plus fédérateur. Malheureusement, le réalisateur Bennett Miller a eu la main particulièrement lourde en refusant toute idée d’efficacité (ce qu’avait parfaitement réussi Oliver Stone et son "Enfer du dimanche") pour privilégier une mise en scène contemplative, riche en longs silences et en flash-back pesants, sans parler de la quasi absence de BO. En résulte une ambiance lancinante et une intrigue qui peine à évoluer, d’autant plus que le réalisateur a eu la grandiose idée d’apporter à son personnage principal une certaine densité par l’intermédiaire de la relation qu’il entretient avec sa fille… éparpillant par la même occasion un récit qui n’en avait déjà pas besoin. Enfin, malgré une tentative de vulgarisation des formules mathématiques employées par le coach et son assistant, on est gavé de statistiques du début à la fin du film. On est loin des montées d’adrénaline propres au sport et des discours musclés de vestiaires propres au film sur le sport. Pour le reste, "Le Stratège" bénéficie malgré tout de l’interprétation tout en intensité de Brad Pitt, qui confirme qu’il reste une des valeurs sures d’Hollywood. A ses côtés, Jonah Hill nous ressort son numéro habituel, Philipp Seymour Hoffman fait la gueule et le reste du casting marquera encore moins les esprits. "Le Stratège" est, malgré tour, traversé par quelques fulgurances comme cette scène où le coach reformate son équipe à coups de transferts par téléphone. C’est malheureusement bien peu pour sortir le film de sa torpeur.
Film qui a un certain succès à sa sortie, plein d'éloges sur l'interprétation de Brad Pitt et de Jonah Hill ; dix ans étant passé, force est de constater qu'il est bien, mais sans plus. Brad Pitt et Jonah Hill sont très bien, mais de là à la considérer comme une des meilleures performances du premier, je suis très sceptique (cette interprétation est bien pâle en comparaison avec celle de Seven, Fight Club, L'Armée des 12 Singes, Inglorious Bastards et Tree of Life, pour ne citer que celles-ci). La thématique n'est pas non plus particulièrement intéressante. Le base-ball n'est pas un sport qui me semble fascinant mais les coulisses financières le rendent encore moins intéressant. Le choix d'ailleurs de faire l'éloge d'une personnalité du sport qui a basé sa stratégie non pas sur le caractère de ses joueurs mais sur de la data ne le rend pas particulièrement attachant. Après, le film en soi est bien. Les acteurs jouent très bien. On ne s'ennuie pas vraiment. Les scènes de base-ball prennent bien, visuellement, le film est bien monté. Mais bon, la thématique choisie laisse un peu de marbre.
Une vision du monde du sport, de ses enjeux et de son business décripté d'une autre façon que de dépenser des millions sur des joueurs en or en élaborant des statistiques de jeux et des joueurs en braderie correspondant au shéma d'un recruteur et d'un économiste pour une équipe de base-ball Américain, le film de Bennett Miller livre un message qui est actuel dans le monde du sport et le sujet est véridique. Sur un solide scénario co-écrit par Steven Zaillan, "Le stratège" nous montre comment ça marche dans les coulisses du monde sportif, les recrutements, la réunion des dirigeants , l'aspect financier, les échanges de joueurs dans d'autres clubs et on entre en plein la dedans sans voir le temps passé. Le film montre le personnage principal qui veut changer les choses dans le milieu avec ses doutes, assistant aux matches de son équipe dans les vestiaires ou en voiture écoutant la radio. Brad Pitt est un acteur épatant jouant son role avec beaucoup de finesses. Saluons aussi la trés bonne performance de Jonah Hill ou de Phillip Seymour Hoffman. Excellent.
Nous avions laissé Bennett Miller avec le succès de Truman Capote. Le réalisateur laissait alors entrevoir de grandes qualités de mise en scène sur un sujet délicat par bien des côtés (le sujet même, adaptation d’une œuvre littéraire elle-même déjà adaptée, film noir, peine de mort…). L’exercice du retour sur grand écran qui plus est au film « sportif » semblait intéressant. Miller donne à son long métrage l’aura des grands films qui parlent des hommes, de valeurs (Sorkin au scénario n’est pas étranger à cela), l’exemple même des scènes de flashbacks utilisées et réalisées avec tact et non facilité comme souvent. Brad Pitt, emporte son personnage avec un charisme qui à force d’être habituel n’est plus un travail de comédien mais fait partie de l’homme, saisissant de crédibilité. P.S Hoffman magnétique au possible quand Jonah Hill lui nous montre qu’il peut fait rire sans cabotiner. Un casting parfait dans un écrin scénaristique brillant où quand un film de sport parle des hommes et des choix à faire contre toutes valeurs mercantiles. Loin des poncifs du genre par facilité d’émotions lors de moments sportifs (et il y en a tout de même), les sommets drama du film se trouvent dans les échanges humains mise en scène avec saveurs personnelles et codes du genre, hors académisme. C’est donc dans ce savoureux mélange que Miller à su trouver l’axe parfait pour un tel film. Brillant. http://requiemovies.over-blog.com/
Il n'y a pas besoin d'être un expert du base-ball pour apprécier ce film. Bien sûr, si on connaît toutes les subtilités de ce jeu, ce qui n'est pas mon cas puisque je ne connais que les règles principales, je suppose que le plaisir sera décuplé. Seulement, dans tous les sports collectifs professionnels, ou même dans les entreprises, il y a des situations assez voisines. Le problème est le suivant : comment composer une équipe compétitive avec moins de moyens financiers que les concurrents ? Faire preuve d'imagination, aller à contre courant, tirer partie des qualités de chacun, étudier les données statistiques pour dénicher ceux qui ont de la valeur mais sont délaissés par les autres équipes. Voilà le thème de ce film qui passe sans que l'on s'en rende compte tant Brad Pitt nous séduit dans son rôle de manager principal. Et il faudra compter sur tout ceux qui ruent dans les brancards et veulent garder leurs prérogatives. Pas si facile le job !
Un très bon film sur le sport, original, basé sur une histoire vraie. Brad Pitt est excellent dans cette histoire bien menée qui favorise un bon jeu d'acteurs.
Le Stratège ou Moneyball: L'art de gagner Il est basé sur l'histoire vraie de Billy Beane, directeur général des Athletics d'Oakland, dans sa tentative de création d'une équipe de baseball compétitive en Ligue majeure malgré les difficultés financières de la franchise s'inspire par ailleurs de l'ouvrage éponyme de Michael Lewis. Le film est présenté au festival international du film de Toronto en 2011 Le script initial est écrit par Stan Chervin, peu après l'acquisition des droits du livre Moneyball: The Art of Winning an Unfair Game de Michael Lewis par Columbia Pictures. Brad Pitt rejoint le projet en 2007 Steven Soderbergh est donc renvoyé et remplacé par Bennett Miller7. Le script est réécrit par Aaron Sorkin puis retravaillé par Steven Zaillian. Le rôle de Paul DePodesta, attribué d'abord à Demetri Martin, sera finalement joué par Jonah Hill. BMI Film and TV Awards 2012 : meilleure musique de film pour Mychael Danna un très bon film produit par brad pitt
Faire un film de sport, c'est toujours un peu casse gueule. J'en ai pas vu cinquante, mais ils sont peu nombreux ce que j'ai vraiment trouvé bon. Le stratège fait parti de ces films. D'ailleurs, je ne dirais pas qu'il s'agisse vraiment d'un film sur le sport. Rares (voire quasiment inexistants) sont les moments où on est vraiment dans un match de baseball. On est plus dans les coulisses. C'est une histoire assez incroyable déjà, et il faut reconnaitre que le scénario d'Aaron Sorkin (qui a le vent en poupe depuis sa merveilleuse collaboration avec Fincher dans The Social Network) porte allègrement le film. Le reste tourne bien. Les amateurs de baseball risque d'aimer encore plus, ceux qui aiment le cinéma pourront tout de même apprécier (comme moi) sans parfois comprendre certains dialogues...
Excellent film , inspiré d'une histoire réelle , de Bennett Miller et ce peu importe que l'on connaisse les règles du baseball où non ! On est happé de la première à la dernière minute grâce à d'excellents dialogues , un réalisme intelligemment documenté et sublimé par l'interprétation de Brad Pitt et Jonah Hill !
Aaron Sorkin fait une fois de plus des merveilles en signant un scénario brillamment écrit et dialogué à partir d'une histoire pourtant pas très attrayante qui sentait bon les bons sentiments sportifs stéréotypés. Il n'en est rien. Le baseball a une importance toute relative, et ce pourrait être du football ou du rugby que ce serait la même chose. La mécanique que Sorkin installe progressivement (le film dure plus de 2 heures) donne comme toujours la part belle aux acteurs et donc aux personnages et à leurs actions. Sur un thème proche, Tom Cruise avait failli gâcher le talent de Cameron Crowe avec "Jerry Maguire" qui s'épanchait trop dans la glorification du winner envers et contre tous. "Le stratège" évite avec bonheur cet écueil. Dans le genre, un scénario modèle.
Sur ce sujet pas du tout intéressant à la base, on a un film bien maîtrisé, à l'interprétation digne et à la mise en scène captivante. L'ambiance visuelle et sonore mérite le détour. L'ensemble tient la route jusqu'à sa conclusion réjouissante.
C'est l'histoire d'une révolution copernicienne dans le monde du baseball, et aucune révolution n'est évidente.. C'est une histoire de combat, seul contre tous, sans pour autant que le résultat ne l'impose au sommet de la MLB. Le film transcende le sport pour en faire quelque chose de plus malin, de plus universel, en passant par l'homme Billy beane, en passant par un combat contre l'immobilisme d'un milieu, avec des phrases au cordeau, véritablement portées et habitées par Brad Pitt. Et le résultat c'est un beau film comme les Américains savent les faire, sans cri de liesse ou héros portés en triomphe, de ces ficelles grossières dont Hollywood peut abuser.
Restent quelques longueurs "techniques" liées au baseball au milieu du film. Vite oubliées.
Pas besoin de comprendre grand chose aux règles d'un sport qui en soit une énorme purge :le base-ball, on reste agripper par ce drame politico-financier-sportif. La prestation du trio d'acteurs est magique et le line Pitt-Hill n'est pas sans rappeler Will Hunting. Comme quoi cinéma et sport peuvent aussi fonctionner.
Traitement etonnement plus intimiste qu'à la normal pour parler du sport au cinéma, le film est bien fait et les acteurs font correctement le job. Le souci pour moi est plus personnel. Le base-ball, j'y connais rien et puis franchement c'est pas le sport qui me passionne le plus...