Finis, les récits entremêlés et autres chassés-croisés de personnages, caractéristiques des précédents films du réalisateur (Amours chiennes, 21 grammes, Babel). Brouillé avec Guillermo Arriaga, son scénariste, Alejandro González Iñárritu propose une histoire linéaire et centrée sur un personnage principal. Son style, en revanche, est le même : virtuose, intense. Il développe encore une fois une vraie puissance dramatique, en brodant autour de la compassion et du sentiment tragique. Dommage, cependant, qu'il ne modère pas sa propension au pathos. Après un début assez équilibré, le scénario ne lésine pas sur la charge mélodramatique, avec quelques facilités en matière de tire-larmes : morts accidentelles, enfants battus et malheureux, maladie, déclin physique... Un parcours sous forme de chemin de croix, cumulant misère individuelle et misère sociale. On n'est pas loin du misérabilisme esthétisant. Heureusement, Javier Bardem, qui porte tout le film sur ses épaules, sauve la mise en compensant les lourdeurs de l'histoire par sa subtilité. Sa présence est impressionnante.
Si vous n’avez pas le moral, « Biutiful » vous l’enfoncera ! Le titre narre son contraire ou je n’ai rien compris à part les belles interprétations des comédiens. Une part d’humanité dans chacun de nous ? Sans doute. Mais ce film m’a tellement déprimé qu’il me tardait d’en finir avec lui. « Amours chiennes » et « 21 grammes » sont pour moi, les meilleurs films d’Inarritu. « Babel » m’avait déjà déçu et ce « Biutiful » m’est indigeste. Trop long, trop lent, trop redondant, trop déprimant. Même Barcelone est déprimante. Inarritu a réussi ça : à me déprimer et à filmer une Barcelone crade.
trés belle leçon de vie, film magnifique, à recommander à tous les blasés de la "bonne société" trés bel exemple de courage de la part d'un père qui ne se laisse pas abattre malgré sa maladie inéluctable et son environnement familial ( épouse-mère totalement incapable) et social ( quartiers défavorisés, pauvreté et maltraitance des immigrés...) l'image et la musique font de ce film un véritable requiem Bravo Javier BARDEM
Un très beau film, c'est vrai que je n'ai jamais vu barcelone sous cet angle. Mais quelle tristesse dégage ce film. Javier Bardem est vraiment crédible dans ses roles, celui ci encore plus.
En dépit d'un sujet fort, Biutiful rate sa cible en déployant un filmage tape-à-l'oeil et manipulateur auquel le réalisateur mexicain nous amène de plus en plus, malgré le choix d'une narration linéaire - fini l'éclatement choral et la construction laborieuse en puzzle - et de l'unité de lieu : ici Barcelone, mais ça pourrait être n'importe quelle autre métropole. A force de charger son propos et d'anéantir son héros sous un engrenage de catastrophes - pour lequel Javier Bardem offre une composition plus sobre qu'attendue - le film sombre dans la vacuité et frise l'ennui. De scènes en scènes convenues et formatées à l'esthétique soi-disant trash et choc en passant par l'inévitable passage en boite de nuit - la scène récurrente du moment dans le cinéma international mainstream - le trop-plein finit par susciter agacement et distance.
Disons que pour ce film, on peut souffler le chaud et le froid, suivant l'angle de vue. Bon le film est tout de meme sacrément glauque, et aussi bien noir. Ce père condamné, en sursis, a toutes les difficultés a joindre les deux bouts. Il ne lui arrive que des galères. Alors on peut rentrer dans le film, ou moins. Pour mon cas, c'est vrai que 2h47, ça a été compliqué, car on est vraiment dans le dramatique. Ca a été un peu long, malgré, il est vrai, la très bonne interprétation de Javier Bardem, qu'il faut souligner.
Alejandro Gonzalez Inàrritu se complaît dans un cinéma métaphysico moralisateur le plus souvent indigeste et ennuyeux. Babel avait déjà déçu après un captivant 21 grammes, Biutiful exaspère par ses lourdeurs appuyées et ses clichés insupportables (les oiseaux psychopompes lors du soleil couchant, l'histoire de l'enfant qui nourrit le tigre, prévisible à une année lumière avec sa métaphore qui déssert le propos pseudo humaniste, les images christiques à la fin du film...) On a déjà vu cent fois une telle histoire, celle du type à deux doigts de la mort qui veut sauver son âme en faisant le bien). Barcelone, ville violente et crade est ici mal représentée car Inarritu a voulu trop coller à la réalité en souhaitant sûrement mettre une poésie le plus souvent vaine. Pourquoi le plafond en décrépitude ? Pourquoi un quadragénaire qui a un cancer de la prostate ? Le film est sauvée de la totale médiocrité par un Javier Bardem à l'interprétation fiévreuse et habitée et par une scène très forte et maîtrisée, celle où les dealeurs blacks sont coursées par la police, Inarritu montrant ici sa maîtrise du filmage. C'est bien trop peu pour éveiller le spectateur agacé par tant de redites emphatiques et simplistes. Si ce film était un homme , on pourrait le croire atteint de la maladie de Gilles de La Tourette.
Biutiful est un diamant brut brouillon et trop long, ce qui lui donne un certain charme et qui caractérise pas trop mal selon moi Inarritu. Bardem crève l'écran.
Biutiful est un drame puissant, très sombre, dont l'obscurité débouche sur la noirceur presque totale. On descend au plus profond de la fragilité des êtres malmenés par la vie, torturés, déformés, en quête illusoire d'un renouveau. Le cinéaste avance nettement l'explication sociétale à ce désarroi insoutenable. Le monde est malade de lui-même, de son penchant pour l'argent mal gagné, le pouvoir, la réussite qui écrase les autres. Le tableau est cependant porteur de touches trop appuyées qui gâchent l'effet voulu (l'asservissement des chinois...). Un noir trop noir porte à sourire, brisant la magie funèbre du film. Porté par un Barden intense et brut, Biutiful réussit cependant à émouvoir et on n'est pas insensible à la plongée aux enfers de ce père de famille profondément humain que la vie a définitivement oublié sur ses marges les plus glauques.
Ce film est bouleversant. Le genre qui nous laisse songeur quand le générique de fin pointe le bout de son nez, le genre de film à la fin duquel on a envie de se retrouver tout seul pour cogiter. C'est à mes yeux le meilleur de la superbe filmographie d'Innaritu. Biutiful c'est les petites choses de la vie mises en lumière par l'omniprésence de la mort, tant dans sa crudité que dans sa symbolique. Magnifique hommage qu'Innaritu rend là à son père, et est-il besoin de préciser que Javier Bardem interprète magistralement Uxbal ? Un des meilleurs films qu'il m'ait été donné de voir en 2010 pour l'instant, si ce n'est le meilleur.
Contrairement à la trilogie précédente (Babel, 21 grammes, Amours Chiennes), certes répétitive mais où le mélodrame nerveux côtoyait le réalisme de notre monde, ce film d'un rythme trop lent ne convainc pas et cède au misérabilisme bobo sur des évènements parfois extravagants mais dilués dans une ambiance mélancolique sans fond : une première déception pour moi dans le répertoire d'Inarritu !
L’accumulation d'éléments glauques, tristes, dérangeants, malsains, atroces, horribles, inhumains et terribles ne suffit pas forcément à toucher le spectateur. J'ai conté les minutes pendant ce film auquel je n'est trouvé aucun intérêt ci ce n'est peut être de prendre conscience de la chance qu'on a de vivre dans de conditions pareils, mais on connait déjà l'idée... et j'ai vite oublier le film après l'avoir vue.
Aie aie aie ... C" est terrible d"en arriver la, mais 40 minutes avant la fin je ne souhaitais qu'une chose qu'il meure enfin!! Trop c'est trop , et on se met en etat dautodefense. Tout se met a glisser, plus 1 gramme (ni 21) d' emotions quand on devrait pleurer. EChec sur toute la ligne donc