Alejandro González Inárritu change totalement de registre et pour cause, en se séparant de son scénariste fétiche, il quitte les oeuvres chorales (21 grammes - 2004 & Babel - 2006) qui lui sied à merveille pour un drame sociétal et fantastique. On y fait la connaissance d'un père de famille en fin de vie, divorcé et père de deux enfants. Uxbal a deux facettes, d'un côté il aide les travailleurs clandestins et d'un autre, il communique avec les morts, deux "passe-temps" qui lui permette de faire vivre sa famille tant bien que mal. Alejandro González Inárritu nous offre ici une oeuvre des plus déstabilisante, de part ses thèmes, sa mise en scène amorphe et les messages qu'il véhicule. Javier Bardem, lauréat du Prix d'Interprétation Masculine lors du 63ème Festival de Cannes, illumine de part sa présence.
C'est toujours un plaisir de voir un film en VO, surtout quand on regarde un film hispanique. A travers Bitiful, le réalisateur nous emmène dans un Barcelone des quartiers pauvres. La vision noire de la cité catalane est assez troublante et contrasté avec cette ville de fête. On retrouve par moment la vision d’Inarritu dans amours chiennes.
Ce que j’aime particulièrement chez le réalisateur mexicain c’est son mélange des cultures dans ses films. Ici le réalisateur nous montre les relations entre les espagnoles, les africains et les asiatiques. Il nous présente aussi l’économie souterraine propre à chaque grande ville.
Uxbal, le personnage qu’interprète Javier Bardem est vraiment un homme complexe. Un Javier Bardem extraordinaire !! Un film intéressant du réalisateur de 21 grammes, mais avec certaines longueurs et un coté un peu fouillis.
Mais merde alors ! Plus de 2h à me faire chier pour seulement cinq minutes de bonheur, deux au début et trois à la fin ! Mais quelle est donc cette mode d'évider tout un film, de le dénoyauter de tout artifice ? ...Pour faire plus vrai ? Bon, OK dans le principe je suis pas contre qu'on s'efforce de toucher au plus proche du réel. Mais si pour un réalisateur comme Inarritu la vie réelle c'est synonyme de complaisance dans une sorte de pornographie de la misère piteusement mise en relief, alors moi je hurle « FUCK ! » Alors oui ils peuvent être attachants ces personnages ; oui l'intrigue peut brasser de l'émotion ; mais que ce bon vieux Alejandro y mette au moins la forme diantre ! "21 grams" séduisait justement parce qu'une très belle structure narrative savait conduire l'esprit dans les méandres de son univers ! "Babel" quant à lui savait plaire à certains moments grâce à une remarquable mise en scène... Donc ce n'est pas comme si Innaritu ne savait pas faire... Et d’ailleurs ce "Biutiful" nous le prouve ! En effet, les deux premières scènes du début savent captiver, nous faire pénétrer dans cet univers de la plus belle manière qui soit, et puis deux minutes plus tard on abandonne tout et on rentre dans le train-train banal, pour nous ressortir l'idée de l'intro seulement vers la fin. Ce n'est donc pas par manque de talent que ce "Biutiful" manque de souffle, mais bien par paresse de la part de son réalisateur ! Alors moi je veux bien entendre les propos de ceux qui restent sur l’impression de fin plutôt positive, mais personnellement trois minutes de véritable émotion n'arrivent pas à effacer le mal au crâne durable qu'inscrivent en moi deux heures d’ennui intense. Il n'avait qu'à les mettre à la trappe ses histoires de clandestins et de magouilles pour mieux se focaliser sur le rapport à la mort du héros ! Le film aurait duré 20 minutes, mais au moins on se serait concentré sur le seul sujet qui au final semblait intéresser Inarritu. D'ailleurs, soit dit en passant, avec un tel sujet, on pouvait faire mieux, et on a déjà fait mieux ! Bref, moi qui reprochait déjà à Inarritu de faire tout le temps le même film, voilà que maintenant je peux lui reprocher de souffrir du syndrome de la photocopieuse : chacun de ses films n'est finalement qu'une copie de son précédent, mais avec une perte de qualité à chaque impression... C'est désolant.
L acteur est génial c est certain mais malheureusement pas le film a ma grande déception. Film décousu, sans vraie histoire ou seulement la salle vie qui traine des godasses par ci par la.
Barcelone by night, tel qu'on le connaît peu ou pas, c'est avec Biutiful qu'on le découvre, mais c'est surtout un portrait naturaliste brillamment brossé par le réalisateur qui nous plonge dans une réalité macabre avec poésie. A voir.
Un bon Inarritu recentré et resserré autour d'un seul et unique personnage cette fois -on évite donc les affres du film choral à gogo-. Et ce malgré le fait que la fresque mélange clandestins africains, néo-esclavagisme des Chinois et corruption Barçelonaise (La Misère du Monde, comme dirait l'autre). Malheureusement, même si le tout est globalement remarquable, Alexandro pêche un peu par excès de misérabilisme. Bardem est évidemment excellent dans ce rôle tout en démesures.
Biutiful . On peut résumer ce que l'on en pense par " A beautiful movie" . C'est un film assez fort , intense qui bouleverse et qui émeut.Alejandro Gonzalez Inarritu nous offre une lumière et un décor très beaux, une atmosphère particulière.L'interprétation de Javier Bardem est excellente, un très grand acteur.
L’accumulation d'éléments glauques, tristes, dérangeants, malsains, atroces, horribles, inhumains et terribles ne suffit pas forcément à toucher le spectateur. J'ai conté les minutes pendant ce film auquel je n'est trouvé aucun intérêt ci ce n'est peut être de prendre conscience de la chance qu'on a de vivre dans de conditions pareils, mais on connait déjà l'idée... et j'ai vite oublier le film après l'avoir vue.
Malgré des outrances et une complaisance dans la mise en scène qui ne recule pas devant l'esthétisation du sordide, ce film noir laisse son empreinte en partie grâce à des scènes mémorables et à Javier Bardem qui incarne un personnage complexe, corrompu, miné par le mal (son cancer, celui d'un monde déserté par la grâce) hanté par sa propre culpabilité, la nostalgie de la filiation et du sens. C'est paradoxalement au coeur même du calvaire de cet homme déchiré que se trouve la réponse au mal...
Etrange titre, pour un film aussi sombre. Une oeuvre toujours aussi bien filmé comme a l'habitude de faire Alejandro Gonzalez Innaritu, une musique sublime qui accompagne le film qui nous émeut sincèrement, et un Javier Bardem plus que touchant... mais la misère , la souffrance montrées dans ce film donne presque envie de déprimer, je comprendrais que le film ne plaise pas à tout le monde. Cela reste tout de même du bon cinéma.
Tout simplement prodigieux. Le film qu'on ne devait pas louper cet automne. Magistralement interprété par Bardem dans un Barcelone inédit. Cette rédemption est touchante et finement délivrée. Curieusement, un mois après j'ai encore des images en tête, des scènes fortes. Un film inclassable et marquant.