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Un visiteur
2,0
Publiée le 4 novembre 2010
Un peu déçue par le film. Ca aurait pu être un beau film s'il n'était pas aussi déprimant. La misère du monde concentrée en un peu plus de 2h de film: la mort, la misère, l'exploitation des clandestins, la prostitution, la drogue... Les scènes sont toutes obscures (sauf celles qui ont lieu après la mort du personnage principal où le blanc domine). Dès que le film se termine, on a hâte de ressortir de la salle retrouver la lumière du jour et l'air frais. A ne pas voir pour ceux qui n'ont pas le moral.
(...) proche (peut-être un peu trop) de ses précédentes réalisations, Biutiful ne décevra pas mais n’étonnera pas non plus. Parti pris du réalisateur ou simple envie de faire vite avec une méthode qui a déjà porté ses fruits, nul ne le sait. Une chose est néanmoins sûre, les amoureux de la patte artistique du réalisateur et la présence ineffaçable d’un Javier Bardem qui dévore l’écran en auront pour leur argent voir beaucoup plus. Lire la suite: http://www.leblogducinema.com/2010/11/04/critique-biutiful/
Film noir certes mais réaliste. Travaillant dans le social, j'ai pu constater que beaucoup de vies ressemblent hélas à cela. L'acteur offre une prestation magnifique. Très émouvant sa façon d'essayer tout de même de ne pas baisser les bras face à tant d'adversité.
Bof. Des longueurs et un scénario très moyen. Ne mérite aucunement tous le battage que l'on en a fait. Un mélo tire-larme. Par contre, la description des bas-fonds de Barcelone est impressionnante et les deux enfants jouent très bien.
un film magnifique où tout est d'une tristesse infinie. La mise en scène, le scénario, les acteurs et la musique sont exemplaires. C'est du très grand cinéma. Le paradoxe de ce long métrage, c'est qu'il peint une société sombre, loin d'être "beautiful". Pourtant, le film lui l'est...
Une oeuvre magistrale maitriser de bout en bout! Un moment grave sur la triste vie d'Uxbal perd au grand coeur qui cherche la plus belle des redemption!
Le film le plus pesant jamais vu, c'est un malaise tout au long du film... Ca tue l'envie de vivre. Après on a qu'une envie, oublier oublier oublier cette descente au Enfer! Sinon le jeu d'acteur est irréprochable et exceptionnel.
Excitation, inquiétude, curiosité. Voici les trois termes qui définiraient bien mon état d'esprit avant d'entrer dans la salle de cinéma où était diffusé Biutiful, quatrième long métrage d' Alejandro Gonzales Innaritu. Excitation parce que le premier film du réalisateur mexicain s'intitule Amours Chiennes, un grand chef d'oeuvre sur la condition humaine, et l'une de mes plus grandes expériences en tant que cinéphile, et son deuxième 21 grammes, grand film humaniste écrit et réalisé de mains de maitres. Inquiétude parce qu'avec Babel, sa dernière oeuvre avant Biutiful, Innaritu nous avait offert une démonstration de lourdeur et de complaisance en redéfinissant les codes du navet d'auteur. Curiosité parce qu'en se séparant de son fidèle scénariste, Guillermo Arriaga, Innaritu quittait (enfin ?) le film choral pour passer à une histoire centrée sur un seul et même personnage. Le défi était donc de taille.
Ce qui frappe d'entrée, c'est qu'Innaritu n'a rien perdu de sa mise en scène. A la fois virtuose, et percutante, toujours à la recherche d'une confrontation entre les corps et l'espace, il est un des rares cinéastes d'aujourd'hui a parvenir à créer de l'émotion picturale brute - qui est une performance en soit. Innaritu possède un sens incroyable de la scène, du rythme, des acteurs et des sons (le travail sonore - intra ou extradiégétique est extraordinaire), et Biutiful est ainsi parsemé de scènes absolument sublimes de mise en scène pure. Le problème, c'est qu'Innaritu ne semble pas être totalement conscient de la force de son cinéma, et qu'il se sent malheureusement obligé de rajouter, de montrer, de surligner quand il aurait contraire fallut rester dans la simplicité du récit et de son traitement. On ressort du film beaucoup trop chargé. Trop. Beaucoup trop.
Il serait vain de parler de Bardem, mais d'un autre côté, comment ne pas le faire ? L'acteur espagnol réalise ici une des plus grandes performances qu'il m'ai été donné de voir, avec un jeu tout en profondeur et en intériorisation. Sa seule présence justifie la vison de Biutiful (peut être pas quand même), tant on est sans cesse ébloui par ce talent immense, d'un acteur qui arrive véritablement à porter le film.
Inarritu seul au commande d’un film (ou presque, co-scénariste) fait encore valoir un cinéma social, dur, cliché pour certains, fort et humain pour d’autres. Celui qu’on aime si un tant soit peu on s’intéresse à son traitement. Dur de forme et surtout de fond (la touche d’Inarritu est bien là) son film nous accroche dans un délice de tourmentes violentes et intemporelles. Il faudra être tolérant et aimer se faire bousculer par ce maestro mexicain. Alors on aura devant nous un film d’une beauté inouïe, une saveur délicate d’humanité des profondeurs le tout porté par un Javier Bardem d’une ampleur commune mais jamais à ce niveau dans sa brillante carrière. A voir le cœur haut en couleur afin de combler la force dramatique et noire de l’ensemble. Dans cette formule effectivement le film reste majestueusement « beautiful ».
Ce qu'il y a de "Biutiful" dans le dernier film du méxicain Inárritu ("21 grammes, Babel") est sa façon de filmer la misère d'un monde d'inégalités, en proie à la déshumanisation, dans une Barcelone délabrée méconnaissable, telle une fable hallucinée où Javier Bardem incarne le désespoir à son paroxysme. "Magnifiquement" déprimant ...
Déçue du film qui paraissait exceptionnel selon la bande annonce et puis bof... Javier bardem joue très bien RAS de ce coté la mais vraiment lent pour une fin que l'on prédit des les premiers instants du
Premier film linéaire de son réalisateur, Biutiful est un film instable et déstructuré. Incroyablement émouvant et profondément alarmiste sur une certaine déshumanisation rampante, le film d'Alejandro González Inárritu est d'une réussite exemplaire en réussissant le pari d'être à la fois universel, dans son propos dur et réaliste, mais aussi personnel, dans son penchant fantastique. A voir sans hésitation, ne serait-ce que pour l'incroyable performance de Javier Bardem. La critique complète sur: www.cinemarium.fr
Très beau, très sale, quelques longueurs, très bien joué, émouvant... comme les autres films d'Inaritu, Biutiful n'est pas celui qu'on regarde tous les jours pour se remonter le moral. Beaucoup de contresens dans la vie d'Uxbal, médium de son état, mouillé dans des petits trafics de ventes à la sauvette, père de famille concerné, ex d'une masseuse prostituée et surtout atteint d'un cancer bien avancé. Le film passe d'une violence sourde et quotidienne à des scènes de violence franche (la jonchée de cadavres dont certaines âmes sont collées au plafond... anthologique, mais très dérangeant), il y a malgré tout une forme d’expressionnisme voir exhibitionnisme gratuit qui n'est pas du meilleur goût (la scène de la prise de sang par exemple). Bardem joue comme un grand chêne à la perfection et porte le film. A déconseiller aux dépressifs et aux suicidaires...