Note moyenne
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Ce film, signé du réalisateur mexicain aux multiples Oscars Alejandro González Iñárritu, est un drame se révélant d'une intensité tragique inouïe ; il nous fait témoins de scènes sombres d'une tristesse à la limite du soutenable. Cette intensité est provoquée par la noirceur du scénario et par le jeu d'acteur incroyable de Javier Bardem. Il a reçu pour ce rôle, le Prix d'interprétation masculine à Cannes et un Goya du meilleur acteur. A remarquer également la belle prestation de Diaryatou Daff dans le rôle d'Ige, la "nounou" africaine. Ce film bénéficie aussi d'une belle Photographie et d'une superbe BO ; dommage que l'histoire soit si épouvantablement triste.
Après "21 grammes" (2003- 4*), " BABEL" (2006 - 3.5* - Golden Globes 2007), le réalisateur mexicain sera 4 fois Oscarisé en 2015 avec "Birdman" et récidivera en 2016 avec 3 Oscar et 3 Golden Gobes pour "The Revenant".
Après "21 grammes" (2003- 4*), " BABEL" (2006 - 3.5* - Golden Globes 2007), le réalisateur mexicain sera 4 fois Oscarisé en 2015 avec "Birdman" et récidivera en 2016 avec 3 Oscar et 3 Golden Gobes pour "The Revenant".
De longues scènes qui prennent leur temps. Quoi d'autre pourrait de toute manière offrir un drame de deux heures et demi ? Autant se préparer à une exploration approfondie du malheur et de la misère dans un cadre universalisé, ce qui suspend notre incrédulité de spectateur comme si le réalisateur avait réussi à faire fonctionner l'aberrante recette 100% de fiction plus 100% de drame réaliste. Les longues séquences n'effraient pas le régisseur, pas plus qu'elles ne l'empêchent de glisser plein d'informations par le biais d'une délicate suggestion ou de gestes fugaces. Une oeuvre térébrante qu'il vaut tout de même mieux aborder l'esprit léger.
Du pur sensible. Film magnifique du ressenti, des acteurs magnifiques, une bande son extraordinaire. Un pur bonheur.
Il s agit une fois de plus d un film très sociale qui tend a dénoncé notre monde nos société notre mal vivre et comment chacun réagit à sa façon. Le film n'est pourtant pas beau à voir l image est sale les couleurs froids et triste la ville est une poubelle l appartement de uxbal ç est une ruine, Javier Bardem interprète avec brio son personnage plein de mélancolie en plein chute libre qui ne sait plus trop quoi faire entre sa vie de père de famille , de petit voyou qui exploite des minorités pour survivre , la maladie et la relation avec la mère de ses enfants..... Cette homme ne sait plus trop quoi faire est touchant de sincérité et on assiste à toute ses tentatives sachant que tout cela sera en vain..... Ce film ne laisse aucun Espoir à aucun protagoniste de l histoire.pourtant il s agit pour moi de l un de ses films les moins aboutit et je n en ressort pas convaincu comme à son habitude malgré un rythme très lent, qui ne dérange pas on ne sait plus trop qu elle est le fil conducteur de l histoire entre tous ces récits surtout quand on rajoute celui un peu mystique du personnage qui entend des voix d outre tombés qui ne me semble pas judicieux car il n apporte rien à mon goût.je ne conseille pas de voir ce film d inaritu pour une première fois
Des films de Inárritu je garde souvent une très bonne impression dans l'instant, avant de, au fil des jours, avoir l'impression de m'être fait avoir. Je dois donc reconnaitre qu'avec "Biutiful", j'étais sur mes gardes, et après plusieurs jours de réflexion afin d'avoir du recul sur l'avis immédiat. Et je crains que cette fois, je ne me suis pas fait avoir.
Car avec ce récit d'un homme, sensible aux esprits, vivant une descente aux enfers, Inárritu cherche à capter le réel, ou, plus précisément, un réalisme social.
Et avec cette seul intention, le cinéaste mexicain met en avant le plus gros défaut du long-métrage : son écriture.
En effet, Inárritu semble confondre "réalisme social" et "complaisance de la misère", car c'est exactement c'est qu'est "Biutiful" une plongée dans un monde où la misère est partout.
Et je ne dis absolument pas que le monde n'est pas dans cet état, simplement la férocité avec laquelle le cinéaste la représente tombe très rapidement dans le pathos vomitif.
J'entends par là que c'est trop, tout est trop, et on perd par là-même l'intention de réalisme, de vrai.
Que Uxbal, interprété par un Bardem grandiose cela ne peut pas être nié, se retrouve face à la maladie, et donc à la mort, alors que sa situation ne le permet pas c'est percutant comme sujet, et Inárritu semble en avoir bien conscience.
Mais créer un récit autour d'un suite de saynètes, n'ayant pas grand lien entre elles, servants à dépeindre une misère constante et universelle, bien plus accusatrice qu'émouvante.
Voilà le sentiment qui ressort de "Biutiful", celui d'être accusé, de par l'ambition presque pornographique de la misère et la complaisance de la part d'un cinéaste pour lequel, la possibilité d'un échappatoire, d'une lumière, voir de la moindre nuance est impossible. Ainsi, le long-métrage et le spectateur se retrouvent écrasés par le poids d'une écriture sans finesse, d'une lourdeur qui rend l'oeuvre opaque émotionnellement.
Toutefois, deux choses viennent sortir le film de son carcan social suffocant : Bardem et le fantastique.
Le talent de l'acteur ibérique n'est évidemment plus à prouver, mais il livre tout de même ici une prestation incroyable, faisant grandement gagner le personnage en crédibilité et en ambiguïté, il est très juste.
Cependant là où l'oeuvre est surprenante c'est dans son utilisation du genre fantastique, pour des scènes qui créent de vrais moments d'horreur, mais surtout de cinéma.
En ce qui me concerne, je retiendrais la caméra de Inárritu qui se pose sur les mains d'un père et sa fille, réussissant à parler de paternité, de vie, de mort, d'héritage, car ces moments (il y en a plusieurs) d'une beauté toute simple, sont bien plus marquants et touchants qu'une représentation étouffante et mortifère de la misère.
Car avec ce récit d'un homme, sensible aux esprits, vivant une descente aux enfers, Inárritu cherche à capter le réel, ou, plus précisément, un réalisme social.
Et avec cette seul intention, le cinéaste mexicain met en avant le plus gros défaut du long-métrage : son écriture.
En effet, Inárritu semble confondre "réalisme social" et "complaisance de la misère", car c'est exactement c'est qu'est "Biutiful" une plongée dans un monde où la misère est partout.
Et je ne dis absolument pas que le monde n'est pas dans cet état, simplement la férocité avec laquelle le cinéaste la représente tombe très rapidement dans le pathos vomitif.
J'entends par là que c'est trop, tout est trop, et on perd par là-même l'intention de réalisme, de vrai.
Que Uxbal, interprété par un Bardem grandiose cela ne peut pas être nié, se retrouve face à la maladie, et donc à la mort, alors que sa situation ne le permet pas c'est percutant comme sujet, et Inárritu semble en avoir bien conscience.
Mais créer un récit autour d'un suite de saynètes, n'ayant pas grand lien entre elles, servants à dépeindre une misère constante et universelle, bien plus accusatrice qu'émouvante.
Voilà le sentiment qui ressort de "Biutiful", celui d'être accusé, de par l'ambition presque pornographique de la misère et la complaisance de la part d'un cinéaste pour lequel, la possibilité d'un échappatoire, d'une lumière, voir de la moindre nuance est impossible. Ainsi, le long-métrage et le spectateur se retrouvent écrasés par le poids d'une écriture sans finesse, d'une lourdeur qui rend l'oeuvre opaque émotionnellement.
Toutefois, deux choses viennent sortir le film de son carcan social suffocant : Bardem et le fantastique.
Le talent de l'acteur ibérique n'est évidemment plus à prouver, mais il livre tout de même ici une prestation incroyable, faisant grandement gagner le personnage en crédibilité et en ambiguïté, il est très juste.
Cependant là où l'oeuvre est surprenante c'est dans son utilisation du genre fantastique, pour des scènes qui créent de vrais moments d'horreur, mais surtout de cinéma.
En ce qui me concerne, je retiendrais la caméra de Inárritu qui se pose sur les mains d'un père et sa fille, réussissant à parler de paternité, de vie, de mort, d'héritage, car ces moments (il y en a plusieurs) d'une beauté toute simple, sont bien plus marquants et touchants qu'une représentation étouffante et mortifère de la misère.
Déjà conquise par le cinéma d'Inarritu , biutiful dégage une atmosphère de mort du début à la fin mais dans une douceur incroyable... Du jamais vu!! A quoi cela tient? une réalisation léchée, intelligente, et aussi à la présence magnifique de Javier Bardem, Voilà tout!
Un très beau film qui m'a marqué lors de son visionnage à sa sortie.
Javier Bardem est excellent, l'histoire glauque mais poignante, les émotions sont bien retranscrites, bref j'ai envie de le revoir.
Javier Bardem est excellent, l'histoire glauque mais poignante, les émotions sont bien retranscrites, bref j'ai envie de le revoir.
Biutiful rend humains tous les personnages de ce film. Dans la vie de tous les jours de tels personnages pourraient être méprisés à cause de leurs comportements et leurs actions. Malgré cela ce sont les dilemmes et les soucis quotidiens que pose la société et auxquels ces gens sont soumis qui va faire ressortir quelque chose de beau qui est cachée au fond d'eux-mêmes. Progressivement le spectateur développe une empathie envers chacun des personnages.
J'entends les amis, autour de moi, parler de leurs w.e; à Barcelone et de Gaudi!
Inarritu nous montre "une autre ville" glauque, triste, polluée ou deux communautés et quelques autochtones, vivent de façon précaire; magouilles en tous genres, travail clandestin, corruption à tous les étages...
L'ambiance est un peu plombée...malgré quelques remords et beaucoup d'humanité toutes ces combines ne peuvent que conduire "notre héros pitoyable" à une issue désastreuse.
Uxbar (Javier Bardem) se bat courageusement et fait de son mieux, sur tous les fronts; c'est épuisant !!!
Un petit coin de ciel bleu: les enfants et dans un contexte impossible, un couple qui s'aime, malgré tout!
Des réserves: recherche d'effets appuyés, bande son envahissante et cette impression d'avoir "plusieurs scénarios pour un film. La vie d'une famille et de son intimité, souvent bouleversante... Les travailleurs clandestins (africains, asiatiques) et l'exploitation de la misére...par "un humaniste". Les pouvoirs surnaturels (???) L'évolution de la maladie...
Inarritu est un metteur en scène, plein de ressources...(trop ?)
Inarritu nous montre "une autre ville" glauque, triste, polluée ou deux communautés et quelques autochtones, vivent de façon précaire; magouilles en tous genres, travail clandestin, corruption à tous les étages...
L'ambiance est un peu plombée...malgré quelques remords et beaucoup d'humanité toutes ces combines ne peuvent que conduire "notre héros pitoyable" à une issue désastreuse.
Uxbar (Javier Bardem) se bat courageusement et fait de son mieux, sur tous les fronts; c'est épuisant !!!
Un petit coin de ciel bleu: les enfants et dans un contexte impossible, un couple qui s'aime, malgré tout!
Des réserves: recherche d'effets appuyés, bande son envahissante et cette impression d'avoir "plusieurs scénarios pour un film. La vie d'une famille et de son intimité, souvent bouleversante... Les travailleurs clandestins (africains, asiatiques) et l'exploitation de la misére...par "un humaniste". Les pouvoirs surnaturels (???) L'évolution de la maladie...
Inarritu est un metteur en scène, plein de ressources...(trop ?)
"Biutiful" et sa fameuse erreur d’orthographe marque véritablement la patte "Inarritu", déjà entrevue dans ses trois premiers films et sa fameuse trilogie. Malgré une oeuvre que je pense un peu plus personnelle dans ce cas, on retrouve tout ce qui fait sa force : la proximité très forte avec les personnages au point d'avoir la sensation de presque s'immiscer en eux, une société hispanique en souffrance à l'image (trafic, vol, conditions de vie délétères), l'émotion palpable ressentie, le vide et la souffrance des personnages, leurs angoisses, leurs peines, ce à quoi ils se raccrochent... Ici, il est question du chemin de croix d'un individu à la personnalité détonante, qui semble atteint de toute la misère du monde dès que l'on croise son regard. Javier Bardem incarne donc ce fameux "Uxbal", et le moins que l'on puisse dire, c'est que son rôle semble le transcender tant il est impressionnant de vérité à l'écran. L'oeuvre tourne donc autour de son quotidien dans un quartier défavorisé de Barcelone, fait d'activités et de ressources pas vraiment légales mais aussi mystiques, pour au moins survivre à la misère de ce qui l'entoure, son logement miteux, son ex-femme bipolaire, ses problèmes de santé... Mais surtout, ce qui est mis en valeur chez lui, c'est sa générosité pour tous les personnages qui l'entourent, sa famille, ses enfants, ses proches amis... qui va donner un attachement spécial du spectateur pour lui, et générer le côté émotionnel au fur et à mesure. La dernière demi-heure est difficile, mais jamais le tout tombe dans le pathos. L'oeuvre n'est pas faite pour pleurer mais pour symboliser un ensemble d'actes, d'émotions, de choix résultant de la fin de vie. Mention spéciale aux enfants, attachants et bouleversants. Un grand moment de cinéma et d'humanité.
Une oeuvre vaste et complexe, absolument grandiose qui navigue avec une grande habileté entre le quotidien d'un petit magouilleur sans envergure et le fantastique où ce même personnage fait office de médium auprès de familles en deuil. Un film sombre et dur mais aussi très fort émotionnellement, quelques scènes poignantes qui ne versent toutefois pas dans le larmoyant inutile. Une réflexion profonde sur la paternité, la rédemption et le pardon. Peut-être le long-métrage d'Alejandro Inarritu qui m'a le plus touché, porté par un excellent Javier Bardem.
Étrange film qui alterne entre l'ultra-réalisme de la misère social d'immigrés en Espagne et destin d'une famille brisée avec le fantastique qui prête au héros un pouvoir surnaturel. On se demande d'ailleurs si ce dernier point est bien utile au film et si il ne lui retire pas de son authenticité. En tout cas le constat social est bouleversant et on suit les péripéties de cette triste famille avec beaucoup d'empathie. Ce film confirme aussi l'immense talent de Javier Barden.
Biutiful n'est pas un joli film.
C'est un film noir, très sombre.
C'est un film qui fait mal tant on peut y voir de détresse.
Le film ne verse pas pour autant dans l'émotionnel pur et dur, même si certaines scènes s'y prête.
La performance J. Bardem est magistrale.
Néanmoins le scénario est un peu ennuyeux, c'est ce qu'on peut regretter.
C'est un film noir, très sombre.
C'est un film qui fait mal tant on peut y voir de détresse.
Le film ne verse pas pour autant dans l'émotionnel pur et dur, même si certaines scènes s'y prête.
La performance J. Bardem est magistrale.
Néanmoins le scénario est un peu ennuyeux, c'est ce qu'on peut regretter.
Que dire... C'était "biutiful"! Des acteurs justes, une jolie bande son, une histoire humaine et touchante sur la paternité mais aussi très sombre. Un drame puissant quoi! De quoi faire couler ses larmes.
Biutiful constitue peut-être le plus beau film d'Iñarritu, quoiqu'il soit aussi le moins facile : parce qu'il est surtout le plus radical, le plus minimaliste, cru tout en étant d'une étonnante tendresse... et parce qu'il est le plus troublant enfin, de par ces incursions inattendues dans le registre fantastique - sinon quelquefois dans l'horreur - et qui viennent émailler le cheminement de l'homme dont on accompagne l'agonie de visions irréelles, fascinantes, de la culpabilité, de la maladie, de l'amour, de la mort ou du destin. La mise en scène confine à la perfection ; le film, bien que très sensoriel et pétri de symboles, dégage une remarquable sobriété. Bardem y est inouï. Le rythme pour finir est d'une lenteur qui, si elle peut rebuter, récompense qui sait s'y abandonner par de fulgurants instants de grâce, laissant percer çà et là, du milieu de cette étouffante ambiance de film social poisseux, d'entre les silences terribles et le grain de l'image, des stries de lumière.
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