Quel triste film, quel triste cinéma! Tout est laid, tout nous tire vers le bas. Seul intérêt mais bien inutile pour moi, nous montrer ce qu’il peut se produire lorsque toutes les circonstances sont réunies pour rechercher le malheur de soi même et des autres. Il n’y a rien dans ce film qu’un instituteur puisse enseigner entre le CP et le CM 2…C’est dire combien il serait nécessaire de s’en passer. Les deux étoiles sont pour le sérieux de la mise en scène à défaut de sa beauté et son pseudo réalisme qui peut laisse croire que les choses se passent dans une sorte de violence feutrée. Il est évident que la réalité est bien pire mais tout ne peut pas être filmé, du moins pas encore au cinéma. J’ai passé une soirée glauque
Après quelques documentaires, l'australien David Michôd signe en 2010 son premier long-métrage "Animal Kingdom". Thriller dans lequel après le décès de sa mère, un adolescent se trouve contraint d'aller vivre chez ce qu'on pourrait appeler la branche pourrie de la famille, minée de criminels en tous genres. Complémentaire, la fratrie en question présente un panel varié de voyous sans qu'un leader ne s'en détache et pour cause. Sous ses airs de maman poule, Jacki Weaver compose en réalité une chef de famille impitoyable. Sans être exceptionnel, "Animal Kingdom" constitue donc une bonne surprise, au ton soutenu et haletant. Michôd photographie sèchement sa mise en scène, parvenant à trouver un équilibre et bannir les caricatures. Un drame shakespearien assez efficace, doublé d'un retournement inattendu et réussi.
Renouveau du polar noir made in Oz, Animal Kingdom s’inscrit dans le genre comme ciment de pierres fondatrices du passé. David Michôd fait plus que respecter les codes, il donne un vrai ton, une vraie maîtrise à son long métrage, ses personnages taillés au scalpel, sculptés dans de la roche de cinéphile. Michôd en plus d’un talent de scénariste donne une vraie saveur par l’ampleur de sa réalisation soignée. Il surprend par les nombreux chemins qu’il fait subir à l’ensemble de ses personnages flirtant entre tragédie grecque et pièce Shakespearienne, cela rappelle les débuts marquants d’un certain James Gray, le point commun, aucun ne collait à quelque chose de déjà vue voir déjà fait ; et ici encore Michôd se démarque de son aîné et construit du noir corsé !
Ce drame signé David Michôd dispose d'un remarquable scénario maîtrisé de bout en bout, une impeccable froideur, une mise en scène absolument excellente et est interprété par un casting de grande qualité. L'un des meilleurs films de ce genre.
Animal Kingdom ou la chronique d'une famille criminelle australienne. J'avais peur d'une ultra violence amorale et finalement c'est son principal défaut : le film est trop soft, trop propre, trop lent. Jamais cette famille n'inquiète vraiment, oui elle recèle de criminels mais à part l'aîné (dangereusement fêlé), et la superbe matriarche (acceptant tout de ses enfants), les autres personnages sont sympathiques. Surcôté oui, mais il faut saluer le casting et la réalisation, et, c'est un 1er film !
Très bon thriller, très original dans son scénario ainsi que dans sa distanciation avec une violence pourtant omniprésente. Dommage qu’un certain maniérisme (manifestement le réalisateur se regarde filmer !) et une lenteur excessive nuisent à l’intérêt du film. Sinon on y rencontre une bardée de très bons acteurs australiens (à l’exception du britannique Guy Pearce) avec une mention pour Jacki Weaver, époustouflante de présence et de naturel. Un très bon film noir à l’atmosphère tout à fait pittoresque.
Extrêmement oppressant et claustrophobe, le film réussit à suggérer plus qu’il ne l’expose frontalement, la violence sous-jacente et la peur qui colle à l’existence des personnages, notamment les quatre oncles de Joshua, plus ou moins drogués, allumés et paranoïaques, qui instrumentalisent aussi le garçon. Ici la perte de la naïveté et de l’innocence s’accompagne de l’impossibilité à s’extraire de sa condition et de son environnement, prouvant la puissance du déterminisme social. En quelques semaines, l’adolescent passif et marmonnant est rattrapé par son milieu et ses origines. D’une noirceur douloureuse, Animal Kingdom refuse de juger et de susciter la moindre empathie. Il multiplie les ambiances nocturnes et les prises en plans serrés sur les visages tourmentés, propices à créer une atmosphère progressivement angoissante et pathogène. Sophistiqué dans sa mise en scène, le film rappelle d’évidence le meilleur du cinéma de l’américain James Gray (Little Odessa et The Yards) dans l’observation méticuleuse de la désintégration d’un clan familial, rongé par le mal auquel il n’est pas possible d’échapper. Animal Kingdom n’offre à cet égard aucune équivoque et cette rigueur implacable associée à la sobriété d’un travail qui évite facilité d’effet et complaisance en fait incontestablement un très grand film sombre, possédant et affichant les moyens d’une ambition entièrement maîtrisée.
Cette famille de criminels choque et impressionne par son réalisme et son humanité limitée. Malheureusement basée sur un faux rythme, l'histoire racontée tarde à prendre son élan et, lorsque l'ensemble se met en branle, la fin survient sans vraiment nous donner l'impression de nous avoir fait attendre. A voir pour les personnages, tous plus atypiques les uns que les autres.
Animal Kingdom délivre une atmosphère de famille dérangée par leurs vices où il ne fait pas bon vivre honnêtement. Bijou de mise en scène, d'interprétation, ce film révèle l'immense talent de David Michôd à travers un film de gangster tout sauf classique où le héros est un adolescent en pleine perte de son innocence. Brillant.
Une rue anonyme dans la banlieue de Melbourne. C’est là que vit la famille Cody. Profession : criminels. L’irruption parmi eux de Joshua, un neveu éloigné, offre à la police le moyen de les infiltrer. Il ne reste plus à Joshua qu’à choisir son camp... Depuis quelques temps, le cinéma australien exporte occasionnellement quelques films et celui-ci mérite le détour. Polar réussi aux allures de tragédie, Animal Kingdom nous plonge au sein d'une famille de criminels donc antipathique pour laquelle l'appât du gain et la survie semblent plus compter que les liens familiaux. L'intrigue est solide et efficace avec tous les ingrédients du genre et les acteurs sont très bons. A ne pas manquer !
Animal Kingdom est une bonne surprise venue d'Australie. La seule tête connue de ce film mettant en scène une famille de criminels est Guy Pierce en flic impassible. Mais on retiendra après avoir visionner ce drame les prestations de Jacki Weaver en mère de famille aimante et prête à tout pour ses fils mais aussi les fils en question. Quand à James Frecheville qui joue le rôle de Josh, il brille par son côté amorphe. En racontant cette histoire très terre à terre, David Michôd dépeint une violence crue, rapide, froide et directe. Mais le réalisateur ne la justifie jamais, il ne se veut pas moralisateur et il ne place jamais le spectateur en tant que voyeur malgré la dureté de certaines images. Animal Kingdom raconte des faits et leurs conséquences avec un rythme lent mais jamais ennuyeux, parfois hypnotisant grâce à sa bande originale et le réalisateur, par ce côté épuré nous rappelle parfois le cinéma de James Gray, la maîtrise de la mise en scène en moins. Une belle réussite.
Film "noir" par excellence, ce portrait d'une famille de gangsters sauce parrain - la classe en moins - à le charme et les défauts du genre, à savoir de belles scènes très fortes du fait du lien entre les protagonistes, et des scènes un peu longues et bavardes, du fait du rythme même du film. L'histoire est prenante mais ne ravira que les amateurs du genre.
Le scénario est efficace malgré son apparente simplicité. L'acteur qui interprète Joshua parvient à livrer à l'écran la difficulté du choix à assumer, un choix qui aura des conséquences directes sur l'avenir de sa famille. Le rôle est d'autant plus difficile à jouer que le personnage est silencieux, réservé, James Frecheville s'en sort très bien. Seul problème une fin qui traîne en longueurs, la faute à une réalisation qui s’appesantit dans de longues plages sonores...
Un film ... brut (et oui Animal) qui sent le soufre et le kérosène. Chronique d'une famille atypique à voir sans trop en savoir, voilà pourquoi je ne m'étendrai pas.
Lauréat du Grand Prix du Jury lors du Festival de Sundance 2010, le premier long-métrage de David Michôd est un petit bijou du cinéma australien. Animal Kingdom (2010) dépeint avec un réalisme féroce, l'univers familial d'une fratrie de gangsters. De la grand-mère en passant par ses trois fils et le jeune neveu (ce dernier se retrouve obligé de cohabiter avec eux après que sa mère soit décédée d'une overdose). Une lente descente aux enfers pour le jeune homme confronté à ses oncles et où l'ultra-violence et le crime organisé sont monnaies courantes. Comment ne pas sombrer dans cet univers, comment s'en détacher sans se mettre à dos sa propre famille ? Jacki Weaver (nominée à l'Oscar de la Meilleure actrice dans un second rôle) en impose dans le rôle de la matriarche, sorte de "Ma Dalton" qui cache bien son jeu, et ce, jusqu'à la toute fin du film. Face à elle, on retrouve Ben Mendelsohn, glacial et redoutable, aux côtés du jeune mais prometteur James Frecheville, ainsi que Guy Pearce. Pour un premier film, David Michôd en impose et sort des sentiers battus en renouvelant le genre, un cinéaste à suivre !