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thalidae77
48 abonnés
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3,0
Publiée le 14 janvier 2012
Animal Kingdom est un film sombre, froid, où les sentiments et le rire n'ont pas leurs places. Ce film raconte le cauchemar que vit Joshua qui doit choisir entre défendre sa famille ou tout balancer à la Police. Soutenu par un flic au bon coeur - interprété par Guy Pearce - il devra faire son choix et vite avant de voir tout le reste de sa famille périr les uns après les autres. La mise en scène est soignée et joue avec différents plans (musique, ralentis, retour en arrière). Bien que le scénario ne traite pas d'un thème innovant puisqu'il s'agit bien de survivre, de la loi du plus fort (d'ailleurs le titre en fait bien référence et la première séquence du film présente un tableau de lions dans la savane), il reste criant de vérité car chaque balle tue, les courses-poursuites sont quasi-inexistantes et les protagonistes ne sont pas infaillibles. Chaque personnage a sa personnalité, son vice, et la mère des criminels - Jacki Weaver - est tout simplement machiavélique et manipulatrice. Ce thriller est bien loin des Scorsese dans sa mise en scène mais nettement plus crédible!
C'est pas un mauvais film, mais au vus des critiques élogieuses je m'attendais a mieux certes il y a de très bonne scènes, les personnages sont réalistes mais le scénario c'est pas un scorcess ok l'idée de famille est revu mais le film à des problèmes de rythme, l'acteur principale joue mal, la réalisation n'est pas inventive j'en ressort déçu aux vus de mes attentes.
Et un grand nom de pour les bons faiseurs de polar, celui de l'australien David Michôd qui pour son premier long métrage réussi une oeuvre dense, brutale et psychologiquement réussie. Le destin d'une famille de brutes où tout se canalise autour de l'excellent Ben Mendelson, un nouveau visage d'acteur culte à retenir. C'est pervers, tordu & intelligent. C'est réussi !
Froid, imprévisible, juste, dur. Le scénario ne souffre aucun défaut. La mise en scène excelle par son côté sobre, contrastant les faits rocambolesques de cette histoire familiale autodestructrice. Les acteurs sont très bons, du personnage principal effacé qui souffre en silence à l'oncle tyrannique dont les vicissitudes transpirent par tous les pores de sa peau. Quelque part entre The Town et Un Prophète. A voir absolument.
Bien que de prime abord un peu convenue, utilisant trop spontanément la caméra à l'épaule épileptique ou le ralenti, la mise en scène, appuyée par un scénario bien ciselé, parvient à créer petit à petit une ambiance immersive et oppressante. Duels psychologiques, vengeances, exécutions sommaires; les thèmes du film sont à la (dé)mesure du potentiel du réalisateur, qui s'il parvient à trouver son identité sera un grand. Mention spéciale à l'excellente interpréte de la grand-mère qui fera passer Ma Grisson de James Hadley Chase pour une glace à l'Italienne.
Certes nous sommes loin des chefs d'œuvres de James Gray ou de Scorsese dont il s'est sans nul doute inspiré mais le premier coup d'essai de David Michôd est une réussite. Le point de vue de ce jeune adolescent naïf découvrant peu à peu les activités de sa famille prenant Melbourne pour le far-West est bien mis en scène et son interprétation est parfaitement crédible. Les intrigues et les drames au sein de cette famille en pleine chute réussissent même à ne pas les rendre suffisamment antipathiques pour prendre automatiquement parti pour les forces de l'ordre. Le suspense se construit certes doucement mais l'intrigue juridique finale est passionnante. Bref, voici un nouveau réalisateur australien dont la carrière est à suivre.
J'attendais beaucoup du film australien Animal kingdom. Le pitch était intrigant : une famille de malfrats australiens violents et cruels, et un drame shakespearien mêlant apprentissage et trahison...
Malheureusement, le résultat est passablement raté. La faute d'abord à l'acteur principal James Frecheville, qui joue le jeune neveu intégrant sans vraiment le vouloir le gang des oncles. Son jeu a l'expressivité d'une brique. Et même d'une brique immobile, car une brique lancée, ou transportée en brouette, manifesterait probablement plus de sentiments que notre ami James, mutique, acnéique, et dont la largeur du cou semble inversement proportionnelle au talent.
La mise en scène est maniérée (du genre à mettre des ralentis quand la tension est à son comble), et la bande-son du film procure la même sensation qu'une colonne de fourmis en procession vers votre cerveau à travers votre conduit auditif. Le scénario enfin est cousu de fil blanc, il en devient risible sur la fin : après une ellipse gigantesque, le dénouement prévisible arrive... par surprise.
Regardez la photo ci-dessus : le film ne se prend pas pour de la m...e, et n'hésite pas à singer le Tintoret ou Véronèse... les Sopranos avaient osé le même type d'image, mais eux pouvaient se le permettre. Faites circuler les kangourous, il n'y a rien à voir. D'autres critiques sur Christoblog : http://chris666.blogs.allocine.fr/
Un film poignant !!!! La violence tarde à arriver mais une fois qu'elle est présente, elle reste toujours présente et plonge le spectateurs dans un pur climat de tension. De plus, le tout est soutenu par de magnifiques acteurs.
Je n'avais pas trop envie de voir ce film, sûr que ça allait être bien mais sans envie d'être plombé par la tragédie annoncée par l'affiche. Et bien, j'ai dû aller le voir, poussé par ma copine. Je ne le regrette pas. Animal Kingdom est un grand film, une grande tragédie familiale très travaillée et pourtant très simple. Le synopsis est tout à fait simple, voire même bateau, mais ce qui rend le film génial, c'est la mise en scène parfaite de David Michôd, simple, non grandiloquente et surtout efficace. Sa direction d'acteurs est à tomber et chacun se transcende. Jacki Weaver met un taquet à Melissa Leo (The Fighter) dans le rôle de la matriarche très ambigüe, Ben Mendelsohn est inquiétant à souhait, Sullivan Stapleton, Luke Ford, Joel Edgerton et Guy Pearce sont énormes et James Frecheville fait de son mieux pour ne pas plomber le film de son air hébété. Le gros défaut pour moi serait cette insupportable musique d’Antony Partos, beaucoup trop imposante pour un film au parfum très intimiste. C'est dommage mais ça ne doit pas vous empêcher d'aller voir ce film.
Nommé aux Oscars, "Animal Kingdom" a connu pour un film australien un renommée internationale plutôt rare pour le cinéma de l'hémisphère sud. Après l'avoir vu je ne peux qu'abonder dans ce flatteur concert de louanges. Polar dur, sans pour autant tomber dans une violence racoleuse et facile, il raconte la plongée dans le monde des truands d'un ado que sa mère avait soustrait à la famille criminelle dont elle était issue. D'abord observateur un brin fasciné par les agissements de sa nouvelle famille, le jeune homme se retrouve rapidement entrainé malgré lui dans cet univers criminel et se retrouve empêtré dans le choix qu'il doit faire entre sa famille et la police et ce sous la menace à peine voilé des deux parties. L'acteur qui joue cet ado tiraillé, James Frecheville, quasi débutant, campe avec maitrise un jeune homme confronté à une violence qui le cerne et dont il ne voit aucune issue. Il constitue lui et Jacki Weaver, qui incarne une grand-mère des plus terrifiantes, les personnages les plus forts du film dont la fin consacre le passage de relais au niveau de l'emprise sur la famille. La mise en scène alterne avec brio les passages lents presque contemplatifs avec les scènes plus nerveuses, rendant plus prégnante une tension omniprésente dans la vie des personnages. Un des meilleurs polars de 2010 dont je ne saurais trop recommander le visionnage.
On ne peut, certes, pas rester insensible a ce film, malgré une mise en route un peu longue pour ma part, l'ambiance marqué par tous les acteurs exceptionnels est impressionnante de la première à la dernière image. Une mise en scène d'une efficacité rare, un scénario en béton, tout contribue à ce que ce film sombre, soit une réussite.
Josh Cody, 17 ans, appelle sa famille après que sa mère soit décédée d’une overdose. Il se retrouve chez Janine et ses garçons, une famille de gangsters en pleine crise..parmi eux, Pope, un oncle effrayant. Josh va plonger dans un univers glauque et dangereux. Il devra alors faire un choix !
Le film se déroule à Melbourne. Le directeur de la photo Adam Arkapaw déclare que le film est une “déclaration d’amour à Melbourne”. Animal Kingdom est le premier film du réalisateur David Michôd. C’est aussi le premier rôle pour le jeune James Frecheville qui tient le rôle de Josh Cody. Jacki Weaver, impressionnante dans son rôle de mère psychopathe surnommée ‘Smurf’ Janine Cody, est une grande actrice du théâtre australien. Elle a été nommée à l’Oscar du meilleur second rôle pour sa prestation dans Animal Kingdom. Dans le rôle de Pope Cody, le magnifique acteur Ben Mendelsohn, glaçant à chaque apparition à l’écran.
Animal Kingdom est un film froid, d’une extrême sobriété et sans aucune concession. L’atmosphère est latente. La tension est palpable. La réalisation est maitrisée.
Animal Kingdom est une belle surprise, un polar violent (mais pas insoutenable) , d’une très grande froideur. Efficace !
Le film s’ouvre et déjà l’ambiance est là qui nous fait immédiatement deviner le ton d’un cinéaste. Dans un appartement, le son d’un téléviseur, sur un canapé un jeune homme, apathique, à son côté une femme plus âgée dort. D’autres bruits de l’extérieur, les secours arrivent; la mère de Josh ne s’était pas endormie, elle est morte d’une overdose. Josh passe de apathique à désemparé, il téléphone alors à sa grand-mère. Avec cet appel, il rejoint la famille, et pas n’importe quelle famille.
Dès le départ le film est prenant, à travers notamment une vraie bande-sons, je dis bien sons tant il ne s’agit pas seulement de musique mais d’une illustration sonore riche et dense.
Cette histoire de petits gangsters familiaux est formidablement bien interprétée. James Frecheville, premier film (Perfect mothers et Quand vient la nuit par la suite) est étonnant d’intériorité dans son quasi mutisme. Ben Mendelsohn, en frère ainé frappé, extrêmement convaincant, une aptitude manifeste au bizarre, au dangereux, le tout avec subtilité dans le jeu. On le verra deux ans après dans Cogan. Jacki Weaver, parfaite dans le rôle d’une mère, dont on devine qu’elle aurait pu être maquerelle, ce qui dit du rapport à ses fils, et que la morte du début du film était sa fille, avec laquelle elle était fâchée pour une peccadille. Ce premier long-métrage révèle aussi Joel Edgerton. Belle carrière par la suite : Zero dark thirty (Bigelow) / Gatsby (Luhrmann) / Exodus (Ridley Scott) / Life (Corbijn).
Voici donc une première réalisation réussie, David Michôd a longtemps porté le projet en écrivant plusieurs fois le scénario. Il a depuis réalisé The Rover -pas vu- mais nul doute qu’il est un cinéaste à suivre. Il semble d’ailleurs confirmé qu’il y a bel et bien une émergence d’un cinéma autralien/néo-zélandais : Andrew Dominik (L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford/ Cogan), Gregor Jordan (Ned Kelly), Ray Lawrence avec le joli Lantana. Mais aussi deux séries remarquées : La gifle et l’excellent The Straits (dommage une seule saison) et pléthore de comédiens : le défunt Heath Ledger (biopic à venir), Joel Egerton, Hugh Jackmann (à la carrière très… variée), Guy Pearce, Naomi Watts, Ben Mendelsohn, Cate Blanchett… assurant la relève d’un Erroll Flynn puis d’un Mel Gibson, longtemps bien esseulés.
Complètement passé à côté de cette oeuvre qui avait, sur le papier, tout pour me plaire, de son message désespéré sur le déterminisme familial, la contagiosité de la violence, la décadence humaine, jusqu'à son application qui se proposait de trancher nettement avec la stylisation de la violence chez des auteurs comme Andrew Dominik (je pense à Cogan), Nicolas Winding Refn, ou encore Scorsese. Néanmoins, le procédé confine plus à l'apathie qu'à la sobriété, les choix de mise en scène étant rarement limpides. La bonne utilisation de la bande-son, insidieusement placée pour agir sur les nerfs sans se faire remarquer, ainsi que deux rôles cultes (un gangster psychopathe et une matrone incestueuse) ne suffiront pas à empêcher l'agaçante sensation de banalité que dégage la progression trop linéaire du scénario, dont les grandes lignes (un homme déchiré entre sa morale et sa famille) ont déjà été plusieurs fois écrites en lettres d'or, par James Gray notamment. Le pire, c'est qu'on ne compte plus les bonnes idées, que la personnalité d'Animal Kingdom est sans doute réelle, mais inexplicablement, Michôd n'a pas su me la communiquer. Vraiment, il faudra que je revoie ce premier long-métrage du nouvel australien qui monte, pour mieux en saisir la force psychologique aliénante, que ce soir je n'ai senti qu'en surface. Un travail honnête, mais pas si limpide que ça.