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Un visiteur
4,5
Publiée le 5 janvier 2012
Quel film! Intensité,violence,scenes lentes mais d'une grande profondeur.A t'on ici le nouveau James gray?un grand polar noir comme on en aimeraient plus souvent!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Grosse surprise !! Je ne m'attendais pas à un film d'une telle force !! Sans dire plus sur le déroulement de l'histoire je suis resté sans voix plusieurs fois et I LOVE IT !! Des acteurs éblouissants et une très belle histoire sur les conséquences du banditisme sur les membres d'une famille !! Je conseille fortement !! :)
Josh Cody, 17 ans, appelle sa famille après que sa mère soit décédée d’une overdose. Il se retrouve chez Janine et ses garçons, une famille de gangsters en pleine crise..parmi eux, Pope, un oncle effrayant. Josh va plonger dans un univers glauque et dangereux. Il devra alors faire un choix !
Le film se déroule à Melbourne. Le directeur de la photo Adam Arkapaw déclare que le film est une “déclaration d’amour à Melbourne”. Animal Kingdom est le premier film du réalisateur David Michôd. C’est aussi le premier rôle pour le jeune James Frecheville qui tient le rôle de Josh Cody. Jacki Weaver, impressionnante dans son rôle de mère psychopathe surnommée ‘Smurf’ Janine Cody, est une grande actrice du théâtre australien. Elle a été nommée à l’Oscar du meilleur second rôle pour sa prestation dans Animal Kingdom. Dans le rôle de Pope Cody, le magnifique acteur Ben Mendelsohn, glaçant à chaque apparition à l’écran.
Animal Kingdom est un film froid, d’une extrême sobriété et sans aucune concession. L’atmosphère est latente. La tension est palpable. La réalisation est maitrisée.
Animal Kingdom est une belle surprise, un polar violent (mais pas insoutenable) , d’une très grande froideur. Efficace !
C'est connu: à force d'avoir la tête en bas, les Australiens ont le cerveau trop irrigué. Comment expliquer autrement ce film où un gamin mutique attend les secours en regardant un jeu télévisé auprès du cadavre de sa mère overdosée , où des flics abattent froidement un suspect, où les frangins dudit suspect abattent froidement 2 jeunes flics en patrouille pour le venger et où la mère des frangins couvre ses poussins d'un regard énamouré ? Dans le genre film noir plus noir que noir, Animal Kingdom place la barre très haut et le spectateur de bonne foi ne pourra pas dire qu'il ne lui a fait Michôd ni froid.
Excellent film qui mélange avec subtilité les codes du polar et du roman d'apprentissage. La réalisation, très maîtrisée, même si elle manque par moment de rythme, joue avec des attentes du spectateur. Deux exemples peu commentés résument bien l'esprit d'un film, qui démarre à la lisière de la comédie avant de sombrer dans une complète noirceur :
spoiler: - Une scène initiale bluffante, où quelques plans rapides (salon miteux, jeu débile à la télé) suffisent à suggérer un milieu et une ambiance. Avant qu'on ne comprenne que cette femme endormie vient de mourir d'une overdose et que le grand dadais amorphe à ses côtés est son fils.
- Le dernier tiers du film, où tout semble nous mener doucement vers archi-classique scène de procès. Avant qu'une ellipse bien placée ne nous emmène au-delà du procès, vers un finale moins conventionnel (mais pas tout à fait inattendu) et très ambigu: finalement Joshua parvient à sortir de sa torpeur et à se révolter contre un milieu et un clan, dont il a malgré tout bien intégré les codes (oeil pour oeil...)
Voilà un film qui a de la gueule. Un drame puissant, menaçant et haletant de bout en bout, quelque chose qui prend vraiment aux tripes. J'ai tellement de choses à dire sur ce "Animal Kingdom" que je pourrai en écrire des pages entières. Tout d'abord, les acteurs : ils sont exceptionnels et plus que convaincants, ça faisait un moment que je n'avais pas vu ça, surtout pour un casting méconnu, peut-être à part Guy Pearce. Le scénario n'est pas le plus original que j'ai vu mais il y a des petits "à côtés" qui en font une superbe histoire noire et sincère. Que dire de la bande originale ? Elle est tout simplement somptueuse, il n'y a pas d'autres mots. Le générique du début l'est tout autant et nous plonge au cœur de cette véritable chasse à l'homme qui n'en finie plus ... ou presque. Les personnages sont à la fois attachants et répugnants et c'est ce qui fait la force de tout ce petit monde. Malgré quelques petites longueurs, un autre très bon point vient s'ajouter : La photographie. L'image est pure, l'ambiance est glauque mais naturelle et les plans sont des plus variés. En bref, une superbe découverte qui va peut-être ne pas s'arrêter là. En effet, un nouveau film du même réalisateur vient de voir le jour et je serai le premier à aller le voir. 14/20.
Une rue anonyme dans la banlieue de Melbourne. C’est là que vit la famille Cody. Profession : criminels. L’irruption parmi eux de Joshua, un neveu éloigné, offre à la police le moyen de les infiltrer. Il ne reste plus à Joshua qu’à choisir son camp... Depuis quelques temps, le cinéma australien exporte occasionnellement quelques films et celui-ci mérite le détour. Polar réussi aux allures de tragédie, Animal Kingdom nous plonge au sein d'une famille de criminels donc antipathique pour laquelle l'appât du gain et la survie semblent plus compter que les liens familiaux. L'intrigue est solide et efficace avec tous les ingrédients du genre et les acteurs sont très bons. A ne pas manquer !
L'idée du film paraît très intéressante, mais rapidement, on se rend compte que le scénario est assez mal exploité.. Beaucoup de lenteurs. En somme, une déception après un synopsis appétissant.
C'est pas un mauvais film, mais au vus des critiques élogieuses je m'attendais a mieux certes il y a de très bonne scènes, les personnages sont réalistes mais le scénario c'est pas un scorcess ok l'idée de famille est revu mais le film à des problèmes de rythme, l'acteur principale joue mal, la réalisation n'est pas inventive j'en ressort déçu aux vus de mes attentes.
Thriller australien à découvrir. L'histoire du jeune homme coincé entre une famille de gangster, une petite amie innocente et la police australienne. Film sombre, noir, avec des scènes assez brutales et très réalistes. Bonne impression générale.
Ce premier film d'un réalisateur australien quasi inconnu en dehors des antipodes est une formidable démonstration des possibles ravages de l'atavisme familial. Le jeune Joshua perd sa mère junkie qui a passé toute sa pauvre vie à éviter que son fils ne suive la trace de ses frères, petits malfrats de la banlieue de Melbourne. Le seul tort de Joshua sera le coup de fil bien naturel à sa grand-mère pour lui annoncer la mort subite de sa fille par overdose. Cet appel au secours va briser durablement sa vie d'adolescent, sa première petite amie périssant entre les mains assassines d'un de ses oncles psychopathes. Il faut dire un mot de cette grand-mère jouée de manière remarquable par Jacki Weaver, superbe actrice de télé australienne entrevue en 1973 dans le sublime et féérique "Panique à Hanging Rock"de peter Weir, dont on cerne assez mal la relation ambigüe qu'elle entretient avec sa marmaille, toute à la fois teintée d'un inceste pas franchement affirmé par le réalisateur et d'une volonté farouche de protéger ses fils des agressions policières et juridiques. Elle poursuit la lignée des mamas chefs de clan initiée par Margaret Wicherty dans "L'enfer est à lui" de Raoul Walsh (1949) et prolongée de la plus belle des manières par Shelley Winters dans "Bloody Mama" de Roger Corman (1970), sans oublier de citer Irene Dailey dans "Pas d'orchidée pour Miss Blandish" de Robert Aldrich (1970). La filiation est évidente et soyons sûrs que David Michod en écrivant son scénario a pensé aux œuvres de ses illustres prédécesseurs. La tonalité de l'ensemble est volontairement froide pour ne pas se laisser aller à la tentation du polar classique mais insister davantage sur le drame que vivent les deux adolescents pris dans cette tourmente qui va emporter tout sur elle. Les méthodes des flics de Melbourne sont particulièrement brutales avec à leur tête un Guy Pearce méconnaissable en lieutenant désarmé tentant en vain de faire témoigner le jeune homme contre sa famille pour briser ce clan meurtrier. Un film brutal et sans concession à ranger juste à côté des trois chefs d'œuvre cités plus haut.
Après la mort de sa mère d'une overdose, Josh s'en va vivre chez sa grand-mère, abritant ses oncles chez elles, des criminels et assassins... "Animal Kingdom" est une petite perle du polar urbain. Tout dans ce film est brillamment narré, joué et réalisé. Sans esbroufe mais avec une vertaine folie d'ensemble, David Michôd filme la descente en enfer d'une famille d'assassins "comme les autres". Un par un, du point de vue de Josh, les oncles tombent. Le cinéaste orchestre de véritables moments de tension, qui plus est, très réalistes, jusqu'à la sensation de peur. Michôd joue avec ses personnages, les fait mourir tour après tour, agrémente son récit de passages policiers, jusqu'à devenir un film de vengeance au suspense terrifiant. Si tout n'est pas parfait, c'est parce que le film ne s'adresse pas à tous : le rythme est relativement lent et l'action n'est présente que dans les dialogues des personnages. Ce n'est pas un chef d'oeuvre. Mais c'est sans doute l'un des meilleurs polars de cette année, doté d'une vraie réflexion sur la notion du mal et l'influence familiale. Du point de vue d'un ado, c'est encore plus troublant. Et donc fascinant.
Le gros point fort d'Animal Kingdom est le fait de se vouloir réaliste, notamment via la richesse des personnages. Malheureusement, je trouve que le film manque de fluidité et a du mal à trouver son rythme de croisière. Du coup, le milieu du film est un véritable ennui. Dommage que le film n'ai pas atteint la hauteur de sa fin, qui est juste géniale.
Et un grand nom de pour les bons faiseurs de polar, celui de l'australien David Michôd qui pour son premier long métrage réussi une oeuvre dense, brutale et psychologiquement réussie. Le destin d'une famille de brutes où tout se canalise autour de l'excellent Ben Mendelson, un nouveau visage d'acteur culte à retenir. C'est pervers, tordu & intelligent. C'est réussi !