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jerry974
19 abonnés
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3,0
Publiée le 6 novembre 2011
La description d'un dépressif devenu schizophrène pour sauver sa peau. Une grosse prestation d'un Mel Gibson à contre emploi, c'est peut-être l'un des seuls intérêts du film. Avec celui de son fils. Des personnages qui manquent quelquefois de profondeur dans des situations un peu incrédibles. Le tout se laisse voir tout de même. Ne boudons pas notre plaisir de revoir Jodi Foster depuis longtemps portée disparue!!
Le retour du Mel Gib's est toujours apprécié et surtout quand il nous fait du Mel Gibson. Un autre rôle à hauteur de sa mégalomanie, mais cet acteur là est le seul à susciter autant de sympathie, peu importe les personnages qu'il incarne. Je cris à son génie et même si les références à American Beauty sont trop flagrantes, ce qui dénature le film sans identité propre, je (plus que) suggère ce drame familial au amateur de bon casting.
Le complexe du castor est à la fois très touchant et bancal.
Walter est en pleine dépression. Attention, pas la petite déprime que nous connaissons tous un jour ou l'autre, non, la vraie maladie, qui vous rend étranger à votre propre vie. Sa femme le vire, à regret, poussée par son grand fils, et pour protéger le plus petit.
Par miracle, Walter trouve une vieille peluche de castor qu'il enfile sur son bras gauche telle une marionnette et qui devient en quelque sorte son interprète vis à vis de l'extérieur.
Il faut reconnaître au couple Gibson / Foster l'immense mérite de rendre crédible cette situation improbable. Jodie Foster est vraiment remarquable, souple et subtile. Sa mise en scène est finalement à son image : élégante, recherchée et discrète à la fois. Mel Gibson n'a que très peu de variantes dans son jeu, mais il est très convaincant. Le castor est incroyable : je ne sais si des trucages numériques ont aidé à l'animer, mais on le croirait vivant.
Cette indépendance de la peluche (et de la part de personnalité de Walter qui le commande) augmente au cours du film jusqu'à devenir franchement inquiétante dans une scène exceptionnelle dont je ne peux évidemment rien dire...
L'histoire du fils est intéressante aussi. Il ne craint qu'une chose : ressembler à son père. Sa copine est jouée par Jennifer Lawrence, que j'ai peiné à reconnaître après son magnifique rôle dans l'exceptionnel Winter's bone. Comme quoi, le maquillage....
Malgré toutes ces qualités, le film paraît toutefois maladroit par moment (la voix off, l'histoire du jouet), et finalement semble plus un conte qu'une histoire très travaillée. Cette impression est accentuée par certains manques, comme l'absence étonnante du corps médical dans l'histoire.
L'ensemble reste toutefois très solide, et l'émotion y rôde dans chaque plan. D'autres critiques sur Christoblog : http://chris666.blogs.allocine.fr/
"Le complexe du castor" aborde un sujet grave, la dépression, mais d'une manière qui aurait pu être comique. Loin s'en faut. Si certains passages nous font sourire, ces derniers sont peu nombreux et Jodie Foster choisit de nous offrir le côté dramatique et le spectateur ne peut que s'attrister de l'état psychologique dans lequel se trouve le personnage principal avec son castor. Nous n'aurions pas pû sentir cette descente aux enfers sans un acteur digne de ce nom et force est d'admettre que Mel Gibson relève le défi avec brio. Un bon film donc même si j'ai trouvé la première moitié du film inégale, en terme d'émotion, à ce que l'on peut trouver à la fin.
Walter Black (Mel Gibson, très juste, sobrement douloureux) glisse irrésistiblement de la dépression (quand l'action débute, elle est installée - pourquoi ? comment ? à nous d'imaginer) à la schizophrénie (du dédoublement de personnalité à l'automutilation). La faute en revient au "castor", une marionnette particulièrement invasive qui parle avec l'accent australien. Jodie Foster, réalisatrice exigeante, n'a pas choisi la facilité en mettant en scène (avec discrétion, sans pathos, ni afféteries) cet improbable duo Walter/ "Beaver", tout en assurant d'ailleurs elle-même avec talent le rôle ingrat de Meredith, l'épouse aimante mais dépassée. Le reste de l'entourage immédiat de Walter (le fils aîné, Porter, qui en listant ses ressemblances avec son géniteur, traque chez lui-même les prémices de l'aliénation mentale, le jeune Henry, dévoré d'amour pour son père, et Norah, la "date" de Porter, accablée de son côté par la tragique disparition d'un frère) mérite aussi d'être loué pour la qualité de l'interprétation (Anton Yelchin, Riley Thomas Stewart et Jennifer Lawrence).
Voilà un film au sujet de départ vraiment original qui pourra en dérouter plus d'un. Nul doute que plus d'un n'arriveront pas à rentrer dans le film et trouveront l'histoire de l'homme qui parle avec une marrionette plutôt ridicule alors que le film est un drame et pas une comédie. J'avoue que j'ai également eu du mal à rentrer parfois dans le principe du film. Il faut pourtant accepter ce parti pris pour accepter ce film. Mais malheureusement, le scénario tourne très vite court et on se rend compte que malheureusement il a du mal à tenir la route tout du long. De plus l'histoire est parasitée par des passages vraiment stéréotypés qui, sans être déplaisants, amenuisent peut-être le côté original et surprenant du propos.
Du côté de la mise en scène, rien d'extravagant mais elle se révèle être plutôt soignée. En effet, si Jodie Foster se montre finalement assez prudente en terme de mise en scène elle parvient toutefois à filmer de façon agréable et assez intelligente. A noter aussi que c'est une bonne directrice de comédiens, on peut facilement supposer que sa carrière d'actrice est un avantage pour elle dans ce sens.
Bref, Le complexe du castor n'est pas un film désagréable mais son originalité du début disparait malheureusement progressivement.
« Le complexe du castor » est une comédie douce amère sur un sujet difficile. Jodie Foster filme avec beaucoup de sobriété la dépression d’un homme. Un drame familial qui ne sombre jamais dans le pathos. Mel Gibson est formidable dans son rôle.
Il joue un père de famille, dépressif, qui utilise une marionnette pour s’exprimer. Il entraine sa famille dans sa descente aux enfers. Chaque membre se trouve ainsi abimé par la maladie du père. Tantôt émouvant, tantôt ridicule avec cette marionnette en permanence au bout de la main.
Un film surprenant, attachant. Pas très avenant au premier abord, le sujet, l’affiche … Jodie Foster nous livre un film déroutant et peu commun. Un film unique et insolite. A voir
Une comédie sentimentale sur un sujet assez grave, la dépression, qui démarre plutôt mal car bien trop vite pour nous donner suffisamment de raisons au trouble de Mel Gibson, remarquable, et sa focalisation sur cette marionnette. Mais pour sa 3ème réalisation, Jodie Foster reprend bien les rênes de son film alternant judicieusement humour et drame avec quelques passages assez forts pour passer un bon moment...
Pour sa troisième réalisation Jodie Foster s'en tire honorablement grâce à une histoire touchante autour de ce drame familiale (des histoires qu'elle semble apprécier) dans lequel un homme dépressif va redresser la pente en se réfugiant derrière un castor en peluche. Outre le castor, Mel Gibson offre une exceptionnelle et poignante performance, Anton Yelchin est excellent et bien évidemment Jodie Foster en pleine possession de ses moyens. Mais même si le casting est bon, Jodie Foster n'a pas su bien capter les émotions de ces acteurs. A voir tout de même.
Il faut voir ce film mal connu pour Mel Gibson qui est tout simplement incroyable. D abord c est un grand acteur mais là il se donne à 100 pour 100 pour ce rôle complexe dans lequel il est inoubliable. La réalisation de Jodie Foster suit ses comédiens. Un vrai joli film .
Je suis impressionné par la justesse de ce film qui aurait pu sombrer dans la caricature et la comédie la plus ridicule.. Mais non, Mel Gibson est juste génial et tout les autres acteurs aussi et les dialogues sont vraiment bien écrits. Je suis juste déçu de ne pas voir plus sur l'histoire entre Jennifer Lawrence et Anton Yelchin qui aurait mérité un traitement un peu plus long (rajouter 20 minutes au film?). Une très bonne surprise, et un vrai bon film.
Un film surprenant, magnifique aussi, qu'il faut voir au second degré, comme une métaphore. Admirablement bien joué (Gibson et Foster sont excellent), attendrissant, improbable aussi, poignant, fort, terrible aussi. Magnifique.
Troisième long-métrage de Jodie Foster, "Le Complexe du Castor" semble être une comédie banale en apparence mais se révèle davantage comme étant un drame profond, symbole d'une société où l'homme a de plus en plus de mal à trouver sa place. Se basant sur une formidable idée de départ tout en l'exploitant d'une manière qui rappelle beaucoup celle présente dans le cinéma d'auteur, Jodie Foster prouve une nouvelle fois son talent et sa maturité à traiter et imager des problèmes de plus en plus courants qui sévissent dans nos familles. Outre son travail derrière la caméra, l'héroïne de "Contact" se retrouve à nouveau aux côtés de son ancien acolyte de "Maverick", Mel Gibson. Tenant le rôle principal, Gibson se montre à la hauteur de ses grands jours en jouant au ventriloque dépressif devant le monde mais surtout devant lui-même. Scénario bien conçu et réalisation calme et posée, "Le Complexe du Castor" est une surprise de part son innovation et ses remises en question qui émanent de ses dialogues et de ses situations plus insolites les uns que les autres.
Un film très original, très émouvant aussi, avec des imperfections mais c'est aussi ce qui en fait le charme, outre le fait de retrouver un Mel Gibson comme on l'aimait... autrefois!