A mi-chemin entre les frères Coen, Eastwood et Mendès mais le tout en moins bien. L'ambiance est tout de même intéressante et la brochette d'acteurs vaut le détour.
Trop tordu pour moi. Quelle sauvagerie ! Et aussi tellement réaliste, les femmes battues sont vraiment bien maquillées. On y croirait. D’ailleurs, ce sont cet excès de violence et cette surenchère dans les démonstrations de brutalité qui m’ont perturbé. A cela, s’ajoutent un manque de rythme évident du film et surtout l’absence d’explications à de tels gestes tellement loin de la raison, qui font que le spectateur cartésien que je suis n’est pas rentré complètement dans l’histoire et est resté assez passif. Casey Affleck est pourtant parfait dans son rôle de psychopathe mais, concrètement, ce genre de description de la folie, ce n’est vraiment pas mon truc. Sur un thème similaire, « Shutter Island », sorti la même année, est davantage travaillé et plus consistant et surtout joue davantage avec le spectateur.
Ce film est une banalisation de la violence, de la laideur d'esprit, de la saleté et de la perversion. Il est tout simplement écoeurant du début à la fin. Malgré tout cela, on peut tout de même récompenser les acteurs, notamment Affleck et Hudson qui sont méconnaissables et qui arrivent à interpréter leur rôle d'une façon assez remarquable malgré ce scénario hors du commun. A éviter !!!
"The Killer Inside Me" est un film qui est machiavéliquement bien interprété. Alba & Affleck forment un beau duo, malgré ce qu'il arrive à la Belle Alba (bouhh j'avais mal pour elle). Bon bref', une histoire assez bonne dans l'ensemble.
Je n'arrive pas à faire un long résumé donc voici cette ligne : "The killer inside me" est un film qui joue avec les mots, avec les gens et on adore ça !
Un film très étrange. Trop de violence gratuite, un très beau casting certes, une très belle photographie mais le reste ne suis pas... du moins le scénario est un peu trop bizarre. La pathologie du personnage centrale n'est je trouves pas assez traité et approfondie, c'est dommage.
Un polar noir vraiment prenant. La mise en scène est inspirée, le scénario brillament écrit et l'ambiance du Texas des années 50 très bien restituée. Casey Affleck est épattant dans son rôle de psychopathe et ses expressions tranchent radicalement avec son visage d'éternel gamin. La violence, tant décriée, est effectivement présente mais totalement justifiée, et n'a rien à envier à certains films de Scorsese (par exemple) question brutalité. Un grand film du genre.
"The Killer Inside Me" aurait pu être un très, très grand film. Visuellement très réussi, cette réalisation de Michael Winterbottom ne laissera sans aucun doute, aucun spectateur indifférent. Parfois très dur, certaines scènes sont relativement violentes, mais nécessaire à faire ressortir le côté violent et froid, en bref, la psychopathie du protagonniste au grand jour. Je n'ai pas lu l'ouvrage écrit de Jim Thompson, mais la chose qui m'a empêché d'aimer pleinement le film, est surement le manque d'une intrigue vraiment passionnante qui montre parfois ses limites. Quant à l'interprétation de Casey Affleck, elle est tout simplement excellente, il montre une autre facette de son immense talent, pour notre plus grand plaisir à tous.
Au coeur des 50's, on est face à méli-mélo de psychisme d'un "fou" interprété démentiellement par Casey Affleck. Le problème avec ce type de scénario, c'est que "inside us", on est vite embrouillé par cette ambiguït. A noter, une brutalité rare mais évidente...
Je me suis pris une claque dans la gueule, très fidèle au livre "the killer inside me" est magnifiquement interpréter par casey affleck, j'avais peur que la personalité du héros soit édulcoré mais heureusement non. Lou Ford est un vrai pouri et un gros sadique, on éprouve du mépris pour ce personnage durant les deux heures et c'et un pari réusssit!
2 étoiles surtout pour casey affleck qui est très doué mais le reste est lourd,lent et assez fadasse la fin est faible elle aussi tout comme le jeu d'actrice de jessica alba
S'immerger dans l'esprit d'un tueur pour en connaître les noirceurs d'âme, et peut-être même les motivations profondes, s'inscrit sur le papier comme une expérience dont on ne doit pas sortir indemne. A ce titre, The killer inside me ne remplit qu'à demi le contrat. Sans doute ne suffit-il pas d'accompagner les faits et gestes du héros d'une voix off un peu trop narrative pour en sonder l'intime. Certes, le film ne manque pas de qualités. La principale étant de ne pas chercher l'analyse à tout prix. Lou aime faire souffrir les femmes. C'est plus fort que lui. Et pourtant rien en lui ne les déteste. Au contraire, même. Ce constat dérangeant représente le versant le plus intéressant de l'histoire. On ne sait pas vraiment ce qui anime Lou, le pourquoi du comment, et c'est tant mieux. En revanche, tout ce qui le lie de près ou de loin à la famille Conway ne présente pas vraiment d'intérêt. Aussi l'attention du spectateur varie selon qu'on s'intéresse à Lou ou au contexte vintage très 50's (avec jolies voitures et jolie lumière) consciencieusement reconstitué. Pour ne pas être réducteur, il faut cependant admettre que les ruptures de rythme, entre une certaine lenteur et quelques frénésies, le tout enveloppé d'une froideur tangible, réussissent à donner au film une ambiance lourde et poisseuse. Avec sa bouille d'enfant modèle des années 50, lisse et effrayante de placidité, Casey Affleck est parfait pour interpréter ce tueur aux troubles motivations. A ses côtés, la plastiquement superbe Jessica Alba est plutôt convaincante, de même que Kate Hudson en fiancée prête à tout comprendre. A noter également, le toujours excellent Elias Koteas et le revenant Bill Pullman dans une sympathique apparition. Au final, The killer inside me n'est ni raté ni réussi. Oscillant entre noirceur et reconstitution proprette, le film ne trouble que rarement... mais lorsqu'il trouble, trouble vraiment. La réussite de certaines scènes (toutes celles qui fouillent l'intimité de Lou et des femmes) laissent imaginer ce que le film aurait pu être.
Winterbottom signe un polar noir étouffant, profondément dérangeant vous diront les bonnes consciences. Pourtant ces questions existent. Il faut y faire face. Porté par un premier rôle taillé sur mesure, violence, sexe et mort sont les ingrédients d'un film dont on ne reste insensible, quelque soit son degré d'éclaircissement.
Je suis vraiment fan de Casey Affleck, et j'avoue qu'il joue magnifiquement bien ici, mais ce film m'a vraiment déçu. Je m'attendais à beaucoup mieux, à beaucoup plus de suspense. La réalisation est souvent lente et ennuyeuse, il n'y a pas assez de rebondissements, ou plutôt, il y a un décalage entre les scènes de violence qui sont extrèmement fortes et angoissantes, et le reste du film qui parait vraiment plat.
Ce film, c'est 10 minutes de scènes ultra-violentes (deux scènes, en fait), et 1h40 de thriller aussi palpitant qu'un épisode de Rex. En fin de compte, on parle beaucoup des scènes de violence, parce qu'il n'y a rien à dire sur le reste (si ce n'est l'utilisation abondante de flashbacks sexuels - toujours les mêmes, qui plus est- qui ne servent à rien). Donc, parlons des scènes de violence. Oui, c'est choquant. D'ailleurs, quand je vois des films de Tarantino interdits aux moins de 16 ans, et celui-ci seulement aux moins de 12... je me pose des questions. L'ultraviolence au cinéma, ça a déjà été traité plein de fois : Kubrick l'a fait, Kourtrajmé le fait toujours ("Stress" me rappelle un peu "Orange mécanique"). Tarantino la chorégraphie à merveille. Haneke la suggère, ne montre rien, et trouble pourtant profondément. Là, rien de tout celà. Gros plan sur la gueule d'Affleck, gros plan sur celle d'Alba qui se défigure un peu plus à chaque coup. Et puis c'est tout. Choquer pour choquer. Mise en scène = zéro. Le scénario est en plus franchement pas clair. Et les acteurs ne tirent pas le film vers le haut : Affleck est mono-expressif (avec un air vaguement taré quand il tabasse ses femmes), Alba se contente d'écarter les cuisses et de se prendre des beignes dans la gueule, etc... Une étoile pour la bande originale, un peu de country ne fait jamais de mal. Et ça aide à tenir jusqu'à la fin de ce film ennuyeux, mal filmé et mal joué.