Je ne pensais pas que c'était possible mais Clint Eastwood, lui aussi, peut se louper... Et « au delà » en est la preuve formelle ! Ce film est long, insipide et ennuyeux, je m'y suis complètement perdu n'arrivant jamais totalement à rentrer dans l'histoire. Le réalisateur semble mal maîtriser son sujet, du coup il reste superficiel et manque cruellement de profondeur. Ce sentiment est aggravé par la construction du film, fait de plusieurs histoires imbriquées les unes dans les autres. L'ensemble, vraiment brouillon et peu immersif m'a décontenancé de la part du Maître. J'ai l'impression que le genre fantastique n'est pas fait pour lui. Dommage mais personne n'est parfait... Du coup ce loupé relatif rend M. Eastwood plus humain, l'ensemble de sa filmographie frôlant la perfection, voire le génie.
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2,0
Publiée le 9 juillet 2019
Au rythme d'un film par an, Clint Eastwood nous revient avec ce film mineur et dèconcertant! il s'agit d'une histoire improbable qui fait se croiser d'une journaliste française (ou plutôt belge puisqu'il s'agit de Cècile de France) survivante du tsunami 2004, un jeune anglais qui vient de perdre son frère jumeau et un mèdium amèricain qui tente d'èchapper aux pouvoirs qu'il possède! Ces personnages vont se rencontrer de façon totalement artificielle au bout de deux heures d'errements inutiles, digne d'un mauvais film de M. Night Shyamalan! Heureusement que l'interprètation de Matt Damon - dont le don de voyance est une malèdiction - est excellente et que certaines sèquences, comme la reconstitution très impressionnante du tsunami, viennent rèveiller l'intèrêt! Et la pauvre Cècile de France - sans parler du pot de fleurs Bryce Dallas Howard - surnage dans le marasme ambiant auquel le grand Clint, avec sa filmographie quasi impeccable, ne nous avait pas habituès! Un film passable et un scènario inepte, c'est le menu qui vous attend pour "Au-delà"...
Le dernier des géants, Clint Eastwood, flirte pour la première fois avec le paranormal et les images de synthèse, mais également des thèmes chers et déjà abordés, la mort et la solitude. La sensibilité des acteurs principaux est vraiment troublante dans les séquences-clés du scénario, la scène d'ouverture est terriblement impressionnante et assourdissante. Pourtant, le résultat final est mitigé, avec le sentiment qu’il manque ce petit plus bouleversant auquel ce réalisateur de talent nous avait habitués. Un bon film, à la hauteur de nos espérances, mais pas au-delà... malheureusement.
Ce film tourne autour de la vie après la mort entre la personne qui fait une NDE et le medium qui communiquerait réellement.....le film est long lent et pas palpitant.
Ah ben super! Je vois que ma critique précédente a été censurée. Sûrement parce que je dénonçais une fois de plus cette hégémonie religieuse de plus en plus marquée au sein des films états-uniens et à quel point c'est tout de même lamentable de tenter d'endoctriner la population. Une très très grosse déception venant de Clint Eastwood qui baisse baisse et baisse encore. Attendons les prochains films mais je n'y crois plus trop, plus il vieillit et plus il s'enfonce dans l'obscurantisme religieux.
Peut-être est-il nécessaire d’avoir eu quelques intimes contacts avec la camarde pour percevoir à quel point « Hereafter » est un film important.
Et n’en déplaise à certains critiques spécialistes de la défonce médiatique Eastwood tient toujours la route ! Certes avec « Hereafter » il nous offre une œuvre en apparence très différente de ses précédents opus. Et c'est une réussite!
Une réflexion sur la mort… Ce n’est pas rien ! Et le cinéaste de s’interroger : pourquoi la communauté scientifique est si timide quand il s’agit d’aborder ce sujet/objet ?
Trois destins structurent le film, en trois lieux séparés. Trois interrogations devrais-je dire. Marie, George et Marcus tous trois issus de milieux très différents, tous trois confrontés à la mort… Interprétés à la perfection par Matt Damon, Cécile de France et George McLaren !
Démarrant sous forme de film catastrophe (saisissant!) celui-ci se transforme en quête spirituelle (prenant !) Et Eastwood de poser au travers de ce film la simple question : Y a-t-il un « au-delà » ?
Je suis et je reste, quant à moi, très réservé sur cette sorte de sujet… D’ailleurs les nombreuses émissions télé consacrées à l’entre vie-mort, à la communication avec les morts et autres marronniers ont encore renforcé mon doute ! Les fadaises débitées par les charlatans médiatiques (devins, mages, gourous, illuminés de tous poils) me font pouffer de rire pour ne pas pleurer de honte pour notre pauvre espèce! Eastwood ne manque pas de les épingler dans son film !
Mais, là je suis resté cloué durant les plus de deux heures que dure ce film ! Pourquoi ? Parce qu’Eastwood use encore de sa qualité première : la simplicité !
Pas question de jouer dans la surenchère pour impressionner. Partant du vécu des personnages, il souligne la difficulté de se faire comprendre, de faire entendre une expérience! Il évite les clichés, les chemins trop empruntés du genre fantastique ou surnaturel ! Et l'entre-deux, vie-mort se traduit simplement par la traduction en image des sensations des protagonistes… Rien d’affirmatif… Des impressions dans leur perception individuelle!
Le cinéma d’Eastwood est un cinéma naturaliste… Pas de héros parfaits et invincibles comme dans les blockbusters habituels. Dans tous les films qu’il a réalisé, l’homme est faillible, l’homme est faible (pensez à « Impitoyable » par exemple)… Ici rien n'est prouvé, affirmé… Simplement des convergences de faits sont soulignées ! L’homme n’est grand que par son doute et son questionnement affirme Eastwood au travers de ses films ! Voilà son génie: le doute et la faillibilité …
Depuis la moitié des années 2000, le cinéma de Clint Eastwood est hanté par la seconde guerre du Golfe. Le diptyque d’Iwo Jima écornait, par le truchement du passé, la supercherie de l’imagerie officielle des guerres. Grande épopée, en deux pans, « Flags of our Fathers » et « Letters from Iwo Jima » formaient deux somptueux chants du cygne, engagements critiques contre l’interventionnisme bushiste. S’ensuivît « The Changeling », mélodrame un peu surfait, à cause de la médiocre Angelina Jolie, mais honnête dans sa relecture du drame irakien. Vint ensuite « Gran Torino », souffrant de sa fonction trop évidemment testamentaire, mélo maladroitement antifasciste, gonflé d’autosuffisance. Faut-il alors rappeler « Invictus », contrepoint de tous ces films politiques : mièvrerie antiraciste, lissant tout politique derrière une solidarité stéréotypée des hommes ? Nelson Mandela doit être encore honteux de tant de poncifs insipides à son sujet. Ouvert par deux grands films, l’ère post-11 septembre du cinéma eastwoodien avait opéré un déclin plus qu’inquiétant pour l’avenir de l’auteur. « Hereafter » part d’ailleurs, moins d’une Amérique de l’après Twin Towers que de l’après Katrina (expliquant le cataclysme introductif). Autre événement, même question (celle du cinéma moderne) : que reste-t-on après la catastrophe ? Entre le classicisme d’un Ford (et d’un Dickens) et le modernisme, Eastwood fait le récit traditionnel d’un monde en sursis. Trois histoires se croisent, dans trois pays distincts pour converger in fine. Chacun des personnages a un problème avec la mort et entend le régler. Ce qui sauve Eastwood du déclin de ses précédents films tient à la réussite d’« Hereafter » à concilier mélodrame et fantastique. Presque dix ans plus tôt, un autrement plus grand cinéaste, M. Night Shyamalan, avait accompli la même réussite par encore plus de grandeur avec « Unbreakable ». Et Shyamalan y était plus remarquable que le vieux Clint parce qu’il réussissait à intégrer dans sa mise en scène les données plastiques de la bande dessinée où Eastwood s’en tient à son cahier des charges invariable du drame psychologique et des accords de guitare parcimonieux.
Avec son nouveau film, Clint Eastwood s'attaque à un sujet des plus intéressant : la mort ou plutot comment trois destins vont être affectés par celle-ci. Eastwood fait ici du pur Eastwood. Un film porteur de messages, émouvant par moment, et qui nous entraine "Au-delà" de la mort. Chaque personnage a un but à atteindre, un objectif précis et Eastwood a l'art de diriger les acteurs, de les mettre en avant et de les embellir. Je comprends que le film ne fasse pas l'unanimité car on accroche, ou pas au sujet. Il n'en reste pas moins que je vous le recommande et surtout ne rater pas la scéne d'ouverture, tout simplement grandiose.
Fin bâclée mais tout le reste du film est prenant.
Film qui tient ses promesses (un peu déçue toutefois du jeu d'acteurs des français dans le film..... et les interviews ou les journaux télévisés de france 3 qui sonnent telleeeeeement faux OMG !
Trois personnages touchés de près ou de loin par la mort ; trois histoires parallèles dont on sent venir le croisement à la fin ... mais je dois dire, sur le coup ... tout ça pour ça ? Alors oui, la scène de fin, en plus de laisser une misérable sensation d'inachevé et de déception au spectateur, risque de ne pas plaire à grand monde. Matt Damon s'en sort gentiment, même si son personnage ne bouge quasiment pas pendant le film ; pour le jeune garçon, l'histoire est intéressante ; du côté des français, là par contre c'est bof. Les 30 premières minutes sont réussies ... mais pour le reste, Clint Eastwood nous en a fait des tartines. L'histoire ne bouge quasiment jamais, en dépit de quelques thèmes intéressants (expérience de mort imminente) et de certains scènes réussies. Le tout est très reposant, et un peu trop : Au bout de trois quarts d'heure de film, on baille gentiment. Au final, peu de choses à retenir de Hereafter, si ce n'est qu'on est très loin de ce que Eastwood nous a déjà offert. A noter que le film a été nominé à l'oscar des meilleurs effets spéciaux ... et ça, c'est quand même invraisemblable.
Bon, il faut le dire, Clint Eastwood signe là son moins bon film. Mais même le moins bon des Eastwood reste un bon film et on peut pardonner à notre cher Clint une erreur de parcours. Le sujet n'était pas facile à traiter et le scénario ne va pas assez au bout des choses. Le film traîne un peu en longueur malgré quelques bonnes séquences (dont celle d'ouverture, assez impressionnante). Et puis comme tête d'affiche, il y a plus charismatique que Cécile de France. Matt Damon et le petit George McLaren s'en sortent bien. Assez réussi mais sans plus.
Je m'attendais à un navet aux vues de certaines critiques assassines du dernier show de Clint Eastwood, et finalement il m'a assez bien plu. C'est loin d'etre un chef-d'oeuvre pourtant sa c'est certain. De plus la VF est pitoyable. Mais bref sa n'ai pas le plus important car il reste la version originale. Je trouve dommage que le scénario n'ai pas été plus développé et les personnages manquent de profondeur. L'histoire est assez lente, sans réelles surprises mais malgré tout je me suis pris au jeu. On n'ai loin tout de meme de la claque "Million Dollar Baby" ou encore du somptueux "Gran Torino" toujours signé Eastwood, et à certains moments on ne comprend pas où le réalisateur souhaite nous conduire dans le récit des évènements, mais son message est clair.Oui car il me semble qu'il y a un beau message derrière ce film: " Rien n'ait fini quand la lumière d'un corps s'éteint" et " Ceux que l'on n'aime ne nous quittent jamais","Nous nous retrouverons tous"... Le sujet de l'au-delà a été exploité des dizaines de fois au cinéma, et avec beaucoup plus de force que dans le film en question. "Au-delà" traite le sujet avec douceur et légèreté mais ne captive pas comme il devrait. Et la fin du film est tout simplement nulle. En ce qui concerne les points forts de ce film, je dirais qu'il est d'une très bonne trempe, finement réalisé et mis en scène, beau et émouvant. Meme si le jeu des acteurs laisse parfois très à désirer en particulier celui du jeune garçon. Son inexpérience crève l'écran. "Au-delà" n'ai pas un grand film, je n'oserais meme pas dire qu'il faut absolument le voir, mais il demeure agréable. On n'en sors pas grandi, on se dis juste qu'on n'a passé un bon moment.
Une Française, un Américain et un jeune Anglais, cela ressemble à une histoire drôle, mais ce n'en est pas une, c'est de vie après la mort dont Clint Eastwood a voulu nous entretenir ici. 3 histoires donc, celle d'un ex-medium américain, fan de Dickens, qui voit des gens morts en touchant les autres et qui a renoncé à faire commerce de sa malédiction ; celle d'un jeune Anglais (semblant tout droit sorti d'une oeuvre de Dickens) qui perd son frère jumeau et cherche à entrer en contact avec lui... Et celle d'une journaliste à succès française qui est emportée par le Tsunami en Thailande, meurt et revit. Autant je vois les connections entre les deux histoires anglo-saxonne (et cela fonctionne), autant j'ai l'impression que l'histoire interprétée par Cécile de France a été collé dans le scénario après coup pour surfer sur le souvenir de la catastrophe (sans vilain jeu de mot... trop tard). Cette partie s'imbrique tellement mal avec le reste, qu'on croirait qu'il y a deux films, l'un que j'apprécie, et l'autre qui m'horripile. Tout comme la fin happy endesque au son strident d'une envolée mielleuse de violons. Je mets donc 3/5 au film ce qui signifie "Pas mal" en terme allocinéen pour Matt Damon, pour toute la partie anglaise que j'aime assez, pour le charme de Cécile de France tout de même qui n'y est pour rien si sa partition à jouer est en mode mineure.
Avant de voir ce qui se passe au-delà, faut-il déjà y avoir une certaine expérience et Clint Eastwood réalise un sujet qui lui échappe totalement, le zest de fantastique devient son raz-marée. La scène du Tsunami défile correctement et nous tiens en éveille, après la catastrophe, le néant s'installe. Pas un seul personnage ayant matière pour faire barrage face au désastre scénaristique. Puis alors le personnage de Matt Damon s'appelle George, j'ai du mal. Pourquoi pas Bertrand (vous me direz c'est encore plus pire...), bref. Ce film est vieux jeux et académique. Cécile de France ne sert à rien, pas gâté la fifille. Moi même ayant vécu une EMI, je peux vous dire qu'ici Clint ce foule pas et n'apporte rien dans le domaine. Lamentable.