Mon Dieu ! Que ce flim est tarte !
L'histoire est tarte.
Les dialogues sont tartes.
Les personnages sont tartes.
Les acteurs ? On doit pouvoir dire qu'ils jouent bien, tant ils collent aux personnages: tartes.
La réalisation: je ne suis pas un fan absolu de Clint Eastwood, mais quand même, il doit bien valoir mieux que ça: comme c'est tarte ! Certains plans sont incrustés là sans qu'on sache ni pourquoi ni comment.
Les effets spéciaux sont tartes: le tsunami du début est un désastre numérique.
La bande son est tarte: le tête-à-tête dans le restaurant, celui durant lequel une Cécile de France des plus tarte demande d'un air tarte: " qu'est-ce que tu crois qu'il se passe quand on meure ?" ; et bien ce passage, mes amis, recèle des profondeurs abyssales de niaiserie musicale, sorte d'hymne à la tarte.
Le titre, la tagline, l'affiche sont tartes.
Un moment, j'ai cru être devant un épisode de Joséphine, ange gardien.
Mais qu'est-ce que Matt Damon et Clint Eastwood ont été se corrompre dans ce navet ?!
Une émission en directe qu'on recoupera au montage ; des livres sur l'au-delà qui constituent une surprise dans le paysage "littéraire" français (alors qu'y passent tous les auteurs tartes genre Marc Levy ou autre Guillaume Musso, dont j'ai d'ailleurs cru un instant que ce film était l'adaptation d'un des "livres") ; la réceptrice d'un hôtel qui tape frénétiquement sur son clavier d'ordinateur sans que rien ne bouge sur son écran: vache ! Même le script est tarte !
Ajoutez à cela qu'on sent tout venir à l'avance, que tout est à ce point prévisible qu'on se surprendrait presque à croire à la voyance, tant on se trouve capable de prédire ce qui va suivre, chaque fois avec une précision surnaturelle, et vous comprendrez qu'en plus d'être tarte (ce qui finalement, en soi, aurait au moins pu rendre le flim rigolo (à ses dépens s'entend)), en plus d'être tarte, dis-je, ce flim est d'un ennui, mais d'un ENNUI mortel. Je pense que je vais faire figurer sur mon CV que j'ai réussi à le regarder jusqu'à la fin, ça témoignera de ma longanimité.
Matt, Clint, pitier: plus jamais ça.