Je n’irai que peu dans les fait sur le scénario, étant donné que le dérapage est très facile et que je ne voudrais pas vous gâcher la découverte, qui constitue une part importante du film… No spoil !
Pour ceux qui ne le saurait pas encore, Prometheus est le préquel d’Alien, du même Ridley Scott, sortie en 79 (vous savez la ptite bébête toute mignonne toute gentille qui fait des câlins à Sigourney Weaver, ). Le film se base sur une seule scène d’Alien, la découverte par l’équipe d’un vaisseau mystérieux et de son pilote, surnommé depuis ‘’Space Jockey’’. Les trois suites d’alien (je ferait volontairement abstraction ici des cross over désastreux Alien vs Predator) ne reviendront jamais sur cette phase d’ombre laissé dans le premier épisode. Partant de ce constat, Ridley Scott livre Prometheus 33 ans plus tard (15 ans après Alien, la résurrection). Mais attention ! Ce prequel n’en est pas un ! Ne vous attendez pas à voir un Alien a chaque bout de couloir ! Même si on se situe dans le même univers, l’alien est ici mis de coté. C’est une toute nouvelle saga qui voit le jour (et qui s’annonce sous les meilleurs hospices).
Le film se construit exactement comme Alien (débute par un message, rythme relativement lent (mais pas chiant) au début, l’héroine ne devient réelement importante qu’après la première heure, menace invisible) tout est une affaire d’ambiance… et quel ambiance ! Car c’est probablement le plus grand atout du film. Le spectateur se situe sur le meme niveau de connaissance que les personnages (avec un léger bonus pour ceux qui ont vu Alien, et encore) Le travail sur la photo et le son est formidable, avec un gros travail sur le silence (le silence est il un son ?) Attention cepandant au piéges, meme sans Alien, Prometheus reste un film d’horreur, fait avec les codes des films d’horreurs des années 80, boosté par des sublimes effets spéciaux. Donc attendez vous à de la tension (très bien foutue) et à quelques scènes ‘’gorounette’’.
Que dire du casting si ce n’est ‘’wahou’’ (surtout Fassbender, qui se voit refiler le rôle de l’androide, inhérent à tout les épisodes de la saga). Le choix de Guy Pearce est lui, assez subtile (prendre un acteur de quarante an pour jouer un vieux) et ne sers au final qu’a induire le spectateur en erreur, très bien vu. Mais là j suis à la limite du spoil donc j m’arrête.
Pour les gros fans comme moi les références abondent. Comme j l’ai dit la construction elle même fait penser au premier Alien. Les références au autres épisodes sont plus discrète ( nom de l’androide : David, après Ash, Bishop et Call dans les épisodes précèdent, ou le ballon de basket de celui ci au début du film, référence facile à Alien, la résurrection)
Des défauts, trouver des défauts vite, il faut être objectif. !
Ce film est avant tout basé sur son scénario, et comme tout les préquels, le danger réside dans le fait que les réponses décoivent (Star Wars), ou ne soit pas assez clair (la planètes des singes). Prometheus donne des réponses, (qui pourront surement en frustrer certains, qui s’imaginaient autres choses), mais soulève un bon paquet de questions (si on veux faire une saga, il faut bien laisser des choses en suspend, mais c’est parfois frustrant)
On sort donc de la séance avec des questions, Prometheus ne boucle pas totalement la boucle, il manque des évènements. Ce que je trouve intéressant c’est qu’on ressort de la salle avec les mêmes questions que nos ainés lorsqu’il on vu Alien (
mode de reproduction des créatures, certains séquence très sombres d’un point de vue explication)
. Mais beaucoup de réponses apparaitront à ceux qui y réfléchiront
(j pense par exemple à la scène d’introduction)
Vous l’aurez compris, le scénario du film est une grande force, qui peut aussi en être sa faiblesse.
Ces questionnements et la construction du film elle même laisse cette impression : on croirait avoir revécu Alien, en aussi bien, avec un scénario différent, quelques questions en tête et l’impression qu’une nouvelle saga est né.
PS : tourné avec des caméra 3D (la 3D n’a pas été faite en post prod à l’arrache comme sur 80% des films 3D), Prometheus est probablement la plus belle 3D à ce jour, pour peu que les réglages de votre salle soit bien fait, elle apporte un réel plus au film (bien qu’elle ne soit évidemment pas nécessaire pour l’apprécier, je suis le premier a fuir les séances 3D en temps normal)