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Seemleo
80 abonnés
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4,0
Publiée le 16 février 2010
Ozon atteint la maturité avec cette réalisation d'une grande maitrise factuelle et d'une construction aboutie. Les plans sont ciselés au millimètre, la lumière et la photographie particulièrement soignées. L'intrigue tient la route, malgré son coté parfois balisé, et réussi à nous faire partager la destinée des deux héros et leur drame personnel respectif. Le drame intimiste est un genre dangereux car sans talent, il laisse le spectateur avec un sentiment de vacuité au mieux associé à un profond ennui, au pire à de la colère (d'être pris pour un pigeon et d'avoir perdu son temps et son argent). Ici l'économie de moyens est au service du talent et de la justesse. Avec des acteurs dans leur élément, le charme opère. On ressort plus riche d'avoir partagé la vie et la rencontre de deux êtres marginaux.
Un film surtout illuminé par Isabelle Carré, le reste est bien réalisé sans avoir toute fois un intérêt majeur, sinon un coté militant pour l'adoption par les homosexuels peut être.
Un film intéressant mais qui manque d'allant pour arriver à passer la vitesse supérieure. Isabelle Carré est comme à son habitude magnifique, mais le scénario n'est pas suffisamment épais pour être totalement passionnant, une demie déception.
François Ozon filme la reconstruction d'une jeune femme enceinte dans son refuge après la mort de son copain, victime d'une overdose. A la fois touchant et intelligent, ce nouveau long-métrage s'inscrit dans la lignée de ces films précédents. Isabelle Carré y est convaincante, l'image et la réalisation intelligentes.
Encore un très beau Ozon, le scénario est assez inventif pour nous surprendre et l'interprétation d'I.carré est époustouflante. Un cinéma que j'aime et qui est à conseiller.
Cette comédie dramatique de François Ozon, sortie en 2010, s’enlise dans un faux rythme qui finit par provoquer une certaine somnolence. Malgré l’exploration de plusieurs thèmes graves (la toxicomanie, la reconstruction de soi, la grossesse, le désir, etc.), le réalisateur ne parvient pas à insuffler un soupçon d’empathie pour ses personnages. Isabelle Carré (réellement enceinte au moment du tournage) et le débutant Louis-Ronan Choisy peinent également à dégager des émotions sincères. Bref, un film contemplatif et paresseux.
Un portrait de femme pas inintéressant et incarné avec conviction par Isabelle Caré mais qui ne sort jamais des sentiers battus et qui fini par tirer en longueur.
Mousse est une droguée qui se réveille un jour après une overdose pour apprendre que son compagnon Louis est mort et qu'elle porte son enfant, elle va trouver son refuge suivit par Paul le frère de Louis pour faire le point... "Le Refuge est un très beau film qui brasse beaucoup de sujets et des sujets parfois tabous mais racontés d'une manière simple et sans prétention. Simple c'est également un adjectif à mettre au crédit de la réalisation de François Ozon qui même si elle est bonne aurait mérité un peu plus de rythme de temps en temps. Isabelle Carré est tout simplement parfaite dans ce drame qui s'avère est une bonne surprise.
Alors que "Ricky" m'avait déroutée - trop personnel sans doute, limite foutraque pour moi - je suis sortie ravie du "Refuge", dans lequel François Ozon nous fait vivre au plus près quelques mois décisifs dans la jeune vie de Mousse. De la mort de Louis à la naissance de Louise : on imagine une lente remontée vers la lumière, de l'addiction aux joies et responsabilités de la maternité. Mais c'est loin d'être aussi facile, aussi idéal et Mousse n'est pas sur la voie toute tracée de la rédemption. Isabelle Carré réussit la composition magnifique d'une Mousse aux mille facettes, doublement portée par un personnage issu d'une écriture très riche et l'exceptionnelle situation de sa propre grossesse, donnant vérités physique et psychologique à son emploi de fiction. Louis-Ronan Choisy, dans un rôle de confident inattendu (et même beaucoup plus, à la fin du film) lui donne quant à lui la réplique avec aisance pour sa première apparition au cinéma.
Une douceur émane de ce film de François Ozon. Certainement à la très belle Isabelle Carré, touchante, fragile et forte à la fois. un bémol pour l'acteur qui joue à ses cotés. film convaincant !
Un film tout en retenue d'Ozon, un peu inhabituel dans son univers. Certes, on y trouve l'évocation d'une relation homosexuelle mais elle reste en marge du récit. Portée par une formidable Isabelle Carré, enceinte et magnifiquement filmée, cette oeuvre manque néanmoins de force, comme si après un prologue particulièrement dur, la grossesse du personnage (et de l'actrice) devait se vivre dans l'aseptie la plus parfaite. Belles images du pays basque où Marie Rivière effectue un bref retour plusieurs décennies après "Le rayon vert".
RICKY m'avait scotché, renversé, remué, fait dresser les poils comme jamais, je suis ressorti très ému et très emballé par le Refuge. Admirablement construit, écrit, mis en scène, interprété, etc. Que dire. Qu’Isabelle CARRE est géniale ? Ce n’est pas un scoop. Sauf qu’ici, elle est tout simplement au delà de tout. Et quel personnage ! Mousse… Guidée par fidélité à Louis, elle sèche sur place tout ceux qui tournent autour d’elle, en laisse quelques uns s‘approcher un temps, mais les laisse au dehors de sa solitude, infailliblement. D’instinct. Les exceptions qui savent parler du deuil sans être piégés par Thanatos, sans fascination engluée, sacerdotale et névrotique pour la douleur, sans morbidité, ce sont mes frères. Les autres sont voués aux œuvres complètes de Marguerite DURAS
Solitude, sexe, drogue et maternité, c'est ce que côtoie Mousse (étrange comme prénom, surnom, diminutif ?), campée par une splendide Isabelle Carré qui interprète, durant sa propre grossesse, une jeune femme enceinte qui essaie de se reconstruire après la mort par overdose de son compagnon. Elle est accompagnée sur les rivages et paysages magnifiques de la côte basque par le méconnu mais ô combien ténébreux Louis-Ronan Choisy qui a composé la superbe chanson jouée au piano dans le film d'une sensibilité et d'une simplicité par trop rares chez Ozon.