Vous avez été très dur avec le remake de The Crow. Okay c'est extrêmement générique, et un peu longuet, et ça manque clairement d'ambition, mais ça n'a rien de honteux. De la violence, du drame, pas de blague, c'est mieux que la majorité des Marvel et DC récents.
J'ai lu que ce film était comme un long clip d'Evanescence. Mais c'est exactement ça : une esthétique datée, une pseudo gravité, quelque chose de vaguement gothique... Mais surtout un sujet qui n'est qu'effleuré et une très longue intro alors qu'il y avait matière à faire quelque chose de sympa. Bref, j'adore Bill Skarsgard, mais c'est raté.
Était-il nécessaire de remettre au goût du jour le culte The Crow porté par le regretté Brandon Lee ? Rien n’est moins sûr avec cette version clipesque et ultra violente au scénario bordélique. Pas mal d’idées nouvelles font leur apparition pour un résultat clairement pas à la hauteur, ça manque d’âme tout ça. Pourtant Bill Skarsgard n’est pas mauvais du tout et dégage quelque chose d’intéressant mais le réalisateur, à vouloir tout styliser à outrance perd l’essence même du métrage originel. Alors oui c’est assez fun en terme de gore mais ce n’est pas vraiment ce que l’on est venu chercher, en outre c’est très répétitif. Sans être complètement raté, The Crow version 2024 déçoit forcément les adeptes de l’opus de 1994. Ceux qui découvrent le personnage passeront éventuellement un moment sympa, ce sera plus compliqué pour les autres, d’autant que l’ensemble est également trop long pour ce qu’il y a à raconter.
Comparer cette nouvelle version à celle sortie 30 années avant est une mauvaise idée. Et pourtant, ayant vu les deux, je ne peux pas m'empêcher de le faire. Pour ma défense, rares doivent être celles et ceux qui ont vu le film de 1994 et qui ont trouvé celui de 2024 meilleur... On n'échappe pas à l'habituel rajeunissement des acteurs et, malheureusement, c'est un type sans charisme qui a été sélectionné pour incarner le héros - avec sa coupe qui ne ressemble à rien et ses tatouages ridicules partout, il n'arrive pas à la cheville de Brandon Lee. Ajoutez à cela le petit wokisme de mise pour l'actrice, la modification de l'intrigue pour le méchant, et vous obtenez une version ratée. Quelques scènes de combat sauvent l'ensemble, mais cela reste une déception pour ma part.
Ne connaissant pas le film original je ne peux comparer, un film qui me laisse indifférent !! Non pas que le visionnage ne fût pas un minimum distrayant mais très peu d'intérêt réel pour cette histoire !!
La version de Proyas n'était pas spécialement un chef d'œuvre, mais a bénéficier d'une aura particulière dû à la mort de Brandon Lee, qui lui a conféré au fil du temps le statut de film culte, sans ce drame pas sûr que le film aurait marqué les mémoires, même s'il faut reconnaître un certain talent de mise en scène de Proyas qui confirmera avec l'excellent Dark city. Le problème de cette nouvelle version, est qu'elle est cruellement vide, et en manque d'inspiration constante. La romance instaurer est bien trop longue et ne fonctionne pas spécialement, puis vient le moment de s'occuper de cette "injustice "et le film enchaîne les gunfights numériques, pas mauvais en soi, mais en tant que spectateurs il est difficile de s'investir dans le récit dû à des baisse de rythme constante. Bill Skarsgård s'en sort pas si mal, mais le reste du casting ne suit pas vraiment. On est face à un film moyen, ressemblant plus à un clip géant qu'à un réel moment de cinéma.
Cette re-lecture, bien que vraiment pas mal, n'étaie pas forcément nécessaire, le film original, n'ayant pas si mal vieillit ... mais ça reste assez bon, violent, sombre, avec de bons acteurs et peut-etre plus de profondeur au niveau du scénario !
« The Crow » porte tous les stigmates d’un développement infernal basé sur de multiples réécritures et changements d’acteurs et de réalisateurs. Le film ne semble avoir de sens, tant c’est une coquille vide abyssale. On y suit la vengeance sans intérêt d’un personnage dénué de charisme et d’émotions.
Attention, PROJET MAUDIT !! Ce film est mort-né, il débarque dans les salles en étant déjà rejeté de tous. Le long métrage de 1994 a été mis sur un piédestal par la prestation de Brandon Lee et sa mort pendant le tournage. En effet, tout ceci n'est pas effaçable, mais cette nouvelle adaptation n'a pas pour prétention de le remplacer, juste d'offrir une lecture différente du comics de base. Personnellement, nous avons trouvé ce film assez réussi. Sans rester dans les annales, il est visuellement intéressant, empreint d'une aura gothique, il est brutal, sanglant, et plein d'amour passionnel. Tout n'est pas parfait, le début, le récit de leur rencontre, est maladroit, mais le fond est là. La prestation des acteurs est plus que correct. Non, vraiment, c'est un divertissement très sympa, on a passé un bon moment, on ne lui en demandait pas plus. Je trouve dommage qu'actuellement, tout est jugé en amont, le tribunal du peuple ne prend même plus le temps de voir une œuvre pour l'adouber ou la pendre haut et court. Pour ce film comme pour tant d'autres, tout n'est pas tout blanc ou tout noir, avant tout, faites-vous votre propre avis !
Encore un archétype qui va piocher dans tout le répertoire des héros et anti-héros récents : cette version de The Crow est un mash up du Joker punk d'Heath Ledger, du Joker méga tatoué de Jared Leto, de Deadpool, des scènes gores de Game of Thrones (surtout le final au sabre), de scènes gores de différents films d'horreur (Conjuring, Saw...), on peut même y trouver des références à Kill Bill (scène dans le restaurant japonais), à Ghost in the Shell (le saut dans le vide en brisant une fenêtre d'un building the verre)... chose étonnante, ce film plagie des quantités d'autres SAUF The Crow original. Outre les personnages principaux mal dirigés (Bill Skarsgård vraiment pas terrible, il m'a fait pensé à Pattinson dans le catastrophique récent Batman et l'inexpressive FKA Twigs qui a un regard d'un Saint Bernard sous valium) on pourra saluer les performances de Danny Huston et de Sami Bouajila qui apportent un peu de consistance à ce film ultra violent et creux.
Quelques trouvailles esthétiques et on cherche davantage à expliquer les choses que dans le film original. mais seule la bande son réussit à installer un semblant d'ambiance alors que l'original respirait littéralement le romantisme et le gothique. Ici on ne s'attache guère aux personnages qui relèvent davantage d'une bluette adulescente où le mode de vie toxico est romantique.
Peut on interdire à Ruppert Sanders de toucher à nouveau à une caméra ? Déjà avec deux gros films au box office, Blanche neige et le chasseur et Ghost in the Shell, le réalisateur avait réussi à décevoir avec pourtant de la matière à faire mieux. Crow est la nouvelle version du film de 30 ans son ainé, et le résultat est à nouveau catastrophique. L'histoire est pathétique, le rythme affreux, le scénario absent et le casting raté ! Même le choix de confier le rôle titre à Bill Skarsgard se révèle être une erreur, sauf à la fin de l'histoire. C'est bien simple, cet acteur excelle lorsqu'il est surmaquillé (Ca, Nosferatu, la dernière partie de Crow) mais déçoit lorsqu'il doit faire transparaitre des émotions.
Alors est-ce que c'est la catastrophe honteuse que tout le monde évoque... Et bien NON. Clairement pas. Ce n'est pas un grand film, ce n'est même pas vraiment un BON film. C'est un film assez moyen, mais très honnête, et que l'on sent assez léché. Ils ne prennent pas le spectateur pour des idiots. Ils n'ont pas cherchés non plus à faire du fan service. Bien au contraire, c'est un nouveau couple, un nouvel univers et un nouveau déroulé de l'action. Je dois dire que je n'ai pas été très touché par cette aventure et que je ne me suis jamais assez identifié aux personnages pour vraiment rentrer dans leur histoire qui est un peu rapide, presque en mode "coup d'un soir". Mais, quelques plans sont beaux. D'ailleurs les ambiances nocturnes sont soignées. Et la B.o. sans être dingue, apporte une belle ambiance. A aucun moment je n'ai eu envie de quitter la salle, ni de m'arracher les yeux. Il faudrait d'ailleurs presque s'interroger sur la volonté de certains de le défoncer comme ils le font. Il y a ici de quoi passer un moment classique de petite séance de film noir et "hanté". Il ne fera pas date en revanche.
Le film est divertissant, mais le scénario manque de profondeur et les acteurs semblent peu convaincus, ce qui nuit à l’immersion et peut entraîner quelques longueurs. Certaines scènes sont effectivement effrayantes et gores, mais elles correspondent au thème du film.
Fan absolu du The Crow de Proyas, j’ai vraiment essayé de regarder cette nouvelle adaptation avec un œil vierge et de ne pas tomber dans la comparaison, car il ne s’agit pas d’un remake du premier film, mais d’une nouvelle adaptation des comics. Le problème, c’est que tout dans cette nouvelle adaptation, se pose en contre-pied du premier film, comme si le réalisateur s’était dit “voici ce qui définit le film de Proyas, je vais faire tout l’inverse”. En ce qui me concerne, la comparaison est inéluctable. Alors oui, c'est différent, mais balayer tout ce qui faisait l'intêret du premier film, ce n'est clairement pas une bonne idée.
Je vais essayer d'être un maximum concis car le film ne vaut pas tellement la peine de s’y pencher outre-mesure. Mais rapidement :
Exit la jolie musique de Graeme Revell et la poésie d’Alex Proyas. Cette nouvelle adaptation ne dégage rien en matière de direction artistique. Le film est calibré pour plaire à un public peu exigeant.
Là où on suivait un joli petit couple amoureux, qui malgré la rareté des scènes romantiques les concernant, dégageait une véritable alchimie à l’écran, ici on suit une romance teenager de junkies, qui ne dégage aucune émotion. Qui a envie de s’attacher émotionnellement à ce type de personnages ? Pas moi en tout cas.
Concernant le motif du meurtre du couple (Eric Draven et Shelly Webster), le réalisateur a choisi d’écrire tout un scénario, pas très intéressant disons-le, en guise de justification. Sauf que ce qui rendait le meurtre du couple atroce dans le premier film, c’est justement qu’il n’y avait aucune justification. C’était totalement gratuit, rendant le meurtre encore plus injuste, et horrifique.
Allez, un bon point cependant, la scène de l’opéra était plutôt sympa, et j’avais peur que le réal nous foute du rap à toutes les sauces. La B.O. est correcte, et reste relativement rock, tendance un peu New Wave par moments (j’ai noté du Gary Numan entre autres). Ça m’a moins filé les frissons que les titres de Nine Inch Nails ou The Cure du premier film, mais je m'attendais franchement à pire.