Rapidement La Meute n'est pas sans rappeler dans son atmosphère Calvaire de Fabrice Du Weltz par son climat poisseux et glauque car dès le début on sent qu'on n'aura pas à faire à un film gentillet et politiquement correct mais au bout d'une vingtaine de minutes La Meute commence à lasser par son rythme qui traîne, par une histoire peu palpitante et par un côté parfois répétitif. La Meute n'a rien de désastreux, sa mise en scène n'est pas mauvaise, quelques séquences sont pas mal comme le final mais on a l'impression d'avoir vu mieux ailleurs dans le même genre.
Le début semble prometteur. On se demande où la mère et le fils veulent en venir jusqu'à ce que ça tombe dans le "fantastique". L'horreur alors s'arrête. Et puis Benjamin Biolay devrait apprendre à articuler
Mauvais scénario, mauvaise mise en scène, mauvais montage...heureusement que les comédiens (Philippe Nahon, yolande Moreau...) sauvent l'entreprise du naufrage : un authentique film Z
On le sait, cinéma français et cinéma de genre font rarement bon ménage. Peu de bons films pour une incroyable collection de daubes. "La meute" agrandit le nombre de ces derniers. Rien ne va ici. De la réalisation au casting en passant par le scénario, tout y est médiocre. Je ne vois pas ce que je pourrai dire de positif sur ce long métrage qui m'a ennuyé du début à la fin.
La Meute, film de genre français. C'est bien d'essayer de faire des choses mais quand c'est emballé comme ça, tout de suite ça donne pas envie. Des retournements de situations dans tous les sens, des créatures, des blagues pas drôles, un condensé de n'importe quoi. Je sais pas qui est le scénariste derrière tout ça mais il ferait mieux d'arrêter tout de suite, et la réalisation va avec le propos, tout comme le jeu des acteurs. Une grotesque blague.
Un film poisseux sans intérêt sauf peut être retrouver Emilie Dequenne dans un rôle différent de son habitude. Le film ne débute pas si mal mais très vite, on sombre dans l'ennui, cela ne va nulle part ou en tout cas pas là où il faudrait aller. Des scènes de gores inutiles, des membres soigneusement découpés, des innocents que l'on donne à manger pour assouvir l'appétit de zombies séjournant sous la terre et une conclusion sans queue ni tête.
Quand on a pas d'imagination, on copie le dictionnaire. Cette citation de Baudelaire peut formidablement bien convenir au 7ème art et plus particulièrement au réalisateur de La meute. Regroupant dans son esprit les motifs récurrents qui ont fait la force du cinéma américain d'horreur durant ces 40 dernières années et tentant de les implanter maladroitement en France, Frank Richard (ou plutôt Pierre Richard tant l'absence de qualités du film confine à l'humour) se complait dans un flot de références maladroites.
Les premières minutes du film sont à l'image de l'épreuve qui attend le spectateur. On découvre un Benjamin Biolay aussi expressif qu'une porte et une Emilie Dequenne déguisée à l'occasion en une Miley Cirus qui serait allée s'habiller en gothique à Pimkie, tous les deux dans une voiture américaine, écoutant de la musique américaine et parlant américain avec le "sherif" du coin. Voilà la mission du réalisateur, importer un bout de la bannière étoilée et de son prestige du cinéma d'horreur en France, mais pour cela, il faut savoir recycler ses pairs avec talent et non les plagier bêtement. Saw, The Descent, La colline a des yeux pour les plus récents.
Le scénario, si il y en a un, est une déclaration de guerre au cinéma d'horreur de qualité, une insulte à l'originalité. Tous les poncifs du genre y passent; la maison isolée, la famille de dingues, la tragédie ancienne mêlée à une malédiction et le fameux twist final éculé depuis 20 ans avec lequel le réalisateur semble vouloir te dire "ben alors mon con, tu t'y attendais pas à celle là hein ?", auquel nous pouvons aisément répondre "ben si j'ai vu The Descent, c'est pas très vieux quand même".Ou encore "Tiens ! Si je m'adossais tranquillement contre la cage?".
Mais passons sur le manque d'originalité, beaucoup de films ont un scénario très conventionnel et s'en tirent avec les honneurs, pour la bonne et simple raison qu'ils ont engagé un scénariste professionnel pour que l'histoire tienne debout. Réalisateur et scénariste sont deux métiers très différents, n'en déplaise à Pierre Richard et dans "La meute" nombreuses sont les incohérences. Vous connaissez la plus récurrente au cinéma, pourquoi ne pas s'enfuir et plutôt chercher à se venger de monstres assoiffés de sang quand on pèse 40 kg. Le vide scénaristique se fait tout autant sentir dans la caractérisation des personnages, une porte donc, une rebelle en caoutchouc d'une bêtise abyssale et Yolande Moreau (pourtant très talentueuse) qui surjoue jusqu'à devenir sa propre caricature et Philippe Nahon (ridiculiser deux monstres du cinéma en un seul film c'est fort) auquel on peut faire le même reproche qu'a Yolande. Mais Pierre Richard a la parade, les dialogues ! D'une inutile vulgarité ils semblent être présents pour participer à la création d'un univers trash et crade et à part quelques perles, c'est au niveau de la mer. De plus, je connaissais la fameuse blague du film. Sans surprise jusqu'au bout...
Le spectateur a pu sentir le salut pointer un peu avant la fin du film, la porte nous explique qu'ils vont devoir résister toute la nuit à "leur" attaque. Parfait ! Une longue séquence où le réalisateur va créer une tension qu'il va faire monter jusqu'à son paroxysme ! Ou pas. Ils entrent après 3 minutes, le film est définitivement un flop.
Il est louable pour les jeunes cinéastes français de se lancer dans le cinéma de genre, délaissé souvent en France mais il est clair qu'après les quelques années qui ont suivi le "renouveau" de ce cinéma en hexagone, nous ne somme pas plus avancés. Aucune originalité, des boucheries sans scénario ou des plagiats et preuve en est, notre plus grand représentant dans ce genre, Alex Aja, se borne à tourner des remakes de films US. Un seul cinéaste peut sauver la face, c'est Fabrice Du Welz...Un belge.
La Meute (2010) est une nouvelle fois la preuve que le cinéma horrifique français a encore de longues années a rattraper pour se distinguer et (surtout) remonter dans notre estime. Si l'ambiance cradingue et dégénéré suinte par moment, il faut avouer que le film en lui-même ne vole pas bien haut et désespère assez rapidement. Si les première minutes du film convaincs, c'est grâce à l'univers recrée qui convient parfaitement à ce type de film, lorgnant parfois trop du côté de Calvaire (2005). Quant au côté post-industriel minier, c'est une très bonne idée, mais mal exploité en profondeur. En ce qui concerne les acteurs, le film alterne entre prises de risques et bonnes intentions, entre Yolande Moreau & Philippe Nahon, c'est le carton assuré contrairement avec Emilie Dequenne & Benjamin Biolay qui peinent à convaincre (on se demande réellement ce que vient faire ce dernier ici). Quelques bonnes idées et des situations ou répliques amusantes ne font pas un film, Franck Richard a encore du travail pour parvenir à un film digne de ce nom.
Qu'a donc été faire là-dedans deux monstres tels que Philippe Nahon et Yolande Moreau ?! Dès le début on se pose des questions ; costumes ridicules (la pauvre Emilie Duquesne) et décors genre far-west du pauvre. Ne parlons pas des dialogues dont la vulgarité n'a d'égal la pauvreté des mots (n'est pas Audiard qui veut). Un effort semble avoir été tenté sur l'ambiance (décors et lumière) mais ça ne sert pas à grand chose ; tout y est trop grand-guignolesque. Le but est clairement de foutre les frousses ; c'est râté on en rit plutôt. Mieux vaut voir "Captifs" au moins ça reste honnête.
Je n'ai absolument pas aimé. Pas accroché du tout. Les acteurs se débrouillent assez bien, mais le scénario est complètement sans intérêt. Bien que le film contient quelques effets visuels assez réussis, dans l'ensemble ça reste une œuvre très ennuyeuse, avec un grand manque de rythme et d'originalité. On a beaucoup de mal a s'intéresser à l'histoire. Bref, déception.
Raté ou juste mauvais? Sur le papier, ce film d'horreur était alléchant avec son casting de film d'auteur ( Yolande Moreau, Benjamin Biolay et Emilie Dequenne), mais il faut se rendre à l'évidence : La Meute n'est pas un bon film. Visuellement, il y a quelques bonnes idées, l'atmosphère glauque n'est pas trop mal rendue, les créatures sont plutôt réussies, Yolande Moreau est encore une fois très bien... mais le film dans son ensemble est mal écrit, mal foutu et un peu chiant. Franck Richard pour son premier film, semble s'être inspiré de plein de classiques de l'horreur (Massacre à la tronçonneuse, Jeepers Creepers ou La nuit des morts vivants...) sans réussir à nous captiver ou à nous intéresser. Plein d'éléments du films ne sont pas très lisibles, on se demande parfois si certaines scènes sont sensées être drôle ou pas et on ne sait pas trop où on va. Les 3 bikers sont vraiment nazes, l'histoire des mineurs n'est pas assez exploitée, la fin est ratée et dans son ensemble, le film surfe sur plein de clichés... Dommage, car avec son casting atypique pour un film de genre, j'étais très curieux de le voir.