Casino
Note moyenne
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907 critiques spectateurs

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Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 octobre 2020
Après l’échec commercial du Temps de l’innocence, Martin Scorsese retourne à l’univers qui lui avait tant réussi avec Les Affranchis, à savoir celui des grands gangsters. S’il a beaucoup de points communs avec ce dernier film, Casino possède une certaine originalité de part le lieu de son action : Las Vegas.
Ainsi, Scorsese nous offre une véritable plongée dans la "Ville du Péché" à une époque où celle-ci était entièrement dirigée par la Mafia. Fasciné par son sujet, le réalisateur n’hésite pas à décrire pendant une vingtaine de minutes le fonctionnement de cet environnement et les différentes astuces des casinos pour gagner toujours plus d’argent. Il réussit l’exploit de rendre cela passionnant alors que toute cette partie est essentiellement narrée en voix-off. Il faut dire qu’avec ce film, le cinéaste utilise tous les moyens cinématographiques les plus osés qui sont à sa disposition : histoire narrée par de multiples voix-off (dont celle d’un mort), arrêts sur image, ralentis, raccords dans l’axe faits en fondus enchaînés, fermeture à l’iris, raccords entre les plans faits avec des flashs (technique déjà utilisée dans Raging Bull), fondus enchaînés à l’intérieur d’un même plan pour le raccourcir… Scorsese fait preuve d’une véritable maestria en totale accord avec son décor croulant sous le luxe.
De plus, il faut souligner qu’il arrive parfaitement à mêler sa description du gangstérisme et de cette ville fondée sur ces activités illégales avec les problèmes conjugaux de Sam et Ginger. spoiler: En effet, plus le film avance, plus ce qui semblait n’être qu’un simple arrière-plan dans la première heure prend une plus grande place au point d’avoir une influence directe sur les "affaires" et contribuera à la déchéance du personnage principal.

Cette réussite dans les relations entre les personnages est due à une interprétation exemplaire. Si des comédiens comme Robert De Niro, Joe Pesci ou Frank Vincent retrouve avec un égal brio des personnages proches de ceux qu’ils interprétaient dans Les Affranchis (même si celui de Pesci est un peu plus raisonné que dans ce dernier et celui de De Niro plus affecté par sa vie personnelle), c’est Sharon Stone qui étonne le spectateur. Elle y trouve ainsi son meilleur rôle avec celui de Basic Instinct et prouve tout l’étendue de son talent de comédienne. Celle qui est souvent réduite à son statut de sex symbol acquis avec le film de Paul Verhoeven fait passer son personnage par différents stades spoiler: (séductrice manipulatrice, femme en pleine crise conjugale, junkie…)
avec une qualité de jeu assez exceptionnelle. On notera également la présence de James Woods spoiler: dans la peau d’un personnage qui poussera encore plus Ginger dans sa descente aux enfers
.
Tous ces aspects réussiraient à faire de Casino un grand film. Mais Scorsese ne s’arrête pas à cela. En effet, il l'accompagne d’une bande originale assez exceptionnelle en conservant son habitude récurrente d’utiliser de la musique préexistante. Quasiment l’intégralité du métrage est baignée par des tubes allant de l’opéra (La Passion selon Saint Matthieu de Jean-Sébastien Bach) au rock en passant par le jazz, le blues, la variété ou la musique de film (le Thème de Camille tiré du Mépris de Jean-Luc Godard). On peut même estimer que Casino possède la meilleure bande originale parmi les films du cinéaste utilisant ce principe.
Enfin, il serait injuste d’oublier l’extraordinaire générique d’ouverture signé par Elaine et Saul Bass (qui signent là leur dernier travail) qui renforce la puissance d’un début qui surprend son spectateur tout en l’introduisant aux thématiques du film dès les premières secondes.
Devant une telle qualité, il est difficile de faire la fine bouche face à cette œuvre-miroir des Affranchis car elle constitue un des meilleurs films de son réalisateur et un long-métrage réellement grandiose réussissant à mélanger aspect documentaire, film de gangster et drame conjugal. Une pure merveille.
bobmorane63
bobmorane63

246 abonnés 2 211 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 janvier 2025
Un film de mafia réalisé avec une virtuosité impressionnante par le grand Martin Scorsese dans la continuité de "Les affranchis" dont l'action se passe ici à Las Vegas dans les années 70/80, comme le titre l'indique, dans un "Casino" . Martin Scorsese co-signe aussi le scénario avec des dialogues et une narration qui font une part de son cinéma, intelligemment grossier et superbement malin et surprenant, les 3 heures sont même assez courtes pour rigoler. "Casino" se résume en 3 étapes, l'ascension du personnage principal qui dirige un immeuble illuminé à rêve pour les riches et ceux qui y aspire travaillant avec organisation , combines, jackpot personnel , amitié avec un fidèle à lui mais violent par manque de respect. La rencontre sur coup de foudre avec une prostituée avec mariage, un enfant puis drogue , alcool et aller/retour vers son Mac. Puis la déchéance quan ils ont la police aux trousses. J'ai pris mon pied à regarder "Casino", l'une des plus belles pépites de la filmographie de Martin Scorsese. Les plans vertigineux accompagnés des bandes sons de l'époque accompagnent une grande histoire avec brio. Robert De Niro, Sharon Stone et Joe Pesci sont prodigieux. Les comédiens secondaires ont la gueule de l'emploi pour jouer les gangsters. Un chef d'œuvre.
NotThatYouThink
NotThatYouThink

46 abonnés 281 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 février 2022
"Casino" est un film dense et de caractère, on y voit le trio DeNiro/Stone/Pesci s'en donner à coeur joie. Même si le film dure un peu moins de 3h, Martin Scorsese va toujours à l'essentiel avec des scènes très travaillées spoiler: (à la manière de tous les costumes de couleurs différentes que portent Sam/Robert DeNiro)
et qui nourrissent l'intrigue. C'est fluide, c'est beau. Mais surtout, la tension ne fait que monter crescendo, aucun moment de répit, aucun échappatoire, pris dans les tourments de Las Vegas. Je comprends maintenant d’où Tarantino a pu tirer l'inspiration de certains de ses films qui présentent la même tension dans les dialogues et des scènes à huit-clos très tranchantes entre les différents protagonistes. Le rythme est soutenu, la narration est très bien menée spoiler: (voix-off alternant entre les pensées DeNiro/Pesci pour entrer dans la vision de chacun sur leur business)
, la bande originale terriblement efficace pour un résultat magistral. "Casino" est une référence du genre, qui a très bien vieillit, preuve d'un film exigeant et qui a encore beaucoup à montrer aux jeunes générations.  
📞 Appelez-moi Jo
📞 Appelez-moi Jo

39 abonnés 191 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 avril 2020
grand-guignolesque sur l’univers de la mafia dont seul Scorsese en a le secret et la maîtrise. Un très grand film pour lequel notre amour n’a d’égal que celui que porte De Niro à Sharon Stone dans le film. Une bande originale explosive !
Grouchy
Grouchy

140 abonnés 1 033 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 avril 2014
Après le cycle des gangsters de la rue et des bars miteux, Scorsese s'attaque à l'univers contreversé de Las Vegas, véritable paradis coloré et lumineux en plein désert. Le générique commence par une explosion de voiture qui conduit à un défilement de couleurs vives et de formes géométriques, qui illuminent les yeux du spectateur, sous fond de musique chorale. Tout pour donner une apparence faussement innocente de la ville des milliardaires. Le cinéaste nous montre une période où Las Vegas était loin d'attirer les touristes ; ici les patrons peu scrupuleux s'associent avec les mafieux qu'ils connaissent depuis longtemps pour piéger les tricheurs et les arnaqueurs de tous genres. Juste ce qu'à ce que cette aide précieuse demande leur part, et pour cela Pesci va employer tous les moyens pour harceler ses débiteurs. Sans compter la relation De Niro/Stone, qui établit un parallèle entre la passion amoureuse et la passion pour l'argent, et devinez laquelle l'emporte, d'ailleurs Scorsese a repris la musique du Mépris, mais seulement pour la référence culturelle, aussi grossière soit-elle. Tout n'est que corruption et hypocrisie, même la police semble s'acoquiner avec la malhonnête, pour que les patrons gardent leurs proches dans l'entreprise. Il y a constamment un espionnage entre les protagonistes, comme Scorsese le montre avec de nombreux recadrages sur plusieurs regards sur un sujet. Là où la violence était clairement signifiée par la photographie et le montage brutal dans les Affranchis, celle-ci s'oppose avec les couleurs et les lumières multiples qui envahissent l'image. Ce n'est plus une simple histoire tirée de faits réels mais une peinture de Las Vegas sous une autre facette que Scorsese a brillament réalisée.
T-Tiff
T-Tiff

131 abonnés 1 242 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 novembre 2019
Scorsese nous donne une belle leçon de cinéma avec "Casino", où une bonne partie des éléments constituant sa cinématographie sont rassemblés. Le scénario présente ici la mafia de Las Vegas, qui a progressivement construit son empire grâce à la fortune engrangée par les casinos. Sous la forme d'une tragédie grecque moderne, Robert De Niro, gérant d'un casino arrivera progressivement à son apogée grâce à l'aide de son ami mafieux incarné par Joe Pesci. Mais comme souvent au cinéma comme dans la littérature, la gloire mène au désastre. Il ne fait donc aucun doute sur l'issue de l'intrigue, qui est d'ailleurs présentée dès la toute première scène. Sharon Stone, personnage clé au cœur du triangle amoureux, joue à la perfection un personnage à double facettes. On reste scotché pendant les trois heures de film au déroulé de cette histoire, narrée par les deux personnages principaux. "Casino" est un incontournable du cinéma, à voir absolument.
Sébastien B.
Sébastien B.

23 abonnés 146 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 février 2023
Quinte Flush royale du Cinéma, double six de la mise en scène, Scorsese n’arrête pas de sortir des as de sa manche pendant 2h50 (passant à vitesse grand V). De Niro est immense (il explose littéralement dès les premières secondes), Sharon Stone illumine son plus grand rôle et Pesci est sensationnel, l’interprétation est un costume trois pièces de haute couture. Même scénariste que « Godfellas » (« Les Affranchis » en V.F) et même amplitude jouissive du récit servi par une réalisation sidérante de brio (travellings somptueux, maestria de l’alternance des plans et photo éblouissante). La B.O est un bonheur de tous les instants (ah le thème de Camille de Delerue…). Un sommet incontournable et indémodable, Scorsese fait sauter la Banque avec élégance et rafle prodigieusement la mise, les spectateurs encaissent leurs gains avec un plaisir rare.
cris11
cris11

75 abonnés 970 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 janvier 2013
Une superbe immersion dans le monde mafieux des casinos. Casino est l'un des meilleurs films de Scorsese. De Niro est excellent et Joe Pesci est allucinant dans ce rôle où il est vraiment inquiétant, un peu dans la lignée de "Les affranchis". Le scénario est une petite merveille, et les images de Las Vegas sont magnifique.
Ce film est une petite merveille dans l'univers des films mafieux.
Le cinéphile

791 abonnés 2 796 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 février 2017
Bien avant Le Loup de Wall Street, Scorsese signait déjà une épopée dans le monde de l'argent. Aussi démesuré, aussi fatiguant, tout autant trop long, Casino est une histoire intéressante d'une type qui joue son existence sur les coups de poker, porté par la classe de De Niro, pour autant la dite histoire ne méritait peut être pas trois heures de films. Quoi qu'il en soit Casino demeure une référence du genre et un film souvent copié, rarement égalé.

https://m.facebook.com/la7emecritique/
NoSerious Man
NoSerious Man

209 abonnés 178 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 avril 2024
Directeur de casino par alliance, Sam Rothstein aka Ace (Robert DeNiro) mène une vie de luxe en haut de l'échelle sociale, respecté de tous aux côtés de son ami d'enfance Nicky Santoro (Joe Pesci). Cette vie de pacha se retrouve bouleversée par l'idylle inattendue entre Sam et la ravissante prostituée Ginger McKenna (Sharon Stone). Si celle-ci comble dans un premier temps son bonheur, il assistera à la corruption de Nicky, s'engageant sur un chemin de criminel qui va nuire le succès du casino, et Ginger va se révéler machiavélique, manipulatrice et meilleure actrice qu'on pourrait le croire dès qu'il s'agit de faire tourner les choses à son avantage. Ce n'est que le début de la chute sociale d'un milieu fort convoité... Quintessence du cinéma de Martin Scorsese, "Casino" est à la fois une fresque palpitante sur la décadence d'une certaine idée d'empire, à savoir le Las Vegas mafieux des années 1960, et une tragédie aux puisements shakespeariens basé sur la tournure de la vie de trois personnages : deux mafieux, amis d’enfance, et une femme qui circule entre eux deux. Une des caractéristiques rendant le film de mafieux Scorsesien unique en son genre est sa structure narrative mêlant étroitement plusieurs fils narratifs. Si "Les Affranchis" (1990) s'intéressait à l'ascension d'un homme ardent (Ray Liotta) en contact avec le milieu mafieux dès son plus jeune âge, "Casino" va se concentrer davantage sur la déchéance de ses deux congénères en réinvestissant le rôle des mafieux expérimentés. En l'occurrence, DeNiro et Pesci réinvestissent leurs personnages archétypes en les agrémentant d'un sentiment de précarité vis à vis de leur situation sociale - constant dès lors que le mécanisme sentimental est lancé.
Tout en employant de façon très littérale les figures de style classiques du mode d'expression cinématographique symbolisant furtivement la puissance du binôme, le vocabulaire de Scorsese nous dicte la dissolution du parcours des deux personnages nous amènent à travers plusieurs indices. spoiler: Il est très clairement explicité qu'Ace est un homme étouffé par son propre perfectionnisme, son don de maîtrise de soi. En effet, c'est par son don d'observateur lointain des faiblesses de la race humaine qu'il tombera dans le traquenardesque contact sentimental avec Ginger. La titanesque explosion de l'auto ouvrant le film, se déploie de nouveau dans le final, annonçant ainsi dès le début que le petit manège des protagonistes sera anéantie d'un l'instant l'autre.
Le montage très serré (riche en plans très court, gros plans et virtuoses travellings circulaires notamment dans son incipit) prend le temps en 170 minutes d'exposer de multiples enjeux scénaristiques tous au sein d'un même fil conducteur, rythmés par le son des jeux constituant la monnaie de ce royaume. Il se montre très symbolique dans la mesure où Ace Rothstein, homme perspicace et assoiffé de pouvoir, possède littéralement toutes les cartes en main pour mener à bien son univers, jusqu'au moment où il assistera au chamboulement de celui-ci par le pointement de Ginger dans sa vie. De façon plus interprétative, le casino structure en quelque sorte les sentiments du joueur (refletés par les cartes, les jetons et les billets) en argent pour les propriétaires, et cette analogie hélas assez représentative est confirmée par une impression de vertige divulguée au cours des scènes de casino. Entre un incipit et un exipit riches en rutilants effets d'interprétations et en dialogues savoureux, se décèle une partie partie centrale hélas plombée par nombre de temps morts, le niveau d'adrénaline descendant en flèche pour se concentrer sur les affaires d'Ace. La voix off parfois grandiloquente, on retrouve aussi les effets quelque peu complaisants de Scorsese avec les éclairs de violence et la cruenté des dialogues. Il semble surprenant qu'un réalisateur comme Scorsese plonge de façon aussi assumée dans les clichés les mieux rabâchés dans les mélodrames. Tout compte fait, une romance de Las Vegas commence nécessairement de façon vulgaire et clinquante, étant la ville allégorique de l'argent, du spectacle et du jeu. Effectivement, l'alliance d'un mafieux à une prostituée au coeur de la machine Las Vegas s'effectue par un jeu avec les conventions du spectacle de l'époque, mettant en rapport spectacle et amour. De Niro et Pesci livrent une nouvelle fois une prestation homogène, digne de leur parure et adéquate à l'ensemble de leur carrière, et deux de leurs meilleurs rôles. Outre leur image de gangsters dérangés, le film s'autorise une remise en question de leur personnage en incluant Sharon Stone s'immiscant dans leurs faits et gestes telle Lady Macbeth. La bande originale, composée à deux cent pour cent de titres pré-existants (Delerue, Buddy Guy, The Rolling Stones en tête d'affiche) souligne de surcroît les qualités que l'alliance de l'image aux dialogues nous fait prêter à Ace Rothstein, par De Niro, dramatique et puissant reflet de cette époque. "Casino", c'est le portrait grave de deux personnages et d’une relation amoureuse peu scrupuleuse, à l'ère de l'expatriation mafieuse des horizons américains. C’est aussi le portrait classique d'un système politico-économique dans son ensemble, la société étant peinte dans son ensemble comme étant bien plus importante et dangereuse que le monde politique. Par le biais d'un caractère métonymique de toute fiction filmique, le Las Vegas peint par le cinéaste délivre à sa façon certains aspects des sociétés néo-libérales dans lesquelles nous vivons. Nous personnages, sommes-nous suffisamment corrompus, couillus, au point de détourner les codes du langage cinématographique ? (référence aux arrêts sur image exaltés par la narration de De Niro à deux reprises)
NomdeZeus
NomdeZeus

131 abonnés 1 044 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 février 2014
Il y a mille et une bonnes raisons d’aimer Casino. Laissez-moi-vous donner quelques exemples qui finiront de vous convaincre. Parce que la narration si personnelle et intense du réalisateur à base de voix-off dédoublée rendra le fonctionnement de la face cachée du monde du jeu passionnant de bout en bout pour tous les spectateurs. Parce que la bande originale, véritable usine à tube, colle parfaitement à l’état d’esprit des personnages. Parce que trois figures majeures d’Hollywood y trouvent leur dernier grand rôle (Robert De Niro, Joe Pesci et Sharon Stone époustouflants). Parce qu’aucune œuvre n’avait jamais abordé la violence d’une manière aussi frontale et décomplexée. Et enfin mais surtout, parce que Scorsese est un génie et que Casino est une de ses plus grandes réussites!
Rémi P.
Rémi P.

31 abonnés 48 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 février 2022
Ayant revu hier "Casino" pour la énième fois, je me devais de parler enfin de ce monument. Considéré à raison comme l'une des œuvres les plus réussies de Scorsese, Casino est sûrement l'un de ses films les plus profonds, mais aussi celui où son style atteint son paroxysme. Sur le plan formel, Casino est révolutionnaire : Scorsese nous livre un montage des plus enivrants et des plus techniques, influencé par des cinéastes auxquels il se réfère (Eisenstein, Poudovkine, Truffaut,...), en utilisant toutes sortes de méthodes (fondus enchaînés, alternance dans la voix off, arrêts sur image,...). De plus, sa mise en scène virtuose, son choix des couleurs et son audace narrative (45 premières minutes décrivant minutieusement le fonctionnement des casinos, au moyens de travellings d'une fluidité époustouflante) ne font que renforcer cette patte visuelle qui fait de Scorsese l'un des cinéastes les plus brillants de la seconde moitié du XXème siècle. Mais Scorsese ne se limite pas à ces prouesses techniques, au contraire, il nous offre avec Casino l'un des ses films les plus personnels dans lequel on retrouve les thématiques de prédilection du cinéaste. L'histoire de Casino est celle de Ace Rothstein (De Niro, au sommet de son art), un handicapeur propulsé gérant de casino à Las Vegas par des mafieux de Chicago, ainsi que de son ami Nicky Santoro et de sa femme Ginger. En nous contant sa trajectoire, Scorsese nous fait découvrir les arcanes de Las Vegas, qu'il filme comme la Ville du péché, personnifié par le personnage de Nicky (Joe Pesci, d'un cynisme et d'une violence terrifiante) représentant la violence, et par Ginger (Sharon Stone, d'une beauté inoubliable), représentant la folie de l'or et la vénalité.
L'un des thèmes majeurs dans la carrière de Scorsese, et plus particulièrement dans ses premiers films (Mean Streets, Taxi Driver, Raging Bull), est l'idée de montrer des personnages en quête d'une élévation spirituelle, des personnages torturés, qui aspirent à la bonté et à la pureté mais qui sont confrontés à un environnement vicié, contre lequel ils vont devoir se battre pour ne pas être corrompus à leur tour. Casino illustre magnifiquement ce thème. Tout au long du film, Ace montre son désir de mener son casino dans la plus pure légalité, d'obtenir sa licence, de ne pas faire de vagues, tandis que Nicky le décrédibilise en l'associant aux yeux de tous à ses magouilles, et que Ginger le dépouille de tout l'argent qu'il a rudement gagné. Ce thème est notamment illustré dans la dernière partie du film, où figurent des séquences parmi les plus poignantes et les plus intimes filmées par Scorsese, comme les disputes entre Ace et Ginger, qui ne font que nous rendre plus attachant ce personnage de Ace, l'un des plus bons de l’œuvre scorsesienne, qui essaie tant bien que mal de mener sa barque, dans un monde où l'amour n'a pas sa place et où seuls l'argent et la violence règnent. La fin du film est d'ailleurs une morale implacable sur ce thème : spoiler: Nicky qui a vécu toute sa vie dans la violence la plus décomplexée, finit battue à mort par ses propres associés et Ginger, qui rêvait de pouvoir et d'argent, finit sans le sou, dans un hôtel miteux. A la fin, seul Ace s'en sort, il réussit par miracle à s'extirper de sa voiture avant qu'elle n'explose et est éjecté de Las Vegas. Scorsese filme cette retraite comme une intervention divine, Ace est renvoyé à la case départ, comme si la solution de l'élévation spirituelle était de ne pas retourner dans cet univers néfaste, qui n'est pas fréquentable pour les hommes de bien.
Pour finir, j'aimerais encore une fois souligner le jeu des acteurs, tous exceptionnels, ainsi que la sublime BO (Bach, Delerue, The Animals,...). En bref, avec Casino, Scorsese nous fait vivre un grand moment de cinéma et nous tient en haleine jusqu'à la dernière scène, apogée dans la carrière du maître, le regard caméra de De Niro, bouleversant et sublimé par la musique éternelle de Georges Delerue.
guibs77
guibs77

27 abonnés 127 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 août 2009
film culte j'adore rien a dire d'autre film a regardé je le conseil a tous!
Ykarpathakis157

6 192 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 19 avril 2021
Scorsese essaie de surpasser ses premier films avec plus de surenchère. Il y a plus de personnages secondaires et plus de violence comme un type se fait serrer la tête dans un étau. Mais tout cela n'a aucun sens en plus d'être très ennuyeux. Ce que nous avons ici c'est l'histoire d'un petit joueur de la mafia de Kansas City (Robert DeNiro) qui veut devenir un grand joueur. Ses patrons l'envoient à Vegas où il sent qu'il a une réelle opportunité non seulement d'être un joueur mais aussi d'être légal en devenant un vrai patron de casino. Entre-temps il doit faire face à un ancien associé le violent Joe Pesci et à une femme capricieuse (Sharon Stone) accro à la drogue. Je peux croire à l'histoire de la femme peut-être que les hommes font des choses stupides quand il s'agit de blondes. Mais je ne peux absolument pas prendre Joe Pesci au sérieux dans le rôle d'un mafieux redoutable et assoiffé de sang qui débarque à Vegas. De Niro et Pesci auraient dû jouer le rôle l'un de l'autre pour être crédible enfin pour ce que j'en sais...
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 13 septembre 2009
J'adore Scorcese mais la je suis plus que décu. Les acteurs sont bon mais le scénar laisse à désirer, pas assez direct trop compliqué...Bcp le considère comme le meilleur mais moi comme le moins bon!
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