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vinke H.
12 abonnés
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4,5
Publiée le 23 janvier 2013
énième classique de Scorsese. une réalisation grandiose, des acteurs épatants, une bande-son parfaite, aussi mémorable que "les affranchis". Indispensable
Très bon film sur la mafia, violent et sans concession. La présence de nombreux acteurs des "Affranchis" fait d'abord penser à une suite, et il est évident que la leçon sur la mafia ne dévie pas d'un pouce : impossible pérennité du modèle mafieux, déchéance individuelle et collective, transgression des règles des parrains, impossible confiance mutuelle. En dépit des règles qu'elle veut se donner, la mafia n'arrive pas à un modèle stable. Les acteurs sont excellents, même si on retrouve finalement les personnages des affranchis, à quelques détails près. C'est d'ailleurs la faiblesse du film : certains personnages sont vraiment très proches de ce qu'ils étaient dans les Affranchis. Beaucoup de passages du film font d'ailleurs penser aux mêmes "Affranchis". Mais la bande son, le jeu des acteurs, le scénario à la fois plein de rebondissements et d'une implacable logique donnent un film complet qui vient comme une conclusion à l'histoire de la mafia.
Dernière collaboration entre Martin Scorsese et Robert De Niro, Casino dégage une puissante nostalgie. Difficile de ne pas voir une métaphore de l'essor puis du déclin du nouvel Hollywood dans l'histoire de Sam Rothstein, dernier mafieux à diriger un casino à Las Vegas. Film-épitaphe de cet âge d'or perdu, le (très) long-métrage a du mal à cacher sa prétention. Ce n'est pas moi qui reprocherait à Scorsese d'utiliser le merveilleux thème du Mépris, ni de nombreuses chansons des Stones, mais la bande-son ultra-dense donne parfois l'impression de regarder un clip musical plutôt qu'un film. Les personnages manquent vraiment d'humanité, c'est sûrement voulu, mais ne jamais les voir prendre le moindre recul sur eux-mêmes tue l'émotion dans l'oeuf. Cependant, on ne peut que s'incliner devant la maîtrise du réalisateur et reconnaître que les 3 heures passent vite, sans toutefois crier au génie.
Pour son 15ème long-métrage, Martin Scorsese nous offre une fresque come il les affectionne, dans un univers marginal et fascinant, ici celui des casinos à Las Vegas, où il est question d'ascensions fulgurantes et de descentes aux enfers, d'amour et d'amitié, de trahison et de violence... Cinq ans après "Goodfellas", Scorsese poursuit sa collaboration avec Bob De Niro et Joe Pesci, et leur adjoint la sulfureuse Sharon Stone dans le rôle de Ginger McKenna. "Casino" (1995) bénéficie de la mise en scène flamboyante et inspirée qui convient à ce monde de fric, de paillettes et de luttes de pouvoirs, en s'appuyant sur l'interprétation habitée des trois stars pré-citées. Si on peut déplorer quelques longueurs, comme c'est parfois le cas avec Marty, "Casino" n'en demeure pas moins un grand film qui comporte son lot de scènes d'anthologie.
Le débat incessant entre Les Affranchis/Casino n'a pour moi pas lieu d'être, considérant ces deux films de Scorsese comme totalement différents ! Mais si on me demandait de choisir, je choisirais Casino. Être plongée dans la ville du vice à cette époque et sous cet angle est un pur bonheur. Le rythme est tellement bon qu'on ne sent pas instant le besoin de regarder le temps restant. Les personnages signent tous ici une très belle performance ! La narration par les deux protagonistes ajoute à ce chef d'œuvre, une ambiance unique. L'image est belle, la bande son est sublime, tout est la pour faire de ce film de Scorsese, l'un de mes préférés!
le temps ou Scorcese faisait des bons films...De Niro est très crédible en patron de casino, et Joe Pesci est juste parfait en tant que second role. Digne héritier des affranchis.
Eh oui... encore du Martin Scorsese ! En 1996, notre très cher Martin nous racontait la gloire et la déchéance d'un directeur de casino à Las Vegas, le tout dans sa mise en scène-narration-réalisation parfaite, et donc forcément sublime. Dans le rôle du directeur c'est mister Bobby De Niro qu'on adore toujours autant. Avec sa niac, son charisme et son je-ne-sais-quoi-d'habituel, il interprète ce rôle qu'on déguste à la perfection. A ses côtés, même si tout le casting est très bien exploité (comme a l'habitude de faire Martin), Joe Pesci est foudroyant (le terme est faible !) en tueur compulsif et arrive à voler la vedette à Sharon Stone, vénéneuse à souhait, dans l'un de ses meilleurs rôles sans aucun doute (elle a été nommée aux oscars mais n'a pas remportée la statuette). Avec aussi James Woods, Frank Vincent (déjà vu dans Les affranchis), Kevin Pollak (on le retrouvera dans Mon voisin le tueur avec Bruce) et les parents Scorsese (Charles et Catherine !). Toujours dans le bon ton, Martin englobe le tout d'une BO géniale et complètement endiablée, de dialogues tous plus crutulants les uns que les autres, d'une violence appuyée mais sans trop la soutenir, d'une narration qu'on ne peut qu'adorer (la voix française de Robert donne le peps quand même, non ?), et surtout, d'une scène d'intro déjà culte, et donc forcément d'anthologie. "Casino" est bien imprégné de l'ambiance de Las Vegas, à tel point que cette ville devient un personnage à part entière. Martin l'emploie en témoin, la contextualise dans les 70's et lui donne son aspect de ville-lumière et de ville-fantôme, oeuvrant un coup pour le service du bien (De Niro), et l'autre coup pour le service du mal (Pesci). Admirable, Martin ! En revanche, j'ai trouvé "Casino" ayant une fraîcheur moins intense que "Ragging bull" du point de vue du souffle ambiant, de l'atmosphère générale. Peut être est-ce dû à une narration plus linéaire dans "Casino" et à une noirceur moins appuyée dans "Casino" que Martin retranscrivait à merveille dans "Raging bull". Il n'en reste pas moins que Martin Scorsese signe, encore une fois, une merveille dans le genre avec un trio d'acteurs (Pesci-De Niro-Stone) épatant. Martin, j'en redemande encore !!
Une grande fresque de Martin Scorsese. Une éblouissante distribution. Un scénario béton et une réalisation digne d'un chef d'oeuvre... Plein les yeux... Du cinéma trop rare aujourd'hui...
La publicité au cinéma a toujours existé, et elle est même de plus en plus présente, que ce soit par exemple pour les marques de voitures, d'ordinateurs ou de cigarettes. N'en déplaise à certains, "placer le produit" est un moyen facile pour le réalisateur de se faire de l'argent à peu de frais, sous couvert de rendre le film plus réaliste. Mais là, nous franchissons un palier supplémentaire! Qu'est-il passé par la tête des producteurs pour donner comme titre le nom d'une enseigne de supermarchés française bien connue (il ne manque plus que le logo), alors que le film n'en parle pas une seule seconde? La ruse est trop grossière pour ne pas être éventée en quelques minutes, et c'est encore le spectateur qui est pris pour un abruti. Donc le film n'a pas pour sujet, comme on peut le croire de prime abord, la grande distribution, mais (il fallait le deviner quand même) les maisons de jeux de Las Vegas. Martin Scorsese, que les amateurs de série B et Z connaissent bien maintenant, nous livre une sorte de faux biopic aussi insipide que les épinards à la cantine. D'abord, c'est long. Très long. Trop long. La somme versée par Casino a dû être coquette pour que Scorsese ait pu s'acheter autant de pellicule. Personnellement, je pense que lorsque l'on réalise un mauvais film (et là il faut être un homme tronc sourd et aveugle pour ne pas s'en rendre compte), la moindre des choses c'est d'abréger les souffrances du spectateur, en donnant à son film une longueur normale, voire même plus courte que la moyenne. Ici, que nenni! La tartine est recouverte de beurre et de confiture jusqu'à l'écoeurement. L'idée partait peut-être d'un bon sentiment: montrer la vie du célèbre Frank Rosenthal, directeur de plusieurs maisons de jeux de Las Vegas. Je vous l'accorde, il y a plus excitant, mais soit. Cependant, il aurait fallu faire suivre cette idée d'une bonne réalisation et d'une bonne direction d'acteur, or les deux sont inexistantes dans ce film. Et puis, je sais que ce n'est pas un documentaire, mais que le film soit quand même un minimum réaliste que diable! Car c'est un autre des gros points noirs du film : on y croit pas! Pas une seule seconde! Sérieusement, vous pensez vraiment que Las Vegas est dirigée par la mafia? Vous pensez vraiment que les "gangsters" règlent leurs comptes à coup de revolvers et de battes de Baseball? Franchement, la dernière croisade a eu lieu en 1291. Il faut se réveiller, on est au XXIe siècle maintenant. Les juges et les avocats ne sont pas là pour faire joli mais pour régler les conflits et pacifier la société, alors qu'on s'en serve! Cela dit, les amateurs de théorie du complot y trouveront leur compte. Bref, vous l'aurez compris, le résultat présenté n'est pas terrible (on pourrait s'y attendre de la part d'un panneau publicitaire géant de 3h20). Sans doute encore un film réalisé pour payer ses impôts (et vu le nombre de film que Scorsese a réalisé dans le même genre, il doit avoir de sérieux problèmes avec le fisc). On attend avec impatience les prochains Leclerc, Carrefour ou encore Francprix. A éviter absolument.
Indigne de Scorsese et de Niro. Rien de négatif à dire sur la prestation de Robert de Niro pourtant, il fait de son mieux avec ce qu'il a, c'est-à-dire un scénario banal, des dialogues peu inspirés, et un casting assez faible. Quant à Sharon Stone qui est une véritable erreur de casting, on peut pardonner Scorsese : Deux ans après Basic Instinct, on peut comprendre que le réalisateur ait pensé à elle pour le rôle, pour sa notoriété et le côté sex-symbol. Pas grave, c'est pas le premier réalisateur à avoir fait une erreur de casting en engageant une actrice (plus ou moins) belle, bien qu'il soit maintenant évident qu'elle n'était pas du tout à la hauteur pour le rôle. Ca manque vraiment d'originalité, comme si Scorsese avait décidé de s'auto-parodier.
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5,0
Publiée le 19 novembre 2012
Oeuvre phare des annèes 90, "Casino" est un immense chef d'oeuvre du cinèma amèricain, le dernier grand film à ce jour de Martin Scorsese qui touche au sublime avec cette fresque mafieuse et somptueuse! Las Vegas a servi de dècor à quantitè de film mais aucun n'a la force ni la vèracitè de celui-ci! il faut dire que le scènario est signè par un certain Nicholas Pileggi (qui avait dèjà ècrit le mythique "Goodfellas"), que la virtuositè de Marty est alors à son apogèe (le montage notamment et l'utilisation de la musique tel que le magnifique "Nights In White Satin" des Moody Blues), et que l'histoire qui nous raconte sous la forme d'une tragèdie grecque pourrait s'intituler: "Comment la mafia a perdu Las Vegas ?". L'affolant gènie de la mise en scène mis au service d'un film dense, foisonnant, èblouissant de maîtrise, voilà ce qui fait la puissance de "Casino". Tous les acteurs sont au sommet de leur art, des interprètations hors pair et inoubliables! A commencer par Bobby de Niro qui campe admirablement un emblèmatique directeur de casino et sait mieux que personne, d'un silence ou d'un regard, apporter profondeur et vèritè au personnage de Sam "Ace" Rothstein! A ses côtès, une superbe Sharon Stone (le mot est faible), l'amour de sa vie, pute splendide mais dèsoeuvrèe, obsèdèe par le fric et le luxe! Cette dernière trouve de loin son plus beau rôle au cinèma et on n'est pas prêt d'oublier l'intensitè de son regard, ni cette manière d'entrer dans notre mèmoire à chacun de ses affrontements avec Bob De Niro! Que dire de la bête sauvage Joe Pesci dont la performance ne se rèsume pas, elle se savoure phrase par phrase, mot par mot (« Ici, quand le fric roule, tout roule »). ils ne sont cependant pas seuls, et le reste du casting, jusque dans les plus petits rôles, a ètè choisi avec un soin particulièrement apprèciable (saluons les prestations de Don Rickles et Frank Vincent). "Casino" où le monde du jeu dans les 70's selon Marty Scorsese, sous l'influence conjointe des politiques et de la mafia, avec des scènes d'une violence inouïe et plus particulièrement dans son èpilogue! Après 2h58 de projection, on applaudit et on n'en redemande avec un trio d'acteur (De Niro-Stone-Pesci) qui a su capter et exploiter toute la complexitè que le sujet imposait à leur jeu! De la dynamite...
Casino brille tout d'abord par son casting. Outre le brillant Robert de Niro, on retrouve rien que moins que Sharon Stone, Joe Pesci et James Wood ! Avec de tels acteurs et un réalisateur de renom, la barre était placée haute. Au final, même si cette histoire de mafieux qui gèrent un casino de Las Vegas "à l'ancienne" se laisse suivre sans déplaisir, il manque un petit je-ne-sais-quoi qui fait la différence entre un bon et un grand film.