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Un visiteur
3,5
Publiée le 22 janvier 2016
Je ne sais quoi penser de ce Congrès... certains aspects du film me semblent clairement ratés et d'autres de l'ordre du génie. Le mélange de l'animation et des prises de vues réels se révèle un excellent choix, et traités avec beaucoup d'élégance aussi bien l'un que l'autre.
J'en ai vu des films bizarres dans ma (courte, oui bon car je peux pas non plus être une référence dans la matière malheureusement :c) vie, mais Le Congrès est l'un de ceux qui dépassent encore davantage l'entendement. A la fin de mon visionnage, j'oscillais entre le sentiment de n'avoir rien compris (sentiment qui s'estompe avec le temps, de la réflexion... et des articles Google), et celui d'être devant un chef d’œuvre d'intelligence et d'originalité. La deuxième option semble être partagée par une grande majorité de ceux qui ont vu le film, alors c'est certainement celle-ci qui doit être mise en avant. :c
Le premier tiers du film, qui n'est pas en animation, sert à fixer les bases du scénario, mais ce n'est pas forcément très intéressant selon moi. En fait, c'est un peu longuet. Heureusement, à partir du moment où Robin Wright (l'actrice m’intéresse grandement maintenant, après voir vu dans quoi elle s'était engagée dans Le Congrès, avec cette force de jouer son propre rôle dans une création si particulière) entre dans ce monde fait de fantaisie & d’hallucinations, l'action monte crescendo, jusqu'à atteindre quasi le stade de Nirvana..! Les évènements se succèdent à un rythme effréné, sans que souvent j'y ai compris grand chose, pour qu'ensuite de longues minutes de pause prennent le flambeau... Pour que de nouvelles émotions reviennent à une vitesse folle, me bouleversant jusque la fin du récit. La mise en scène est vraiment tip-top. Le style de l’animation est fort particulier, mais c'est une originalité qui, je pense, était obligatoire pour de tels thèmes abordés tout au long de l'intrigue. C'est foncièrement psychédélique, des personnages totalement loufoques se succèdent les uns aux autres, le monde n'a aucunes règles, et c'est assez palpitant au final... c: Reste que l'histoire est fastidieuse, et comme je l'ai déjà précisé, il m'en a fallu du temps avant de comprendre quoi que ce soit... Et encore, il y a des choses qui me sont encore très obscures. :s Après ça colle parfaitement à l'ambiance hallucinogène.. Toutefois, ce film reste une expérience à vivre. Soit on sera bousculé, soit on s'ennuiera. C'est à double-tranchant.
Le début du film m’a complètement accaparé. L’histoire commence à se mettre en place petit à petit, j’aimais le scénario, les acteurs, la mise en scène, les images, le décor, … Et au moment où je me dis que ça va être un film génial, tout change ! Le film devient un film d’animation dans lequel je n’ai pas réussi à rentrer. Le scénario devient déstructuré, beaucoup d’idées de scénarios futuristes se mélangent entre eux sans trop de fil conducteur … Le film en devient très lent et j’en suis même venu à arrêter le film (pour le reprendre le lendemain) à cause de cette non compréhension et cette lenteur.
J’aurais aimé voir ce scénario sous forme de film (et pas d’animation). Les images auraient étaient fantastiques, les décors magiques ! Je suis triste que ce film n’existera jamais …
Film marquant, même s'il ne convainc pas totalement, le Congrès a plusieurs mérites indéniables : prise de risques, créativité extrême, refus des sentiers battus, cri de détresse face à l'hyper-virtualisation de notre monde, magnifique cadeau à Robin Wright (icône discrète et snob). La musique est également remarquable. Même si le réalisateur dans son trip perd parfois le spectateur en cours de route vers la moitié du film, Le Congrès fait partie de ses ovnis rares et précieux, qui donnent envie de s'y replonger quelques années plus tard, ce que je ferai volontiers (si Dieu me prête vie).
Un film aussi déroutant que novateur, The Congress est un film que l'on ne retrouve nul par ailleurs ! Après une première partie où l'on suit Robin Wright qui doit décider d'être scannée ou non, focalisée sur sa famille, le film nous plonge dans un énorme mixe entre réalité, délires hallucinogènes, et rêves ce qui fait que le spectateur est forcé de distinguer le vrai du faux, et c'est ce qui peux expliquer le fait que ce film ne va pas plaire à tout le monde... Moi ce qui m'a séduis c'est la qualité de l'animation que j'ai trouvé vraiment superbe ! Et puis j'ai aussi trouvé super intéressant cette image futuriste de ce que peut devenir le cinéma (avec le scan des acteurs) mais aussi l'ensemble de la société ! Un film qui ne laisse pas indifférent et qui mérite d'être vus au moins une fois !
Ari Folman revient avec un nouveau film d’animation très original. Cette fois il y mêle de la pure fiction. Interprété avec brio par Robin Wright dans son propre faux rôle, celle-ci donne au Congrès une émotion déchirante. Les seconds rôles tels que Paul Giamatti, Harvey Keitel ou le jeune Kodi Smit-McPhee sont également incroyablement talentueux. Finalement, le moins réussit, c’est pourtant ce que le réalisateur sait le mieux faire, l’animation. L’histoire animée reste brouillonne et floue. On perd le fil et on a du mal à comprendre ce que Folman cherche à nous dire. Le Congrès aurait vraiment pût être une belle œuvre si cette deuxième partie brassait moins de sujets et se concentrait davantage sur le très sincère rapport mère-fils. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Ha, qu'il est difficile de noter ce film qui allie à la fois une espèce de folie visuelle psychédélique rafraîchissante dans ce monde de 3D informatique quasi systématique, et un pessimisme limite nihiliste hélas très contagieux. Le scénario est alambiqué mais heureusement aidé par la première partie du film; la seconde est véritablement handicapée par un dessin joyeux et une animation dégoulinante de couleurs jusqu'à l'écoeurement, volontaire certes, mais trop éprouvant; poussant la majorité des spectateurs à sortir du récit et donc passer à côté du film. Je dirai que le film est un mix de Yellow submarine des Beatles pour l'overdose, The Wall de Pink Floyd pour le pessimisme, Brazil pour la poésie cauchemardesque, et Matrix/Dark City pour l'obscurité et l'incompréhension. En conséquence, on s'approche d'un cauchemar éveillé, on y rentre souvent, on en sort parfois, mais sommes nous si loin de la réalité?
Une star du cinéma sur le retour se voit proposer d’être remplacée par son double virtuel. Le début, en vues réelles se traine, j'attendais la partie "animée" mais c'est une déception au niveau graphisme, étonnant de la part du réalisateur du très bon "Valse avec Bachir". A partir du roman de S.Lem, il y avait de quoi faire un scénario intéressant, et par moments l'histoire se révèle prenante mais l'ensemble est bien trop cheap pour un concept de cette envergure.
Qu'on se le dise : après l'onirique et sublime "Valse avec Bachir", on en attendait beaucoup du nouveau Ari Folman, et si "Le Congrès" change de registre, ce qui n'est pas pour nous déplaire, il garde une partie animation de toute beauté et un talent, tant scénaristique que visuel, qui est enchanteur à tout instant. Le film commence avec des prises de vues réelles et est centré sur Robin Wright. Elle s'interroge sur sa carrière, ses doutes, ses peurs, pas aidée par son agent (Harvey Keitel), qui la pousse à se faire "scanner". Dans un star-system où le jeunisme est de mise pour rester sur le devant de la scène, Folman critique, mais toujours avec subtilité, Hollywood et tous ses préceptes (je pense particulièrement à la magnifique scène où spoiler: Keitel suscite chez Wright les émotions dont Miramount a besoin pour la scanner en lui racontant la vérité sur les vingt dernières années ), grâce entre autres à ces deux fabuleux acteurs. Puis vient la seconde partie, à la fois animée et réelle, tantôt onirique tantôt désabusée, si complexe qu'en résumer les évènements serait une insulte à l'effort de création qui nous est proposé, tant celle-ci laisse la liberté au spectateur de faire plusieurs interprétations différentes de la vie en général. Presque parfait en tout point (encore une fois), "Le Congrès" est une expérience unique, indispensable, magique, rêveuse, hallucinée qu'il faut voir à plusieurs reprises pour tout comprendre. Et si, comme le proposait Dylan, vivre à jamais dans l'hallucination était LA solution ?
On peut comprendre l’intérêt du public et des critiques pour ce « Congrès ». La satire d’Ari Folman est très ambitieuse. Le réalisateur israélien voulait de toute évidence critiquer les grands studios hollywoodiens, et en même temps l’Establishment américain. Son approche est plutôt innovante, éclectique et originale. L’innovation peut se voir dans le choix de son amorce scénaristique : L’utilisation numérique par un grand studio, de l’image d’une actrice, et le dépouillement du libre arbitre de celle-ci. L’originalité, elle, vient de la juxtaposition thématique de Folman. Sa dénonciation de l’omnipotence des studios est fusionnée à sa dénonciation du pouvoir fascisant de l’élite politico-médiatique sur les « masses » opprimées, et soumises à une errance psychédélique forcée. L’éclectisme de Folman, quant à lui, s’observe surtout dans son utilisation alternée de scènes réelles et de scène de film d’animation. Sauf qu’à vouloir trop en dire et trop en faire, le réalisateur nous soûle entre autres avec ses scènes d’action psychédéliques à rallonge, ses dialogues relevant plus de la tirade militante, souvent redondante. Même avec le talent extraordinaire d’une pléiade d’acteurs renommés, l’ennuie nous gagne et le caractère énigmatique des scènes finales n’éclaire en rien l’ensemble. Le public et les critiques intellos-bobos-anar-antiaméricains primaires sont très friands de ce genre d’exercice, qu’il soit mené avec finesse ou pas, les honnêtes cinéphiles apolitiques trouveront le gruau lourdingue dans la forme, et indigeste dans le fond.
Un film surprenant, on ne sait jamais ou il vous emmène. C'est rare et on a envie de le revoir. D'ailleurs il faut se repasser les 5 dernières minutes pour comprendre la fin. Pour moi, un film rare, riche, poétique et qui en dit beaucoup plus qu'il n'y parait.
J'ai vu un film... qui m'a littéralement emporté dans son univers et son délire... La partie "réelle" nous fait vivre les affres d'une comédiennes brinquebalée entre sa vie personnelle difficile avec un enfant handicapé et sa vie professionnelle qq peu en stand by... On la suit avec beaucoup de plaisir et d'émotion. Et lorsque le film bascule dans son innovation majeure, on est frappé par la justesse des propos, sur le monde qui (potentiellement) nous attend, sur l'avenir de nos sociétés de loisir et de consommation... Ce film est un traité de physique, de meta-physique et une oeuvre quasi-philosophique, qui se donne les moyens de nous faire réfléchir très haut. Il s'agit d'une véritable oeuvre originale et sauvage. On navigue entre onirisme, réalité et cauchemar... Ari Folman m'avait impressionné avec Valse avec Bachir, il fait coup double... Bravo et vivement une prochaine création originale.
La première partie de The Congress, remplie d'émotions, force l'admiration pour le talent d'actrice de Robin Wright. Mais une fois ces 50 premières minutes passées, le film se perd dans un scénario trop ambitieux, trop éparpillé. Le réalisateur essaye de caser autant d'idée que possible dans une moitié de film, qui sera alors bien trop longue pour le spectateur, ne comprenant qu'une partie de ce qui se passe à l'écran ... Dommage, aborder le sujet du futur du cinéma était une idée très intéressante, et tellement bien mis en œuvre lors de la première partie du film ...